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Le replay "Grande distribution, la grande transformation ?"

Webinaire sur la transformation de la grande distribution, ses enjeux concurrentiels et l'équilibre entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

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Key Takeaways

  • L'équilibre entre producteurs, transformateurs et distributeurs est crucial pour une chaîne agroalimentaire durable.
  • L'Autorité de la concurrence joue un rôle clé dans le contrôle des concentrations et la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles.
  • Les mesures législatives doivent être évaluées pour garantir qu'elles bénéficient réellement aux agriculteurs sans nuire aux consommateurs.
  • Les crises récentes ont durablement impacté les prix alimentaires et le pouvoir d'achat des ménages.
  • La coopération entre acteurs et la transparence réglementaire sont essentielles pour une grande distribution compétitive et responsable.

What the video covers

  • Présentation du webinaire dédié aux évolutions majeures de la grande distribution et à ses enjeux complexes.
  • Discussion sur l'équilibre des relations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs, en lien avec la revalorisation des revenus agricoles.
  • Analyse des mesures législatives récentes, comme la non-négociabilité des matières premières agricoles et l'encadrement des promotions.
  • Rôle de l'Autorité de la concurrence dans le contrôle des concentrations pour préserver la concurrence et protéger les producteurs.
  • Sanctions contre les pratiques anticoncurrentielles affectant les éleveurs et producteurs, avec un suivi renforcé pour 2025-2026.
  • Surveillance des accords de coopération à l'achat et examen des rapprochements entre grandes enseignes pour éviter les abus de position dominante.
  • Mission consultative de l'Autorité pour clarifier les règles de concurrence et accompagner les initiatives de développement durable.
  • Impact des crises récentes (Covid, guerre en Ukraine, inflation) sur le marché de la grande distribution et le pouvoir d'achat des consommateurs.
  • Examen des opérations de rachat dans la grande distribution, avec des conditions pour préserver la concurrence locale et les choix des consommateurs.
  • Invitation aux experts à débattre des enjeux variés et complexes affectant l'économie française et les ménages.

Answers

Questions about this video

Quel est le rôle principal de l'Autorité de la concurrence dans la grande distribution ?

L'Autorité de la concurrence veille à préserver la concurrence sur le marché, contrôle les concentrations économiques, sanctionne les pratiques anticoncurrentielles et protège les producteurs agricoles face aux grandes enseignes.

Quelles sont les principales préoccupations liées aux mesures législatives sur la grande distribution ?

Les principales préoccupations concernent l'absence de garantie que les marges supplémentaires bénéficient aux agriculteurs et le risque d'inflation pour les consommateurs, sans que les effets escomptés des mesures soient toujours démontrés.

Comment la grande distribution a-t-elle été impactée par les crises récentes ?

Les crises du Covid, la guerre en Ukraine et le choc inflationniste ont entraîné une hausse durable des prix alimentaires, affectant le pouvoir d'achat des ménages et modifiant les dynamiques du marché de la grande distribution.

