L’Alchimie émotionnelle | Episode 15 | Les croyances qu… — Transcript

Exploration des croyances postrationnelles et de leur impact sur le corps et la pensée dans L'Alchimie émotionnelle épisode 15.

Key Takeaways

  • Les croyances limitantes sont souvent des justifications postérieures à un état corporel.
  • Il faut travailler sur le corps et non seulement sur les pensées pour changer durablement.
  • La boucle corps-pensée renforce les états figés et crée des identités limitantes.
  • Accueillir et valider les états corporels permet de libérer les tensions.
  • Le changement durable respecte le rythme naturel et la sécurité du corps.

Summary

  • Les émotions comme la jalousie ou l'envie peuvent révéler des directions intérieures.
  • Un état corporel initial précède souvent la pensée qui vient justifier cet état.
  • Les croyances postrationnelles sont des pensées qui expliquent un état déjà présent, pas qui le créent.
  • Cette pensée postrationnelle cristallise et fige l'état corporel, créant une boucle renforçante.
  • La croyance devient une identité stable alors qu'à l'origine c'était un état passager.
  • Travailler uniquement sur les pensées ne suffit pas, il faut aussi agir sur l'état corporel.
  • Le corps ne change pas sur simple décision mentale, il suit sa propre logique de sécurité.
  • La résistance à l'état initial maintient cet état, la lutte renforce la contraction.
  • Il est important d'accueillir l'état corporel pour permettre au système de se relâcher.
  • La transformation passe par le respect du rythme du corps et la neuroplasticité.

