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Webinaire – Savoirs expérientiels et pair-aidance : des regards croisés pour nourrir le débat | CPAA

Webinaire sur les savoirs expérientiels et la pair-aidance en addictions, avec débats et perspectives professionnelles.

Key Takeaways

  • La pair-aidance est un atout majeur dans le champ des addictions et de la santé.
  • La définition et la place des pairs aidants restent à clarifier et à structurer.
  • L’éthique et la professionnalisation sont des enjeux cruciaux pour la reconnaissance et la sécurité des pratiques.
  • Les savoirs expérientiels des patients sont fondamentaux pour rééquilibrer la relation soignant-soigné.
  • Le collectif CPAA vise à être un lieu d’action, de réflexion et de promotion de la pair-aidance.

What the video covers

  • Présentation du collectif Pair-Aidance Addictions (CPAA) et de ses objectifs.
  • Définition et enjeux de la pair-aidance dans le champ des addictions et de la santé.
  • Intervention de Jean-Maxens Granier sur la place et le rôle des pairs aidants.
  • Présentation du modèle de Montréal par Luigi Flora et la notion de savoir expérientiel.
  • Discussion sur l’éthique de la pair-aidance avec Roxanne Maalon et Muriel Delie.
  • Enjeux de professionnalisation de la pair-aidance avec Alain Deour et Simon Reverc.
  • Perspectives et propositions futures avec Sandra Pinel et Aurélien 3.
  • Importance de l’intervision et de la posture des pairs aidants dans l’accompagnement.
  • Reconnaissance institutionnelle et formation des pairs aidants en France.
  • Ouverture sur des champs d’application variés comme la santé mentale et les violences conjugales.

Answers

Questions about this video

Qu'est-ce que la pair-aidance dans le contexte des addictions ?

La pair-aidance désigne l'accompagnement par des personnes ayant une expérience vécue des addictions, qui apportent un savoir expérientiel complémentaire aux professionnels de santé.

Quels sont les principaux enjeux abordés lors de ce webinaire ?

Les enjeux principaux sont la définition précise de la pair-aidance, son éthique, sa professionnalisation, la reconnaissance institutionnelle et l’intégration des savoirs expérientiels dans les pratiques.

Comment le collectif CPAA contribue-t-il au développement de la pair-aidance ?

Le collectif CPAA agit comme un lieu d'action et de réflexion, organisant des webinaires, favorisant les échanges entre acteurs, et promouvant la reconnaissance et la structuration de la pair-aidance dans le champ des addictions.

