AFRIQUE DU SUD:LES CHAUFFEURS DE TAXI AU BORD DU DÉSESP… — Transcript

Analyse des conséquences économiques et sociales de l'expulsion des étrangers en Afrique du Sud, avec un focus sur les chauffeurs de taxi et les commerces fermés.

Key Takeaways

  • L'expulsion brutale des étrangers a des conséquences économiques graves pour les Sud-Africains eux-mêmes.
  • Le respect des lois d'immigration est important, mais la méthode d'expulsion est vivement critiquée.
  • La régularisation des étrangers sur place pourrait être une meilleure solution pour l'économie.
  • La présence des étrangers contribue significativement à l'activité économique locale.
  • Un équilibre entre contrôle migratoire et solidarité africaine est nécessaire pour la stabilité.

Summary

  • L'expulsion des étrangers perçus comme illégaux en Afrique du Sud a provoqué des violences et des pertes humaines.
  • Le modus operandi des expulsions, incluant matraquages et filages, a choqué de nombreux Africains.
  • Les chauffeurs de taxi et commerçants locaux subissent une forte baisse d'activité économique suite à ces expulsions.
  • Les magasins appartenant à des étrangers sont fermés, impactant négativement l'économie locale sud-africaine.
  • Certains soutiennent que les étrangers devraient être régularisés sur place plutôt que chassés.
  • Le gouvernement sud-africain est accusé d'implication ou d'inaction face aux violences et destructions.
  • Les étrangers détenaient des passeports mais souvent sans visa de travail valide, ce qui a motivé les arrestations.
  • Le débat soulève la question du respect des lois nationales versus la fraternité africaine.
  • Il est souligné que la présence légale des étrangers est essentielle pour la sécurité et l'économie.
  • La cohabitation pacifique et la régularisation administrative sont présentées comme des solutions nécessaires.