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Speaker A
Et coucou, j'espère que tu vas bien. Donc, on est parti pour notre 15e numéro de l'alchimie émotionnelle.
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Speaker A
Donc, euh, dans la dernière vidéo, pas la semaine dernière parce que c'était pas possible, mais la semaine d'avant, euh, on a vu que certaines émotions comme la jalousie, l'envie, la comparaison, euh, ce sont des choses qui peuvent créer
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Speaker A
des directions. Ce sont des informations qui peuvent révéler une direction pour toi ou dans ta vie, à l'intérieur de toi en fait, qui peuvent te révéler quelque chose qui s'ouvre à l'intérieur de toi, un mouvement, un élan. Euh, on est bien
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Speaker A
dans le thème de l'élan en ce moment, hein. Si tu n'as pas regardé la guidance d'hier sur le chariot lunaire, je t'invite à aller la voir. Si elle te parle, je t'invite à prendre le développement, euh, parce que cette notion
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Speaker A
d'élan, elle est vraiment très présente en ce moment. Donc c'est bien, on est raccord.
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Speaker A
Mais donc, dans ce mouvement d'ouverture qui peut être révélé par ces émotions-là, en fait, entre ce mouvement d'ouverture et le fait que quelque chose prenne réellement forme, ben il peut y avoir souvent, il peut souvent y avoir un
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Speaker A
espèce d'arrêt ou une pause ou une latence. OK ? [grognement] Quelque chose qui est à l'intérieur de toi se fige.
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Speaker A
Quelque chose qui est à l'intérieur se referme. Au moment où tu veux aller dans une certaine direction, il y a un arrêt qui se manifeste. Et cet arrêt, on le comprend souvent souvent à l'envers parce qu'on vient penser que
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Speaker A
ce sont nos pensées en fait, nos croyances qui créent cet arrêt, qui créent cet état en fait.
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Speaker A
Alors qu'en réalité, ben c'est souvent l'inverse. Il y a d'abord un état, d'accord ? Il y a un état dans le corps. Il y a une tension, il y a une contraction, il y a une peur. Et ensuite, et ensuite la
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Speaker A
pensée, elle arrive. La pensée, elle vient observer cet état. Donc elle se dit "OK, il se passe quelque chose là." Et elle vient lui donner une forme. OK ?
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Speaker A
Elle vient lui donner une forme de type "Ben c'est pas possible, je peux pas, ce n'est pas pour moi, je suis pas comme ça, je vais pas y arriver, ça sert à rien que j'essaye." Voilà, elle vient donner une forme à l'état initial en
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Speaker A
fait. Et du coup, ces phrases, ces pensées, euh, on pense qu'elles sont la cause en fait alors qu'elles sont très très souvent la conséquence. Ces pensées, c'est une manière de rendre cohérent quelque chose qui est déjà en train de
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Speaker A
se passer à l'intérieur. Et ça, c'est ce qu'on appelle une croyance postrationnelle. C'est une croyance qui vient après pour justifier ce qui est déjà présent.
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Speaker A
La croyance, c'est pas, c'est pas quelque chose qu'on construit consciemment. On ne décide pas de croire quelque chose la très grande majorité du temps. Très souvent, la pensée, elle arrive après.
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Speaker A
Elle ne crée pas l'état. Ça, c'est important de le comprendre. Elle l'explique pareil, elle vient mettre des mots. En fait, si tu n'as pas écouté la météo de la semaine, je t'invite à écouter la météo de la semaine parce qu'on est vraiment
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Speaker A
dans ces sujets-là en fait. Donc la pensée, elle ne crée pas l'état, elle l'explique, elle vient mettre des mots sur quelque chose que le corps est déjà en train de vivre. Donc si le corps est contracté, la pensée va dire "Bah, je je peux pas."
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Speaker A
Voilà, je peux pas. Si le corps se sent en danger, elle va dire "Ben c'est c'est c'est pas safe, c'est pas sûr, on peut pas aller par là." Si le corps se ferme, elle va dire "Ben, c'est pas pour moi,
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Speaker A
c'est pas pour moi, je suis pas concerné, ça me regarde pas." Voilà, ce genre de choses. Et comme cette pensée, comme elle est en miroir de l'état du corps, ben elle apparaît avec une forme de logique. Ça paraît logique et donc on
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Speaker A
croit qu'elle est vraie et c'est comme ça que la croyance s'installe en fait. Alors que souvent elle n'est qu'une tentative de cohérence qui est, qui est, qui est, qui est très très fine, mais ça n'est qu'une tentative, une tentative de
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Speaker A
cohérence, une manière du mental de justifier un état qui est déjà présent. Et c'est en ce sens qu'on parle de pensée postrationnelle. Ça n'est pas une pensée qui décide rationnellement. OK ?
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Speaker A