Full Transcript — Download SRT & Markdown

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Speaker A
Alors aujourd'hui, on va parler de savoir expérientiel et de pair et danse. Comme le nom l'indique, le collectif s'intéresse avant tout à ces questions qui sont des questions de plus en plus importantes. Aujourd'hui, on va parler, on va avoir quatre temps forts, hein,
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Speaker A
pour croiser les regards et nourrir le débat. Toutes vos questions sont bienvenues. N'hésitez pas à les poser dans le chat de ce webinaire YouTube. On les collectera et on y répondra juste à la fin de ce webinaire.
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Speaker A
Donc vous notez vos questions, n'ayez aucune crainte, elles seront lues et elles seront posées. Alors, je vais passer tout d'abord la parole à Jean-Maxens Granier qui est patient expert, qui est spécialiste des questions liées à l'usage des drogues,
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Speaker A
au savoir expérientiel. On y est. Et à la participation des usagers. Bienvenue Jean-Max, je te laisse la parole.
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Speaker A
Merci Françoise. Bienvenue à toutes et à tous à effectivement ce premier webinaire organisé par le collectif Pair et danse addiction et c'est une façon évidemment pour ce collectif de s'inscrire dans l'espace public et de, et de voilà,
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Speaker A
d'affirmer sa présence puisque notre premier conseil d'administration a eu lieu pas plus tard que mardi dernier. Donc je suis Jean-Max Granier, je suis membre de ce conseil d'administration du CPAA et je vais introduire brièvement nos propos et nos travaux autour de
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Speaker A
cette question de pair et danse. Donc comme vous le savez, sans doute, c'est un sujet extrêmement présent aujourd'hui dans le champ de la santé et dans le champ des addictions. C'est un sujet dont on discute. C'est un sujet
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Speaker A
sur lequel un certain nombre d'acteurs prennent des initiatives, euh, qui s'organisent dans le champ hospitalier, dans le champ médico-social. Il y a des filières, il y a des formations, il y a des pairs et patients, des patients experts, des
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Speaker A
médiateurs de santé, euh, qui exercent déjà cette profession. Donc il y a une forte présence et c'est plutôt une bonne nouvelle quand on pense que globalement la pairédence est un vrai atout en médecine et dans le champ des addictions
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Speaker A
en général. Cela dit, on voit aussi que cette efflorescence, elle n'est pas sans poser des questions et des difficultés à commencer par la définition même au fond de la pair, et c'est ça sera un des
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Speaker A
objets de ce séminaire. Euh, comment en cerner les contours, euh, comment définir ou redéfinir ou préciser euh ce que peut être cette place, euh, du pair, euh, du pair à enjeu parce que, euh, ce n'est pas simplement
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Speaker A
une question sémantique, hein, c'est aussi la place que nous occupons chacun qui peut être différente par rapport à des employeurs ou où est-ce qu'on est dans une logique bénévole dans le cadre de structure ou de manière plus
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Speaker A
individuelle. Quelle est la place exacte qu'on occupe avec d'autres acteurs du champ, les personnels de santé ? Quelle place on occupe vis-à-vis des patients, des personnes accueillies, euh, des gens à qui on apporte aussi ce savoir expérientiel et quel rôle on veut lui
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Speaker A
donner. C'est un peu ces questions-là que qu'on voudrait poser dans ce premier webinaire et qu'on se donne au fond comme un champ de réflexion pour notre collectif Pairédence Addiction. Euh voilà, donc c'est, c'est ces, c'est, c'est
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Speaker A
ces enjeux-là que je voudrais, euh, qu'on mette sur la table aujourd'hui. Merci, hein, de nous, de nous, de nous rejoindre et de, et de prendre part à ce webinaire.
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Speaker A
Donc il y aura, euh, comme l'a indiqué Françoise rapidement quatre moments, hein. Euh, quelque chose sur avec notre premier intervenant Luigi Flora sur la notion même de savoir expérientiel.
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Speaker A
Luigi est un des, des, des coconcepteurs du modèle de Montréal qui est quand même une des fondements de, de, de des enjeux, euh, de, de, de la place du patient et, et dans la pair, et puis
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Speaker A
ensuite on abordera avec Roxanne Maalon et Muriel Delie. Roxanne est, est pair et dente. Elle en dira plus sur la question de l'éthique, hein. C'est évidemment un enjeu très important au sein de, de, de la pair et danse,
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Speaker A
quelquefois sans doute pas assez abordé. En tout cas, nous on a souhaité le faire aujourd'hui avec Alain Deour et Simon Reverc. Les enjeux de professionnalisation, hein. La pairédence pour une part est née dans le cadre de l'entraide, du bénévolat, mais elle une
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Speaker A
des grandes tendances, c'est qu'elle se professionnalise et il y a des enjeux de place, de validation, de reconnaissance, de cadre, euh, qui soit sécurisant à la fois pour les pairs et dents et pour les institutions qui les emploient. Euh donc
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Speaker A
là aussi des enjeux, euh, importants et puis avec Sandra Pinel et Aurélien 3 qui est, euh, chercheur au GHU de Paris, on en, on en viendra à des perspectives, à des ouvertures, à des propositions pour demain. Donc voilà, quatre moments.
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Speaker A
Je, je, j'essaierai brièvement de vous proposer quelques éléments de synthèse à l'issue et puis Françoise reviendra vers nous avec aussi des, des, des questions que vous aurez eu le temps de poser via le dispositif Zoom et
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Speaker A
auquel les uns et les autres pourront, euh, essayer de, de, de répondre. Donc voilà, je suis vraiment très heureux de, de lancer, euh, ce, ce webinaire.
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Speaker A
C'est, euh, un peu une manière pour nous de porter sur les fonds baptismaux notre collectif, hein, qui se veut un lieu d'action et de réflexion sur la pair, et c'est pour ça que pour nous, c'était très important de commencer par poser
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Speaker A
sur la table cette question. Euh je vois que Françoise ne me fait pas les gros yeux. Donc ça veut dire que je suis toujours dans les temps et que je ne me perds pas dans les détails. Ce qui me
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Speaker A
permet de céder la parole à Luigi Flora qui est universitaire, chercheur et engagé depuis de nombreuses années sur une réflexion approfondie sur l'enjeu des savoirs expérientiels dans le champ de la médecine. Luigi, la parole.
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Speaker A
Dit. Ouais, tu l'as dit Luigi Flora. Merci Luigi d'être parmi nous, vraiment chercheur en sciences humaines et sociales, docteur en sciences de l'éducation et Jean-Maxens l'a dit, référence majeure du partenariat patient. On va cadrer qu'est-ce que c'est les savoirs expérientiels ?
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Speaker A
Alors merci Françoise, merci Jean-Maxens, merci à tout le groupe. Bonjour à tous, merci au collectif de cette invitation à introduire ce webinaire inaugural, si on peut dire, au cours duquel m'est donnée la responsabilité d'éclairer cette notion de savoir expérientiel
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Speaker A
des patients. C'est la fin du 20e siècle qui a vu en compte la parole des malades et de leurs proches avec au passage pas encore complètement d'ailleurs une approche paternaliste à une approche centrée sur le patient au sein de
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Speaker A
laquelle les préférences du patient étaient prises en compte. Ce siècle, le 21e de notre ère, a révélé un fait social, celui du savoir des malades. C'est ce que nous avons illustré avec Emmanuel Jouette et Olivier Lasvergnias en 2010
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Speaker A
avec la publication de la première note de synthèse sur la construction et la reconnaissance des savoirs expérientiels des patients et des interactions que ceci génère avec les différents intervenants du, des systèmes de santé, de leurs organisations.
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Speaker A
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un patient vivant avec plusieurs maladies chroniques depuis des décennies, un patient devenu chercheur en étudiant auprès et avec d'autres patients, tantinement réflexif, c'est-à-dire leur capacité à réfléchir sur leur vécu et aux apprentissages
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Speaker A
issus de ce vécu que dans les interactions générées de ce que peut s'organiser et se transmettre,
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Speaker A
ce que l'on nomme les savoirs expérientiels. Je suis un praticien chercheur qui parallèlement à ces observations a participé à la conception de plusieurs organisations qui justement mobilisent ou mobilisent ces savoirs expérientiels tant pour concevoir ces organisations qu'au cœur des actions qui y sont menées,
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Speaker A
comme par exemple la cité de la santé à la cité des sciences dans laquelle nous avons introduit les questionnements de santé dans un lieu culturel plus que dans un lieu de soin ou comme l'université des patients de Sorbonne
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Speaker A
université avec laquelle nous sommes emparés des possibilités offe
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Speaker A
avec la direction de collaboration partenaire à patient de la faculté de médecine à laquelle a fait référence Jean Maxens à partir du du modèle de Montréal qui a été créé puis du centre d'excellence du partenariat avec les patients et le public toujours basé à
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Speaker A
Montréal ou encore la première formation de péré dance en France sur la formation des médiateurs de santé paire coup conçu avec le centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé mentale Europe.
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Speaker A
Et puis plus récemment la conception et la création en fait du du centre national ressources et résilience, un groupe d'intérêt public souhaité par six ministères dans laquelle en fait la la mission est de d'approfondir la connaissance du psychotrauma et des
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Speaker A
pistes thérapeutiques plausibles et d'animer un réseau de de soins sur l'ensemble du territoire, c'est-à-dire l'hexagone et les domécemment encore le centre d'innovation du partenariat avec les patients et le public de la faculté de médecine de l'université Côte d'Azur que j'ai crigé
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Speaker A
pendant 7 ans et que je viens de quitter avec le professeur un professeur de médecine le professeur David Darmont.
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Speaker A
Si j'é graine toutes ces organisations, ce n'est pas par fantaisie ou plaisir égocentrique de vous présenter mon CV.
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Speaker A
C'est pour illustrer toutes ces organisations devenues des institutions qui se sont créées, organisées dans une complémentarité des savoirs parmi lesquels les savoirs expérienciel des patients ont pris leur place et ce même s'il reste beaucoup à faire. Mais à quoi
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Speaker A