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Speaker A
[Musique] Je me réjouis de vous accueillir aujourd'hui pour ce webinaire dédié aux évolutions de la grande distribution, et je remercie très chaleureusement les participants qui ont accepté d'intervenir sur les deux tables rondes de cet après-midi.
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Speaker A
Tous sont des experts de la chaîne de valeur agroalimentaire, qu'ils interviennent en qualité de régulateurs, de représentants des acteurs économiques, d'analystes ou de journalistes spécialisés.
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Speaker A
Cette pluralité de regards est l'assurance d'un débat de qualité sur des problématiques complexes que l'autorité de la concurrence aborde régulièrement et qui connaissent ces dernières années des développements majeurs.
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Speaker A
Je pense tout d'abord à la question récurrente de l'équilibre des relations à la montée de la valeur entre producteur, transformateur et distributeur, qui fera l'objet de notre première discussion.
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Speaker A
Si le mandat confié à l'autorité de la concurrence par le législateur est d'abord de veiller au bien-être du consommateur, nous reconnaissons pleinement la légitimité de l'objectif de revalorisation des revenus du monde agricole. C'est d'ailleurs dans cet esprit que nous participons au débat
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Speaker A
public chaque fois qu'il nous est demandé d'évaluer l'impact de mesures législatives ou réglementaires sur l'équilibre des relations commerciales et plus largement sur la dynamique concurrentielle.
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Speaker A
Certaines mesures vont dans le bon sens. Je pense notamment à la non-négociabilité de la matière première agricole, à la contractualisation écrite entre le producteur et son premier acheteur ou encore aux clauses de négociation automatique des prix.
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Speaker A
Nous avions aussi alerté dès 2018 sur deux dispositifs : le relèvement du seuil de revente à perte de 10 % et l'encadrement des promotions, et nous avions souligné des risques. D'une part, l'absence de garantie que les marges additionnelles bénéficient réellement aux agriculteurs
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Speaker A
et d'autre part, la possibilité d'un effet inflationniste pour les ménages. Ces préoccupations demeurent aujourd'hui, d'autant que l'évolution de ces dispositifs n'a pas permis, et l'évaluation de ces dispositifs n'a pas permis de démontrer, que les mesures avaient produit les effets escomptés.
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Speaker A
Et finalement, la meilleure manière de sortir d'une opposition stérile entre le revenu des agriculteurs et le pouvoir d'achat des consommateurs, c'est de travailler ensemble à l'efficacité, à la productivité de notre production agricole. L'autorité agit
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Speaker A
ainsi très concrètement à la montée grâce à plusieurs outils. D'abord, le contrôle des concentrations. L'autorité accompagne le renforcement des acteurs français sur des marchés ouverts et compétitifs. Par exemple, nous avons autorisé cet été le rachat de la dernière raffinerie indépendante de
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Speaker A
sucre en France par le groupe français Crystal Union, après avoir constaté que la fin des quotas européens avait ouvert le marché à une concurrence européenne intense. Nous autorisons également des concentrations importantes entre fournisseurs lorsque la grande distribution dispose d'alternatives
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Speaker A
suffisantes pour leur approvisionnement, comme au printemps dernier dans le secteur des salades en sachet. Nous veillons aussi à ce que la concentration des acheteurs de produits agricoles ne se fasse pas au détriment des producteurs et plus en particulier des
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Speaker A
producteurs plus petits ou plus fragiles, comme lors du rapprochement entre coopératives agricoles ou dans le secteur de l'élevage. Ensuite, nous sanctionnons les pratiques anticoncurrentielles qui frappent directement les éleveurs et producteurs. L'affaire du port charcutier de 2013 ou plus récemment
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Speaker A
celle des industriels du jambon en témoigne. L'autorité maintient d'ailleurs sa vigilance, comme elle l'a annoncé dans sa feuille de route pour 2025-2026.
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Speaker A
Les services d'instruction poursuivent notamment les enquêtes déjà engagées dans le domaine de la production et de la commercialisation de produits de grande consommation. Enfin, nous surveillons les accords de coopération à l'achat en imposant aux besoins des engagements pour protéger les
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Speaker A
producteurs de produits frais et les PME, comme en 2020 à l'occasion du rapprochement entre Carrefour et Tesco d'une part, et au champ Casino et Metro d'autre part. Les services d'instruction de l'autorité examinent actuellement le rapprochement à l'achat entre Auchan,
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Speaker A
Intermarché et Casino ainsi que celui entre Carrefour et Système, qui nous a été communiqué durant l'été.
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Speaker A
À ces actions s'ajoute notre mission consultative, qui vise à rendre plus lisible les règles de concurrence et plus récemment à accompagner les acteurs qui souhaitent coopérer pour atteindre des objectifs de développement durable.
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Speaker A
Nous avons ainsi contribué à la mise en place d'un référentiel de calcul du bilan carbone de la nutrition animale, et nous publierons prochainement à la demande du Sénat un avis sur l'évolution du coût des équipements agricoles.
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Speaker A
Notre deuxième table ronde abordera un autre bouleversement majeur à l'aval, celui-ci, celui de la transformation du marché de la grande distribution à la suite en particulier de la restructuration du groupe Casino.
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Speaker A
Assiste-t-on à une mutation en profondeur ou à une simple recomposition conjoncturelle du paysage de la grande distribution ? L'autorité a suivi de près ces évolutions, et sa vigilance est d'autant plus grande au lendemain du choc inflationniste de 2022-2023, après le
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Speaker A
Covid et la crise en Ukraine. Si ce choc est pour l'essentiel résorbé, si l'inflation est revenue à son étiage, le choc a eu des conséquences durables sur le niveau des prix et donc sur le budget des ménages
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Speaker A
et leur pouvoir d'achat. De décembre 2021 à décembre 2024, les prix à la consommation ont cru de 11 % pour l'ensemble des produits de consommation et de 20 % pour l'alimentation.
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Speaker A
Depuis 2024, nous avons examiné six grandes opérations de rachat dans le secteur de la grande distribution. Plus de 600 magasins Casino, Corin, Match et Auchan repris par Intermarché, Carrefour, Lidl, Auchan ou encore le groupe ROCA en Corse ont changé
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Speaker A
d'enseigne. Dans tous ces cas, notre analyse a été guidée par une double exigence : éviter des parts de marché trop importantes localement qui risqueraient de se traduire par des hausses de prix, et préserver les choix des consommateurs. L'immense majorité de
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Speaker A
ces opérations a été autorisée sous réserve de la cession de 25 magasins, ce qui fait 4 % du total, et ce qui montre aussi que c'est le pragmatisme qui a guidé notre analyse.
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Speaker A
On le voit, les thèmes de ce webinaire recouvrent des sujets qui sont variés et complexes, que cette brève introduction n'a pu qu'effleurer, et c'est de cette somme d'enjeux en perpétuelle évolution et d'un grand retentissement sur les ménages et leur pouvoir d'achat
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Speaker A
et sur l'économie française plus généralement que j'invite les membres des deux tables rondes à s'emparer sans plus attendre. Merci de votre attention et place à la discussion.
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Speaker A
[Musique] Bonjour à tous. Donc, la première table ronde annoncée par le président de l'Autorité va commencer. Je suis Fabienne Cerd Garnier, vice-présidente de l'Autorité de la concurrence. Le thème de notre table ronde, "Quelle limite à la concentration des
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Speaker A
producteurs et des transformateurs face à la grande distribution", n'est pas nouveau. Il reflète de manière plus générale celle de l'équilibre difficile parfois à trouver entre un amont souvent atomisé, que ce soit du côté des producteurs ou des transformateurs, et
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Speaker A
soumis à une forte concurrence internationale, et un aval concentré aux mains d'entreprises puissantes qui s'allient de surcroît parfois entre elles pour conclure des accords à l'achat.
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Speaker A
Face à cette réalité, des instruments nombreux ont été mis en place et sont utilisés, que ce soit par les pouvoirs publics, les autorités de concurrence et bien sûr par les opérateurs concernés.
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Speaker A
Je pense bien sûr en France aux lois égalimes, des crosailles, aux structures collectives telles que les organisations de producteurs, leurs associations, les coopératives, mais aussi év
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Speaker A
L'autorité, comme l'a dit Benoît Cœuré, s'est depuis de nombreuses années, je crois, engagé à rendre plus compréhensibles les règles de concurrence pour les acteurs de cet univers via ses avis nombreux, ses orientations informelles plus récemment en matière de développement durable.
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Speaker A
Elle a également adopté plusieurs décisions contentieuses sanctionnant des cartels nuisibles au producteurs et enfin, elle a une riche pratique en matière de concentration.
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Speaker A
Le débat, nous le savons tous, est vif et je propose de l'organiser autour de trois thèmes principaux. Le premier aura trait au aux formes de regroupement possible, que ce soit entre producteur ou entre transformateurs.
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Speaker A
Le deuxième sera consacré à la problématique des centrales d'achat vu du côté de Laamont. Et le troisième verra, je l'espère, débattre nos intervenants sur les différentes lois qui se sont succédées en France visant à rééquilibrer les relations commerciales.
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Speaker A
Peut-on en faire le bilan ? Et si oui, quel est-il ? Laissez-moi rapidement vous présenter donc les trois participants à cette table ronde.
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Speaker A
Monsieur Gavel, donc président de la section laitière de la FNSEA de l'heure et secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des producteurs de lait. un syndicat comme son nom l'indique qui rassemble et fédère les producteurs de lait. Je n'ai qu'un
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Speaker A
chiffre de 2018, vous pourrez l'actualiser, plus de 56000 exploitations dont l'objectif est, je cite votre site web, de redonner du pouvoir au producteur de lait. Monsieur Costille, directeur général de l'Association nationale des industries alimentaires, l'Agia. La qui se présente comme le
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Speaker A
premier secteur industriel de France, le premier employeur français, quelques chiffres à cet égard, plus de 15000 entreprises, 220 milliards de chiffres d'affaires, 520000 salariés et des euh entreprises qui transforment 70 % de la production agricole. Enfin, monsieur Guillaume Loriot, actuellement directeur
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Speaker A
général adjoint, chargé des concentrations à la direction générale de la concurrence depuis mai 2021.
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Speaker A
Après, je crois qu'on peut le dire, une longue carrière à la commission et à la cour de justice. Avant ces vos fonctions actuelles, vous étiez directeur chargé des télécoms, des médias et de la technologie.
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Speaker A
Notre premier thème donc les regroupements. Permettez-moi de partir à cet égard de propos tenu récemment dans le journal Leschos par monsieur Jean-François, président de l'Agia, lequel plaidant, je vais le citer, pour une consolidation et un choc de compétitivité pour
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Speaker A
l'agroalimentaire indiquait SIC, en France, il y a un frein quasi bureaucratique car l'autorité de la concurrence estime que ça risque de nuire à l'intérêt du consommateur.
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Speaker A
Mais à la fin, il y a un risque d'effritement du tissu industriel. Le sujet de la concurrence doit être abordé sous langue de la compétitivité. Nous devons créer de grosses entreprises intermédiaires comme en Allemagne.
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Speaker A
Monsieur Costille, pouvez-vous nous faire part de vos réflexions et plus globalement de celle de Lania sur ce sujet. La consolidation est-elle un impératif ? et la pratique décisionnelle nourrie de l'autorité de la concurrence vous paraît-elle constituer un frein
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Speaker A
comme semble le déclarer votre président. Merci beaucoup de de votre invitation et de votre question. Eu je pense que les propos de mon président ont le méritent d'être posés et du coup pour développer un peu ce qu'il voulait dire l'analyse on va
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Speaker A
dire de l'agroalimentaire. Alors donc on est plutôt aujourd'hui selon les chiffres INC de il y a quelques jours de autour de 22000 entreprises. D'accord.
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Speaker A
Mais c'est bon peu importe en soi euh ça reste un nombre important si on le compare à à d'autres segments de de spécifiquement et ça fait beaucoup moins que le nombre d'agriculteurs en France.
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Speaker A
Mais en gros, si on revient à au pourquoi de ces propos, le pourquoi de ces propos, il est que notre bilan au titre de transformateur, au titre de ces 22000 entreprises, il est que aujourd'hui le fonctionnement ou le suivi de la
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Speaker A
politique de concurrence en France et en Europe nous semble être un échec. Il nous semble être un échec pour deux raisons principales. La première raison, c'est que dans la politique de concurrence, il y a à la fois la
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Speaker A
protection du consommateur et il y a l'enjeu de maintenir un moteur économique et de compétitivité pour puisque la concurrence est organisée pour que on ait quand même des acteurs économiques qui fonctionnent.
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Speaker A
Si je commence par ce deuxième point, c'est-à-dire l'état économique, si on parle de l'alimentation, aujourd'hui, on a un état du secteur industriel qui est très dégradé. Je laisserai mon voisin de droit de s'exprimer sur la partie agricole. On a une perte de
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Speaker A
compétitivité générale des entreprises et euh principalement lié à un problème lié au faible nombre d'acheteurs et donc à l'incapacité de passer des prix, d'investir dans les outils de transformation, d'être donc compétitif face à des concurrents, que ce soit au sein de l'Union européenne ou
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Speaker A
maintenant en dehors de l'Union européenne. Et donc on en arrive à un système où on va dire si on prend 20 ans de recul, on avait un pays, la France qui avait une industrie agroalimentaire parmi les leaders du monde grâce à une
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Speaker A
agriculture très performante et qui produisait les besoins du pays et au-delà. on était exportateur net très largement et on participait à la balance commerciale. Si je fais le bilan, on va dire à date au 1er août, nous sommes quasiment à
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Speaker A
zéro dans la balance commerciale euh par rapport à l'année dernière, on a perdu 4 milliards. C'est lié au grand export aux États-Unis et à la géopolitique, mais c'est lié à une perte générale de compétitivité de l'outil industriel français. Si je regarde l'état général
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Speaker A
UE dans les chiffres qui ressortent de la Cour des comptes européennes, entre 10 et 25 % des produits qui rentrent sur le territoire européens ne sont plus conformes à la réglementation européenne et il rentrent quand même. Donc aujourd'hui, on a un taux de rentabilité
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Speaker A
des entreprises agroalimentaires qui s'est effondré. On perd des usines, vous avez pas beaucoup d'annonces d'investissement et plutôt des annonces de fermeture et on a désindustrialisé si on regarde les chiffres assez nettement. C'est pas pour ça qu'on a pas
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Speaker A
beaucoup de TPE, de PME qui continuent de se créer, qui continuent d'exister, mais il n'empêche que si on regarde le tissu global, on est en train de désindustrialiser l'agroalimentaire. on l'a fait sur les 15 dernières années et les conséquences elles vont être et
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Speaker A
elles sont déjà assez importantes. Euh tout à l'heure le président de l'autorité parlait euh de validation par le l'autorité de la concurrence sur le sucre. En fait, on ferme des sucreries, on en a fermé, on continue en fermer. Euh donc, il reste
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Speaker A
aujourd'hui trois acteurs en France he il y en a quasiment plus beaucoup d'autres et on voit bien que dans beaucoup de secteurs, on est en train d'arriver à ça puisqu'on a des fermetures d'usine strictement. Le deuxième pilier, c'est la protection du
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Speaker A
consommateur, le dans le l'objectif strict de l'autorité de la concurrence et du droit de la concurrence. Nous, on considère aujourd'hui que le prix comme strict élément de protection du consommateur, ça ne peut pas fonctionner. C'estàd le prix bas ne peut
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Speaker A
pas être un résultat qui fonctionne parce que ça veut dire qu'on n'est plus en capacité de rémunérer l'outil de transformation, qu'on n'est plus en capacité de rémunérer les agriculteurs et on voit bien la difficulté qu'on a aujourd'hui à euh permettre
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Speaker A
l'installation d'agriculteur parce que la rémunération c'est majeur. Euh de on a dégradé l'aspect qualitatif. Je vous dis tout à l'heure un chiffre assez parlant. Il y a des filières où 25 % des produits qui rentrent dans dans l'Union
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Speaker A
européenne ne sont plus conformes au droit de l'Union européenne. Pendant des années, on a tous travailler à investir et à être leader sur des normes environnementales de qualité. La France reste un pays dans le trio de tête de la
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Speaker A
qualité sanitaire. Aujourd'hui, on a des produits qui rentrent parce que nous ne sommes pas compétitifs et parce que le dispositif général de contrôle dans l'eau ne fonctionne pas, qui ne sont pas conformes au droits de l'Union européenne et à la réglementation
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Speaker A
française et à la réglementation IE. Donc globalement aujourd'hui, on a affaibli des industries et de l'agriculture française et on n' pas protéger le consommateur au sens général d'un point de vue qualité et accessibilité des produits de qualité.
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Speaker A
Donc la conclusion de tout ça pour répondre à votre question c'est que si rien ne change dans le fonctionnement aujourd'hui pour nous de l'application du droit de la concurrence, la seule solution qui est donnée aux entreprises face à la grande
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Speaker A
distribution strictement puisque on est en train de perdre les marchés export si ce n'est déjà fait.
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Speaker A
On a un peu de hors domicile qui est en difficulté aussi vous le savez. Donc il reste plus que la grande distribution et on perd de la valeur jour après jour dans la grande distribution. Donc comme face à nous, il n'y a plus que trois
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Speaker A
centrales européennes d'achat et ben la seule solution pour les entreprises aujourd'hui de la transformation c'est d'essayer de trouver de solutions de regroupement. Et donc vous voyez par-ci et par là des annonces euh qui laissent présager que la seule solution de