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Speaker A
Nous avons tous vu ce qui s'est passé en Afrique du Sud il y a quelque temps, où on demandait à plusieurs étrangers de quitter le pays. En effet, on a demandé à tous ceux qui sont perçus comme illégaux de quitter le territoire sud-africain. Nombreux Africains ne sont pas contents par rapport à ça parce que, premièrement, il n'y a aucun problème à demander aux gens qui sont illégaux de quitter le territoire. Mais ce qui a dérangé beaucoup de personnes, c'est le modus operandi. C'est les matraquages, les filages, les battages d'humains. Beaucoup de gens ont perdu leur vie, malheureusement. Nombreux ont été blessés et cela a dérangé les esprits de nombreux Africains. Alors, quand il y a une action, il y a toujours une réaction. Est-ce que le gouvernement sud-africain est impliqué dans cette histoire ? C'est une question très intéressante qu'on va se poser et on trouvera peut-être une réponse ici. Ici, on a des réactions sur l'Afrique du Sud. On va essayer de voir ici quelques éléments intéressants à travers lesquels on pourra tirer quelques conclusions et, en fin de compte, est-ce que le gouvernement sud-africain est impliqué dans cette histoire ?
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Speaker A
Suivant. L'activité est au plus bas, vraiment très bas. Il n'y a personne avant. Il nous fallait environ 5 ou 10 minutes pour charger la marchandise.
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Speaker A
Maintenant, cela prend 45 minutes. Nos efforts ne rapportent rien. C'est une très mauvaise journée sur le plan économique. Vous comprenez ? Nous ne gagnerons rien du tout.
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Speaker A
Si c'est juste pour venir voir les gens manifester sans en tirer le moindre bénéfice.
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Speaker A
Il y a les lois du pays. Bien sûr, nous devons respecter les règles et la législation en vigueur, mais à mon avis, la situation n'aurait pas dû être gérée de cette façon.
00:49
Speaker A
Les gouvernements auraient dû se réunir pour trouver une solution. Car chaque ressortissant étranger a son ambassade ici en Afrique du Sud. S'ils avaient pu être régularisés sur place, cela aurait été bien mieux que de les chasser.
01:05
Speaker A
S'ils retournent dans leur pays pour revenir ensuite avec les papiers nécessaires, tout rentrera dans l'ordre.
01:23
Speaker A
Mais nous allons continuer à souffrir car ils ne reviendront pas demain. Il leur faudra du temps pour régler leur situation administrative dans leur pays d'origine avant de revenir. Certains ne reviendront pas du tout.
01:31
Speaker A
On voit aussi des magasins fermés dans cette rue. Ce n'est pas un cas isolé, c'est la même chose partout. Cela signifie que nous ne possédons rien de tout cela. Ces magasins appartiennent à des étrangers. Sur le plan économique,
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Speaker A
nous, les Sud-Africains, allons en pâtir. Mais peut-être qu'à partir d'aujourd'hui, nous allons apprendre de cette situation. Comment reconstruire notre pays et comment assurer notre propre essor économique.
02:03
Speaker A
En Afrique du Sud, généralement, quand il y a des opportunités, on dit qu'il faut d'abord donner au Sud-Africain des opportunités avant d'importer une personne étrangère.
02:11
Speaker A
Very very difficult. C'est difficile. C'est très très difficile. Il y a plus de 15 voitures qui attendent depuis tôt ce matin. Je suis là depuis 4h du matin. Je n'ai toujours pas eu de course. C'est difficile. L'activité est en baisse.
02:31
Speaker A
Je pense aux nouveaux véhicules que nous avons achetés. On ne va pas y arriver. On ne va pas s'en sortir. On ne pourra pas payer les traites des véhicules. Si la situation reste telle qu'elle est, il n'y a plus d'activité. Ça va être difficile.
02:45
Speaker A
Il faut, il faut cohabiter avec les étrangers si nous voulons que nos économies redécollent.
02:59
Speaker A
Nous devons vivre avec eux. S'ils rentrent chez eux, il n'y aura plus d'activité ni d'investissement. Tous les magasins du quartier sont fermés. Où vont les gens ? La journée est très calme aujourd'hui.
03:09
Speaker A
Il n'y a aucune activité, absolument aucune. Les magasins sont fermés. Si vous regardez la rue, il n'y a personne qui circule.
03:31
Speaker A
Je pense donc que chaque étranger présent ici devrait essayer de contacter son ambassade en Afrique du Sud pour obtenir les documents nécessaires afin de permettre à l'économie de repartir. Ils ont beaucoup contribué, comme nous l'évoquions plus tôt.
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Speaker A
Tout est très calme ce matin. Ils ne sont plus là. Ce silence montre bien que nous avons besoin d'eux ici en règle et munis des documents appropriés pour que nous puissions redresser la situation.
03:59
Speaker A
Monsieur ici à Blacka qui n'a peur de rien s'est ouvert très ouvertement devant l'Afrique du Sud, disant que tout ce qui appartient au Ghanéen qui est détruit en Afrique du Sud doit être remboursé par le gouvernement sud-africain. Tout
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Speaker A
ce qu'il y a comme business, comme habitation, comme maison, comme propriété détruit par des Sud-Africains appartenant aux Ghanéens doit être remboursé par le gouvernement sud-africain. Bon, le gouvernement sud-africain ne s'est pas laissé faire. Ils ont réagi brutalement en disant, euh, d'ailleurs la majorité des choses que vous avez ici sont illégales. Alors ça a donné un peu l'impression, enfin, quand nous, on dit qu'il y a des choses qui nous appartiennent qui sont détruites dans votre pays et vous vous dites que la majorité des choses ici sont illégales. Quelle impression ça donne sur la position du gouvernement vis-à-vis de ce qui se passe ? Parce que normalement, si le gouvernement n'était pas impliqué, comme beaucoup de personnes le pensaient, le gouvernement dirait "OK, d'accord, on va faire une investigation pour voir ce qui a été détruit et, par rapport à ça, on pourra vous rembourser, n'est-ce pas ?" Ils avaient tous des passeports, leur visa était valide, mais ces visas ne leur
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Speaker A
permettaient pas de travailler. Ces passeports ne leur suffisent pas. Je comprends. Alors, nous avons pris contact avec eux.
04:53
Speaker A
Nous avons également mis en place un corridor de voyage car nous n'en avons pas pour ce pays. Président.
05:07
Speaker A
OK. On parle de tous ces Africains qui ont des boutiques et des épiceries en Afrique du Sud, qui ont des passeports.
05:17
Speaker A