faisons-nous référence lorsque nous invoquons les savoirs expérientiels des patients ? des savoirs que la Haute Autorité de santé désigne comme des connaissances acquises par la réflexion sur l'expérience directe. Ce qu'elle distingue de l'expérience patient qui relève elle plutôt de la perception de
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Speaker A
la qualité des soins. C'est ce qu'elle a émis dans ses recommandations publiées en 2025 sous le titre Expérience patient et savoir expérientiel. Deux notions à clarifier pour développer l'engagement ou la participation.
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Speaker A
Ce sont des savoirs issus de la vie avec la maladie ou de situation de handicap visible ou invisible qui amènent la personne à l'épreuve de ce vécu à apprendre de situations de vie avec. Ils sont composés pour partie d'épisodes autodidactes
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Speaker A
et d'autres part de savoir acquis par hétéro ou écoapprentissage, c'est-à-dire avec les autres comme par exemple avec ses pères proches ou avec des professionnels de santé ou de médicaux social et au sein d'environnement favorable.
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Speaker A
Ces savoirs sont multiples. Ils sont de l'ordre de l'autoclinique. L'observation de soi avec la maladie au quotidien qu'il s'agisse d'émotion, de dimension psychologique ou de ressenti physique qui traduisent des mutations biologiques ou autre outre savoir autodiagnostique ou d'autosoin. Que ceci soit ressenti
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Speaker A
directement comme le font si bien les patients sentinelles ou captés par des objets technologiques qui de plus en plus envahissent notre environnement notre environnement.
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Speaker A
des savoirs incarnés qui peuvent trouver des références dans les savoirs médicaux et réciproquement des savoirs que nous pouvons associer à de la connaissance médicale ou que tout que nous pouvons connaissance médicale que nous pouvons enrichir comme type de connaissance des
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Speaker A
savoirs culturels qui soient sur la santé de différence sociale ou culturelle des savoirs de navigation au sein d'un système de santé complexe que les professionnels de santé ne connaissent finalement que très partiellement tellement le système est organisé en silo, des silos d'ailleurs
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Speaker A
qu'aujourd'hui seuls les patients et les proches traversent complètement des savoirs relationnels. Ce qui nous a par exemple amené dans certaines universités à proposer des patients menteurs auprès d'étudiants en sciences de la santé, pas pour leur connaissance de ces métiers,
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Speaker A
mais plus de la manière dont ils sont perçus par les patients et dans les approches relationnelles qui sont les plus adaptées à la relation de soin.
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Speaker A
Et parmi les études que j'ai pu mener avec les patients et des professionnels de santé ou avec des membres associatifs, j'ai pu identifier après 6 ans d'études et trois travaux de recherche distincte un référentiel de compétences des patients mobilisant ses
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Speaker A
savoirs expérientiels. Un moyen de questionner la société à partir de ses propres repères que sont les compétences. J'ai ainsi pu me déterminer comme patient partenaire à partir d'une nouvelle approche relationnelle conçue à Montréal. une connaissance asquise également grâce au
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Speaker A
savoir acquis avec des patients en France. Dès lors, l'acceptabilité sociale de ces savoirs a pris une autre dimension, un autre niveau de crédibilité dont les institutions que je viens de nommer font preuve du fait de mieux les identifier.
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Speaker A
Et c'est ce que je tente de faire et de proposer le collectif auprès des et avec les personnes concernées.
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Speaker A
C'est un apprentissage que nous proposons depuis une décennie maintenant dans la formation art du soin en partenaire avec le patient menant à un diplôme universitaire. et qui a dès sa première année d'exercice été primée comme innovation pédagque de pédagogique
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Speaker A
de formation tout au long de la vie par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Une formation qui existe en ligne depuis 7 ans réunissant des patients, des proches avec des étudiants en chance de la santé et des
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Speaker A
professionnels de santé en exercice durant un peu plus d'une décennie. des savoirs expérientiels qui ont largement participé à ce qu'en 2013, le British Médical Journal, le BNG, une des revues phare du paradigme de la médecine par les preuves, l'évidence B médecine
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Speaker A
est publiée en édito Laisser commencer la révolution des patients. Une revue qui intègre depuis des évaluateurs patients dans la relecture d'articles tout comme la revue le partenariat de soins avec le patient analyse une revue dédiée de sciences ouvertes ayant créé
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Speaker A
au sein d'épiscience l'épiscience de la santé. Épiccience qui est une plateforme créée par le centre national de recherche scientifique LINRIA donc sur l'informatique et LINRAE sur l'alimentation l'agriculture et l'environnement. Et dans cette revue, tout patient peut soumettre un manuscrit
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Speaker A
sur ses savoirs expérientiels et qu'il produ et et ce qu'il produisent. En fait, une revue dans laquelle qui est accessible à tout le monde. Je vous remercie. Je laisse la place à mes collègues intervenants et je reste disponible aux échanges qui suivront.
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Speaker A
Merci beaucoup Luigi pour pour cette pour cette intervention. Je vais maintenant passer la parole sur une question qu'a évoqué Jean-Maxens dans son introduction et une question qui pique, j'ai envie de dire parce que c'est une question qu'on ne pose pas ou
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Speaker A
qu'on pose peu. Pourquoi parler d'éthique lorsqu'on évoque la péridence ? C'est quoi cette éthique ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qu'on peut mettre là-dessous ? Et je vais donc passer la parole à deux jeunes femmes.
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Speaker A
Roxanne Maalon qui est père et don professionnelle et formatrice ainsi que Muriel Dérie qui est patiente experte addiction. Nous vous écoutons mesdames sur ce sujet qui est très très important au regard de la pérdence.
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Speaker A
Alors oui, l'éthique l'éthique qu'est-ce que ça veut dire ? J'en sais rien. Donc je vais essayer de de mettre des situations et puis puis Roxane, je compte sur toi quand même pour pour me recadrer s'il y a un problème ou pour me
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Speaker A
dire que c'est bien parce que je fais pas que les choses mal. Euh moi je suis père aidante, je vais je suis bénévole dans une dans un milieu hospitalier.
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Speaker A
Euh donc je vais au groupe de parole et cetera et puis bah les personnes concernées viennent me parler euh me racontent leur vie. Des fois je connais le produit, des fois je connais pas, je sais pas trop. Mais euh je leur dis bah
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Speaker A
moi je fais comme ça, c'est comme ça qu'il faut faire. Est-ce que je suis dans les clous ou euh c'est pas tellement euh l'éthique du père et dent pas terrible ?
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Speaker A
Est-ce que c'est l'éthique du père et dent ? questions intéressantes et effectivement thématique très intéressante. Je suis père aidante, je suis effectivement formatrice et je suis également consultante pour des institution de soins. Et donc effectivement les questions de d'éthique
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Speaker A
et les situations que tu abordes sont des situations qui méritent d'être abordées, qui méritent d'être travaillé.
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Speaker A
C'est aussi pour ça que l'intervision est quelque chose de très utile. Mais dans la situation, le père aidant n'est pas censé dire aux personnes qu'il accompagnent ce qu'ils doivent faire.
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Speaker A
Donc on accompagne les personnes à faire leur propre choix. Que ce soit les bons ou que ce soit les mauvais hein, finalement c'est pas à nous de leur dire quoi faire vraiment. Donc dans cette situation, j'aurais pas formulé de cette
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Speaker A
manière-là. J'aurais transmis peut-être mon expérience. Voilà comment moi je fais. Qu'est-ce que tu en penses ?
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Speaker A
Est-ce que ça fait écho ? Est-ce que tu aimerais tester peut-être quelque chose ? Est-ce que qu'est-ce que ça évoque ?
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Speaker A
Plutôt d'être dans cet échange-là, d'ouvrir les perspectives avec euh un apport expérientiel, mais pas de de dire c'est la ligne à suivre.
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Speaker A
Ah ok. Euh une autre situation qui est arrivée euh donc le la personne concernée discute avec moi, me parle de ses soucis avec un produit euh exactement le produit euh que je prenais avant de d'être abstinente. Etth euh euh
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Speaker A
elle me raconte une histoire mais terrible. J'en ai les larmes aux yeux. Je j'arrive plus à à contrôler mes émotions. Je suis complètement perdue.
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Speaker A
Mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? Est-ce que est-ce que je lui je lui dis bah voilà, ça me ça me touche, je me mets à sa place ou euh ou il y a une autre attitude un peu plus éthique à à à
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Speaker A
faire en fait. OK. euh dans la situation. En tous les cas, moi je donne mon point de vue.
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Speaker A
Après, il y a effectivement aussi beaucoup de pratiques en péré dans je tiens aussi à préciser que voilà, je réponds et je rebondis comment moi j'aurais fait et aussi au regard de des intervisions et des accompagnements que je propose hein, je tiens à préciser que
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Speaker A
quand même voilà, j'ai pas de parole universelle par rapport à ce que tu amènes mais euh disons que dans la situation, il y a plusieurs réponses, il y a plusieurs niveaux et ça va vraiment dépendre aussi de comment vit la
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Speaker A
personne. face une situation théorique, mais quand on est pris par les émotions dans des situations, il faut pouvoir ajuster. Donc je répondrai plusieurs pistes, je donnerai plusieurs pistes.
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Speaker A
Euh donc déjà ça va dépendre du contexte dans lequel on exerce. Si on exerce en institution, si on exerce en indépendance, si voilà le cadre peut-être, il peut y avoir des référents aussi. Enfin voilà, on n'est pas tout
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Speaker A
seul forcément à accompagner la personne. Euh est-ce que on peut transmettre ce que ce que ce que nous fait vivre les la situation de la personne à la personne et être dans un partage autour de nos propres émotions ?
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Speaker A
Je pense que oui, c'est une des valeurs profondes de la pérédence, c'est l'authenticité. Donc on va pasiler nos propres émotions et nos propres réactions, mais disons quand même les modérer parce que on est dans un accompagnement professionnel. Donc en principe, on est
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Speaker A
censé garder une juste distance. Il y a un variable bien sûr dans cette distance- làà mais euh selon le niveau émotionnel, on peut déjà partager, être dans cette empathie, hein, de ce que vite. Parce que nous-même, on l'a vécu