C'est une pensée qui vient après coup pour rendre l'état explicable, acceptable, compréhensible. OK ? Et surtout, surtout, surtout stable.
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Speaker A
Et le problème, ce n'est pas que cette pensée elle existe, elle fait son taf. Il n'y a pas de problème. Le problème, c'est que cette pensée, elle fige, elle cristallise l'état en fait parce que, parce que, parce que, à partir du moment
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Speaker A
où cette pensée elle apparaît, en fait, elle devient une grille de lecture, une grille d'interprétation et elle vient structurer ta perception, elle vient imiter le mouvement qui était là à la base et elle ferme les possibilités en fait vraiment, elle cristallise autour
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Speaker A
de l'état initial et donc elle vient, et c'est surtout là le problème, elle vient maintenir cet état initial et après c'est très très dur d'en sortir. Le corps, il est contracté. La pensée, elle dit "Je peux pas." Voilà, je peux pas.
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Speaker A
Et cette pensée renforce la contraction à la base. Et donc il y a une boucle qui se crée. Voilà, la boucle secrète. Le corps influence la pensée et la pensée renforce le corps, renforce l'état du corps. Et petit à petit, ce qui était
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Speaker A
une réaction passagère, un état temporaire devient quelque chose de stable. Voilà. Et le plomb, quelque chose qui se solidifie, qui se stabilise, ça devient une manière d'être, ça devient une identité. Ben, je suis comme ça, je suis
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Speaker A
pas capable de, je n'y arrive pas, ça n'est pas pour moi, ce genre de choses qu'on se raconte bien volontiers. Alors qu'au départ, c'était juste un état passager, d'accord ? C'était juste temporaire, c'était juste un moment, c'était juste une activation.
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Speaker A
Et c'est au travers de ce, ce mécanisme-là, c'est à ce moment-là en fait qu'il y a quelque chose qui se fige parce que la matière, le corps, le système ne bouge plus. Il reste dans la même organisation, il
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Speaker A
reste coincé à un instantané en fait, à un état vécu. Et la croyance, elle vient en fait solidifier cette organisation qui était à la base passagère et qui devient une organisation en fait. Et elle donne une cohérence à tout ça et
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Speaker A
elle donne aussi une limite. Voilà, elle limite les choses. Et c'est pour ça aussi que travailler uniquement sur les pensées, c'est important de travailler sur ses pensées, mais travailler uniquement sur ses pensées, ça ne suffit pas en fait parce que tant que l'état
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Speaker A
corporel à l'intérieur du corps reste le même, bah la pensée, elle va revenir, euh, parce que c'est l'état initial qui génère la pensée. Donc tant que l'état il est là, la pensée elle va revenir et elle va revenir sous une forme ou sous
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Speaker A
une autre. Euh, il y a des gens qui sont très doués là-dedans, là-dedans, à changer de forme de pensée en fait, mais c'est toujours la même pensée qui revient avec un nouveau déguisement et elle revient de façon plus subtile, de façon plus
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Speaker A
convaincante, mais elle est toujours, toujours, euh, bah en fait au service du même état.
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Speaker A
Donc le travail ici, ce n'est pas de lutter contre la pensée, ce n'est même pas de supprimer la pensée en fait, c'est de revenir à ce qui la précède.
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Speaker A
C'est de revenir à ce qu'il y avait avant la pensée, c'est-à-dire à l'état, c'est-à-dire à la contraction, c'est-à-dire à la fermeture, à ce qui dans le corps à la base a déclenché le mouvement de la pensée.
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Speaker A
Et donc c'est là aussi, euh, en parlant du corps, en parlant de cet état initial, euh, qu'on peut se poser une autre question, c'est-à-dire comment, euh, comment on aide le corps, euh, comment on aide son corps à sortir de cet état
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Speaker A
parce que le corps, le corps ne change pas parce qu'on lui dit de changer. Le corps ne change pas parce qu'on a décidé qu'il devait changer. Ça, c'est un point essentiel.
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Speaker A
C'est très très important. Le corps n'obéit pas. Il ne suit pas des injonctions parce que le mental a compris ou a décidé que quelque chose était bon ou pas bon. En fait, il ne se transforme pas. Ou alors,
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Speaker A
et ça, je pense qu'on a été très nombreuses à différents moments de nos vies, de nos vies, de différentes façons à le vivre. Une fois qu'il a été trans...
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Speaker A
initial au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques années. Voilà, le corps, il a sa propre gouvernance, il a sa propre logique, il a son propre rythme parce qu'il est organisé autour d'une seule chose, c'est la sécurité. Et
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Speaker A