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Speaker A
survie, c'est celle euh du rapprochement des entreprises pour essayer de trouver des rapports de force qui sont rééquilibrés puisque aujourd'hui le constat très clair et très net, c'est qu'il n'y a un déséquilibre majeur en faveur des acheteurs par rapport à la
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Speaker A
transformation et par rapport à la production. Merci monsieur Costi. Donc monsieur Loriot, vous avez entendu, j'allais dire cette mise en cause amicale mais ferme de la par rapport à la politique de concurrence qui serait celle qu'il décrit. Est-ce que vous avez des
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Speaker A
observations sur ce point ? Écoutez, je crois qu' je vais je vais essayer de de vous donner un panorama des activités de la commission en tant qu'autorité de concurrence dans le domaine alimentaire et surtout dans le domaine des concentrations. On peut
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Speaker A
parler d'autres formes de regroupement, j'imagine les coopératives et cetera. J'essaierai de j'essaierai de faire un point là-dessus mais dans le domaine des concentrations. Donc effectivement la commission elle a eu à connaître d'un certain nombre d'opérations de concentration dans le domaine
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Speaker A
alimentaire, je dois dire à tous les à tous les niveaux hein, au niveau des des transformateurs, des négociants, des fabricants, des producteurs, bien sûr, on peut parler des des concentrations coopératives. Il y a un phénomène à l'heure actuelle dans le nord de
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Speaker A
l'Europe, des affaires en cours d'ailleurs. Et puis et puis bien sûr la vente au détail où là on a tendance à renvoyer les affaires aux autorités de concurrence nationale notamment à l'autorité française de concurrence. Je crois que Benoît a fait référence à
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Speaker A
certaines de ces affaires parce que effectivement la concurrence sans entrer dans des termes trop techniques, mais ouais il y a la concurrence dans la zone de chandise, les marchés pertinents et cetera. C'est pas seulement un terme technique, c'est une réalité c'est une
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Speaker A
réalité économique parce que le jeu de la concurrence au niveau local, au niveau des détaillant, ça détermine aussi la façon dont ces ces ces revendeurs répercutent les coûts les coûts d'achat. Donc ça c'est très important euh bien entendu dans le la
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Speaker A
réalité concurrentielle dans le marché Aval. Mais si je reprends un peu le la discussion sur le l'objectif d'abord du contrôle des concentrations dans le domaine alimentaire et dans d'autres et dans d'autres dans d'autres domaines.
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Speaker A
Alors on je pense qu'on on caricature souvent le rôle des autorités de concurrence comme ayant comme objectif simple les prix au consommateur. Certes, c'est un objectif, mais je crois que au-delà de ça, et c'est un débat qui a
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Speaker A
lieu d'ailleurs dans d'autres secteurs, euh ce qu'on veut préserver, c'est le choix, euh la qualité, la variété, l'innovation dans certains domaines. Et je pense que ça ça vaut d'ailleurs, c'est un débat qui a lieu aussi dans le domaine alimentaire. En tout cas, c'est
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Speaker A
ce que me disent mes interlocuteurs. Et donc, il y a un objectif qui est quand même de l'inclusion dans le marché, de la variété, du choix et cetera. Et pour nous, comme pour toutes les autorités de concurrence, la concurrence c'est un
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Speaker A
c'est c'est un moteur de la compétitivité. Donc l'illusion selon laquelle en créant un gros pouvoir de marché au sein d'une pour prendre une caricature donner à une entreprise, ça rendrait l'entreprise en cause plus compétitive. Ça, je crois que enfin on
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Speaker A
n'y croit pas. Les économistes n'y croient pas. Donc il faut trouver le juste équilibre. Ceci étant, la réalité des choses, elle est plus compliquée à mon sens dans notre expérience. C'est-à-dire les les marchés ne sont pas tous les mêmes. Dans le
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Speaker A
domaine alimentaire aussi, vous avez des marchés où certains fabricants sont plus puissants que d'autres dans certains segments, d'autres où il y a le rôle des marques privées par exemple, on peut y venir parce qu'il y a une complexité
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Speaker A
dans le dans l'appréciation qui est qui est extrêmement importante. Donc la compréhension des marchés, elle est essentielle pour nous. Elle est pas doctrinale, elle est pas dogmatique, elle est pragmatique. Elle est fondée sur les réalités des renseignements qu'on obtient notamment auprès des
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Speaker A
acheteurs, des producteurs. Tout le monde est impliqué dans ce type d'enquête. Et puis on voit des différences entre les transactions.
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Speaker A
C'est bien normal. Vous voyez qu'il y a des concentrations entre très gros acteurs qui sont plus problématiques que d'autres. Et ceci étant, quand vous voyez pour pour remettre les choses aussi en perspective, on a eu à connaître d'une
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Speaker A
quantité assez importante de transaction en Europe dans le domaine alimentaire, donc pas seulement en France hein. Et je veux dire, il y a très peu d'opérations qui amènent à une intervention. Alors, les interventions que je peux vous citer, j'ai j'ai essayé de faire le
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Speaker A
point là récemment sur le type d'affaires dans lesquelles on est intervenu. Une des grosses affaires sur laquelle on est intervenu, vous en avez certainement entendu parler parce que vous êtes client aussi, les Bungé Vitera. Bon, Bungé Vitera Viterra c'est
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Speaker A
c'est aussi Glingcore. Donc, les transformateurs de l'éagineux, c'est une industrie très concentrée. Il y a quatre gros acteurs donc c'est les éloagineux, colza, soja, tournesol et cetera.
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Speaker A
opération 18 milliards qu'on a eu à connaître il y a pas très longtemps et là l'enquête elle était assez alors il y avait pas de chevauchement dans tous les pays mais le centre de l'Europe l'Europe de l'Est c'est c'est le centre si vous
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Speaker A
voulez de production et de transformation et d'approvisionnement de ce type de de graines. Je veux pas entrer dans le détail mais c'est très important pour l'industrie alimentaire.
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Speaker A
L'industrie alimentaire on l'a interrogé. Euh les producteurs aussi, on les a interrogé. Et qu'est-ce qu'on a constaté ? C'est que dans ces zones qui étaient stratégiques et essentielles dans ces marchés-là, il y avait des problèmes de concurrence, des
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Speaker A
chevauchements importants, ce qui nous a amené à intervenir, à exiger la session euh de tous ces lieux de transformation, d'approvisionnement, la logistique, enfin, c'était vraiment des grosses interventions. Mais pourquoi on l'a fait ? On l'a fait parce que les industries
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Speaker A
de transformation, les producteurs qui craignaient qu'ils auraient moins de choix d'écoulement, nous disait "Mais il y a un problème de concentration." Ce que je veux dire par là, c'est que au cas par cas, les réalités de marché elles varient et les intérêts des uns et
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Speaker A
des autres, ils varient. Donc parfois, on a des opérations dans lesquelles effectivement euh les opérateurs nous disent pas de problème, c'est la majorité des cas. Et puis d'autres où il y a des intérêts en cause alors qu'on qu'on écoute, on les suit pas forcément
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Speaker A
mais on essaie d'en prendre conscience et c'est et c'est vrai à tous les niveaux. Alors, il y a pas seulement les les fusions en transformateur, celle-ci, elle était quand même très importante.
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Speaker A
Mais juste pour vous montrer que ça va un peu au-delà des frontières nationales, qui a un contrôle des concentrations continentales qui est indispensable pour intervenir dans dans ce type de de d'opération. Il y a eu aussi des concentrations que vous vous
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Speaker A
connaissez bien entre fabricants. Donc on a eu les fameuses affaires dans la bière à BeinBev Miller. Je veux dire une une concentration au niveau mondial qui problème des qui posait des problèmes de concurrence évidents en Europe puisque AbinBev est quand même l'acteur
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Speaker A
dominant. on acheta les marques concurrentes. Ne pas intervenir voulait dire un détriment pas simplement à la fin pour le consommateur mais je veux dire pour les pour les revendeurs, pour les les fournisseurs. Je veux dire, on avait un
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Speaker A
marché qui était qui se plaignait. Donc je veux dire, on doit prendre en compte cette réalité et elle était elle était avérée dans ce cas-là. On a eu d'autres cas bien connus. Euh je pense qu'on a eu un cas d'Anon en Belgique, c'est des des
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Speaker A
cas peut-être que dont vous avez pas entendu parler. Euh un cas Craft Food Cadberry il y a quelques années. On a une enquête en cours dans Marskellanova entre fabricants. Et à chaque fois c'est des problématiques relativement différentes. Je vais essayer de les
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Speaker A
aborder pour vous montrer que ce qu'on regarde c'est quelque chose quand même qui est économique. C'est pas un examen fondé sur des parts de marché, un examen technocratique bureaucratique.
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Speaker A
C'est un marché, c'est un c'est un type d'enquête qui est fondé vraiment sur une compréhension du marché grâce aux acteurs du secteur et et parfois effectivement c'est un choix difficile et des décisions difficiles. On a eu des affaires dans les producteurs avec des
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Speaker A
concentrations de producteurs d'enré alimentaire. Je veux pas faire tout un topo mais je pense que c'est important de montrer la variété pour pas tomber dans la caricature parce que je pense que c'est le piège absolu. On a eu des
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Speaker A
affaires entre producteurs de saumon en Norvège dans la alors ça vous dit rien peut-être hein pays nordique c'est un marché gigantesque avec des producteurs qui se concentrent et des marchés de transformation de de revente qui se plaignaient et donc des des solutions
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Speaker A
ont pu être trouvé des solutions assez assez nettes structurelles et cetera. non pas régulatoire et pas trop lourde pour les entreprises. Alors, quel type de problème ? Bien sûr, il y a des problèmes classiques de voilà, vous avez
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Speaker A
des entreprises qui sont présentes dans les mêmes marchés de produits qui se concentrent. Quel est l'effet de ce concentration de ces concentrations ? Alors dans des industries où il y a des fabricants, bien entendu, les sujets qui se posent
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Speaker A
généralement, c'est le pouvoir d'achat des des des des détaillants, le pouvoir des marques privées. Et là, vous voyez un phénomène qui est assez intéressant, c'est que pendant le Covid, je crois que les marques privées, elles sont elles ont augmenté parce qu'il y avait une
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Speaker A
inflation une inflation importante. Donc vous vous voyez qu'il y avait une un accroissement des marques privées, c'est un peu baissé. Il y a des il y a des situations très variées entre États-Mres. Donc vous voyez euh dans certains pays le le taux des marques
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Speaker A
privées est extrêmement élevé, dans d'autres extrêmement faibles. Alors on peut trouver un tas de raisons à cela.
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Speaker A
Puis ça dépend des ça dépend des marchés de produits aussi. Vous voyez aussi qu'il y a des euh détaillants qui s'intègrent, qui produisent eux-mêmes des marques privées alors que souvent ils se fournissent auprès de fabricants et beaucoup de fabricants jouent sur les
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Speaker A
et à juste titre hein sur les deux tableaux, ils ont leurs produits de marque. Donc donc tout ça c'est des réalités de marché extrêmement compliquées où il y a pas de malheureusement si je peux plus utiliser le le terme, il y a pas de recette. On
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Speaker A
est dans le domaine alimentaire mais il y a pas de recette magique pour préserver une concurrence qui soit efficace, équilibrée, qui maintienne la compétitivité de la chaîne de valeur à tous les niveaux au bénéfice de l'économie du consommateur mais mais de
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Speaker A
l'économie en général. Il y a aussi les problématiques moins connues d'effet de levier, de verrouillage. On peut on peut y revenir mais c'est quelque chose qu'on regarde en ce moment dans les enquêtes que qu'on a en cours. Alors il y a une situation
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Speaker A
peut-être un peu particulière, c'est les coopératives laitières où on a regardé et il y a des enquêtes en cours sur les concentrations de coopératives laitières notamment dans le nord de l'Europe.
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Speaker A
Alors je sais pas quelle est la situation en France, vous m'excuserez en ce moment mais je sais où les les prix du lait augmentent énormément en Europe.
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Speaker A
une une espèce de de baisse d'approvisionnement pour vieillissement de la population. Il y a il y a plusieurs causes et plus là, vous avez des types de coopératives peut-être qui sont qui sont différentes peut-être de celle qu'il y a en France qui sont très
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Speaker A
intégrées verticalement qui qui produisent du lait mais aussi qui produisent des des produits finis hein du beurre et cetera donc très intégré assez efficace et cetera. Et là quand on a ce type d'enquête alors on a on est très peu
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Speaker A
intervenu dans ce type de concentration. On a eu une affaire très connue, c'est Fran Campina il y a quelques années où là précisément l'un des sujets c'était euh de savoir si euh si la coopérative en cause qui était extrêmement puissante
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Speaker A
euh allait comment dire retenir la fourniture de lait à son propre au profit de ses membres plutôt que fournir d'autres fabricants de produits laitiers. Donc c'était une réalité de marché. Je veux dire c'est pas tout toujours le cas mais c'était une réalité
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Speaker A
de marché. On n'est jamais encore intervenu sur des cas où la coopérative aurait un pouvoir d'achat excessif-à-vis des producteurs. Parfois, c'est une un sujet. Alors là, il y a des réalités de marché aussi différentes si je comprends bien les le type de coopérative où les
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Speaker A
les fermiers où les producteurs sont actionnaires. Donc il y a une incitation un peu double he parce qu'on va en général la coopérative qui achète un producteur actionnaire, l'actionnaire il a il a elle a pas intérêt à pénaliser
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Speaker A
son producteur parce qu'il est aussi actionnaire. Et puis d'autres réalités de coopératives où effectivement la le problème c'était de savoir si les fermiers ou les producteurs pardon auraient un choix, c'est-à-dire est-ce que ils seraiit face à un monopsone une
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Speaker A
seule coopérative qui le achète ou au contraire un choix de de coopérative. Et ça c'est une réalité de marché. moi que j'ai vu dans certaines affaires, alors pas en France où effectivement certains producteurs étaient inquiets de ça et on
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Speaker A
devait tester s'il y avait assez de concurrence pour le producteur pour pouvoir donner un déboucher à sa production qu'il satisface en terme de prix, en terme de qualité.
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Speaker A
Désolé de de de pas rentrer dans un schéma un peu blanc et noir, mais moi ce que je vois c'est que comme dans beaucoup de marchés de produits, vous avez vous avez des réalités très différentes selon alors selon les pays,
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Speaker A
selon les selon les les marchés de produit. Voilà. Donc généraliser, c'est difficile mais l'objectif il est clair. L'objectif c'est toujours de préserver un niveau de concurrence alors pas sauvage mais efficace à chaque niveau de la chaîne de valeur. Ensuite sur les regroupements,
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Speaker A
juste pour en finir là, je sais qu'il y a des règles dans la politique agricole commune très spécifique pour les coopératives laitières. Je veux dire le lait, l'huile d'olive, le sucre, je connais pas tout le détail, mais ils
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Speaker A
sont quand même exonérés d'un certain nombre d'obligations dans les cadres de coopération entre entre producteurs euh à tel point qu'ils peuvent même fixer les prix et cetera. Donc je pense que ça c'est une catégorie assez spéciale du droit de la concurrence où il y a déjà
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Speaker A
une reconnaissance de ce type de groupement. il y a certaines limites. Donc voilà, je veux dire l'exonération, elle existe dans certains dans certains domaines, sauf pour les entreprise en position dominante. Et effectivement, on voit que dans certains pays, alors pas
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Speaker A
en France mais dans les pays nordiques, il y a eu des affaires d'abus de position dominante contre des coopératives laitières qui étaient par définition dominante avec des pratiques qui étaient pas acceptables donc en Suède, en Allemagne et cetera. Donc
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Speaker A
voilà, j'espère que j'ai j'ai je vous ai fait part d'un peu de la l'approche qu'on a.
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Speaker A
Merci. Monsieur Laurio pour cette approche très concrète et pour avoir essayé au moins d'apporter de la nuance par rapport à certaines prises de position. Je ne reprendrai pas le terme de caricature, mais vous avez parlé du lait, ce qui me permet d'enchaîner.
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Speaker A
Merci. avec notre intervenant donc monsieur Gavel comme je l'ai rappelé donc j'ai rappelé vos fonctions et vous intervenez dans un secteur qui est régulièrement traversé par de fortes tensions et en préparant cette table ronde je me suis replongé dans les
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Speaker A
archives et notamment dans un avis que l'autorité avait rendu en 2009 16 ans déjà sur le fonctionnement du secteur laitier et cet avis avait déjà souligné le mauvais fonctionnement concurrentiel de ce secteur en pointant entre autres le déséquilibre
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Speaker A
des rapports de force entre producteur et acheteurs et il avait formulé plusieurs piste d'amélioration dont précisément la poursuite de la concentration de l'offre, augmentation de la taille des exploitations françaises, regroupement au sein de structures collectives telles que les
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Speaker A
GAEC, renforcement des coopératives de collecte, organisation de producteurs de leurs associations et ainsi que le développement des intégr verticale avec la transformation.
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Speaker A
Monsieur Gavel, 16 ans après cet avis, vous n'étiez peut-être pas né, enfin si peut-être quand même. Quandme où en sommes-nous ?
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Speaker A
Alors oui, je voudrais rebondir merci de de m'avoir convié. Euh je voulais rebondir au nombre de d'éleveurs euh laitiers que vous avez annoncés euh et des chiffres datent de 2018, mais finalement ça illustre bien par rapport aux chiffres d'aujourd'hui où on est
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Speaker A
passé finalement de 55 56000 à 40000 producteur de lait. Donc ça évoque bien aussi euh l'enjeu principal euh pour l'élevage laitier mais aussi pour la filière laitière française entière qui est le renouvellement des générations. Et on a énormément
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Speaker A