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Speaker A
et partager. hein, notre expérience pour que la personne puisse s'identifier et c'est assez magique. En général, il y a cette lumière qui se crée quand une situation chez la personne concernée et chez nous, père aid vient faire en fait
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Speaker A
écho et miroir quoi. Donc c'est un très bon outil de travail pour le la relation disons et d'accompagnement.
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Speaker A
Après euh si la situation est vraiment trop compliquée, hein, ce qui est tout à fait possible hein, dans certaines situations, émotionnellement, on peut être débordé. Voilà, le rétablissement c'est aussi une nonlinéarité.
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Speaker A
Donc de pouvoir se mettre en retrait si nécessaire, de pouvoir en référer à un responsable institutionnel si nécessaire, hein, quelqu'un de confiance avec qui on peut déposer peut-être qu'on vient de traverser si nécessaire. Euh les intervisions euh groupales ou
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Speaker A
individuelles sont aussi des espaces qui peuvent être mobilisés, les ressources personnelles aussi. Moi, j'ai vécu des situations. Je travaille en institution euh pendant des années en médicocial ou en milieu hospitalier. Donc, j'ai été confronté à des situations émotionnellement prenante. Donc, aller
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Speaker A
marcher par exemple après le boulot me permettait aussi de me distancer émotionnellement de la situation, de digérer et de voir comment est-ce que il fallait que je fasse appel à plus que ça ou pas. Donc c'est vraiment au cas par
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Speaker A
cas en fait hein et selon les situations. Je sais pas ce que tu en penses Miriel du coup. Euh ouais, c'est euh de fait si je me sens trop envahi, il est il est bien aussi que je prenne
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Speaker A
un peu de recul et que j'explique à la personne concernée que bah là ça ça me ça me procure beaucoup d'émotions et que euh pour l'instant euh on va faire une petite pause. C'est ça hein.
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Speaker A
Oui, c'est des choses bon c'est pas que ça. On n'est pas forcément dans une rupture du lien ou de l'accompagnement, hein. Moi, j'ai j'ai eu à accompagner des situations particulièrement, disons émotionnellement prenante sur des par exemple des questions de justice, de des
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Speaker A
questions de recours, de droit pour que la personne puisse se saisir pleinement de de de ce qui est mis à disposition pour qu'elle puisse se rétablir et cetera. Surtout dans le aussi dans un contexte où j'ai accompagné des
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Speaker A
personnes souffrant d'addiction. Euh et donc euh voilà les les la manière dont les personnes sont parfois accompagnées, c'est violent en fait. Et effectivement, moi ça venait faire écho à des choses où j'étais particulièrement mais euh révoltée finalement hein, donc
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Speaker A
émotionnellement très prise. Donc euh est-ce que je ronds le lien tout de suite avec la personne que j'accompagne parce que la situation me fait vivre une émotion vive ? Non, pas forcément parce que on a ces différents espaces et ces
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Speaker A
différentes options qui permettent euh bah de d'avoir une posture éthique tout simplement en fait d'avoir une posture professionnelle dans un contexte où on est amené à amener notre expérience bien sûr parfois aussi notre expérience à mettre beaucoup d'émotions chez les
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Speaker A
gens. Donc c'est pareil hein, c'est dans les deux sens quoi je dirais. Ah d'accord. Bon, dans mon institution, les le groupe de parole est est modéré par un psychiatre adictologue. Le gars, il a jamais euh pris de produits de sa vie. Euh il
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Speaker A
sait même pas ce que c'est qu'un trouble de l'usage à part dans ses bouquins. Et euh des fois, j'ai envie de lui dire "Eh, euh calme-toi, moi je sais ce que ça fait. Les autres du groupe aussi. euh
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Speaker A
tu vas pas nous apprendre la vie. Et là, c'est un peu le problème parce que c'est lui qui m'a demandé d'intervenir et je sais pas du tout quelle attitude vis-à-vis de ce médecin ou de l'institution je dois avoir. Est-ce que
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Speaker A
tu peux m'aider pour ça ? Oui. Alors déjà ce qui vient m'interpeller c'est que si on exerce en périodence en principe en péréence professionnelle, il y a quelque chose qui moi m'a beaucoup aidé dans ma pratique professionnelle, dans le développement
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Speaker A
aussi de ma posture parce que là on parle de posture professionnelle hein, comment j'interagis avec d'autres corps de métier que le mien et comment je peux amener aussi des nuances dans des aspects théoriques. C'est-à-dire c'est vraiment ça le cœur de notre métier.
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Speaker A
amène l'expérience euh et on la confronte aussi parfois à la théorie et donc on peut avoir des points de vue très très opposé parfois.
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Speaker A
Et donc d'une part, je répondrai que la formation est là pour euh apprendre et euh aider à développer une posture professionnel qui nous permette d'intervenir dans un euh d'une relation professionnelle comme celle-ci, hein, un groupe effectivement euh pour amener
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Speaker A
l'expérience, pour pouvoir nuancer et parfois même critiquer certains points théoriques où on dit bah c'est comme ça et puis finalement le l'expérience dit "Ah, c'est un peu moins moins juste tout blanc ou tout noir, il y a de la nuance
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Speaker A
et donc il y a du vécu, il y a de l'émotion et cetera. Donc je dirais que la principale chose c'est ça. Si la difficulté est de et d'avoir la bonne posture, encore une fois, je dirais que les intervisions sont les très bons
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Speaker A
lieux pour pouvoir développer une posture et poursuivre hein cet apprentissage. C'est pas juste un faire un DU ou une licence qui permet d'acquérir tout de suite la bonne posture, hein. C'est pas grave. Mais l'important, c'est de pouvoir continuer
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Speaker A
à soutiller et à se former, je pense en tout cas. Oui. Donc là, on parle de formation, on parle d'intervision. En deux mots, est-ce que tu peux nous dire ce que c'est l'intervision ?
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Speaker A
Alors, l'intervision et et là, on va bien préciser parce que en fonction de qui utilise le terme, effectivement, ça peut ne pas être la même représentation.
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Speaker A
Donc, c'est très important quand là on parle d'intervision. Donc, c'est alors soit en individuel, soit en groupal.
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Speaker A
Donc groupal des pères et dents professionnel ou non, ça va dépendre du cadre de l'intervision qui vont se retrouver et qui vont aborder des situations issues de leur pratique professionnelle dans un cadre bien sûr confidentiel.
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Speaker A
Euh et euh bah les situations choisies sont euh étudiées par le groupe en entier euh et par l'échange et aussi l'apport, la suggestion d'autres pères et aidé dents qui auraient pu vivre ces situations, hein. Euh ça amène une
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Speaker A
complémentarité dans le regard, dans la pratique et donc du coup des pistes aussi, mais aussi un soutien précieux, c'est-à-dire on parlait des émotions, on parlait de ces situations qu'on peut vivre et qui nous rappellent tellement notre expérience. C'est aussi ne pas se
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Speaker A
sentir seul dans sa pratique, savoir qu'on a ce filet aussi pour pouvoir venir déposer des choses si nécessaires de pas donc et vraiment de faire paire en fait hein, c'est vraiment le partage d'expérience autour de la pratique professionnelle. Donc j'ai accès ça. Et
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Speaker A
en individuel, bah moi j'accompagne par exemple des personnes, bah c'est le même principe, sauf que là on est en one to one. Donc le cadre permet d'aborder peut-être des situations plus sensibles euh que dans un cadre groupal. Pour
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Speaker A
certaines personnes, ça correspond mieux, hein. Tout le monde n'est pas à l'aise avec le groupe. Euh et donc moi, j'ai plusieurs personnes, on travaille comme ça et on parle de situation et puis on essaie de voir quelle piste,
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Speaker A
quelle suggestion. Oui. Donc ça ça fait aussi partie de l'éthique du père et dent de de pouvoir s'entourer. Oui, c'est la dernière question.
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Speaker A
Ah et bien justement la transition elle est elle est aussi là pour pour mes amis Alain et Simon euh parce que l'éthique du père et dent c'est peut-être aussi le la formation pour une professionnalisation. Donc juste très rapidement Roxane, puisqu'on est rappelé
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Speaker A
à l'ordre par Françoise, euh la formation dans l'éthique, ça veut dire quoi ? La formation dans l'éthique, le la formation inclut euh des notions autour de l'éthique, autour de la pratique professionnelle, autour de la posture professionnelle, autour des droits des
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Speaker A
patients euh aussi au au autour du cadre institutionnel. Parce que si on parle d'éthique, on parle aussi de respect de cadre institutionnel, hein. Est-ce qu'on est soumis à la confidentialité ? Si oui, comment et cetera ? Donc c'est
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Speaker A
vraiment très important. La formation est importante. Et puis je nommerai juste une dernière ressource, si vous me le permettez parce que c'est vraiment le cadre. L'association ESPERP Pro à Marseille a euh sorti un livret sur la professionnalisation des perdants. Et
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Speaker A
donc c'est une pépite si vous souhaitez explorer tous les sujets qu'on a abordés mais aussi pouvoir trouver des pistes.
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Speaker A
C'est vraiment un le bouquin à avoir euh et il vient de sortir. Donc j'en parle, je fais un petit peu de pub mais c'est parce que seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. Et donc merci
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Speaker A
beaucoup de m'avoir permis d'être parmi vous. et Muriel, merci pour tous ces échanges et on donne volontiers la parole à nos collègues. Merci.
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Speaker A
Merci. Ben justement vos collègues. Alors moi j'ai entendu des mots très importants. J'ai entendu Roxanne que vous parliez de pai et danse professionnelle. J'ai entendu formation pour aider à développer une structure et une posture professionnelle. J'ai entendu Luigi qui
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Speaker A
parlait de formation mises en œuvre et qui les a cité comme des références à son discours. Alors la question qu'on qui qui nous qui nous préoccupe ou en tout cas la question qui se pose en tout cas les dernières années, c'est bien
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Speaker A
cette question de la professionnalisation, de la validation et de la reconnaissance de la paiance.
31:41
Speaker A
que cette pérdidence soit considérée comme légitime, hein, qu'elle soit considérée aussi comme une comme une posture réelle et qui peut avoir du poids dans une équipe, qui peut avoir du poids dans un rôle à tenir. Alors, je vais passer la parole à Alain Desjour