quand il perçoit une situation comme risquée, instable, OK, même inconnu en fait, on a beaucoup parlé de l'inconnu, ben il maintient l'état. il maintient l'état l'état de base. Et même si toi mentalement tu veux passer à autre chose, si tu es prête à passer à autre
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Speaker A
chose, même si tu sais que quelque chose n'est ni rationnel, ni logique, ni même sain, bah tu peux pas passer à autre chose. Parce que lui, pour lui, en fait, c'est pas une question d'idée, c'est pas une question de ni même de santé en
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Speaker A
fait, c'est une question de survie. Et la santé et la survie, c'est pas la même chose.
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Speaker A
Et c'est pour ça que forcer forcer son corps à changer, forcer un état à changer, ça ne fonctionne globalement jamais.
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Speaker A
Notamment parce que forcer, ben ça va être simplement interprété comme une menace supplémentaire, comme un truc en plus. Donc le système, il se contracte encore plus et la boucle ne se ne fait que se renforcer encore et encore. Donc
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Speaker A
le corps, il ne change pas parce qu'on lui dit de changer, il change quand il vit autre chose, quand il expérimente autre chose, quand il fait l'expérience de quelque chose de différent.
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Speaker A
Et qu'est-ce que c'est que cette chose différente ? C'est c'est très simple. Euh le corps il est pas compliqué du tout hein. Ça peut être des choses que euh si tu es toujours stressé dans le même genre de situation, ça va être
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Speaker A
ralentir, respirer. Euh c'est écouter, c'est reconnaître la contraction à la base plutôt que de refuser qu'elle soit là. C'est c'est tout. C'est tout. Et en même temps, c'est très compliqué. Donc très simple, ralentir, respirer, écouter, reconnaître la contraction et
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Speaker A
donc plus spécifiquement valider ce qui est vécu qui génère la contraction, voir qu'il y a quelque chose. Même si toi avec ton cortex préfrontal d'adulte, tu es en train de te dire "C'est pas possible, je peux pas encore à 46 ans
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Speaker A
avoir peur de ça." Bah si. Voilà. Donc valider ce qui est vécu qui génère la contraction. laisser un petit peu plus de place là où ça se contracte à cet espace à l'intérieur qui est en train de se dire "C'est pas possible, je vais pas
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Speaker A
y arriver." Arrêtez de chercher à supprimer l'État, juste arrêter de le nourrir. Et comment on nourrit un état contracté ? En renforçant la contraction, en disant "Je je voudrais que les choses soient différentes. Je voudrais que les choses
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Speaker A
changent, je voudrais que ce soit pas là. Je voudrais ne pas être comme ça. Je c'est comme ça que je nourris une contraction. Je me contracte sur la la contraction et donc je nourris ma contraction.
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Speaker A
Comment on aide le corps ? On reste avec en fait. On apprend à rester avec, à valider ce qui est là, à reconnaître ce qui est là, à accepter ce qui est là et on reste avec sans ajouter de de couche mentale
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Speaker A
par-dessus, qui est souvent une couche de jugement tout simplement parce que ce qui maintient l'État, c'est pas l'état en lui-même. Euh le corps, il a pas envie d'être contracté. C'est pas c'est c'est c'est sa réaction mais c'est pas son état optimal en fait.
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Speaker A
Donc ce qui maintient l'État, c'est pas l'état en lui-même, c'est la résistance à cet état. C'est le refus, la lutte. Je voudrais que ce soit pas comme ça. Je voudrais que ce soit autrement, je voudrais que les choses changent. C'est
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Speaker A
aussi la tentative mordicuse de faire disparaître l'état. Donc essayer de forcer les choses. [grognement] Et c'est cette tension là qui fige toujours plus la matière, qui contracte toujours plus et qui sert et qui sert et qui sert et
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Speaker A
qui sert toujours plus en fait. Alors que quand le corps sent qu'il peut être dans cet état de contraction sans danger, c'està dire sans qu'on on l'invective pour ça, sans qu'on en rajoute une couche, sans lui dire "Tu devrais pas être comme ça, tu
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Speaker A
me tu me saoules." Donc quand le système, le corps, il intègre, il sent qu'il peut être dans cet état de contraction sans danger, sans que ce soit un problème, ben c'est là qu'il peut commencer à se relâcher très très légèrement au début, mais
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Speaker A
réellement en fait. Et c'est dans ces micro relâchements, répétez, d'accord ? Il y a pas besoin de tout lâcher d'un seul coup he c'est des micro relâchements, des moments où on est là et on travaille à se vraiment
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Speaker A
dans son système à se lâcher la grappe en fait [rires] et c'est danser même si ça dure 3 secondes et demi. OK, on il y a une possibilité qui avant n'existait même pas en fait. Donc même 3 secondes et