d'éleveurs qui aujourd'hui euh sont proches de la retraite. On a plus d'éleveurs proches de la retraite que que de que de jeunes qui qui débutent leur carrière et on a un vrai défi d'attirer des jeunes dans la production laitière et donc de rendre
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Speaker A
les conditions d'exercice du métier attractives. Et pour ça, il faut qu'on puisse avoir une qualité de vie au travail qui soit commune par rapport à l'ensemble de nos concitoyens, que ce soit temps de travail pénibilité congé, la rémunération puisque on ne peut pas
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Speaker A
se satisfaire de ne pas avoir à minimal la médiane ou en tout cas être dans la moyenne de la rémunération des de nos de nos concitoyens.
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Speaker A
Et pour tout ça, il faut qu'on puisse organiser, il faut qu'on puisse avoir un prix du lait qui permette de répondre à l'ensemble de ces enjeux-là. la rémunération, le revenu des agriculteurs, le la qualité de vie au travail, j'en
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Speaker A
parlais, mais ça passe aussi par des investissements euh dans des bâtiments pour le confort des animaux, pour le confort des éleveurs, pour aussi tout ce qui est transition environnementale qui est le deuxième enjeu de de la filière dans les années à venir. Donc le fait de
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Speaker A
pouvoir se regrouper et les négociations et le rééquilibrage du rapport de force entre les producteurs et l'aval de la filière est central pour nous producteurs mais mais aussi pour pour les industriels et infiner la grande la grande distribution et les
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Speaker A
consommateurs. Pour revenir sur le donc sur cette recommandation donc qui date de 16 ans, j'étais pas producteur de lait à l'époque même si j'ai même si j'étais né. Donc c'était clairement en fait une recommandation qui qui remettait en
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Speaker A
cause la fixation du prix du lait tel qu'elle existait auparavant et avant la la contractualisation. C'est-à-dire que c'était au niveau interprofessionnel régionalement que le prix était fixé entre producteur et transformateur avec un prix unique pour chaque producteur de
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Speaker A
lait euh de la de la région. Depuis euh pas mal d'eau d'eau à couler sous les ponts, on a depuis 2011 les premières organisations de producteur en fait pour pouvoir structurer la filière et pour pour pouvoir négocier parce que
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Speaker A
vous comprenez bien que c'est quand même très compliqué même si la transformation n'est pas aussi concentrée que la grande distribution. Malgré tout euh 40 ou 50000 producteurs, s'il fallait négocier chacun euh de son côté, euh c'est à la fois
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Speaker A
logistiquement compliqué. Et en terme de rapport de force euh c'est le pot de terre contre le pot de fer. Donc c'est pas le pot de lait.
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Speaker A
Le pot de lait, il peut être il peut être en fer, mais en tout cas, c'est c'est très compliqué. le rapport de force est complètement déséquilibré et ce qu'on ce qu'on a besoin dans dans la filière et nous en tant que producteur,
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Speaker A
c'est de rééquilibrer ce ce rapport de force. Il faut pas oublier aussi en France, vous parlez des coopératives, ben en fait, on a la typologie de deux acteurs industriels finalement, des industriels privés qui font uniquement de de la transformation et
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Speaker A
qui achètent le lait auprès des auprès des producteurs via les organisations de producteurs et les coopératives qui finalement sont un mix des deux. où on a une organisation de producteur, la coopérative qui va jusqu'à posséder l'outil de transformation et
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Speaker A
transformer. H on doit avoir des effets similaires entre les relations entre un producteur qui livre à un industriel privé et un producteur qui livre à sa coopérative puisque dans les dans les coopératives, le producteur est adhérent et à départ
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Speaker A
social de de sa coopérative. Ce qu'il faut qu'on puisse avoir pour pour structurer plus, c'est finalement où est ce cette limite entre la partie, on va dire production, la partie amont et la partie avale de de la coopérative. Donc on sait
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Speaker A
qu'on a des effets similaires. On sait que le le bénéfice que la coopérative peut faire est reversé sous forme de complément de prix. Mais c'est des fois plus compliqué d'avoir la transparence, on va dire, entre qu'est-ce qui est le prix du lait
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Speaker A
du lait, qu'est-ce qui est la valeur du prix du lait et finalement la rémunération du de mon capital que j'ai engagé que que j'ai investi, ce qui est plus clair avec les industriels privés puisque d'un côté il y a le il y a le
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Speaker A
prix payé et malheureusement on n pas la part du capital mais c'est normal puisqu'on n pas engagé dans le dans les industriels privés.
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Speaker A
Non, mais voilà, c'est on a besoin aussi de de cette structuration là. Euh donc ce que ça ce que ça a apporté, on a quand même vu que au fur et à mesure de la structuration des organisations de
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Speaker A
producteurs, on a la loi les différentes lois égalimes en fait qui ont aussi aidé à structurer puisque c'est aussi voilà le fait de pouvoir se regrouper, de négocier collectivement avec un acheteur.
38:15
Speaker A
J'en reparlerai j'en reparlerai après. Juste pour terminer mon propos sur sur les regroupements. on commence au niveau de la filière laitière à avoir quand même du recul puisque ça fait plus de 10 ans que que c'est que c'est la manière de
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Speaker A
fonctionner. On voit quand même qu'il y a des choses à améliorer et notamment des des alertes malgré on a eu la la commission de d'évaluation des pratiques commerciales qui avait réaffirmé le fait qu'à partir du moment où un mandat de
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Speaker A
négociation et une adhésion à une organisation de producteur était valide, c'était le seul et unique moyen de négocier entre un producteur et l'industriel. Il fallait absolument que ça passe par l'OP et on voit malheureusement que sur le terrain, on
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Speaker A
peut avoir des des pratiques qui cherchent à engager des contrats directs entre producteurs et justement à passer à contourner les organisations de producteur. Donc il y a des choses structurantes quand même à faire pour éviter ce contournement des
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Speaker A
organisations de de producteurs. On a eu une décision du Conseil d'État euh notamment sur la durée d'adhésion à des organisations de producteurs. Je pense que c'est pas un bon signal de limiter ou de ne pas avoir de de durée minimale
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Speaker A
puisque l'objectif de regrouper l'offre, c'est aussi de pouvoir pour le producteur se projeter euh dans la durée. On a besoin de visibilité.
39:41
Speaker A
Aujourd'hui, un jeune qui s'installe, il va pas changer de production euh dans un an ou dans 2 ans. Il a besoin de voir loin. C'est des c'est des investissements qui sont sur le sur le long terme. Donc, on a besoin d'avoir
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Speaker A
une visibilité. Donc, je pense pas que ne pas avoir de durée minimale d'adhésion à une organisation de producteurs, ce soit un bon signal.
39:58
Speaker A
envoyé par le Conseil d'État et il faut qu'on puisse avoir voilà un cadre souple et sécurisé pour les organisations de producteurs pour vraiment les remettre au centre des négociations commerciales.
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Speaker A
Merci monsieur Gabel. J'aurais bien aimé faire réagir monsieur Costy sur tout cela mais leur tourne leur tourne et nous devons aborder maintenant le deuxième thème de notre table ronde à savoir et pas le moindre les centrales d'achat. Donc nous connaissons tous les
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Speaker A
débats intenses sur les supposés avantages et inconvénients de ces rapprochements à l'achat entre les acteurs de la grande distribution.
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Speaker A
Rapprochement qui se multiplie, se reconfigure et lu à une vitesse telle que je dois dire on a parfois du mal à suivre. Un des grands spécialistes de cette question à l'autorité, Erwan Kerryen, me disait récemment qu'il tenait une espèce de tableau Excel pour
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Speaker A
essayer de savoir où on en était dans ce jeu de chaise musicale. Vous savez tous que depuis 2015, ces accords doivent être notifiés à l'autorité qui apprécie s'ils apportent au progrès économique une contribution suffisante pour compenser d'éventuelles atteintes à la
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Speaker A
concurrence, qui peut enjoindre aux parties de les modifier ou de les suspendre et qui peut sanctionner le non respect de ces décisions. Et dans le panorama général sur les centrales d'achat, il y a bien sûr les lignes directrices de la commission de 2023 sur
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Speaker A
les accords de coopération horizontale qui comporte un chapitre entier, le chapitre 4, sur ces accords avec certaines options qui ont pu parfois susciter des réactions. Et tout récemment, le rapport Bonacini adopté le 15 juillet dernier par la commission
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Speaker A
agriculture du Parlement européen. ce qui monsieur Laorot me fait me tourner vers vous pour savoir si vous pouvez nous rappeler peut-être rapidement la position de la commission sur ces alliances et plus largement peut-être nous rappeler quels sont les débats sur
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Speaker A
ce point au niveau de l'Union européenne. Alors, peut-être sans entrer dans tous les détails techniques, mais euh je crois que la la philosophie qui est dans les lignes directes, c'est ce que vous évoquez, c'est de dire que les achats en
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Speaker A
commun, les accords d'achat en commun de manière générale euh dans le domaine alimentaire notamment n'ont pas n'ont pas un objet en soi anticoncurrentiel.
42:15
Speaker A
L'objectif d'achat en commun, c'est de permettre à des à des acteurs de bénéficier de conditions d'achat plus concurrentiel en se regroupant alors notamment dans un cadre européen en faisant en bénéficiant du marché intérieur parce qu'il y a aussi cette
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Speaker A
dimension là d'éviter la fragmentation des marchés notamment dans les avec certains fabricants qui dont on a vu qu'il cloisonnait les marchés. Alors donc par objet, c'est pas du tout interdit. Ce qu'il faut faire, c'est examiner dans chacun si une
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Speaker A
alliance, un accord d'achat en commun a pour effet en raison des réalité de marché qui sont différentes comme je l'ai évoqué. Je vais pas refaire ma démonstration mais voir si ça a un effet anticoncurrential que ce soit en aval
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Speaker A
donc sur le prix, sur le choix et cetera, mais aussi en amont. Donc ça c'est important, c'est plus difficile mais c'est important aussi de le souligner.
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Speaker A
Si on on résume la situation, je crois que ce qui ce qui est alors c'est une notion économique, mais c'est toujours de de vérifier qu'il y a un une capacité de ce type d'accord à répercuter les bénéfices en aval,
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Speaker A
c'est-à-dire un accord d'achat en commun dans lequel on bénéficie on bénéficie de de meilleures conditions d'achat, mais en fait en raison du pouvoir de marché dont on dont on bénéficie, on garde ces marges sans les répercuter. Ça c'est
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Speaker A
quelque chose qui en fait pose des soucis à une autorité de concurrence de manière générale.
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Speaker A
Et c'est pour ça que la réalité de la concurrence en aval, notamment dans les enquêtes qu'une autorité comme l'autorité de concurrence conduit pour déterminer les zones de chalandise essentiel parce qu'en fait c'est le c'est le moteur de la
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Speaker A
répercussion. Si vous avez pas de concurrence naval entre détaillant, bah les marges qui ont été améliorées en faisant l'achat en commun, ben elles sont pas répercuté. Donc ça c'est un peu le la démarche si vous voulez analytique euh dans ce type de dans ce type de
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Speaker A
configuration. Alors les autorités de concurrence et notamment la commission, il surveillent de près ces alliances d'achat en commun.
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Speaker A
Il y a eu deux enquêtes qui ont été lancées par la commission en 2023, je pense. Alors, j'en faisais pas partie, mais les affaires Porta et cetera, donc les alliances d'achat Copernic et Agcorp, je crois qui regroupait plusieurs euh plusieurs euh euh
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Speaker A
détaillants à travers l'Europe qui visaient à des alliances européennes d'achat pour bénéficier de conditions d'achat euh alors améliorer en raison des différences de prix dans chaque état. Euh on a on a procédé à ces enquêtes pour vérifier que il y avait
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Speaker A
pas de comportement anticoncurrentiel et voilà les ces enquêtes ont révélé que c'était pas le cas. Au contraire, elles ont elles ont identifié que qu'il y avait des bénéfices en terme de prix pour les consommateurs, que c'était répercuté. Euh et donc on a clos les
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Speaker A
enquêtes en 2023 euh en allant dans le détail de ces négociations, de ces opérations pour s'assurer qu'il y avait pas d'entente anticoncurentielle. Voilà.
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Speaker A
Ensuite, je crois qu'on reste vigilant mais on n pas observé une divergence entre les rabets qui étaient observés un peu au niveau national et au niveau de ces achats en commun. Alors, je comprends que ce soit quelque chose qui
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Speaker A
qui soit qui accroisse le pouvoir de négociation en aval. En même temps, on voit des marchés où les fabricants alors ont des un pouvoir de marché également, où les marges sont importantes, où les différences de prix euh qu'on observe
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Speaker A
entre Étatsmembres sont assez significatifes. Donc je crois que le jeu du marché intérieur et du marché européen, il est important. Je veux dire, est-ce qu'on parle de d'un d'une compétitivité industrielle au niveau européen ou est-ce qu'on fragmente les
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Speaker A
marchés de manière telle qu'à notre sens, ça serait aller à l'inverse du du but recherché de l'intégration ? Donc voilà, ça c'est un sujet qu'on soit délicat mais c'est l'état des choses tel que nous l'avons constaté pour l'instant
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Speaker A
mais encore une fois avec une variété de situation selon les fabricants, selon les positions de marché et selon les produits.
46:18
Speaker A
Bien, je ne doute pas que monsieur Costille va réagir sur ce point. Permettez-moi juste avant de là encore de citer votre organisation, votre président décidément très prolix hein qui parle, je le cite, du scandale des centrales des centrales d'achat
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Speaker A
international qui organiseraient le contournement de la loi française. Ça le mérite de la clarté. N'y a-t-il selon vous que des aspects négatifs à ces alliances ? Faut-il les interdire, les améliorer ? Je suis avide presque de vous entendre sur ce point. Ça me fait
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Speaker A
plaisir. Non non vous dire peut-être les choses alors peut-être de manière un peu abrute mais euh je crois pas caricatural c'est c'està-dire que ce qu'on s'est dit tout à l'heure malheureusement ce sont les chiffres économiques de la situation et et ce
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Speaker A
qu'a dit mon voisin de droite aussi sur le nombre d'éleveurs et on voit bien sur les conséquences des volumes qui vont être produits à court terme dans les productions agricoles et du coup dans les transformations sur les centrales
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Speaker A
euh pour essayer essayer de vous donner notre position. Est-ce que on considère que une entreprise qui irait vendre à une centrale aujourd'hui bénéficie d'un quelconque service ou dispositif pour vendre dans le reste de le marché unique ? Notre réponse c'est
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Speaker A
clairement non et on le voit quasiment pas en tout cas des retours qu'on en a.
47:43
Speaker A
Est-ce qu'on considère que le contrôle des alliances à l'achat est suffisant ? à cette question, la réponse est très clairement non pour nous parce que aujourd'hui on voit bien comment ça se ça se passe.
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Speaker A
C'estàd on a les annonces en amont de ces organisations de centrale d'achat. On a un contrôle la postériori qui doit se baser sur des pratiques ou des redemandes qu'on remontrait nous alors que vous savez bien qu'on a pas
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Speaker A
les conditions la plupart du temps puisque même l'autorité de la concurrence essaie de suivre dans un tableau Excel où est-ce que on sont les les les les assions d'achat. Nos entreprises aujourd'hui elles ne savent même plus où on en est. Donc remonter
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Speaker A
des choses, c'est très compliqué. Hm hm. être en capacité euh quand les centrales bougent tous les ans, tous les 2 ans, tous les 3 ans, on a fait des négociations l'année dernière, des entreprises ne savaient même pas à qui
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Speaker A
elles parl en terme de d'acheteur. Enfin, je veux dire, on est dans un moment à mon avis où clairement on voit que on a trois acheteurs en centrale désormais à Bruxelles ou quasiment ou ailleurs, pardon. En tout cas, en France, ça ne
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Speaker A
nous semble pas correspondre aux objectifs du marché unique. Ça ne nous semble pas correspondre à un objectif partagé parce que en effet, le prix est plus bas nous pour les transformateurs.
48:58
Speaker A
J'espère qu'il est que le consommateur en bénéficie. Je suis pas sûr. J'espère que vous avez des informations dans ce sens. Nous, on nen est pas sûr parce que oui, les prix sont différents selon les États, mais ils sont différents aussi
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Speaker A
entre les mêmes membres d'une centrale ou parfois entre les mêmes entre des zones géographiques différents. Donc nous, ça nous pose beaucoup de questions. Euh on aujourd'hui, on pense clairement que ce que le droit de la concurrence définit comme étant ce ce
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Speaker A
comment dire ce taux de menace, il est il est il est atteint. enfin ce taux de menace de 22 % aujourd'hui euh on on peut pas considérer que même si his enfin théoriquement dans le droit, il est censé euh concerner un seuil
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Speaker A
critique dans un acheteur, on voit bien que vu les volumes d'achat que représentent ces centrales d'achat, on a dépassé l'esprit, j'ai envie de dire, de de de ce taux de menace et que ça a des conséquences aujourd'hui très directes
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Speaker A
parce que même s'il y a que un petit nom d'entreprises qui vont être concernés par ces centrales d'achat ça dirige toute la négociation commerciale annuelle et ça a un impact sur toutes les entreprises et donc sur toute la
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Speaker A
chaîne en amont. Nous, on a vraiment beaucoup de questions he en fait en réalité sur ce sur ces centrales. On se demande comment ça fonctionne, quels sont les niveaux d'échange interne.
50:17
Speaker A
Je le redis, est-ce que vous êtes sûr que le consommateur bénéficie de ces prix parce qu'ils sont plus bas ? Ça c'est incontestable. Euh comment est-ce que est-ce que vous faites des tests de marché ? Est-ce que vous venez faire des contrôles après
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Speaker A
l'engagement, la main sur le cœur tous les ans des nouvelles évolutions ? Est-ce qu'on est sûr de ce qui se passe nous aujourd'hui, notre conviction profonde, et je m'en arrêterai là, mais c'est que le cadre réglementaire ne ne
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Speaker A