32:01
Speaker A
qui est patient expert et formateur et à Simon Reverche qui est patient expert pérédent prévention et formation. Tous les deux sont des spécialistes de cette question d'information.
32:14
Speaker A
Aujourd'hui, ben il y a un peu tout messieurs, hein. On entend des des stages de pai et des certifications de pai et dents, des ceci, des cela. Est-ce que vous pouvez nous faire le point là-dessus en 10 minutes s'il vous plaît
32:29
Speaker A
? Le défi est lancé. Merci. Merci Françoise. Alors, pour euh Bonjour à toutes et à tous. Pour introduire le sujet, on vous propose une une introduction musicale.
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Speaker A
On n'entend pas, on entend pas. Et ben non, le silence a une certaine musicalité.
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Speaker A
Oui. Donc euh alors c'était quoi ? C'était quoi messieurs ? Pourquoi cette chanson Alain ?
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Speaker A
Alors la chanson on l'a pas entendu en fait. C'était les Pink Floyd. C'était c'était le le début de Another Break in the world. Euh et donc là en fait, on entend euh d'abord les musiciens puis après les les enfants qui chantent et
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Speaker A
qui disent "Nous n'avons pas besoin d'être éduqués. Nous n'avons pas besoin de contrôle de la pensée. Nous n'avons pas besoin d'être montré du doigt Henrican. On ne veut pas devenir une nouvelle brique dans le mur." Voilà. En fait, les personnes les perdidents donc
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Speaker A
sont des personnes qui ont trouvé une clé de sortie, leur clé de sortie de l'emprise de l'addiction. Ils qui ont accumulé des savoirs expérientiels qu'évoquaient Luigi sur leur période d'accroche, d'emprise, de rétablissement et ces savoirs en fait, ils ont envie de
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Speaker A
les partager auprès de leurs pères, ce qu'ils font déjà d'ailleurs dans le dans les groupes d'entraide, d'autosupport, dans les groupes d'usagers.
34:16
Speaker A
Ils ont aussi envie d'intervenir et c'est le sujet de la professionnalisation avec ses savoirs dans des équipes pluridisciplinaires en addicto en santé médico-sociale sociale dans les entreprises. Et là en fait ils ont à montrer d'une certaine façon pas
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Speaker A
de planche qui va là quelles sont vos compétences et ils ont besoin là peut-être de complément de formation sur l'addiction sur les produits, sur la lévère sur les coûtes actif le partenariat. Et donc ces savoirs euh c'est important qu'ils
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Speaker A
soient validé par un/3 hein. Catherine Toureturgiste de la de la de l'université des patients avait posé ce ce postulat.
34:56
Speaker A
Mais ils ont soif d'apprendre. Ça ça doit être écouté de comprendre ce qui est ce qui ce qui est arrivé. On entend souvent parler de phase de déniè c'est de la stigmatisation.
35:09
Speaker A
Cette phase c'est une phase de sidération. On l'a pas vu venir cet cet accrochage. On a trouvé la porte de la sortie vers leur établissement, souvent accompagné par des pères, par des soins et on a envie de comprendre, d'apprendre
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Speaker A
de nos pères mais aussi des sachants sur leur domaine de compétence. On n' pas besoin de sachant qui nous disent comment devenir un bon père et dent avec plein de guillemets. Ils sortent là de leur champ d'expertise. Par contre qui
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Speaker A
nous disent ce qu'on peut apporter dans les équipes et ça c'est précieux. et nous on a à concevoir notre offre de service en toute autonomie. Alors Simon, l'autonomie.
35:45
Speaker A
Oui, merci Alain. Désolé pour le quak technique. Donc oui et et merci de effectivement la la formation et la professionnalisation peut aussi contribuer au au rétablissement et et je parle en personne concerné. Ce fut mon cas. Euh et nous notre vision au CP2A,
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Speaker A
elle s'articule autour de trois billers. l'autonomie dont tu viens de parler, mais duquel découle aussi l'empowerment et le partenariat. Aujourd'hui, il y a de nombreuses structures qui expriment un réel besoin de de sensibilisation au savoir expérientiel. Et notre démarche,
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Speaker A
elle consiste à à coconstruire avec nos nos pères nos partenaires institutionnels mais en posant en exprimant clairement nos besoins en matière de connaissance, de compétences, d'éthique, de pratique, d'intégration au sein des équipes plus professionnelles.
36:32
Speaker A
Et ça toujours dans un dans un esprit de concertation. Faut se rappeler que la la pérdence dans le champ des addictions, elle puisse sracine dans l'entrée de l'autosupport comme on on l'a entendu et dans les dans les luttes militantes
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Speaker A
aussi pour les les droits des usagers. L'air du partenariat qui s'ouvre aujourd'hui ne doit ni renier cet héritage historique ni nous enfermer dans une posture de contestation figée.
36:55
Speaker A
Donc le véritable enjeu s'agissant de l'autonomie pour nous, il est là. C'est-à-dire qu'on doit continuer d'affirmer nos convictions, nos approches spécifiques du soin, du prendre soin, euh du rétablissement, de la réduction des risques, tout en nous ouvrant à not à cette nouvelle étape de
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Speaker A
de notre histoire. Euh l'idée c'est de nourrir des pratiques professionnelles existantes, mieux apporter notre notre pierre à l'édifice et les faire évoluer de de l'intérieur. Cette cette posture d'alliance pour nous, elle est fondamentale. D'une part parce que les
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Speaker A
savoirs expérientiels restent une forme de savoir à mieux faire comprendre et d'autre part parce que nous nous adressons à des des acteurs dont les cultures organisationnelles, les critères de recrutement, les missions, les cadres institutionnels peuvent être très diversifiés.
37:44
Speaker A
au CP2A, nous nous sommes riches de cette diversité de par nos histoires, de par nos savoirs expérientiels, de par nos appétences. Et c'est ça qui rend riche d'ailleurs l'intervision dont dont tu as parlé Roxane tout à l'heure, intervision qui a lieu au sein du
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Speaker A
collectif. Euh donc c'est pas simple tous les jours mais on avance uni dans cette dans cette diversité et comme tu me l'as récemment partagé Alain dans beaucoup d'institution aujourd'hui on on en est au stade de la rencontre et au
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Speaker A
CP2A on a à cœur de de développer ce cette rencontre dans un esprit de concertation.
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Speaker A
C'est précisément notre autonomie qui nous offre cette souplesse et cette légitimité pour répondre aux attentes de l'ensemble de nos partenaires, qu'il soi public ou privé, qu'il relève du monde hospitalier universitaire médico-social, je pense au et au Carud, du secteur social associatif et même du
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Speaker A
milieu de l'entreprise hein, au sein desquels il y a des des notamment des actions de prévention, par exemple.
38:42
Speaker A
Euh et du coup, j'ai j'ai envie de te demander cette offre de formation aujourd'hui, comment elle répond à ses besoins et à ses enjeux. Ain !
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Speaker A
Alors, je je vais aborder la la ta question. Merci Simon sous trois angles. D'abord effectivement l'offre de formation et puis les besoins hein, les besoins du de sur le terrain. Et puis enfin euh on apportera aussi euh et c'est une
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Speaker A
question qui a été posée dans le chat euh la question des prérequis. Alors, tout d'abord, l'offre de formation, elle est importante.
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Speaker A
On a une dizaine de diplômes universitaires qui sont spécifiquement consacrés à la pérédance. On a euh deux diplômes interuniversitaires et on a aussi deux licences professionnelles de médiateur santé pair à Bobin et à Bordeaux. Et en fait ces ces ces formations, elles sont
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Speaker A
souvent orienté santé mentale et pas exclusivement en addictologie. C'est on n pas trouvé de de du dé ou de ou de licence qui soit directement lié à la à à la lictologie. On a on a d'autres dispositifs que des dispositifs
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Speaker A
universitaires. Je pense au programme Coop de la Fédération Addiction. Il y a le programme le certificat de counselling du KNAM. On a euh des formations qui sont portées par des projets par des par des projets régionaux euh comme la formation
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Speaker A
intervenant Per tabac en en Bretagne. Euh et ce qu'on regarde, ce qu'on peut regarder aussi, c'est que au niveau géographique c'est relativement mal réparti. On a des régions entières où on n' pas cette offre de formation ou alors il faut
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Speaker A
chercher euh d'autres d'autres angles de recherche. On n pas par exemple de DU sur le grand test, mais sur le grand test, c'était les premiers il y a 10 ans à produire un référentiel de TP d'éducation thérapeutique du
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Speaker A
patient en en addictologie. On n' pas de DU non plus par exemple à la Réunion, mais à la Réunion, on a des gemmes des groupes des groupements d'entraînes mutuelles addiction euh qui peuvent être des supports à la fois de d'action et de et
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Speaker A
et de déploiement. Euh et euh le souci aussi, c'est peut-être aussi un souci de coconstruction.
41:20
Speaker A
C'est c'est c'est cette offre en fait, elle est rarement elle est rarement construite avec des soignants, avec des universitaires et avec des pères et dents. On a on a on a on a des exemples contraires. Alors ceux que je vais citer
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Speaker A
ne sont pas forcément les seuls hein, mais je sais qu'effectivement à l'université des patients, il y a cette cette avec Catherine Touret Turgis, il y a cette cette coconstruction le DU Perédance et savoir expérientiel de Ren 2 avec Ev Gardien, il a aussi été
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Speaker A
construit euh avec des perédents le DU médiation en santé et Père à Bordeaux avec l'association la case et coopère.
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Speaker A
Je je l'ai dire que la Fédération addiction et puis euh la formation intervenant Per tabac aussi été euh qui a été aussi portée euh dans ce euh par des patients. Euh le le second le second thème là, je suis en
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Speaker A
train de déborder. La seconde approche, je vais être rapide, c'est la volumétrie le besoin.
42:29
Speaker A
En 2014, lors des premiers appels d'offre de la DGS, on avait 14 p etdents patients ressources identifié. Euh on sait qu'en France, il y a, si on compte les annexes, 500 sapins, il y a près de 150 carudes, il y
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Speaker A
a 250 équipes de liaison. Euh en fait euh et puis tout toutes les consultations, toutes les consultations euh hospitalières dans les cliniques, il y a tout le champ de la santé au travail et donc euh au rythme actuel, c'est-à-dire que le
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Speaker A
rythme de production, c'est quelques dizaines de de péré et dents formés par an, il faudrait des décennies pour avoir un seul perédent par lieu d'exercice. Et un seul pérédent par lieu d'exercice, c'est pas suffisant.
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Speaker A
C'est pas assez parce que un père isolé face à un syndrome de professionnel, c'est pas un rapport de de travail, c'est quelqu'un qui devient un témoin permanence sans supervision, sans sans point de comparaison. Alors, on a on a récemment euh une étude donc