Le monsieur qui est une autorité de police dit que ces personnes avaient des passeports. Ils avaient certainement des passeports parce qu'évidemment la télévision, on a dit que les gens qui ont été arrêtés avaient des passeports. Il dit oui, ils avaient des passeports, mais
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Speaker A
leurs passeports ne leur permettaient pas de travailler. Il n'y avait pas de visa de travail à l'intérieur. On a décidé de les arrêter. Vous savez, dans certains pays africains, on vous laisse travailler sans difficulté, comme en Ouganda, on ne vous contrôle pas trop. C'est vrai, s'ils viennent vers vous, c'est-à-dire qu'ils venaient vraiment vers vous. C'est qu'on vous avait ciblé, mais pour la plupart des cas, on vous remarque, on vous laisse passer.
05:40
Speaker A
Alors l'Afrique du Sud décide de vérifier tout le monde. Ont-ils raison ou tort ? Faut-il dire "bon voilà, il fallait laisser passer parce qu'ils sont africains, à tout le bazar, nous sommes frères" ou bien ont-ils réellement le droit d'appliquer leur loi parce que chaque pays est régi par des lois, n'est-ce pas ? Faut-il abandonner ou faire semblant qu'il n'y a pas de lois seulement parce qu'on est africain ? Bonne interrogation et surtout parce que vous leur avez aidé dans le passé. Bonne interrogation. Je suis très partagé à ce sujet. D'un côté, ce qui se passe est positif, je pense.
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Speaker A
Les immigrés doivent être en possession de papiers. C'est essentiel qu'ils soient identifiés, notamment pour des questions de sécurité et de criminalité.
06:02
Speaker A
Si moi, par exemple, je suis en règle alors qu'une autre personne ne l'est pas, cela représente une menace pour nous. Certes, ils apportent une contribution importante à l'économie, mais à mon avis, il est indispensable qu'ils soient présents en toute légalité.
06:11
Speaker A
Un Sud-Africain dit qu'il y a plusieurs étrangers qui commettent des crimes. Est-ce vrai ? Bah écoute, c'est évident, tout le monde commet des crimes. Il dit encore que ces personnes ne respectent pas la loi sud-africaine en vivant, y habitant, travaillant sans avoir des
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Speaker A
permis ou des documents. A-t-il raison ? Absolument. Mais est-ce une raison pour les expulser ? La loi sud-africaine dit qu'il faut expulser des gens quand ils font ce genre d...
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Speaker A
Le monsieur qui est une autorité de police dit que ces personnes avaient des passeports. Ils avaient certainement des passeports parce qu'évidemment la télévision, on a dit les gens qui ont été arrêtés avaient des passeports. Il dit oui, ils avaient des passeports mais
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Speaker A
leurs passeports ne leur permettaient pas de travailler. Il y avait pas de visa de travail à l'intérieur. On a décidé de les arrêter. Vous savez dans certains pays africains, on vous laisse travailler he sans sans sans difficulté comme l'Uganda, on ne vous contrôle pas
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Speaker A
trop. C'est vrai s'ils viennent vers vous, c'est-à-dire qu'ils venaient vraiment vers vous. C'est on vous avait ciblé mais pour la plupart des cas, on vous remarque, on vous laisse passer.
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Speaker A
Alors l'Afrique du Sud décide de vérifier tout le monde. On-il raison ou tort ? Faut-il dire bon voilà, il faut il fallait laisser passer parce qu'ils font ils sont africains à tout le bazar, nous sommes frères ou bien ont-ils
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Speaker A
réellement le droit d'appliquer leur loi parce que chaque pays est régi par des lois, n'est-ce pas ? Faut-il abandonner ou faire semblant qu'il y a pas de lois seulement parce qu'on est africain. Bon interrogation et surtout parce que vous
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Speaker A
leur avez aidé dans le passé. Bon interrogation. Je suis très partagé à ce sujet. D'un côté, ce qui se passe est positif, je pense.
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Speaker A
Les immigrés doivent être en possession de papiers. C'est essentiel qu'ils soient identifiés notamment pour des questions de sécurité et de criminalité.
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Speaker A
Si moi par exemple je suis en règle alors qu'une autre personne ne l'est pas, cela représente une menace pour nous. Certes, ils apportent une contribution importante à l'économie, mais à mon avis, il est indispensable qu'il soi présent en toute légalité.
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Speaker A
Sud-africain dit qu'il y a plusieurs étrangers qui commettent des crimes. Est-ce vrai ? Bah écoute, c'est évident, tout le monde commet des crimes. Il dit encore que ces personnes ne respectent pas la loi sud-africaine en vivant y habitant, travaillant sans avoir des
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Speaker A
permis ou des documents. A-t-il raison ? Absolument. Mais est-ce une raison pour les expulser ? La loi sud-africaine dit il faut expulser des gens quand ils font ce genre d'histoire. Les africains sont en colère parce qu'ils ont l'impression
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Speaker A
que l'Afrique du Sud trahit le panafricanisme en expulsant des gens. Bien que l'Afrique du Sud a raison sur le plan légal d'expulser ces gens.
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Speaker A
Faut-il respecter la loi ou faut-il respecter le panafricanisme ? Faites-moi savoir ce que vous en pensez, c'est toujours avec beaucoup de plaisir. God bless.
Topics:Afrique du Sudexpulsion étrangersimmigration illégalechauffeurs de taxiimpact économiqueviolencesrégularisationcommerce fermélois d'immigrationsolidarité africaine

Frequently Asked Questions

Pourquoi les étrangers ont-ils été expulsés d'Afrique du Sud ?

Ils ont été expulsés parce qu'ils étaient perçus comme illégaux, notamment sans visa de travail valide, ce qui est contraire à la législation sud-africaine.

Quel est l'impact économique de ces expulsions sur les Sud-Africains ?

Les expulsions ont entraîné une baisse d'activité économique, fermeture de commerces appartenant à des étrangers et difficultés financières pour les chauffeurs de taxi.

Le gouvernement sud-africain est-il responsable des violences lors des expulsions ?

Le gouvernement est accusé d'implication ou d'inaction face aux violences, mais la situation reste controversée avec des positions divergentes sur son rôle exact.

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