suffit pas actuel, que ces centrales ne correspondent pas au marché unique, à l'esprit du marché unique, hein, qui est voilà, il y a un producteur entre guillemets en Pologne qui produit selon les règles polonaises, il a un marché unique qui peut venir
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Speaker A
vendre en France s'il respecte la réglementation européenne et polonaise. Là, on a l'impression que on a une structure qui est installée dans un pays pour contourner une loi nationale et pas pour appliquer cette cette loi nationale. C'est c'est ça le sentiment
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Speaker A
et c'était un peu les propos de de mon président. C'est c'est simplement un dispositif juridique de contournement.
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Speaker A
C'est notre interprétation et je vous avoue que c'est assez partagé chez nous dans les transformateurs.
51:18
Speaker A
Peut-être monsieur Lorio sur ce point. Ben écoutez, moi je crois alors je suis je suis pas je suis pas personnellement impliqué directement dans ces enquêtes, mais j'ai j'ai confiance en mes collègues. Je crois qu'ils sont euh ils surveillent de ça de très près. Je crois
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Speaker A
qu'il y a eu une tension effectivement à un certain moment chez entre le je veux dire, on parle souvent de compétitivité en Europe et cetera et et je crois qu'il y a différentes situations pour différents fabricants, leur transformateurs et cetera. Et c'est vrai
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Speaker A
qu'on a eu des on a eu des cas d'abus où vraiment le le marché intérieur était complètement fragmenté pour empêcher alors des opérateurs dominants dans leur section de catégorie qui qui visiblement utilisaient toute forme de contournement pour éviter de devoir livrer euh leurs
52:00
Speaker A
produits à des acheteurs situés dans d'autres Étatsmembres, ce qui est vraiment contraire à l'esprit même du marché intérieur. Et donc ça, je veux dire, ceci entraîne cela, c'est-à-dire ça entraîne la nécessité par certains acteurs de de de se joindre dans des
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Speaker A
alliances d'achat transfrontalière pour des fabricants qui souvent une position continentale. Donc ensuite adaptent selon les situations de marché peut-être, mais qui adaptent le leur pouvoir de marché selon les situations dans les dans les États-membres. Et ça c'est pas quelque chose qui qui est
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Speaker A
acceptable pour nous. Alors ensuite contrôler que ces ces centrales d'achat effectivement n'abusent pas d'une position qui serait telle que euh les les les conditions d'achat concurrentielles soient pas répercutées sur le marché. Ça c'est quelque chose qu'on doit surveiller de très près. Mais
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Speaker A
je crois que toute information doit être communiquée. Ça c'est c'est très clair. On fait pas ça en vas, on fait pas ça dans une bulle, on fait pas ça de façon bureaucratique.
52:53
Speaker A
Et donc je crois que c'est c'est très important qu'il y ait un flux continu d'information. S'il y a des soucis, bah il faut en faire part à mes à à à notre département qui est vraiment, je veux dire, c'est pour nous une priorité,
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Speaker A
hein. Je veux dire, le euh le domaine alimentaire, c'est important à à plein d'égard. D'une part, parce que bien sûr pour n'importe quel ménage, c'est vraiment le premier souci de dépense, mais aussi parce queon veut on veut un
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Speaker A
secteur qui soit compétitif et efficace. Je veux dire, le sujet des coopératives, on le sait très bien, c'est un sujet extrêmement compliqué, mais le la question des gains d'efficacité, des structures dans lesquelles bah les producteurs producteurs peuvent se
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Speaker A
retrouver euh de manière efficace dans une structure qui permet d'écouler leurs produits, il y a différents modèles, vous l'avez évoqué, moi je suis pas un spécialiste, mais effectivement il y a des structures intégrées qui qui font des produits dans lesquels les
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Speaker A
producteurs et ben ils trouvent ils trouvent leur marge aussi. Il s'arrête pas seulement à la production, il aussi membre d'une coopérative qui vend en aval. Donc ça, je crois qu'il y a une réflexion à voir au-delà du droit aussi
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Speaker A
sur du point de vue économique. Voilà pour euh Merci. Peut-être monsieur Gavel, mais juste quelques mots pour que nous puissions apporter le trè quelques mots mais euh cit la la transition avec monsieur Costi, c'est c'est vrai que nous aussi on a l'impression que euh ces
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Speaker A
centrales d'achat européennes sont là pour contourner le dispositif égalim qu'on qu'on abordera juste après ce qui ce qui fera la transition. Mais euh vous rappeliez monsieur monsieur Lauriot que le le besoin premier c'était finalement le budget de l'alimentation. h
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Speaker A
je pense que le besoin premier à s'ouvrir, c'est pas le budget de l'alimentation, c'est l'alimentation en elle-même qui est le premier besoin naturel à s'ouvrir et l'enjeu c'est quand même et le problème que posent les centrales d'achat, c'est comment est-ce
54:36
Speaker A
qu'on arrive à résoudre cet enjeu qui est d'avoir une équité et une juste répartition de la valeur tout au long de la chaîne puisque puisque CI le disait si il y a pas de rémunération pour les producteurs, il y a pas de producteur
54:52
Speaker A
s'il y a pas de producteur, il y a pas de transformateur derrière et infiné, le consommateur n'aura pas les produits.
54:58
Speaker A
Vous le rappeliez tout à l'heure, en France, les produits sont de très bonne qualité, durable, produit sur tout le territoire et donc aussi avec un maillage industriel qui est sur tout le territoire, ça fait vivre et ça irrigue l'ensemble des économies des
55:13
Speaker A
territoires. J'irai pas plus loin mais mais pour nous ça ça nous ça nous semble aussi très problématique et on on pense que peut-être on pourrait avoir un un une issue ou comment est-ce que par le biais de la de la révision de de la
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Speaker A
de la directive pratique commerciale déloyal de la Commission européenne euh comment est-ce que ces centrales d'achat pourraient y être euh ou pas intégré euh parce qu'on voit bien que C'est à la fois on n'est pas sur un problème
55:45
Speaker A
franco-français, on est vraiment sur un problème européen et donc la régulation doit se faire au niveau européen. La concentration de l'Aval ne doit pas être subie. On doit on doit l'encadrer. Si elle a des bienfaits, il faut qu'il
56:01
Speaker A
puisse être perceptible et perçu par tous. Mais s'il y a des dérives, il faut qu'elles soient encadré et aujourd'hui, malheureusement, il y a trop peu de dispositifs pour les sanctionner.
56:12
Speaker A
Merci. Donc vous avez abordé la question effectivement cruciale de la répartition de la valeur à travers la toute la chaîne. Et notre troisème thème finalement on va parler de cela hein.
56:23
Speaker A
Donc loi égalime des crosailles. Depuis 2018 nous voyons une succession en France he de mécanismes destinés à essayer d'améliorer cette question revaloriser les revenus du monde agricole rééquilibrer les relations entre la mont et la Valle. Notre président a rappelé notre soutien à
56:43
Speaker A
certains aspects euh de ces politiques, nos réserves sur d'autres, mais euh le débat est vif. Et ces mécanismes sont-ils respectés ? Ont-ils fait leur preuve ? Faut-il les maintenir, les améliorer, les supprimer ? Autant de questions pour lesquelles je me tourne
57:01
Speaker A
bien sûr vers nos intervenants et en premier lieu, monsieur Gavel. Je je reprends je reprends la main. Donc c'est vrai que les lois égales finalement la filière litière était une des premières filières à être vraiment le plus concerné et et finalement le
57:18
Speaker A
plus moteur dans dans l'application. Ce qu'on peut voir avec les différentes lots à égalim c'est que on a quand même eu l'impression qu'on a cassé la spirale déflationniste au niveau de la de la grande distribution, le SRP + 10, l'encadrement
57:35
Speaker A
des promotions et cetera. On a quand même vu que bah l'alimentaire reste le besoin numéro 1. Donc ça veut dire que derrière c'est un produit d'appel. Et on avait quand même depuis des années avant la mise en place de ces
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Speaker A
différentes lois une spirale déflationniste en fait qui était délétaire pour l'ensemble des filières des filières alimentaires en allant jusqu'au jusqu'au producteur pour un gain pour le consommateur qui je ne suis pas sûr si on fait le mix qualité
58:03
Speaker A
quantité prix. Euh je suis pas sûr qu' finé c'était euh c'était gagnant pour euh pour tout le monde. On a plutôt nous l'impression que c'était c'était plutôt perdant pour l'ensemble des acteurs cette spirale d'flationniste. Et donc voilà, ça permet déjà de de casser cette
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Speaker A
spirale et surtout ça remet au centre au centre de négociation le revenu des producteurs et par la prise en compte en fait des des coûts de production qui devient en fait central pour fixer dans les formules de prix le prix le prix du les
58:39
Speaker A
payer et c'est bien le le coût de production qui inclut bien le revenu des des éleveurs.
58:47
Speaker A
Ça nous a permis quand on regarde les différentes crises Covid, Ukraine, forte inflation, donc forte inflation sur le panier de la ménagère. Mais bien avant ça, et pourquoi il s'est ressenti aussi, c'est parce que on a eu de fortes
59:01
Speaker A
inflations sur nos coûts de production. tout ce qu'on achetait avait flambé et finalement les + 20 % qui ont été passés dans les prix de vente du prix payé ont permis aussi de passer le cap puisque finalement ça nous a permis de
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Speaker A
transmettre cette inflation que nous on avait parce que les marges étaient déjà très réduites. Si on avait pas pu passer cette inflation qu'on subissait sur nos coûts de production aujourd'hui, on serait à mon avis bien moins bien loin
59:29
Speaker A
des des 40000 producteurs de lait encore aujourd'hui. Donc ça a quand même cet effet positif là de remettre au centre de la fixation du prix le coût de production, même si c'est toujours perfectible le fait d'avoir des indicateurs
59:45
Speaker A
interprofessionnels qui doivent être forts, qui doivent être robustes, qui doivent être bien approuvés par l'ensemble de la filière. On a besoin de l'ensemble de ces éléments pour pouvoir vraiment faire passer le coût de production et que le revenu soit soit
60:01
Speaker A
sanctuarisé. On a la sanctuarisation de la matière première agricole qui permet finalement de ne pas négocier le prix de la matière première agricole dans les négociations, je dirais de l'Aval puisque pour nous que ce soit la transformation ou la
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Speaker A
grande distribution, c'est bien l'aval de la filière pour nous. On voit bien qu'on a quand même réussi du coup à à préserver de de la valeur sans forcément une diminution de de part de marché. Enfin, les les volumes se
60:30
Speaker A
sont en tout cas sur sur la France et sur les produits laitiers, hein, je parle de ce que je je maîtrise. Euh n'en ont pas n'en ont pas n'en ont pas pâti.
60:39
Speaker A
Donc le consommateur s'y retrouve aussi à partir du moment où il sait que derrière c'est le producteur qui en bénéficie. Je pense qu'en terme de transparence, c'est très important d'avoir ce cette exigence et le fait que les différentes lois égalim quand même
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Speaker A
relativement relayé auprès des auprès de du grand public et cetera. Ça ça permet de je pense que le consommateur n'aurait pas suivi s'il était pas sûr que ça allait au producteur. Je pense que c'est un des facteurs aussi d'acceptabilité
61:10
Speaker A
de de pouvoir augmenter d'accepter l'inflation. On voit bien aussi que la France a été pionnière en Europe. On voit bien que les différentes réglementations ou directives qui sont qui sont en révision à l'étude euh notamment sur l'organisation commune de de marché
61:27
Speaker A
reprend quand même des choses euh des galimes. Donc c'est important parce que c'est de la même chose. On a besoin d'une harmonisation européenne à ce sujet.
61:39
Speaker A
Donc c'est ce sont des lois qui ont été très très importantes, très structurantes qui convient de maintenir et voire même de de renforcer. Enfin, il y a eu différents rapports que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat qui
61:55
Speaker A
ont pointé pointé du doigt bah les différentes améliorations qu'on qu'on doit qu'on doit apporter. L'objectif, c'est vraiment de pouvoir consolider euh bah la fixation du prix en marche en avant jusqu'au du producteur, jusqu'au jusqu'au consommateur. Et là, même si on
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Speaker A
est légèrement à la marge des galimes, la deuxième chose qui est très important et pour que le consommateur puisse continuer aussi aussi à nous suivre, c'est tout ce qui est sur l'origine des produits, la transparence sur sur l'origine,
62:27
Speaker A
c'est euh très important. On voit bien que suivant les suivant les filières euh dans le lait, on est encore à l'équilibre entre la production et la consommation. Mais on a des filières comme la volaille, le porc, les œufs,
62:42
Speaker A
les légumes, la viande bovine avec une déghabilisation. Enfin, on voit bien que c'est hyper important et le consommateur, je pense, a besoin, est prêt à suivre et prêt à privilégier l'origine France, mais il faut absolument qu'il y ait un déclic sur la
62:58
Speaker A
transparence sur l'origine et ça remettra aussi de la production sur les territoires. Et la production, comme je le disais tout à l'heure, c'est des emplois à la fois dans nos fermes, dans les outils industriels qui sont dans des endroits
63:13
Speaker A
où il y a pas forcément d'autres activités. Donc c'est vraiment la vitalité des territoires ruraux et et périurbains.
63:21
Speaker A
Merci pour ces propos intéressants et finalement pour un bilan qui à vous entendre est plutôt comme dirait l'autre globalement positif. Euh monsieur Costille, alors sur le principe peut-être vous tiendrez les mêmes propos, mais je m'avance et là encore je vais citer
63:40
Speaker A
votre président, décidément qui communique beaucoup en tout cas, donc au dernier salon de l'agriculture, je le cite et je trouve que ces propos ont toujours le mérite de la franchise. La grande distribution française ne respecte pas la loi. La France est le
63:54
Speaker A
seul pays européen où les négociations commerciales se passent mal avec en arrière-plan Égalim et tous les autres dispositif. Est-ce que vous pouvez vous expliquer donc sur ces deux aspects et quelles seraient selon vous les pistes d'amélioration s'il y en a ?
64:11
Speaker A
euh les transformateurs euh et l'Agana euh qui les représente euh c'est associé depuis l'origine euh aux États généraux de l'alimentation euh et aux lois qui en ont découlé dans l'esprit et dans la lettre. C'est-à-dire euh enfin mon voisin le disait, euh je pense qu'on a
64:30
Speaker A
on avait atteint, on a toujours pour certaines filières ce ce même problème, c'est qu'on était en train de perdre la production agricole. Donc le le seul moyen d'assurer une production agricole et donc agroalimentaire, c'était de remettre du prix et d'assurer cette
64:46
Speaker A
marche en avant du prix, ce qui était un des éléments de cœur des lois égales. Il y avait pas que ça, mais il y avait assurer une prévisibilité du contrat, enfin et cetera.
64:55
Speaker A
Euh et on on on s'y est beaucoup impliqué euh queles que soient les filières, alors elles sont pas toutes organisées pareil, mais quel que soient les filières pour euh construire cet objectif de marche en avant du prix. Euh
65:10
Speaker A
la conclusion, c'est que cette marche en avant du prix aujourd'hui qui est dans la loi, nous n'arrivons pas à aller jusqu'au bout. C'estàdire elle elle est elle a plutôt bien fonctionné en sortie de ferme et c'est une nouvelle
65:20
Speaker A
indispensable et une bonne nouvelle parce qu'elle a permis de ramener de la valeur. Nous, on a du mal à la sortie de l'usine. C'est-à-dire que en gros euh quand on veut apporter les éléments de constitution du prix, considérant que la
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Speaker A
marche en avant du prix plus les investissements nécessaires, euh un petit peu d'évolution de coût industriel puisqu'on a eu une crise sur l'énergie, des petits problèmes géopolitiques et cetera. Bon, peu importe. Aujourd'hui, le constat et c'est les propos de mon
65:47
Speaker A
président, c'est que nous n'arrivons pas à passer ces prix, c'est-à-dire que nous n'arrivons pas à aller au bout de la marche en avant du prix. Et donc, on a pu apporter euh des prix à la mont. La question, c'est comment est-ce qu'on
66:00
Speaker A
permet sans écraser les marges ? Vous voyez les les les bilans euh des marges publiques des industriels aujourd'hui, on a eu un écrasement des marges sur plusieurs secteurs et ça n'est pas durable puisqu'on est en train de perdre
66:12
Speaker A
des outils de transformation un peu partout. La question c'est que au moment des galim la distribution était autour de table. C'est-à-dire que ils étaient là dans le débat public, ils étaient là dans ce travail et ils étaient engagés
66:24
Speaker A
avec nous sur cette projection collective parce que malgré tout quand il y aura plus de production agricole et de transformation la distribution sera aussi en difficulté hein. Donc indéablement le constat et le constat il était partagé en 2017. Donc après c'est
66:39
Speaker A
peut-être la complexité de de de l'organisation. On a des acteurs qui individuellement nous disent qu'ils aimeraient bien mais que c'est très compliqué euh pour plein de raisons euh de concurrence très importante entre distributeur et que la situation économique de la distribution euh reste
66:53
Speaker A
aussi euh parfois compliqué puisqu'il y en a qui se débrouillent mieux que d'autres, on va dire ça et c'est normal.
66:58
Speaker A
Mais on a quand même un problème aujourd'hui qui est que dans les négociations commerciales, nous n'arrivons pas à appliquer la loi et on a beaucoup de retours de transformateurs qui n'arrivent même pas à mettre en œuvre la marche en avant du prix. Euh
67:12
Speaker A
donc c'est ce que voulait dire euh mon président et je reviens, je suis désolé sur ces centrales euh européennes d'achat mais quand du coup on voit que on a des produits qui sont des produits agricoles d'origine France, produits en
67:23
Speaker A
France, transformés en France, vendus en France, on se demande par quelle idée ils ont juridiquement fait un tour dans une centrale d'achat européenne pour n'être que vendu en France. Euh et on se dit bien que en effet ça ressemble à un
67:37
Speaker A
contournement législatif, mais peut-être que on a l'esprit mal tourné euh voilà ou voilà. Mais en tout cas, on on aujourd'hui ça ne ça ne fonctionne pas jusqu'au bout. Euh et c'est un problème euh à l'instanté qui peut devenir très
67:51
Speaker A
problématique s'il dure. Euh et je pense qu'on a besoin en urgence de de régler ce sujet parce que en effet on n'arrivera pas à assumer euh le le travail qu'on a fait sur euh de la redescente de valeur à la montarrivera
68:04
Speaker A
pas à le le à le maintenir durablement et donc on narrivera pas à maintenir une production territoriale importante et indispensable. Même dans des filières comme le lait, on voit bien qu'à horizon 2030, on a des inquiétudes sur la
68:14
Speaker A
souveraineté. Euh en voilà, il y en a 50 % d'import dans ce pays. Euh et dans l'Union européenne, les chiffres sont pas meilleurs. on a des filières qui sont en train de décrocher de manière totale parce que si on n pas de
68:26
Speaker A
compétitivité et je reviens sur mes propos introductifs et je m'arrêterai là mais si on n pas cette compétitivité nous c'estàd on narrive pas à investir dans l'outil on narrive pas en plus à financer la transition environnementale on narrive pas à faire ce travail et ben
68:39
Speaker A
la seule solution malheureusement c'est soit parce qu'on n'y arrive plus on a plus les ressources économiqu on ferme des outils. Voilà, ça arrive malheureusement beaucoup trop. Soit on se dit quel est le meilleur moyen, c'est d'être un peu plus fort face à un
68:52
Speaker A
pouvoir que je vais être je vais vous allez me trouver encore caricatural, mais un peu ce ce mot n'est pas le mien. Non, mais ce ce pouvoir de de de holdup où on voit bien qu'un transformateur, il ne sait
69:04
Speaker A
pas quitter un magasin volontairement, il ne sait pas la la négociation avec le distributeur, elle est déséquilibrée. Ça quelle que soit la taille de l'opérateur, il y a pas un opérateur de transformation aujourd'hui qui a plus enfin il y a il y a pas un
69:20
Speaker A
pardon un distributeur qui a plus de 1 ou 2 % de chang d'affaires qui est détenu par un transformateur. n'importe quel industriel aujourd'hui, c'est 20 à 25 % de son chiffre d'affaires, quel que soit sa taille qui est détenue par ou
69:33
Speaker A
qui est dépendante d'eux. Et donc ça rend pas les relations équilibrées. Voilà. Et donc on narrive pas à faire ce passage de matière première agricole et c'est prix.
69:45
Speaker A