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Speaker A
qui a été qui a été menée par Alexandre Berks qui est sorti ce mois-ci euh cigné avec trois péridédents du bassin d'inmalo dans les côtes d'arror. Euh sur 14 sur 14 patients enfin sur sur 14 pérédents, il y en a deux qui sont
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Speaker A
salariés hein. Le en fait même si on faisait un gros tuyau au bout le le tuyau est bouché. Euh enfin il y a il y a maintenant 2 ans euh dans un peu plus d'un an euh France Travaille est sorti une fiche Rome, une
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Speaker A
fiche métier euh de médiateur en santé, la fiche K120. Euh et euh dans le rapport de Ligas, euh on trouve aussi cette cette dimension euh d'absence de de statut défini, de grill de rémunération. Donc euh la question c'est
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Speaker A
effectivement c'est former pour quel poste et quel statut est payé par qui ? Je vais terminer euh juste une une seconde euh sur le sur les prix requis.
44:37
Speaker A
Euh il y a il y a cette dimension de tri à l'entrée. Euh là en fait on retrouve alors il est certain que les institutions ont besoin de personnes capables de travailler mais euh en France on a quelque chose pour
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Speaker A
ça. Ça s'appelle la médecine du travail qui certifie la capacité d'une personne à tenir un poste. Or en début de formation, on va on va demander des choses à brantesque du genre je sais pas 2 ans d'abstinence ou un certificat d'un
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Speaker A
d'un addictologue qui garantit la capacité à suivre une formation comme si un addictologue savait voilà p pouvait faire ce certificat. Et on a aussi le le problème des DU ou des licences qui vont demander le bac. Voilà, on gère des
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Speaker A
exceptions. Mais là aussi, ça veut dire que voilà, l'addiction, elle ne demande pas le bac, la péridéance ne demande pas le bac non plus. Et on on doit monter des dossiers d'exception. Voilà. Voilà.
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Speaker A
Voilà. Et donc je pense qu'il faut aller il faut aller plus loin dans dans cette direction et permettre à tout à chacun tout à chacun de se former. Voilà.
46:00
Speaker A
Alors maintenant, quelle perspective ? Ouais. Oui, merci. Alors, une seconde hein, pas plus, enfin une demi minute. Allez, hop.
46:07
Speaker A
Allez. Bon, je vais essayer de faire vite effectivement. Merci, merci Alain. Et alors moi je je voudrais remonter juste un je parle de l'entraide et de l'autosupport, mais moi j'aimerais remonter jusqu'au 18e siècle avec le le duo formé par Philippe Pinel et
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Speaker A
Jean-Baptiste Pussin qui était surnommé le gouverneur des fous. En fait, je fais cette ce retour historique parce que il était rémunéré euh Jean-Baptiste Pussin à cette à cette à cette époque-là et ces dernières années, tout s'est accéléré.
46:35
Speaker A
On est passé des associations d'entraide à une véritable démocratie sanitaire impulsée par la loi Kouchner et aujourd'hui on franchit une nouvelle étape qui est celle de la professionnalisation. Donc comme tu l'as décrit Alain, le savoir expérientiel, il s'intègre dans les anciennements
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Speaker A
universitaires. Ils sont entrés dans la législation. Euh aujourd'hui, ils sont reconnus par France Travail au travers d'un code Rome. Ils sont structurés euh par le récent guide sur le partenariat patient de la de la autorité de santé.
47:02
Speaker A
Euh et euh comme nous l'a décrit Luigi Flora euh tout à l'heure et et est à référence à la publication d'Alexandre Berquè récente, le monde de la recherche s intéresse aussi. sur le terrain. Cette reconnaissance, elle est très concrète
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Speaker A
et je veux saluer ici le le travail de Julie Rufli qui a établi un rapport d'évaluation sur l'insertion des patients experts en janvier dernier et 63 % des patients experts certifiés exercent une activité rémunérée avec des activités qui sont très diversifiées.
47:33
Speaker A
Entretien individuel, animation de groupe formation prévention représentation des usagers. Cette réussite dans le champ de la de l'addiction, elle s'inscrit dans un mouvement plus global.
47:45
Speaker A
On a parlé tout à l'heure du du programme du CCOMS programme médiateur de santé pair. Il y a le dispositif un chez soi d'abord aussi qu'on retrouve beaucoup dans la littérature. Toutes les données convergent, la péridence et le
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Speaker A
partenariat en centré montrent chaque jour son efficacité pour le rétablissement des personnes concernées et l'amélioration aussi du système de santé.
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Speaker A
Alors maintenant ce contexte malgré tout il est il est marqué d'une part par des financements qui restent limités, un statut qui est encore flou et une forme de précarité. Souvent, tu en as parlé Alain, mais dans l'étude que le rapport
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Speaker A
que je je viens d'évoquer 60 enfin il y a 68 % des patients experts qui sont à temps partiel et plus d'un/ers d'entre eux déclarent y être contraint. Donc en conclusion, je j'ai envie de partager que la demande est là, la formation se
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Speaker A
structure, la recherche se développe surnant où j'habite, il y a la mission d'appui du partenariat patient en santé qui travaille sur ces sur ces sujets-là et puis les pères et dents sont passionnés et moi quand j'écoute les retours sur le terrain vraisemblablement
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Speaker A
passionnant également. Donc on est très enthousiaste pour l'avenir. Et je te passe la parole Françoise.
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Speaker A
Pardon. Merci. Merci. Merci. Merci à vous deux. On a pas mal de questions he qui commencent à s'accumuler. Donc on essaie de maintenir le timing hein que vous avez dépassé allègrement chers messieurs. Alors merci merci pour ces éclaircissements qui ont commencé à
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Speaker A
répondre justement à des questions qui étaient dans le chat. Mais on ira un peu plus loin si on a le temps là tout à l'heure dans dans l'espace question. Alors, on a parlé professionnalisation validation reconnaissance euh de l'expérience,
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Speaker A
apprentissage, euh diplomation, hein, et euh et certification. Bon, OK, on a parlé de plein de choses.
49:48
Speaker A
Maintenant, quelles sont les perspectives ? Quelles propositions pour demain ? des propositions concrètes s'il vous plaît. Aurélien Troise qui est anthropologue de la santé et Sandra Pinel qui est infirmière en pratique avancée et patiente experte addiction et doctorante sur cette question là de la
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Speaker A
pai et dans je vous passe la parole, je vous remercie. Merci Françoise. Bonjour à tous. Je voudrais partir d'une tension que je rencontre régulièrement autour de la pai et nous avons besoin de reconnaissance.
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Speaker A
Nous avons besoin que les savoirs expérientiels soient reconnus comme de véritables savoirs, que les personnes qui les mobilisent puissent avoir une place dans les équipes, dans les institutions, dans la formation, dans la recherche. Mais cette reconnaissance pose aussi une question : que devient la
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Speaker A
pai et danse lorsqu'elle entre dans les institutions ? Parce qu'en cherchant à lui faire une place, il existe aussi un risque de vouloir la faire entrer dans des cadres qui existaient avant elle, de définir ce qu'est un père aénant, ce
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Speaker A
qu'il doit savoir faire, comment il doit intervenir, comment il doit parler et parfois même quelle expérience devient suffisante, suffisamment légitime pour être reconnu. La professionnalisation peut apporter de la reconnaissance et sécuriser les pratiques, mais elle ne devrait pas être conduire conduire à
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Speaker A
uniformiser la péridédence. C'est une tension qui me paraît importante. Comment construire une place dans les institutions sans perdre ce qui fait justement la singularité de la paire et danse et peut-être aussi sans perdre sa capacité à questionner ses institutions.
51:32
Speaker A
Arurélien. Donc bonjour à toutes et à tous. Merci Sandra. Il me semble que la remarque de Sandra est importante et elle illustre le contexte actuel de développement de la péré dance au sein des institutions comme en dehors. Et ça a été dit depuis
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Speaker A
tout à l'heure, on assiste depuis plusieurs années à une transformation des relations d'aide entre paires en France.
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Speaker A
ça a été évoqué, c'est initié et et organisé dans le milieu associatif et et de façon bénévole et elle se développe aujourd'hui dans les structures médicales, médico-sociales et sociales avec entre autres des formes de professionnalisation. Et ces phénomènes
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Speaker A
d'institutionnalisation et de professionnalisation qui peuvent être distingués il me semble impliquent des transformations, des changement par rapport aux pratiques initiales. Alors si Sandra évoque une tension autour de la pérédence et la reconnaissance des savoirs expérientiels, je je propose de
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Speaker A
compléter cette lecture avec l'idée de négociation en fait qui est engagée entre différentes cultures de la santé, de la maladie, des soins. Par culture, je fais référence entre autres au aux travaux des anthropologues comme Byron Good par exemple qui étudie la manière
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Speaker A
dont dont sont appréhendés compris la maladie, le handicap ou encore le soin ou la santé du point de vue des professionnels de santé et puis comment le point de vue peut être très différent construit socialement et culturellement différemment par les personnes qui sont
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Speaker A
directement concernées. Et donc un des enjeux que nous observons actuellement, c'est bien cette négociation qui est issue de nouveaux contacts entre la culture, les cultures institutionnelles et les cultures issues du monde associatif entre autres entre ces nouveaux contacts avec les savoirs
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Speaker A
théoriques et les savoirs expérientiels qui évoluent et qui se rapprochent au fur et à mesure et qui et qui se construisent et qui s'hybrident. Et cette négociation, elle repose, [raclement de gorge] c'est l'idée de soumettre cette idée-là, de de point,
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Speaker A
elle repose sur un double apprentissage. D'un côté, vous avez les professionnels qui s'initient en fait, qui sont des néophites encore aux pratiques d'entraide, aux pratiques de aux savoirs expérientiels, aux approches de rétablissement. Et d'un autre côté, il est tout aussi important de considérer
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Speaker A
que les personnes concernées s'initient aussi entre autres par la professionnalisation aux règles, au fonctionnement, aux représentations voir aux coutumes qui sont partagées dans le monde de la santé. Et donc ces rencontres peuvent parfois faire l'objet de tension voire de frustration comme le
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Speaker A
rappelle Sandra. Mais on peut aussi envisager ces questionnants comme des conditions d'élaboration, des conditions de négociation de ces nouveaux rôles, de ces nouvelles fonctions, de ces nouvelles relations qui sont en train d'émerger et de se et de se construire,
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Speaker A