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Speaker A
demi, c'est déjà énorme. Et c'est dans ces micro relâchements là que le système va pouvoir apprendre qu'il peut s'ouvrir, qu'il a le droit de s'ouvrir sans se mettre en danger, sans se prendre un refus automatique au travers de ce qu'il vit
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Speaker A
en fait. Et c'est comme ça que la transformation, elle commence à se faire non pas en imposant une nouvelle pensée parce que ça fonctionne pas, mais en permettant au corps de vivre une nouvelle expérience.
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Speaker A
Et c'est à partir de là que la pensée n'a plus besoin de maintenir l'ancien état.
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Speaker A
Elle se transforme elle aussi ou alors elle disparaît complètement. OK ? parce que elle n'a plus rien à justifier et plus rien ne justifie son existence.
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Speaker A
Et c'est comme ça que la matière se remet en mouvement. C'est là que les choses peuvent bouger progressivement, naturellement, selon le rythme du système, dans le respect du rythme du système.
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Speaker A
Et là, il y a quelque chose qui devient très intéressant. Très intéressant parce que quand ces microvertures, c'est ces micro relâchements apparaissent, quand le système il commence doucement à sortir de la contraction, ben il devient possible de faire autre
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Speaker A
chose. Pas simplement relâcher. OK ? c'est relâcher le négatif, on va dire relâcher la contraction mais amplifier et notamment amplifier ce qui va bien, amplifier ce qui s'ouvre, amplifier ce qui est déjà là en tant que ressource.
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Speaker A
Et à partir de là, on travaille plus seulement à essayer Mordicus de sortir de ski bloque. [rires] On commence à renforcer ce qui soutient, ce qui est bon, ce qui va bien. On commence à stabiliser les états de
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Speaker A
sécurité, on commence à leur donner plus de place, on commence à leur permettre de devenir familier. Et c'est là que la transformation, elle peut changer de nature parce qu'il s'agit plus seulement de libérer ou de se libérer ou de se
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Speaker A
changer ou de se transformer. Il s'agit de construire, il s'agit de nourrir, il s'agit d'aider, il s'agit d'ancrer. Voilà. Et c'est là que les choses vraiment fondamentalement dans son rapport à soi-même, son rapport à son corps, son rapport à sa vie, son
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Speaker A
rapport à l'expérience incarné, c'est là vraiment que les choses changent, que l'expérience, elle change de nature. Et c'est ce qu'on va aller voir dans la prochaine vidéo, notamment au travers de la gratitude. La gratitude, on en parle beaucoup, en tout cas, c'est un grand
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Speaker A
sujet et on va pas parler de la gratitude comme une idée positive. OK ?
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Speaker A
parce que on a vu la pensée positive, l'idée positive, c'est pas le sujet à la base. On va aller parler de la gratitude comme une pratique très concrète en fait, comme un outil pour amplifier l'or à l'intérieur de nous déjà présent. et
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Speaker A
on va parler de de de de d'utiliser en fait cette capacité naturelle du cerveau parce que c'est une capacité naturelle de notre cerveau. Cette capacité naturelle du cerveau à se transformer, à créer deux nouveaux circuits et à stabiliser de nouveaux états. C'est ce
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Speaker A
qu'on appelle la neuroplasticité. Je pense que pour beaucoup vous en avez déjà entendu parler. On va aborder ce sujet et c'est ce qu'on va voir du coup dans la prochaine vidéo. Euh ce que j'appelle la gratitude alchimique. Voilà, donc
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Speaker A
voilà pour cet épisode numéro 15. J'espère que ça t'aura parlé, que ça t'aidera. Comme dit, ce numéro est très dans l'air du temps. Il [grognement] y a vraiment tout est cohérent. Il y a aucun aucun hasard. Donc voilà, j'espère que
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Speaker A
ça t'aura aidé. N'hésite pas à me laisser un petit commentaire sous la vidéo pour savoir ce que tu en as pensé et on se retrouve du coup la semaine [raclement de gorge] prochaine pour le prochain numéro. Bye bye.
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Frequently Asked Questions

Qu'est-ce qu'une croyance postrationnelle ?

Une croyance postrationnelle est une pensée qui vient après un état corporel pour justifier et expliquer cet état, elle ne le crée pas mais le rend cohérent.

Pourquoi travailler uniquement sur les pensées ne suffit-il pas ?

Parce que tant que l'état corporel initial (contraction, peur) persiste, la pensée limitante reviendra sous différentes formes, il faut donc aussi agir sur le corps.

Comment le corps influence-t-il la pensée selon cette vidéo ?

Le corps génère un état émotionnel ou physique qui est ensuite interprété par la pensée, créant une boucle où la pensée renforce l'état corporel initial.

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