Merci. Je crois qu'il est temps que nous rendions la parole à la deuxième table ronde qui va donc aborder le thème de la Valle. Je vous remercie tous. Il y a des points de tension, il y a des points
69:57
Speaker A
d'accord mais en tout cas je constate une volonté de dialoguer, d'être transparent et ça pour le bien-être de tous, j'allais dire du producteur au consommateur. Merci encore à tous.
70:06
Speaker A
Merci. Merci. Merci. [Musique] Merci. Bonjour. Bienvenue sur cette deuxè table ronde sur le thème la concentration des acteurs est-elle inéluctable dans un contexte de crise de pouvoir d'achat ?
70:31
Speaker A
Entre mars 2022 et mars 2023, les consommateurs ont connu une forte inflation des prix des produits alimentaires de l'ordre de 15 % selon l'INC.
70:42
Speaker A
Deuis, les prises sont globalement stabilisées en 2024 mais semble connaître une nouvelle euh une nouvelle hausse depuis le 1er semestre 2025.
70:53
Speaker A
En parallèle, le secteur de la distribution a connu une grande restructuration avec la revente de près de 600 supermarchés hypermarchés casino au groupe Intermarché Auchamp et Carrefour.
71:09
Speaker A
La reprise des activités du groupe de l'aise, les supermarchés environ 200 supermarchés match et hypermarché Cora Carrefour. La mise en vente des magasins français de Colreut, un peu plus de 80 repris par Intermarché et une douzaine par Leclerc.
71:29
Speaker A
Et enfin, l'autorité a très récemment autorisé la reprise de 19 magasins au champ par Lidl. Donc au total sont plus de 900 magasins qui ont changé d'enseigne au cours des au cours des derniers mois. Donc cette deuxième table
71:42
Speaker A
ronde va être organisé autour de de trois grands thèmes. Dans un premier temps, nous reviendrons sur le contexte euh et plus particulièrement sur les évolutions observées dans les habitudes de consommation des Français et les conséquences pour les distributeurs.
71:57
Speaker A
Dans un deuxième temps, nous concentrerons sur les évolutions récentes sur le marché aval. Donc cette restructuration des enseignes de dans dans ce contexte de multiplication des des changements d'enseigne. Et enfin, nous aborderons la question des enjeux des regroupements à
72:14
Speaker A
l'achat en lien avec le marché à mon donc le le pendant sur le marché de la distribution du euh de des concentrations à l'achat qui ont été discuté dans la première table.
72:29
Speaker A
À mes côtés pour aborder ces ces trois thèmes pendant cette table ronde, trois experts du secteur. Donc à ma droite Émilie Mailleur, directrice des études chez Circana, panéliste issu de la fusion de NPD group et de IRE et donc
72:46
Speaker A
une experte du secteur après un un long passage chez IR. Jérôme Parigi à sa droite, rédacteur en chef chez LSA en charge de l'actualité qui a lui aussi suivi le secteur de la de de la grande distribution alimentaire
73:01
Speaker A
chez LSA depuis depuis plusieurs années. et à ma gauche, Judit Jiget, directrice générale de la Fédération du commerce et de la distribution et donc la représentante de d'un grand nombre de ces enseignes qui sont membres de la FCD
73:17
Speaker A
et Judit nous fait le plaisir d'être là aujourd'hui après un jour à la FCD. Donc merci beaucoup de nous avoir rejoint pour cette pour cette table ronde.
73:28
Speaker A
Donc dans le premier temps, nous allons aborder la question du du contexte et des évolutions de du comportement des consommateurs. Et je vais me tourner vers Émilie. Euh on entend beaucoup parler de ralentissement de la consommation, de fragmentation de la
73:42
Speaker A
consommation, d'évolution des modes d'achat des Français. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur le sujet, vous qui suivez de près ces comportements en tant que panéliste ? Oui. Alors euh ben écoutez, c'est vrai que c'est important de comprendre ce qui se passe sur le
73:55
Speaker A
secteur de la conso et les marchés parce que ça explique aussi tous les mouvements de concentration que vous avez évoqué. Euh on va dire que globalement dans notre pays, la consommation dans son ensemble est pas très dynamique et la consommation
74:06
Speaker A
alimentaire va avec. Il y a des raisons, je dirais très structurelles qui expliquent le fait que la consommation soit pas extrêmement dynamique. Déjà notre démographie, on a une population qui progresse mais qui progresse de moins en moins vite et puis il y a
74:20
Speaker A
certains endroits du territoire, on est déjà en déprise démographique. On a ensuite un gros sujet environnement qui engage quand même à une forme de sobriété, hein. Et puis on va dire aussi pour la santé, on a de plus en plus de
74:35
Speaker A
maladies liées à la manière de s'alimenter qui engag à une forme de vigilance sur ce que l'on consomme, les quantités, les types d'aliments. Et puis l'inflation de manière plus récente, très forte hein, on l'a dit à plusieurs reprises, mais c'est des prix qui ont
74:49
Speaker A
augmenté de 20 % ces dernières années et qui donc ont obligé les Français à faire des arbitrages, y compris aussi sur les quantités alimentaires. un marché qui n'est pas dynamique en volume et la complexité qui va s'ajouter pour le
75:04
Speaker A
secteur de la grande distribution, c'est que on a de plus en plus d'acteurs sur l'alimentation. On a le secteur de la restauration à une avec une vraie dynamique des acteurs notamment de la restauration qu'on appelle snacking hein, de plus en plus d'enseignes. On a
75:19
Speaker A
aussi une forte dynamique du côté des commerces traditionnels de bouche depuis le Covid, dynamique aussi du côté des enseignes spécialisées. Et donc quand on regarde un peu les dépenses alimentaires des Français, comment elles se répartissent entre tous ces canaux, bah
75:33
Speaker A
ce que l'on peut voir sur les cinq dernières années, c'est que la grande distribution, elle perd en fait de de la part de portefeuille dans les dépenses alimentaires des Français.
75:42
Speaker A
Donc forcément, à un moment donné, ça exerce une forme de tension, hein. On estime que la grande distribution aujourd'hui dans les dépenses alimentaires des Français incluant la restauration, c'est à peu près 55 %.
75:52
Speaker A
C'était 57,5 % 5 ans en arrière. Donc on peut se dire à travers ça que la grande distribution a perdu ou en tout cas n'a pas gagné 8 milliards d'euros. Voilà, donc on est sur un contexte qui est
76:04
Speaker A
tendu de manière générale, encore plus pour la grande distribution. Et puis vous p on peut ajouter à cela que on a un secteur de la grande distribution qui à l'échelle de la dernière décennie a c'est aussi beaucoup fragmenté en son
76:17
Speaker A
sein puisque le le duo historique hyper et supermarché qui 10 ans en arrière faisait 75 % du chiffre d'affaires de la grande distribution à peu près, bah aujourd'hui c'est 66 %. Donc il pèse moins et ça se fait.
76:31
Speaker A
à la faveur d'autres canaux de distribution comme le drive, comme la proximité ou encore les enseignes les enseignes de disco. Donc voilà, contexte de consommation tendue qui va expliquer les concentrations que l'on a vu. Il est vrai que quand on regarde vers l'avant
76:47
Speaker A
et qu'on se dit comment les choses peuvent évoluer, ça va pas s'améliorer. Parce que ce que j'évoque comme étant la démographie ou le sujet environnement ou la chasse au gaspillage hein, la chasse au gaspillage alimentaire, on jette plus
76:59
Speaker A
de 20 kg par personne par an d'alimentation. Ça c'est un vrai sujet pour les Français. Ils veulent réduire ça parce qu'à la fois ça leur fait faire des économies et puis à la fois c'est bon pour l'environnement. Si on divise
77:10
Speaker A
ça par deux, la consommation alimentaire, elle va elle va baisser très fort. Donc voilà, le ce qu'il y a devant n'est pas non plus extrêmement positif.
77:20
Speaker A
Merci Émilie G. LSA produit régulièrement des études consommateurs. Oui. Euh est-ce que vous est-ce que vous observez les mêmes tendance que celles qui ont été mentionnées par Émilie ?
77:32
Speaker A
parce que vous avez des éléments sur ben en gros la fragmentation de la des achats des consommateurs entre les différents types d'enseignes ou les ou un report de la consommation euh des grandes surfaces des très grandes surfaces vers d'autres modes
77:49
Speaker A
d'autres modes de consommation. On produit régulièrement avec des des instituts des effectivement des études des baromètres sur la consommation la consommation des français sur le pouvoir d'achat des Français notamment. on en a publié un dernièrement euh qui traduisait après une amélioration euh
78:04
Speaker A
une nouvelle dégradation finalement de la perception un de la perception du pouvoir d'achat et un de la volonté d'acheter dans les dans les mois à venir lié au contexte qui est quand même assez tendu, on va dire le contexte
78:15
Speaker A
géopolitique. On a quand même une succession de crise depuis depuis des mois et je parle pas des des des dernières et et donc ça ça forcément ça impacte un peu sur sur sur les dépenses et la manière de consommer. Juste par
78:29
Speaker A
rapport à ce que disait euh Émilie, la distribution alimentaire paradoxalement depuis 6 mois se porte pas si mal.
78:35
Speaker A
C'est-à-dire qu' en en chif d'affaires, il y a une légère progression. Alors peut-être qu'elle se tasse depuis euh quelques semaines, mais il y a une légère progression. Il y a eu il y a eu des difficultés euh dans les deux ou
78:44
Speaker A
trois années euh précédentes, mais il y a une légère progression et les volumes les volumes commencent finalement à à à à retrouver du un peu d'alent. Mais le contraste, on le voit surtout sur le nonalimentaire où là il y a vraiment des
78:56
Speaker A
il y a vraiment des phénomènes de déconsommation. Il y a des phénomènes de concurrence très important avec des nouveaux circuits. Enfin, on appelle ça des nouveaux circuits mais ils existent depuis déjà une dizaine d'années. Les actions, les normoles, les spécialistes
79:09
Speaker A
aussi de l'alimentaire qui viennent concurrencer les distributeurs qu'on appelle les distributeurs généralistes, he les Auchamp, les Carrefour, les Lecler, ceux qu'on connaît chez qui on va faire de courses et qui sont devenus des concurrents redoutables et qui viennent créer de l'incertitude
79:21
Speaker A
finalement. chez ces acteurs traditionnels. Donc il y a pas que les consommateurs qui sont dans la certitude, il y a aussi les distributeurs qui sont un peu dans l'incertitude et qui se doivent d'évoluer. Ça explique aussi les mouvements de concentration auquels on
79:33
Speaker A
assiste. Et ça c'est pour la consommation. Je pense qu'ussi il y a une véritable inquiétude sur les marges du côté des distributeurs. C'est des J'entendais tout à l'heure les industriels parlaient de des des sujets de marge, mais la distribution aussi
79:46
Speaker A
travaille avec des marges assez faibles et donc le moindre contre-coup, le moindre à coup dans la consommation peut jouer sur la rentabilité à terme et il y a un vrai souci là-dessus. Donc tout ça, ce mélan, ça contribue effectivement à
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Speaker A
ces mouvements euh de concentration, de repositionnement puisqueil y aussi des repositionnement. Il y a pas que de la concentration. Je pense qu'on en parlera euh on en parlera un peu plus tard.
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Speaker A
Voilà. Pour pour rebondir sur euh sur ce que vous venez de dire, est-ce que justement on entre ces différents formats, on observe un un un report ? Donc vous mentionniez les les les nouveaux spécialistes ou le niveau nouveau type d'enseigne
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Speaker A
notamment discount. Euh est-ce que ça ça explique en partie les difficultés que certains groupes ont pu connaître et qui ont pu qui ont pu conduire à cette restructuration qu'on a qu'on voit dans le secteur aujourd'hui les deux groupes qui connaissent les
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Speaker A
plus grandes restructurations, c'est Casino et et Auchamp puisque Auchamp est aussi en difficulté même s'ils ont racheté une partie des des magasins des magasins casinos en tout cas les deux grands groupes et c'est pas seulement lié à ce phénomène là, il y a aussi des
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Speaker A
problèmes de positionnement de gestion intrasec intrasec à ces groupes là. Mais effectivement euh la partie non alimentaire des hypermarchés et notamment là ça concerne au champ est très très attaquée. Alors là peut-être que il mini a quelques chiffres, je même pas beaucoup peut-être
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Speaker A
là-dessus mais elle est très attaquée par ces nouveaux ces nouveaux concurrents. On appelle ça ces nouveaux barbares. Certains certains experts appellent ça des nouveaux barbares qui viennent prendre d'abord tous les spécialistes de l'électrodomestique, tous les spanistes de de l'électronique
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Speaker A
qui viennent prendre des parts de marché. Mais ça c'est historique hein, ça fait une vingtaine d'années et aujourd'hui le chif d'affaires réalisé par les hyper en en non alimentaire, c'est consid considérablement réduit.
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Speaker A
Considérabement réduit. Donc ça explique aussi la volonté de se repositionner. Sur casino, c'est un peu différent. La partie hypermarché de casino était pas euh la plus dominante, mais euh ça a contribué beaucoup aux difficultés qu'on qui a connu l'enseigne et qui entraîner
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Speaker A
la restructuration qu'on a connu. Euh le PDG, enfin le DG directeur général de casino était récemment une de nos conférences consacrées aux stratégies commerciales. Il a rappelé que depuis son arrivée, il avait quand même fermé ou cédé 1600 magasins, donc en moins
82:00
Speaker A
d'un an et demi. Alors, c'est un groupe qui pèse qui représentait à peu près 8000 8000 magasins puisqu'il y a beaucoup de magasins de proximité dans cet ensemble. Mais c'est colossal en fait. On vit des des changements assez
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Speaker A
majeurs en ce moment. Milie sur cet aspect euh baisse des ventes dans le non alimentaire euh chez les grands distributeurs, vous avez des éléments euh que vous avez observés dans dans vos données ?
82:25
Speaker A
Oui. Bah effectivement, Jérôme le rappeler, ça fait une vingtaine d'années hein que le la grande distribution est attaquée vraiment très fort sur le non alimentaire. Ça a commencé avec Amazon et puis après on a eu toutes les enseignes de déstockage et puis
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Speaker A
maintenant c'est les Chines et Temmou qui jouent aussi leur rôle hein dans leur dans la décroissance. Le chiffre d'affaires du données alimentaire de la grande distribution sur les 10 dernières années c'est - 20 %. Donc forcément c'est important et plus on va être dans
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Speaker A
un hypermarché de grande taille, plus le non alimentaire va représenter une part importante du magasin et donc plus ça va être un sujet en fait pour la rentabilité de l'ensemble du point de vente.
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Speaker A
Si je peux ajouter quelque chose pour des même pour des petits supermarchés ruraux où le où le non alimentaire peut être important, le textile, le jouet peuvent jouer des rôles importants notamment dans le saisonnier.
83:10
Speaker A
Effectivement, les percés de Temu ou de Chine sont des vrais problèmes et c'est pas étonnant que certains patrons de la distribution aient pris le lead sur le le combat contre ces ces nouveaux ces nouveaux concurrents. Voilà, notamment Casino et notamment Super enfin
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Speaker A
Coopérative VU pardon. Merci Judith, je me tourne vers vous. C'est donc ces changements de mode de consommation évidemment des conséquences importantes pour les distributeurs quoi.
83:37
Speaker A
On comprend que une partie des ventes disparaisse vers de de de nouveaux acteurs. Euh donc pour ces distributeurs que vous représentez, quelles sont bah les conséquences qu'on observe en terme de en terme de rentabilité ou de difficulté et comment les acteurs réagissent à ces
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Speaker A
changements ? Est-ce que c'est c'est vraiment ces phénomènes qui expliquent cette concentration et va-t-on vers vers quelque chose qui qui qui qui est inévitablement va concentrer encore plus au secteur ?
84:08
Speaker A
Alors moi je pense qu'il faut d'abord dire que enfin Émilie l'a euh l'a l'a dit, c'est un secteur qui est quand même sous contrainte depuis de nombreuses années mais le temps se raccourcit considérablement. On on est vraiment dans une accélération des
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Speaker A
transformations, des transitions déjà euh par l'habitude du consommateur qui fluctue énormément. Le consommateur après Covid, il est devenu nomade, il télétravail, il mange à l'extérieur, il est devenu volatile, il est devenu il est pas très fidèle puis il va au moins
84:46
Speaker A
dans neuf enseignes différentes. Il est évidemment devenu numérique et on voit que ce consommateur et bien il change vite et il s'adapte très vite à l'offre euh qui est possible. Ce qui fait que par exemple sur la bio, l'agriculture
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Speaker A
bio, enfin le les produits bio qui étaient en chute, hop, ça ça redémarre. Et tout ça euh ça voilà, ça appelle de la part de de la grande distribution une très grande agilité. il faut pouvoir suivre ces comportements qui bougent
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Speaker A
beaucoup et cette ce secteur qui est en pleine mutation numérique environnementale et qui appelle aussi de nouvelles compétences en fait.
85:35
Speaker A
Donc dans les stratégies mises en place, il y a effectivement cette dimension de concentration et on verra pourquoi ça a des avantages, mais ça ne peut pas être la seule solution à cet environnement qui est en constance en constante mouvance.
85:53
Speaker A
Donc il il faut de l'agilité, il faut de l'innovation, il faut multiplier les services diversifiés tout en étant un secteur, vous l'avez dit Émilie, qui est sous contrainte depuis de nombreuses années, mais aussi c'est un secteur qui est
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Speaker A
quand même assez malmené en fait, malmené d'un point de vue fiscal puisque tout cumulé si on regarde le secteur de la la grande dision commerce On a l'impôt de production qui pèse pour 67 % tandis que le reste dans l'économie
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Speaker A
c'est 44 %. Et on a aussi un secteur sur lequel il y a un énorme poids juridique en fait plus que le reste de l'économie avec vous l'avez dit une multiplication de de lois ces dernières années. Donc on sent
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Speaker A
bien qu'il y a tout un contexte qui oblige à être extrêmement réactif. On va voir effectivement que la concentration c'est une réponse mais ce ne sera pas la seule.
86:58
Speaker A
Merci. Alors, on va pouvoir basculer justement sur ce thème de des des évolutions récentes et de cette restructuration du secteur ou de ou des réorientations que certains que que certains distributeurs peuvent faire.
87:12
Speaker A
Euh, j'ai déjà mentionné les nombreux changements d'enseignes qu'on a observé ces derniers mois. Jérôme, comment est-ce que vous voyez les évolutions pour certains des acteurs qui n'ont qui ont peut-être été moins présents dans ces restructurations quoi.
87:26
Speaker A
Lecler est reprend une partie des magasins Colreut mais dans un nombre limité et a été très peu présent n'a pas été présent dans les autres opérations. Coopérative non plus. Casino doit forcément se réinventer après avoir abandonné le le le segment
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Speaker A
supermarché hypermarché. Donc est-ce que comment est-ce que vous voyez ces évolutions ? Et et et qu'est-ce que vos chiffres montrent dans les dans les dans les évolutions récentes de ces de ces acteurs ?
87:55
Speaker A
Alors, je reviens sur ce que disait Judit, l'accélération c'est plus qu'une accélération. On vient de vivre de années complètement dingue. Non mais faut être je parle un peu crument. Il y a eu 900 magasins qui ont changé de
88:06
Speaker A
main. Ça s'est jamais vu. Si vous recalculez ça à peu près en part de marché, je le fais à la louche, c'est 8 points de part de marché qu'on changé de main. Il faut imaginer que quand on perd
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Speaker A
ou qu'on gagne 01 points de part de marché dans les états majeurs de la distribution, on fait on met le champagne au frais. Donc là, on est vraiment dans un truc qui n'est jamais arrivé. Enfin, moi de ça fait 25 ans que
88:25
Speaker A
je suis secteur, je pense qu' depuis un peu moins longtemps que moi, mais c'est quelque chose qui qui est vraiment tout à fait nouveau. Et alors, il y a des acteurs qui ont joué qui ont beaucoup joué. Donc des acteurs qui ont joué,
88:34
Speaker A
c'est Intermarché, c'est Auchamp, c'est Carrefour avec, faut pas oublier quand même le rachat de de Coramatch qui qui était un très gros rachat. qui leur a rapporté plus de deux points de part de marché. Donc voilà, ces acteurs-là ont
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Speaker A
joué. Il y en a d'autres qui ont moins joué mais qui essayent de de de jouer avec leur carte. Lecler par exemple effectivement n'a pas participé à ces mouvements de concentration, du moins directement à récupérer quelques magasins qui devaient l'être parce que
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Speaker A