de se diversifier dans le domaine de la santé. C'est pour moi l'un des apports les plus intéressants de la péridéance. Elle ne vient pas seulement ajouter une personne, une fonction supplémentaire dans un dispositif de soins. Elle nous oblige aussi à nous demander ce que nous
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Speaker A
considérons comme un savoir légitime. Dans notre système de santé, nous avons longtemps donné une place centrale au savoir scientifique et professionnel.
54:30
Speaker A
Ils sont évidemment indispensables, mais l'expérience de la maladie, de l'addiction, du soin ou du rétablissement produit elle aussi des connaissances. Et lorsque ces différents savoirs se rencontrent, la question n'est pas de savoir lequel sera supérieur aux autres. La question c'est
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Speaker A
plutôt qu'est-ce que chacun permet de voir que les autres ne voient pas. La présence des pères interrange aussi la place que nous accordons réellement aux personnes concernées. Sommes-nous prêts à entendre leur expérience lorsqu'elles confirment ce que nous pensions déjà ?
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Speaker A
Où sommes-nous également prêts à l'entendre lorsqu'elle vient questionner nos pratiques, nos organisations ou nos représentations ? Pour moi, c'est là que la paience devient particulièrement intéressante. Elle ne transforme pas seulement la place de la personne concernée. Elle peut transformer la
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Speaker A
relation elle-même. Alors, je m'appuie ici sur l'idée que propose Sandra à la fin de son de son propos, c'est le fait que la pérédence vise à transformer la personne concernée mais aussi la relation. Je me permets en fait de filer cette idée. La pérédence
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Speaker A
en fait est une expression parmi d'autres des transformations que connaissent les relations de soins, d'accompagnement d'aide tout temps. Les interactions sociales se transformment dans le temps et dans l'espace. On peut considérer que la pérédence participe à transformer nos
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Speaker A
façons de penser les soins, l'expérience de la maladie ou celle de la santé en montrant entre autres l'expertise acquis par l'expérience d'une maladie ou d'une situation de handicap, mais aussi en considérant la pluralité des manières d'expérimenter une vie satisfaisante.
56:08
Speaker A
On peut considérer également que la reconnaissance actuelle de la pérédence, que ce soit dans sa forme bénévole ou salarié, est le résultat d'une transformation complexe de notre système de santé et voire de notre société plus globale. On pense bien entendu, et ça a
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Speaker A
été dit à plusieurs reprises, les actions associatives. On pense aussi aux activités de recherche qui se sont multiplié dans les domaines spécifiques, le savoir expérientiel, le rétablissement, la réduction des risques, la pérémulation, toutes ces toutes ces toutes ces tous ces concepts
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Speaker A
qui ont permis de produire de la recherche aussi. Mais on pense et ça a été évoqué à la formation, à destination des professionnels mais aussi des personnes concernées et puis à la formalisation progressive de recommandation. Et donc ce cumul
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Speaker A
d'éléments participe aussi progressivement à rendre compréhensible et légitimes les relations d'aide entre paires au côté des pratiques de soins et d'accompagnement existants.
57:01
Speaker A
Ainsi ce que ce que je vous propose je vous soumets, c'est que le péreden peut être appréhendé comme le résultat mais aussi le moteur des transformations que connaît actuellement notre système de santé. en particulier avec la représentation de plus en plus partagée
57:14
Speaker A
et qui dépasse la pérdence mais qui reste toujours insuffisant que les soins, les accompagnements, l'aide, la santé dans sa dans sa globalité repose sur une prise en compte de différents points de vue doit être pris en compte à
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Speaker A
partir de différents points de vue, à partir de différents savoirs et à partir de différentes dimensions de la vie de chacun économique sociale relationnel et cetera. Et donc sur cette question, ce qui est en train de se jouer et ce
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Speaker A
qui va se jouer certainement dans les dans les années à venir, c'est euh certainement tout un tout un processus d'hybridation de ces savoirs euh euh expérientiels et théoriques qui vont qui vont s'interloquer, ça se se se mélanger, se lier, se détacher par
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Speaker A
moment et cetera. Mais en tout cas, c'est cette approche par l'hybridation qui est en train de se jouer au moment où où on parle actuellement.
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Speaker A
Oui, je crois qu'il faut accepter que la paience, elle soit encore en construction et peut-être même souhaiter qu'elle le reste en partie. Cela ne veut pas direon à définir des repères, à former, à professionnaliser ou à sécuriser les pratiques. Ça signifie
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Speaker A
éviter de construire trop vite un modèle unique qui déterminerait ce qui doit être ce que doit être un pérédent légitime. Il existe plusieurs formes de pérédence et il y a plusieurs parcours, plusieurs manières d'immobiliser les savoirs expérientiels. Cette diversité
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Speaker A
n'est pas forcément un modèle, un problème à résoudre. Elle doit aussi être une richesse à préserver. La construction de la pérdence, elle concerne bien sûr les personnes directement concernées, mais elle concerne aussi les professionnels, les chercheurs, les associations et les
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Speaker A
institutions. À une condition que cette construction ne consiste pas seulement à demander aux pères de trouver leur place dans un système qui resterait inchangé.
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Speaker A
Parce qu'au fond la question que j'aimerais laisser ouverte est peut-être celle-ci. Quelle place notre système de santé est-il prêt à faire à la péré et danse mais surtout jusqu'où est-il prêt à se laisser transformer par elle ?
59:24
Speaker A
Alors à nouveau, je rejoins la remarque de Sandra sur le fait que la pérdance soit toujours en construction. euh bien que de plus en plus visible, compréhensible, organisé euh dans les institutions, elle suscite encore des questions. Et ce point me semble central
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Speaker A
pour au moins deux raisons. Premièrement, euh il nous oblige à rester humble euh par rapport à nos ressentis, par rapport à nos représentations et aussi par rapport à nos résultats de recherche. Ce processus en cours a comme particularité, comme
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Speaker A
l'a dit Sandra, de prendre des formes extrêmement variées selon les domaines de santé, selon les structures, selon les formations, selon les équipes qui vont accueillir des pratiques de péré dance et même en fonction des personnes qui vont incarner la fonction de
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Speaker A
pérdent. Donc il faut rester vigilant face aux généralisations possibles de nos représentations. Deuxièmement, le fait qu'elle soit en construction implique une marge de manœuvre encore importante que les acteurs saisissent actuellement pour négocier les places, les rôles. On l'a vu, on ça a été évoqué
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Speaker A
auparavant. Et donc, il est important de pouvoir documenter en parallèle euh ces ces ces cette cette période de transformation, cette période de construction qui participe à la réflexivité de ces pratiques.
60:39
Speaker A
À travers les des processus de professionnalisation et d'institutionnalisation, les relations d'aide entre pères se transforment inexorablement. L'enjeu est effectivement d'interroger la manière dont la pérdidence s'inscrira ou non durablement dans les institutions.
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Speaker A
Quelle forme elle pourra prendre, quels effets elle aura auprès des acteurs de la santé, qu'ils soient bénéficiaires, proche ou autres professionnels. Mais l'enjeu est aussi d'envisager les effets de c de ces nouvelles formes de péré et sur le paysage plus général des
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Speaker A
solidarités en santé, que ce soit l'avenir des formes bénévoles d'entraide ou l'arrivée d'approche plus entrepreneuriales de ces pratiques. On peut se réjouir de constater dans notre société une reconnaissance et un engouement de plus en plus conséquent pour les les relations d'aide entre
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Speaker A
paires dans le domaine de la santé. Il semble toutefois nécessaire que ces dynamiques puissent continuer d'être accompagné d'approches réflexives comme ce webinaire et qu'elle soit menée par l'ensemble des parties prenantes de la péridé et afin que cette transformation
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Speaker A
reste collective, inclusive et construite. Je Alors, est-ce qu'on est dans les temps Françoise ? Vous avez l'argent de passer un petit peu, un petit peu mais ça va ça va ça va ne vous inquitez pas. Alors moi je collecte les questions et on a des
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Speaker A
questions qui sont extrêmement intéressantes. Je vous promets à tous de poser des questions. Donc on va on va essayer de maintenir ce timing et du coup je vais faire très vite en transition. Je réduis mon temps de parole pour passer la parole à
62:10
Speaker A
Jean-Maxens qui va nous faire une courte synthèse de ce qui s'est dit. Alors, c'est pas facile Jean-Max, mais tu as l'habitude de ce genre d'exercice. À toi la parole.
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Speaker A
Bon, [raclement de gorge] merci à à merci à tous les SEPS. C'était passionnant de de de vous écouter et je crois que ça lance vraiment les enjeux dont le collectif per et dans Addiction veut s'emparer pour aller très
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Speaker A
vite et pour laisser de la place à l'échange. Moi ce que je retiens quand même dans la parole de de Luigi Flora de rappeler quand même que cette émergence du patient ça a été une révolution.
62:52
Speaker A
Il y a dans dans le mot révolution, il faut entendre, il y a un retournement.
62:56
Speaker A
Le patient, c'était plutôt une figure de la passivité de celui qu'on qu'on soigne, qu'on sauve, qu'on aide. Et là, tout à coup, il prend une place et et d'ailleurs plusieurs places, hein, parce qu'il il a euh Luigi a rappelé à juste
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Speaker A
titre que c'était euh non seulement dans l'accompagnement, mais aussi dans la recherche, mais aussi dans dans dans la gestion euh des établissements, mais des politiques publiques en matière de santé, que tout à coup émergeait un rôle important, hein, et et qui n'était pas
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Speaker A
comment et qui et qui constituait une révolution par rapport à disons à la posture du malade, du patient.
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Speaker A
habituelle dans la discussion sur l'éthique entre Muriel et et Roxane. Je retiens quelques mots, hein. Par exemple, cette notion de posture, c'est pas parce que vous avez une expérience de l'addiction que vous allez que vous êtes immédiatement impérédent. Il y a un
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Speaker A
enjeu de trouver une bonne posture. Et par exemple, le mot intervision, hein, qui est revenu plusieurs fois est très important. La péridence, elle a une dimension profondément individuelle puisqu'elle s'ancre dans une expérience individuelle, mais elle a aussi une
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Speaker A
dimension profondément collective, hein. La péridence n'a pas de de de d'académie de médecine ou de ou de ou ou ou de de collagialité institutionnalisée, mais à la vocation à fonctionner de manière transversale par l'intervision en particulier pour trouver cette posture juste hein qui est