parce que l'autorité a joué son rôle et parfois a demandé à qui a des sessions parce que aussi ils ont récupéré un certain nombre de magasins Colreut. Donc à récupérer un peu de magasin et surtout euh essaie de jouer une autre carte.
89:12
Speaker A
C'est-à-dire que eux plutôt que la carte de la concentration, ils jouent la carte de la croissance de nouveaux marchés.
89:18
Speaker A
Pour le coup, ils ont euh du développement dans des magasins spécialisés. Ils continuent à croire au nonalimentaires à travers le voyage, à travers le sport, le bricolage qu'ils essaient de développer. la culture, c'est le deuxième acteur de la culture
89:32
Speaker A
et ils essayent de se développer sur de nouveaux terrains sur lesquels ils étaient pas, c'est-à-dire le centreville avec une enseigne leclaire express dont ils espèrent beaucoup dans les dans les mois et les et les années à venir.
89:43
Speaker A
Casino qui s'est totalement restructuré, qui a abandonné son parc de magasin classique, c'est-à-dire hyper et supermarché, s'oriente de plus en plus un vers la proxy. était déjà son métier principal, mais une proxy beaucoup plus axée sur la restauration veut se réinventer. Alors
90:01
Speaker A
est-ce qu'ils y arriveront ? C'est autre chose mais annonce demain dans 10 ans faire la moitié de son chif d'affair avec la restauration et le snacking alors qu'aujourd'hui ils en font 7 ou 8 % ce qui serait vraiment une révolution
90:11
Speaker A
euh presque copernicienne pour pour le modèle. Euh voilà et et il y a d'autres enseignes qui jouent euh qui jouent aussi leur cartes. Système a très bien joué sa carte également. enfin coopérative vu puisqu'ils sont rebaptisés cette année, j'ai encore du
90:24
Speaker A
mal à passer sous ce nouveau vocable. Ça correspond bien à leur mentalité hein. C'est un groupement de commerçants coopératifs. Très bien joué sa carte.
90:32
Speaker A
Alors plutôt que de la concentration même s'ils ont racheté quelques magasins à leur nouvel allié Carrefour, il joue la carte de l'alliance des ralliments et donc ils rallent ils ont rallé pas mal d'indépendants et ils ont surtout rallé
90:43
Speaker A
un très très gros indépendant qui est le groupe Chiver, le groupe familial Schiver qui est plutôt dans l'est de la France qui était un partenaire d'OC et qui les a rejoint. qui leur a fait gagner presque un point de part de
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Speaker A
marché 08 points à un point. Voilà. Et euh et on comprend bien que eux ils veulent jouer la carte de fédérer finalement les indépendants français. Il y a encore beaucoup de petits groupes indépendants de distribution en France qu'on connaît pas forcément qui sont
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Speaker A
sous le radar mais qui additionn peuvent constituer une jolie part de marché. Et ils ont joué aussi la carte de la concentration des achats. Ça sera peut-être mon dernier mon dernier point puisqu'ils sont ralliés avec à à Carrefour. à travers une centrale à la
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Speaker A
fois française et européenne qui est Concordice. Euh, ils sont revenus d'ailleurs hein puisque ils étaient déjà alliés il y a quelques années. Ils sont séparés, ils sont revenus. C'est un peu des histoires d'amour et de désamour hein, les centrales d'achat. Voilà. Donc
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Speaker A
a il y a cette alliance là et il faut pas oublier en fait dans cette question de la concentration et du changement les trois méga structures d'achat qui sont en train de se constituer en France aujourd'hui. Donc j'ai parlé de
91:47
Speaker A
Concordice avec U et et Carrefour. dans le deal de vente de des magasins casinos à Auchamp et Intermarché, il y avait un accord d'achat qui est un accord d'achat très nouveau parce que d'habitude on s'allie pour de ou 3 ans,
92:01
Speaker A
là ils sont alliés pour 10 ans, ils ont mis des MDD dedans, ils ont mis des services enf ils ont mis des choses qu'on qu'on n'achetait pas en commun avant. Euh Concordis aussi, c'est assez nouveau, hein, c'est une centrale
92:11
Speaker A
d'achat et de services au niveau français et européen. Je vais pas rentrer dans les détails, mais voilà, on a on a trois méga structures d'achat aujourd'hui qui pès 90 % du marché sur lesquels il va falloir pivoter, il va
92:21
Speaker A
falloir s'adapter. Voilà pour le contexte. Alors juste pour rebondir sur la partie avale et des réorganisations, vous mentionniez euh le ralliment de chiver euh à Coopérative VU euh donc de ces gros indépendants euh qui peuvent être affiliés à à différents
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Speaker A
groupes h euh de ces gros indépendants aujourd'hui vous on on combien est-ce qu'on pense qu'il en reste ? Et ça c'est une très bonne question. C'est une question sur lequelle onquelle on enquê et en gros. Quelle est la part de marché
92:51
Speaker A
qui serait susceptible encore de de de bouger euh si ces gens-là décid de de raller d'autres groupes ?
92:58
Speaker A
Si on regarde les parts de marché des meilleurs panels euh là les trois les trois structures, elles pèsent 89 % du marché. Donc il reste 11 % mais il y a aussi Lidl et Aldi qui sont dans le tas. Donc il en reste plus que 3 %.
93:11
Speaker A
Alors ici, je pensais plutôt vraiment aux indépendants types chiver qui échappent mais ils échappent pas au radar qui étaient alors qui échappent pas au radar qui qui était dans le groupe au champ en partie au moins pour les
93:20
Speaker A
hypermarchés qui pourrait switcher d'un groupe à l'autre qui pourrait switcher d'un groupe à l'autre qui sont sous une enseigne déjà mentionnée mais il y a Roka par exemple qui avait changé dans on en a pas parlé dans les
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Speaker A
mouvements d'enseigne mais il y a Roka aussi he qui était le le franchisé corse de casino qui est passé au champ voilà mais il y a il y a je pense une quinzaine ou une vingtaine de petits groupes comme ça en France
93:40
Speaker A
facile qui pourrait alors de taille différente mais c'est du 20 30 40 50 millions d'euros d'achat qui pourrait passer d'une main à l'autre. Chez Intermarché, il y a de plus en plus de de d'indépendants, on en a pas beaucoup
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Speaker A
parlé mais qui pèsent qui ont 5 6 voire 10 magasins. Chez chez U c'est un peu différent, c'est plus des petites structures, mais ils rallent ils ont rallé Cop Atlantique avant de raller Chiver. C'était l'exemple d'ailleurs qui a permis à à
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Speaker A
Chiver de montrer que c'était possible d'intégrer cette coopérative malgré la taille hein parce que en face d'eux ils ont des coopérateurs qui pèsent 40 50 millions d'euros maximum donc shiver arrivant avec son milliards un peu plus de chif d'affair c'était c'était un
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Speaker A
poids important donc il y a quand même je dirais allez c'est vraiment c'est vraiment une estimation à la louche donc vous m'en voudrez pas mais une vingtaine d'opérateurs qui pourraient switcher comme ça d'un d'un parc à l'autre et qui
94:30
Speaker A
vont jouer et c'est sûr que dans les années à venir ça va ça ça va bouger dans ce domaine là. Il y a aussi des masters franchisés très importants dans le groupe casino encore qui pourrai évoluer. Voilà, c'est rien n'est figé à
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Speaker A
l'heure d'aujourd'hui he c'est pas les les 2 ans qu'on a connu pourraient se doubler de nouvelles années de surprise.
94:49
Speaker A
Merci Jérôme Émilie, lors de nos discussions préparatoires, vous avez évoqué une étude Circana sur les effets en tout cas sur les suites des opérations récentes et l'impact que ça a pu avoir sur les magasins. Est-ce que vous pouvez
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Speaker A
nous en dire plus sur les sur les résultats de cette étude ? Oui. Alors déjà, je vais conforter ce qu'a dit Jérôme sur l'aspect absolument inédit et massif en fait de ces concentration hein. On était finalement le retail français était pas très
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Speaker A
concentré comparativement à nos voisins européens mais ça y est le je dire le paysage a quand même beaucoup changé.
95:22
Speaker A
Euh et euh en fait on a voulu savoir quel était l'impact sur la performance des magasins du fait de passer d'une enseigne à une autre. Alors déjà euh on l'évoquait un peu tout à l'heure, euh c'est vrai que quand on regarde sur 10
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Speaker A
ans, la consommation, elle est pas très dynamique et les volumes ne progresse pas en grande distribution, mais il se passe un petit quelque chose sur ce début d'année 2025. Alors, ça rattrape pas hein les mauvaises années, mais on
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Speaker A
voit quand même qu' un petit rebond de la consommation en volume et on a voulu comprendre est-ce que quelque part cette optimisation du secteur de la grande distribution avec ces changements d'enseigne bah contribuait à ce petit mieux que l'on observe sur les volumes ?
96:01
Speaker A
Et la réponse est oui. En fait, on a travaillé sur alors on a pris des des changements d'enseigne sur lesquels on avait au moins 9 mois de recul hein pour pouvoir être certain de l'effet que l'on annonce. Et donc on a étudié à peu près
96:13
Speaker A
250 points de vente qui ont changé d'enseigne au cours de la dernière année et donc on a comparé leur performance par rapport à des points de vente qui n'avaient pas changé d'enseigne. Et en fait c'est très clair, c'est-à-dire
96:24
Speaker A
qu'on observe euh des ventes volume qui augmentent de 14 % plus vite dans les magasins qui ont changé d'enseigne comparativement à des magasins qui sont restés à même enseigne.
96:37
Speaker A
En chiffre d'affaires, on descend à 6 % parce que le changement d'enseigne s'est accompagné d'un repositionnement à la baisse des prix. Donc on a un impact chiffre d'affaires qui est moins marqué que sur les ventes en unité. Mais
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Speaker A
clairement ce ce nouveau paysage de la distribution a insufflé de la dynamique et ça participe, ça n'explique pas tout le redressement des volumes que l'on voit cette année, mais ça participe de ce petit rebond de la consommation et du
97:03
Speaker A
fait que la grande distribution reprend un petit peu des positions sur les autres acteurs de l'alimentation que j'évoquais tout à l'heure. Donc les effets produits sont plutôt positifs et je pense que ça va s'accélérer. On en discutait tout à l'heure avec Géon parce
97:15
Speaker A
qu'il y a certaines enseignes qui ont donné la nouvelle enseigne mais qui ne sont pas allé au bout de l'installation du concept de l'enseigne. Et donc ça va forcément ramener un peu plus de croissance parce que faut dire que d'un point de vue
97:28
Speaker A
consommateur bah c'est des prix plus attractifs. C'est souvent des magasins qui ont été rénovés et qui vont continuer à l'être. Donc ça amène au-delà du prix bah de l'agréabilité dans la façon de faire ses courses. Et ça c'est important pour les Français.
97:41
Speaker A
Donc c'est plutôt vecteur de performance à date. Alors vous mentionniez un peu plusieurs effets en un sens. le le fait de changer d'enseigne et peut-être de quitter de de passer d'une enseigne qui était un peu en perte de vitesse à des enseignes qui
97:54
Speaker A
peuvent être qui sont peut-être plus dynamiques ou qui ont des formats qui plaisent plus aujourd'hui au consommateurs. vous mentionnez à la fin le la rénovation des magasins, le fait que bah c'est l'occasion de de changer un peu le le modèle du magasin.
98:12
Speaker A
Euh dans dans cette évolution dans cette évolution positive des ventes que vous observez, quel poids on pourrait accorder, quelle importance on peut accorder à chacun de ces deux à chacun de ces deux effets ? C'est compliqué parce que euh là, je vous livre un
98:27
Speaker A
résultat qui est tout en seigne confondu, hein. Euh donc dans certains points de vente, c'est plutôt euh le le le retour à des prix plus bas qui va être moteur de croissance. Parfois, ça va être un petit peu le prix mais plus
98:39
Speaker A
l'ambiance du magasin qui va être complètement revisité par rapport à un magasin qui était un peu à l'abandon.
98:44
Speaker A
Donc je ne saurais pas dire quel est le poids de chaque levier, mais c'est certain que parfois on a eu des repositionnements en prix qui sont forcément visible d'un point de vue consommateur et qui doivent apporter un peu de de dynamique dans la dans la
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Speaker A
consommation. Là-dessus, la plupart des enseignes, je rebondis là-dessus, la plupart des enseignes qui ont changé, qui ont racheté des magasins et qui ont changé d'abord, c'était souvent du parc casino, donc c'était des hypergéants et des et des supermarchés casino qui avaient des
99:11
Speaker A
performances au mètres carrés qui étaient quand même sans sans sans être dur pour casino qui était pas au niveau du marché. Donc globalement déjà le fait de passer dans une enseigne nouvelle ancienne mais nouvelle pour eux ça va
99:24
Speaker A
leur redonner euh les ramener à la moyenne du marché et ils espèrent avec des transformations à venir euh l'adopter. Donc il donne des chiffres en moyenne quand on va dire c'est la même chose pour Cora et Match avec avec
99:35
Speaker A
Carrefour, il donnent des chiffres de l'ordre de 20 % de croissance sur les magasins qu'ils ont transformés et un nouveau 20 à 30 % de croissance une fois que le magasin aura adopté les codes de la nouvelle enseigne qui vont avoir.
99:48
Speaker A
C'est des chiffres très généraux mais c'est quand même très important sur un parc de 800 magasins. Ça peut contribuer effectivement à une relance un peu du secteur par rapport à ses concurrents.
99:56
Speaker A
Donc ça ça a dévertu finalement la concentration. n'a pas que des euh que des problèmes. Alors, je dis sur ces sur ces réorganisations, on comprend que ça quand on entend de de ce qui vient d'être dit, que ça peut venir en partie
100:09
Speaker A
euh d'un positionnement peut-être inadapté de certaines de certaines enseignes pendant un moment de de magasins qui ont peut-être été laissés euh Émilie parlait de laisser à l'abandon, mais en tout cas qui ont qui ont peut-être connu moins d'investissement ou de remise de remise
100:27
Speaker A
à niveau pendant pendant quelques temps. Donc est-ce que est-ce que c'est ça l'explication principale des difficultés que certains groupes ont pu connaître et donc de la nécessité de de changer d'enseigne ou ou de revend de céder une partie des magasins ? Est-ce qu'il y a
100:42
Speaker A
quelque chose d'autre qui serait spécifique au secteur ? Est-ce qu'il y a une nécessité de réinventer le modèle parfois au moins pour certains formats ?
100:52
Speaker A
En fait, les propos me rassurent les proposier Girô me rassure globalement parce que c'est quand même ça relève de stratégie d'entreprise qui sont en recherche évidemment de relais de croissance de part de marché donc elles ne font pas au
101:05
Speaker A
hasard ces ces réflexions. Il faut savoir quand même que ces concentrations c'est pas nouveau. Ça a existé hein dans les années 90, ça existe dans les autres pays européens. C'est donc dans une entreprise, voilà, quand on a la tête
101:19
Speaker A
d'une entreprise de grande distribution, c'est une logique stratégique aussi. Donc et ça apporte ses fruits. Donc c'est c'est déjà un premier point très rassurant. Mais comme vous comme vous le dites, Thibau, il y a aussi de l'obligation, on l'a dit, par rapport à
101:36
Speaker A
tout cet environnement qui est en accélération, en mutation. Et euh parmi cette évolution extrêmement rapide, il y a toute la dimension normative, hein. J'en ai parlé tout à l'heure un petit peu. Aujourd'hui, si on fait le cumul euh des règles et des normes,
101:56
Speaker A
alors d'abord, il faut savoir que la France bat tous les records pour son secteur de la grande distribution. C'est pas moi qui le dit, c'est la Commission européenne qui dit que c'est la France qui cumule le plus de contraintes
102:09
Speaker A
normatives à la fois pour la la production et la la création l'installation d'entreprise dans la grande distribution.
102:19
Speaker A
Donc on a une cumulation de normes qui viennent demander des investissements. quand vous prenez la loi AGEC avec euh les les nouvelles contraintes posées euh alors elles sont multiples he sur les emballage, sur la reprise, sur euh sur
102:36
Speaker A
les sur l'entretien mais aussi demain sur sur le vrac. Quand vous prenez la loi climat résilience, quand vous prenez les ombrières imposées sur les les parkings, mais quand vous prenez aussi la loi sur le numérique, sur le contrôle
102:48
Speaker A
des plateformes numériques, tout ceci impose de toute façon euh des investissements. On estime qu'il faudrait doubler la part des investissements, c'est-à-dire passer à 5,5 milliards d'euros par an au niveau français. Et là au niveau aussi commission, la commission estime que
103:06
Speaker A
d'ici 2030 pour adapter le secteur de la grande distribution à tous ces enjeux normatif et toutes ces attentes, il faudrait prévoir 600 millions d'investissements.
103:16
Speaker A
Donc quand vous avez cet effet cumulatif d'un d'un secteur en mouvance sous contrainte certes, mais aussi parce que vous l'avez dit au début, tout bouge en terme de de consommateur, en terme de sa relation.
103:33
Speaker A
à à son magasin plus cette dimension normative dans les stratégies effectivement dans les stratégies foncières se pose à ce moment-là la question de du déjà là de savoir on ne peut pas notamment avec parmi dans toutes les normes le zéro
103:54
Speaker A
artificialisation net pardon le z qui contraint en fait tout nouvel aménagement qui interdit tout nouvel nouvel aménagement, ça pousse les entreprises à regarder ce qui existe déjà. Et quand on veut conquérir des part de marché, chercher des relais de
104:11
Speaker A
croissance, et bien on regarde les enseignes qui existent déjà et les enseignes éventuellement à la vente. Ça c'est une réponse à la fois ce poids d'investissement qui est demandé à ce secteur et à la fois aux contraintes foncières qui impliquent une de repenser
104:29
Speaker A
leur stratégie foncière. Donc est-ce que l'autorité doit s'attendre dans les prochains mois à revoir des nouvelles vagues de de changement d'enseigne ou de rapprochement arrivé devant puisque vous me tendez la perche sur les autorités les autorités de concurrence
104:43
Speaker A
française et et européennes je vais rebondir parce que tout ça est quand même sous contrôle. Ça a été très bien dit par votre président et votre et lors de la première table ronde, le l'autorité de contrôle, elle va regarder
104:57
Speaker A
toutes les opérations euh voilà au regard de la concurrence si cette ces opérations sont dans le respect en fait et en regardant évidemment la dynamique concurrentielle du secteur, les fournisseurs, les clients et cetera, tout ça est quand même extrêmement
105:15
Speaker A
contrôlé hein. Donc je je veux vraiment assister, je me permets de puisque vous venez sur la concurrence, on a un cadre très normé, très contrôlé sur ces concentrations. Vous l'avez dit, c'est 590 magasins qui ont changé d'enseigne très
105:34
Speaker A
récemment. Tout ceci a fait l'objet d'autorisation de l'autorité de la concurrence et certaines sous-conditions notamment de de revente en fait de revente de 25 magasins parce que il faut pouvoir maintenir en fait s'assurer du rétablissement d'une concurrence effective localement.
106:00
Speaker A
Donc tout est bien contrôlé. Est-ce qu'il y aura d'autres mouvements ? En tout cas, ça ça relève des stratégies de chacune des entreprises. Donc, je ne suis pas là pour commenter le leur propre stratégie. On comprend qu'il y a
106:13
Speaker A
une logique en terme de de business, de conduite d'un d'un PNL, enfin de de rentabilité et dans l'objectif bien sûr de de gagner des parts de marché mais pour répondre à un consommateur omnicalal qui change de modèle, vous
106:34
Speaker A
l'avez dit, qui avant aller dans l'hypermarché, maintenant il va un peu plus dans le supermarché où il demande le proxy qui va commander en ligne. qui va utiliser le drive mais qui est surtout déterminé à protéger son pouvoir
106:48
Speaker A
d'achat. Merci beaucoup. Passons au trisème thème et revenons sur le sujet de des concentrations à l'amont. Donc c'est ce que vous mentionniez Jérôme sur les rapprochements de de ces de ces méga centrales d'achat qui à 3 couvre 80 90 %
107:09
Speaker A
des achats des achats aujourd'hui. Euh donc le sujet a beaucoup été abordé dans la première table ronde mais l'idée ici est plus de de regarder vraiment le côté le le côté distributeur.
107:23
Speaker A
Donc Judite, je vais continuer avec vous. Euh comment comment est-ce que vous expliquez cette m cette volonté de massification des achats de de ces regroupements à l'achat ? Et quels effets voit-on à cette massification ? Il y a eu ce débat tout
107:41
Speaker A
à l'heure sur notamment sur la répercussion alors d'abord sur la réalité des baisses de prix euh à l'achat et euh sur la réalité des répercussions euh de ces baisses de prix au consommateur. Est-ce que vous avez des éléments à nous à nous apporter sur le
107:56
Speaker A
sujet ? Oui Tiba Alors, comme vous l'avez dit hein, j'en suis à mon 2e jour euh à la tête de la FCD et je ne viens pas de ce secteur.
108:05
Speaker A
Donc je vais essayer d'être très clair parce que moi aussi j'ai eu besoin de rentrer et de comprendre le sujet parce qu'il y a tellement de choses qui sont dites autour de ces centrales d'achat européennes et on sent qu'il y a
108:23
Speaker A
beaucoup de d'émotion, d'affect et et peut-être du coup de de subjectivité. Alors d'abord, moi je j'ai été étonné qu'on s'étonne qu'une entreprise que des entreprises cherchent à massifier les achats. Pour moi, la conduite d'une entreprise c'est d'interroger toutes ces
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Speaker A
lignes de charge et de réfléchir à comment on peut diminuer en fait les coûts et massifier un achat. Enfin, massifier des achats, c'est donc augmenter les volumes et pouvoir espérer diminuer le prix le prix unitaire. Il me semble que c'est ce que font bon nombre
109:05
Speaker A
de secteurs de l'économie. moi ayant été passé enfin passé dans différents secteurs et à la tête d'entreprise c'est une logique de massifier les achats en fait de de parfois donc mutualiser les achats. Pour moi, c'est un élément clé dans dans la chaîne
109:24
Speaker A
d'approvisionnement. Ça a été ça a été ébauché lors de la première table ronde par le représentant de de la Commission européenne.
109:37
Speaker A
Je pense que ces centrales d'achat européennes permettent de rééquilibrer les négociations commerciales. Je vais je vais m'expliquer un petit peu parce que le les mots sont forts. On a qui en face de qui ? On a effectivement les grands
109:56
Speaker A
distributeurs qui rejoignent ces centrales d'achat donc mutualisé en volume plus important et en face on a des multinationales.
110:06
Speaker A
On n'est pas face et ça c'est très important de le dire on n'est pas face aux ETI, aux PME aux coopératives agricoles françaises. On est face au ces 50 en fait multinational américaine européenne. Alors on peut les citer hein parmi ell il y a Nesle,
110:28
Speaker A
Unilever, Produr et Gumble, Colgget, Lactalis, Mandées, Ferrero, Kellox. Donc on est déjà euh dans un système de négociation commerciale tout à fait normal entre très grandes entreprise.
110:43
Speaker A
Et si on regarde ces multinationales et bien elles sont aujourd'hui en position dominante sur leur marché euh par rapport à leur poids.
110:55
Speaker A
Effectivement c'est 50 industriels. Si on regarde par exemple, j'ai quelques chiffres que je voudrais partager pour les elles sont en fait en dipôle, c'est très drôle. Elles sont en dipôle pour les compotes. Les deux premières marques et bien elles pèsent 92 % du chiffre
111:10
Speaker A
d'affaires sur l'ensemble des compotes. Pour les céréales, les deux premières marques pèsent 75 % et cetera. Donc on est face à quelques produits et quelques rayons. Et toutefois ce qu'il faut savoir c'est que la part négocié au niveau de ces centrales européennes ne
111:28
Speaker A
représente elle que 35 à 38 % du chiffre d'affaires global d'un distributeur. Ce qui veut dire qu'il reste 65 % 62 % acheté autrement ailleurs avec d'autres d'autres industriels.
111:46
Speaker A
Je répète, c'est central d'achat. C'est comme l'a dit, je vais venir le représentant de la Commission européenne, ce sont des outils absolument normals, logique d'avoir quand on engage des négociations commerciales à ce à ce type d'échelle en fait. Mais c'est normal
112:08
Speaker A
aussi que de part et d'autre, on arrive à comprendre hein que ces multinationales soient pas satisfaites de cette organisation parce que de part et d'autre de la table et bien on discute du prix et chacun essaie de préserver ses margenettes. À peu près 12
112:24
Speaker A
% pour ses industriels, 2 % pour pour la grande distribution. Donc on est déjà pas du tout dans le même équilibre de marge. Mais surtout l'idée c'est d'une meilleure répartition de la marge mais jusqu'au consommateur parce que vous l'avez dit tout à
112:41
Speaker A
l'heure, il ça a été dit l'importance c'est de répercuter le prix sur le consommateur. Tout ce qu'on arrivera à mieux négocier, c'est de le répercuter sur le consommateur. Et en fait, c'est là que de nouveau les autorités de la
112:57
Speaker A
concurrence, la la Commission européenne sont importante dans leur analyse et dans leur dans leur regard de ce qui se se passe parce que à plusieurs reprises, la Commission européenne a bien dit que dans le contexte en plus d'inflation,
113:18
Speaker A
ce ces primes mieux négociées étaient bien répercutés jusqu'au consommateur. Donc on avait aussi un avantage pour le consommateur et c'est pourquoi il l'a redit tout à l'heure, ce n'est pas anti concurrentiel. Au contraire en fait c'est pro concurrentiel. C'est pro
113:35
Speaker A
concurrentiel parce que aujourd'hui, il faut savoir que les multinationales, les industriels multinationales mettent en place des clauses qui sont qu'on appelle les contraintes d'approvisionnement territorial qui imposent en fait de négocier les produits par pays où vous les vendez. En
113:56
Speaker A
fait, ça revient à fragmenter le marché unique, le marché unique européen et de négocier comme ça par pays. Et on a des produits par exemple les couches Pampers ou les lingettes pampers qui sont vendus à des prix très différents d'un pays à
114:09
Speaker A
l'autre pour voilà la même unité. Et donc ces centrales européennes permettent de lutter contre ces tactiques commerciales de fragmentation du marché et ça c'est validé. par la commission, par les autorités de concurrence qui qui regardent.
114:30
Speaker A
Donc voilà, c'est important, il me semble, de redire les choses, la logique en fait d'une d'une négociation, le fait qu'on ne n'entraîne pas dans ces négociations des des coopératives agricoles et euh que tout ça est bien à la fois contrôlé
114:52
Speaker A
mais surtout répercuté et surtout pardon répercuté sur le consommateur. Alors, un des sujets euh donc vous vous avez mentionné 50 grands groupes euh un des sujets d'inquiétude et c'était euh c'était abordé dans les euh dans dans les décisions de de 2020 de
115:13
Speaker A
l'Autorité de la concurrence ou même dans les avis qu'on pu qu'ont pu être rendus il y a maintenant une dizaine d'années.
115:19
Speaker A
qu'il y a pas il y a pas d'anelle, il y a pas de de des décisions sur les sur les rapprochements très récents, mais plutôt sur la vague précédente quoi, sur la vague des rapprochements de 2018. Euh un des sujets d'inquiétude à l'époque,
115:32
Speaker A
c'était le fait quand même que ce pool d'industriel avec lesquels la négociation se faisait pouvait être aller un peu plus loin que ces 50 que ces 50 plus gros fournisseurs et qu'à force d'aller à 100 150 on ont commencé à voir à inclure un
115:53
Speaker A
certain nombre de d'entreprises de taille plus modeste Alors certes toujours importante mais euh et parfois moins multinationale.
116:05
Speaker A
Euh et un deuxième aspect était que euh ces centrales se multiplient. Alors Jérôme en parlait peut-être rebondir aussi euh sur le sujet. C'est ces centrales couvrent ces négociations avec les multinationales mais parfois aussi des appr des approvisionnements MDD ou
116:24
Speaker A
sur certains produits qui peuvent être des produits transformés. Et donc euh même si c'est pas directement des négociations avec les coopératives peuvent avoir un impact potentiellement à terme sur ces coopératives. Et donc c'est ce qui avait un petit peu euh à l'époque inquiété
116:42
Speaker A
l'autorité et conduit et et conduit les deux les les deux opérateurs concernés à à proposer des engagements et à réduire quelque part le périmètre de leur de leur négociation. que c'est des choses sur lesquelles on doit s'inquiéter dans les nouvelles dans les
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Speaker A
nouvelles structures qu'on a pu observer. Euh moi je dis il y a deux centrales en fait, il y a deux types de centrales. Il y a les euros centrales où effectivement on négocie avec alors il y a 50 pour une
117:09
Speaker A
et 40 pour l'autre. Lecler c'est qui est à peu près 40 et Concordice et les autres c'est à peu près 50 industriels.
117:15
Speaker A
C'est des très gros industriels. On a publié dernièrement l'interview d'un grand acheteur d'Eurocentral un des qui s'appelle John Luy Ferrari qui est le patron des vrais cpes qui explique bien c'est des négociations de gros face à des gros. Voilà. Donc euh ils ont
117:29
Speaker A
conscience des enjeux des deux côtés et ils sont suffisamment armés pour pouvoir faire des négociations à peu près cohérentes. Après, il y a des des des groupes de taille intermédiaire qui sont plus franco-français et qui sont négociés au niveau français là pour le
117:43
Speaker A
coup en essayant de respecter la la loi française. Moi, je je suis assez d'accord avec l'idée que c'est normal de négocier ces achats et d'essayer de se de les optimiser au mieux. Le truc c'est est-ce qu'on respecte la loi ou est-ce
117:54
Speaker A
qu'on respecte pas la loi. Là là j'ai pas de je peux pas me prononcer, je suis pas juge et je je ne rentre pas dans les détails. Moi pour moi c'est ça le sujet.
118:02
Speaker A
Et et après aussi ce qui est vrai dans les centrales qu'on voit arriver aujourd'hui donc Aarel et et Concordis c'est qu'il y a ce volet à la fois Europe euh France et euh pour Orarel en tout cas MDD puisque Intermarché un des
118:16
Speaker A
partenaires d'oraritel est aussi un très gros fabricant de de marques de distributeur à travers gros mousquetaires qui pèse à peu près 4 milliards d'euros de chif d'affaires.
118:23
Speaker A
Donc c'est déjà une très très grosse entreprise. C'est le 10e industriel français pour vous le restituer. et et là aussi, pourquoi pas se dire quand on est allié, ben essayons de faire de mutual de mutualiser nos usines, de
118:37
Speaker A
mutualiser nos coûts d'emballage, nos nos coûts d'achat et cetera. Là encore, si la loi est respectée, je quoi. Je pense que ils ont tout à fait légitimité à le faire. Euh mais c'est vrai que c'est les les centrales
118:53
Speaker A
de on commence à avoir un périmètre de plus en plus élargi et aujourd'hui il y a aussi les services la négociation du retail media qui rentre aussi euh dans le jeu.
119:02
Speaker A
Le retail média c'est la nouvelle entre guillemets man euh des distributeurs qui vont vendre finalement des espaces à leurs industriels. Comme les industriels vont acheter de l'espace dans les télés ou ou sur le web et ben là ils iront
119:16
Speaker A
acheter de l'espace chez les distributeurs. ces espaces sont intéressants pour les marques. Encore une fois, je pense que c'est un jeu que les deux acteurs industriel et distributeur connaissent assez bien.
119:29
Speaker A
Donc voilà, j'aimerais qu' il faut faire attention à aux postures dans dans Zbal. C'est la loi qui est important.
119:37
Speaker A
Vous voulez réagir sur ce point ? Non non mais je je peux être que d'accord en fait. On on sent en plus que euh voilà ce ce ces postures viennent quand même parasiter le fond et on est on a quand même beaucoup de friture sur
119:55
Speaker A
la ligne quand on cherche à expliquer ces ces aiments là. Ce qui est clair en fait pour avoir déjà vécu un premier bureau avec avec les adhérences qui est clair puisqu'on on va parler peut-être 30 secondes des des
120:10
Speaker A
lois égalimes, c'est que aujourd'hui les distributeurs sont absolument en défense de la transparence de la de la sanctuarisation de la matière agricole, du prix de la matière agricole. Donc comme l'a dit Jérôme, les centrales d'achat national, c'est aussi un mouvement et il y a rien
120:35
Speaker A
de choquant dans une stratégie d'entreprise dès lors qu'on respecte la loi et je pense que c'est leur volonté absolue.
120:42
Speaker A
Et après après entre distributeurs, il y a des bas puisque Leclc par exemple n'a pas de enfin sa centrale d'achat à lui et à une centrale européenne et se refuse alors est-ce que c'est de la posture ou est-ce que c'est de la
120:52
Speaker A
philosophie économique à faire des centrales avec des alliés en disant parce qu'il trouvent peut-être pas d'alliés remarquez mais en disant euh s'allier aux achats au niveau français ça n'a pas l'intérêt c'est c'est contradictoire chacun va va être divergent dans son approche des achats
121:06
Speaker A
et dans sa stratégie d'achat ce qui se tient aussi encore une fois je pense que rien n'est condamnable sauf sauf si effectivement il y a des pratiques illégales et dans ce cas-là, il faut il faut sérir. Al Émilie, je vais rebondir
121:18
Speaker A
sur sur ce dernier point. Un un des sujets, c'est le marché se concentre à un moment pour les distributeurs, il faut trouver un moyen. Alors, surtout si on achète si on achète une grande part de de nos produits, donc je dis de parler de 30 à
121:37
Speaker A
40 % des achats mutualisés pour plusieurs enseignes. Donc si si on commence à acheter ces produits qui déjà en général sont les mêmes à des conditions qui vont se rapprocher en tracteur, la différenciation elle elle se fait de plus en plus sur
121:55
Speaker A
les marques de distributeur. dans cette optique, est-ce qu'il est logique de se regrouper à l'achat sur l'achat des sur l'achat justement de ces produits marque de distributeur ou où est-ce qu'il faut que les distributeurs trouvent un moyen de se différencier de
122:13
Speaker A
de leurs homologues sur le marché national ? C'est la là, on parle plutôt des regroupements sur le marché français, hein, ce que mentionnait ce que mentionnait Gérô. Mais comment est-ce que ces distributeurs trouve en gros le moyen d'avoir des offres un peu
122:25
Speaker A
plus personnalisées vis-à-vis de leur consommateur ? Alors, c'est un gros challenge, hein, pour la grande distribution de réussir à se euh à se différencier en fait, hein, parce que la grande distribution, c'est quand même construit à une époque où euh bah il y
122:39
Speaker A
avait quand même beaucoup de commun dans la consommation et euh c'était plutôt bénéfique, hein, d'avoir des assortiments qui euh étaient globalement communs dans la plupart des magasins.
122:49
Speaker A
Aujourd'hui, on l'a évoqué à plusieurs reprises. Il y a plus un consommateur, il y en a plein et la consommation se démoyennise énormément. Ce qui va expliquer aussi le fait que ces dernières années la grande distribution a perdu des clients au
123:04
Speaker A
profit d'autres canaux de d'achat de produits alimentaires. Parce que aujourd'hui celui qu'on appelle le shoppeur qui fait ses courses, bah il va aller chercher des produits qui lui sont très adaptés à des besoins qui sont de plus en plus spécifiques. Et quand
123:19
Speaker A
j'arrive dans un magasin, s'il est trop moyennis, c'està-dire si les assortiments ont été décidés nationalement et redescendus de la même manière dans l'ensemble des points de vente, bah il va faire ses courses puis il va pas voir grand-chose qui lui parle
123:30
Speaker A
à lui. D'où l'idée d'aller dans des commerces qui vont être plus spécifiques, plus pointus, adresser des cibles et prendre des parties. Donc la grande distribution a déjà amorcé ce travail de de différenciation et d'adaptation parce qu'on est dans un
123:44
Speaker A
pays, on se parle d'alimentation et on on est dans un pays avec une forte identité aussi lié aux différents territoires. Donc il y a énormément de façons de consommer différentes en France et la grande distribution a un intérêt économique aussi à aller quand
123:59
Speaker A
elle se trouve dans une certaine zone à adapter son offre aux spécificités de consommation de ce qu'on appelle sa zone de challandise. Donc il faut que la grande distribution trouve une manière de se différencier. Donc massification à l'amont, regroupement d'enseignes,
124:13
Speaker A
disparition de certaines, pourquoi pas ? Il faut trouver d'une manière ou d'une autre une façon de montrer au consommateur qu'on ne va pas s'adresser à lui toujours de la même manière et qu'on va répondre spécifiquement à ses besoins. Donc ça
124:26
Speaker A
peut être de la concentration d'enseigne mais finalement un opérateur de la distribution va avoir plusieurs enseignes avec différents noms pour adresser différents clients. Pourquoi pas ? ou alors comme le fait plutôt très bien le font plutôt très bien les
124:40
Speaker A
indépendants type le clair ou eu avoir des assortiments locaux très adapté aux spécificités de consommation de leur territoire. Donc ce différencier par la marque nationale et par la marque de distributeur c'est une je dirais un impératif pour que la grande
124:56
Speaker A
distribution sauvegarde ses positions voire en regagne sur le marché alimentaire. Merci. On arrive vers la fin de de notre table ronde. Euh je vous donner une minute à chacun pour pour conclure euh sur ce que vous voyez être potentiellement les perspectives
125:17
Speaker A
euh du secteur ou les sujets sur lesquels l'autorité devrait se pencher dans les mois ou ou années à venir.
125:24
Speaker A
Alors, je vais pas vous donner les sujets sur lesquels vous devez vous pencher. Je je vais commencer mais c'est juste qu'il y a deux choses qu'on a peut-être oublié dans la dans la concentration qui sont importantes, c'est que c'est à la fois et mais vous
125:34
Speaker A
l'avez dit un peu Judit quand vous avez parlé des annes, c'est à la fois offensif et défensif. C'est-à-dire que c'est offensif parce qu'ils ont besoin de gagner des parts de marché et cetera et c'est défensif parce qu'aujourd'hui ils ont plus de terrain pour se
125:46
Speaker A
développer. En tout cas, en grande surface alimentaire aujourd'hui, il y a plus de création quasiment en tout cas d'hyper. Et ce qu'on constate avec les concentrations, c'est contraire qu'il y a des hyper qui ferment aujourd'hui. Ça c'est la vraie première aussi des 10
125:56
Speaker A
dernières années. On avait jamais vu d'hyper fermé hein. Aujourd'hui, on enferme et puis il y en a qui sont vraiment qui il y en a d'autres qui vont fermer. Donc si on peut pronostiquer euh des choses, c'est qu'il y a des magasins
126:05
Speaker A
qui vont fermer. Il y a des formats qui se réinventent complètement. On parlait depuis très longtemps du fait que les hypermarchés allaient diminuer leur surface et cetera. Aujourd'hui, c'est une réalité. Carrefour a engagé le plan en silence. Euh mais on voit bien des
126:20
Speaker A
magasins qui sont en train de diminuer leur surface et qui sont ré euh réaloti avec du e-commerce, du micro, ce qu'on appelle du micro fulfillement pour faire du drive et cetera. Je vais pas rentrer dans les détails. Auchamp fait la même
126:32
Speaker A
chose. Il a engagé un plan de réduction de 70 magasins quasiment à 3 ans. Voilà.
126:37
Speaker A
Donc il y a il y a il y a à la fois du défensif et de l'offensif dans la concentration. Euh et puis si vous me demandez, je sais pas si c'était la question mais si ça va continuer ou pas,
126:48
Speaker A
oui, je pense que ça va continuer. Il y a encore des groupe euh dont la santé est fragile qui pourrait tenter de céder euh un ou deux euh pans de leur de leur activité pour euh aller se spécialiser
127:01
Speaker A
dans les domaines dans lesquels ils veulent vraiment aller. Je pense que là, on est encore dans un jeu où il va y avoir des mouvements dans les dans les mois ou les années à venir. En tout cas, le secteur bouriste de rumeur, ça c'est
127:10
Speaker A
sûr. Merci Jaum Éilie. Alors euh si on se parle de concentration là, c'est vrai qu'on a assisté, on l'a dit hein, à beaucoup de mouvements d'enseigne, mais tout ça était très au sein de la grande distribution. Euh on a des frontières en
127:24
Speaker A
terme de consommation alimentaire en tout cas qui se floutent de plus en plus entre le retail et la restauration. On pourrait peut-être imaginer des concentrations mais entre secteurs, entre des acteurs de la grande distribution et peut-être du secteur de
127:39
Speaker A
la restauration. En tout cas, ça pourrait bien adresser des attentes consommateurs qui sont de moins en moins sur des canaux de distribution mais sur des besoins à un moment de la journée de s'alimenter d'une certaine manière.
127:52
Speaker A
Merci Milie Judit. Oui, en une minute. Euh en fait, en fait voilà, on a beaucoup parlé de ces alliances, de ces concentrations. Donc j'aime beaucoup ce que vous avez dit, à la fois c'est offensif et défensif. En fait,
128:09
Speaker A
c'est en réaction à des contraintes, mais les contraintes sont aussi sources d'innovation. Et puis c'est aussi comment on gagne des parts de marché pour répondre d'abord à la crise du pouvoir d'achat et euh au coût de la vie
128:24
Speaker A
du qui reste la première préoccupation du consommateur. Moi, je pense comme vous que rien n'est enfin plus rien ne sera stable dans les dans les années à venir que les accélérations vont continuer. On a vu il y a 25 ans le la grande distribution et
128:43
Speaker A
bien c'est française c'est un modèle un modèle qui s'exportait qui dépassait bien sûr l'Europe et puis aujourd'hui dans les contextes les contextes géopolitiques ça enfin tu es même en Chine et ben partout à travers le monde on revient on se recontracte
128:58
Speaker A
sur le sur ce marché européen sur un marché français et donc c'est une contrainte de plus où il faut être encore plus innovant se différencier et je crois comme Émilie que demain l'économie servicielle, l'économie de la fonctionnalité va aussi venir vont aussi
129:14
Speaker A
venir percuter ce euh ce secteur. Merci beaucoup. Merci à tous les trois euh d'avoir pris part à cette table ronde. Euh je veux profiter de l'occasion bah pour remercier les t tous les intervenants euh de l'après-midi, donc de la première
129:29
Speaker A
et de la et de la deuxème table ronde et puis remercier nos auditeurs qui nous ont suivi tout l'après-midi. Vous pourrez prochainement retrouver les replay des deux tables rondes sur le site internet de l'autorité et sur YouTube. Merci à tous et bonne fin
129:47
Speaker A
d'après-midi. Merci. [Musique]
Topics:grande distributionautorité de la concurrenceproducteurs agricolestransformateursconcentration économiquepratiques anticoncurrentiellespouvoir d'achatinflationcoopération à l'achatdéveloppement durable

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