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Speaker A
qui n'est pas celle du du savoir médical pur qui repose sur de l'authenticité, de l'identification et même sans doute des des des affects, mais euh qui justement du coup doit définir son propre cadre, sans compter que la maladie les maladies
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Speaker A
de l'addiction, comme vous le savez sont souvent très connotées moralement, hein. C'est on vous c'est très c'est très difficile d'être un patient cancéreux mais on va pas vous jeter des pierres.
65:06
Speaker A
C'est moins vrai de l'alcoolisme de la toxicomanie pour employer des mots anciens. Voilà donc intervision, posture, interaction, c'est très important dans la réflexion sur la la dimension professionnelle et la formation. On voit bien hein, qu'il y a cet enjeu et c'est revenu dans plusieurs
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Speaker A
de vos propos de trouver cette juste place à la pér et danse hein sans que ça soit euh quelque chose de trop flou ou quel ou ni un carcan ni j'ai entendu le le vilain mot de tri hein [grognement]
65:40
Speaker A
aussi sans qu'on y mette des conditions qui en fait n'ont rien à voir avec la gentivité à à quoi ça ça correspond.
65:49
Speaker A
comment se faire rencontrer de manière juste ces fameux savoirs expérientiels avec peut-être d'autres savoirs qui viennent les enrichir, les prolonger ?
66:00
Speaker A
Et là, c'était vraiment intéressant de de de vous écouter sur aussi les les évolutions en cours, le le savoir expérientiels se s'enrichissent d'autres types de savoir et ça ouvre effectivement [raclement de gorge] sur cette notion de partage, de dialogue
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Speaker A
avec les autres acteurs de plur pluridisciplinarité mais qui est en même temps dont la condition est aussi l'autonomie hein du du père édent en tant que tel. Si euh il s'aligne dans un dans une position d'inféodation par rapport à d'autres
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Speaker A
acteurs, et ben ce qu'il peut apporter de différent euh passera à l'AS d'une certaine façon. Et c'est et c'est ce que j'ai aussi compris et entendu dans la dans la dernière intervention, hein. C'est c'est c'est l'idée que oui, il y a cet enjeu de
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Speaker A
légitimité, oui, il y a cet enjeu de juste place, oui, il y a cet enjeu de de reconnaissance, mais il faut presque renverser les choses. Je reviens à mon mot de révolution, c'est que le la pérdance ou les pères et dents sont
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Speaker A
aussi he le levin et Aurélien ZRA l'ont bien évoqué, le levin d'une transformation plus générale du d'une évolution positive du système de santé pour se mettre toujours plus à l'écoute des des des patients avec aussi ce mot d'hybrid hein qui qui a ressurgi
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Speaker A
et qui est très intéressant. Vous avez vraiment dessiné le cadre de la d'une réflexion qui même si la péridence et la patient expertise existe déjà depuis longtemps est vraiment en cours qu'il faut accompagner et et pour laquelle il faut
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Speaker A
créer des espaces de de d'échange et CPA voudrait être un de ces espaces révolution euh du patient qui qui qui passe d'un statut passif à une dimension beaucoup plus active. Une posture à trouver, le rôle central de l'intervision,
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Speaker A
la rencontre des savoirs, l'association entre autonomie et interdisciplinarité et partenariat. Et puis et et et rester sur les derniers mots qui ont été évoqués. comment cette singularité, cette différence du du père et dent qui arrive avec une expérience qui lui est
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Speaker A
propre peut collectivement enrichir à partir d'un point de vue critique euh un dispositif de santé euh qui lui-même à vocation a a évolué. Voilà les quelques mots clés, les termes les plus importants que j'ai retenu de chacune de
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Speaker A
vos interventions et je vous en remercie énormément qui qui dresse un tableau à la fois riche, encourageant, problématisé et dynamique des enjeux dont on veut tous continuer à s'emparer.
69:07
Speaker A
Merci beaucoup. Et donc François, je te redonne la parole pour la laisser à nos auditeurs.
69:16
Speaker A
Alors, je vous demander messieurs dames de remettre vos vidéos afin que nous redécouvrions vos visages. Je commence par Patrice qui nous indique et c'est pas une question mais c'est une bonne nouvelle que le terme père et danse a
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Speaker A
été officiellement introduit dans le dictionnaire Le Petit Larous illustré dans son édition 2026. Merci Patrice et nous réjouissons parce que c'est tout un symbole l'entrée dans le petit laarrousse.
69:44
Speaker A
Alors je vais vous poser les questions en les résumant. On a on a pas mal de questions autour de la formation. Je me permets de vous les poser en bloc de façon à ce que vous puissiez réagir.
69:58
Speaker A
Alors où est-ce qu'on peut se retrouver dans ce maqui de la pai et danse ? Est-ce qu'il y a un endroit où je peux me renseigner ? euh sur les prérequis, sur les financements possibles par rapport à à ces
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Speaker A
formations. On nous demande est-ce que ces formations ou l'une de ces formations peut être possiblement financée par le fond d'entreprise de formation, hein. Ça c'est quelque chose d'important. Xavier nous dit "Moi, j'ai 15 ans d'expérience, j'ai appris plein
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Speaker A
de choses. Je me fais recaler depuis 1 an faute de diplôme de père et dent de certification de pai et dents sur différents postes. Mais France travail refuse et ne valide pas ses formations.
70:42
Speaker A
Vous savez que les DU ne sont pas intégrés dans ce fameux répertoire qui permet de faire financer ses formations.
70:50
Speaker A
Donc on est quand même dans une sorte de de de question un peu complexe, c'est-à-dire que on ne sait pas trop se repérer par rapport à cette offre de formation que vous avez cité, hein, tous les uns les autres. Je pense à Luigi, à
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Speaker A
Alain, à Simon. Vous nous avez fait un une sorte de tableau des formations existantes. Mais comment je fais pour pour me pour me former ? Roxanne dit j'ai fait financer mon DU par Paô Emploi.
71:21
Speaker A
Voilà, merci Roxane. Donc ça c'est ce sont des questions importante. Et la deuxième partie qui n'a rien à voir mais qui compte tout autant par rapport justement à cette reconnaissance, à cette validation des compétences, on a cette remarque. Oui, mais il y a déjà
71:38
Speaker A
des divisions entre des pères et dents formés, certifiés, diplômés et des bénévoles. Le champ de la pai et danse a grandi sur le bénévola. Est-ce qu'on va pas faire sission au niveau de la pérdidance ? Voilà les deux grandes
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Speaker A
première questions. Je vous laisse la parole. Alors qui répond ? Alain, tu n'as pas ton micro donc Simon, tu tu commences Alain ou ou j'y vais ?
72:09
Speaker A
Vas-y Simon. Ouais. Euh euh ben j'ai j'ai envie de de commencer peut-être euh par la fin. Euh ce qui ce qui me vient en écoutant cette remarque sur euh la division, les divisions potentielles qui qui peuvent arriver euh dans le champ de la
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Speaker A
pérédence. Euh alors, je pense que ça fait aussi écho à une histoire associative et et militante, hein, les les les divisions qu'on peut qu'on peut parfois observer. Euh il peut y avoir aussi une cette nouvelle division entre les pères et dents professionnels et euh
72:49
Speaker A
les pères et dents bénévoles. Et en tout cas nous au CP2A, on la l'idée c'est vraiment je parlais de cette intervision là et de cet esprit de concertation, de dialogue, voire de consensus. C'est ça qu'on essaie de nourrir au au sein du
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Speaker A
collectif. Euh parce que il est vrai qu'on peut constater ces euh ces ces ces sissions là parfois euh et je pense que enfin voilà, c'est quelque chose que cette cette approche autour de l'unité, c'est quelque chose que l'on doit
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Speaker A
cultiver et puis s'aguissant de l'opposition entre bénévoles et professionnels. Moi en tout cas, je vais parler de mon expérience et de de ce que j'ai pu constater sur le terrain et avec les différentes personnes que j'ai rencontré. Mais les compétences, elles
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Speaker A
peuvent être aussi euh fines dans le champ bénévole que dans le champ professionnel. Euh et euh et en fonction aussi de euh de ces appétences, de ses besoins, on peut avoir besoin ou pas. Et là, je te laisse la parole, Alain, euh
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Speaker A
de formation, je pense, je sais pas ce que tu en penses de ça. Hm.
74:02
Speaker A
Oui, je c'est c'est c'est très important de de pas opposer les uns aux autres.
74:07
Speaker A
Euh on a besoin de nos racines. Nos racines sont dans dans dans des actions communautaires et il faut c'est c'est important de pas perdre ces racines. Si je je je peux donner l'exemple de de je ne fume plus ou on intervient
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Speaker A
professionnellement dans cette formation intervenant per tabac mais on se nourrit en fait des échanges en autosupport du groupe on ne serait rien sans ces échanges. Et donc c'est c'est vraiment très important de de de maintenir ce lien, donc d'être sur ces deux ces deux
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Speaker A
voix, une voix bénévole et une voix et une voix professionnelle. On on ne peut pas devenir en fait simplement simplement des des acteurs déconnectés déconnectés du terrain et on qu'on soit toujours effectivement en contact avec des personnes accompagnées.
75:03
Speaker A
Oui. Et j'aimerais aussi ajouter un un élément moi qui me tient tout particulièrement à cœur. Enfin, moi à titre personnel en tant que père et dent, je travaille dans au sein de enfin voilà en santé publique et et je suis
75:16
Speaker A
également bénévole en santé communautaire. Et à cet endroit-là, il y a quelque chose aussi que j'observe, c'est que le le père aidant, le patient partenaire, l'intervenant père peut-être un pont entre ces deux univers là qui jusque-l se sont beaucoup observés.
75:31
Speaker A
Euh et en cela aussi ça vient peut-être répondre à cette à cette question de la session bénévole professionnel. Euh beaucoup de perdids, beaucoup de ont un pied dans les deux mondes en fait. H h ok merci. Par rapport à la première
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Speaker A
partie de la question, est-ce qu'il serait c'est une suggestion messieurs dames est-ce qu'il serait possible pour le collectif per et addiction de rédiger une sorte de petit guide de l'ensemble des formations autour de la pai et danse des prérequis, des coûts, des prises en
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Speaker A
charge possibles et cetera et cetera. Est-ce que ça serait possible ? Euh non, non seulement c'est possible, mais je pense que c'est par rapport à la question, c'est indispensable. Euh mais tout guide et on on a des des précieux
76:18
Speaker A
guides qui ont été euh mis en ligne euh notamment par la Fédération addiction, mais aussi par la FFA sur euh sur l'offre l'offre de soin. En fait, dès qu'ils paraissent, ces guides sont obsolètes. Donc euh l'idée c'est ce
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Speaker A
serait peut-être de construire un outil interactif avec les données qu'on a et que ces données puissent être enrichies.
76:38
Speaker A
à la fois bah par les par les personnes qui gèrent ces ces formations mais aussi par les commentaires euh des personnes qui ont pu suivre ces formations ou qui souhaitent suivre ces formations.
76:50
Speaker A
Ben, ça serait l'occasion d'un super webinaire ça. Quelle formation quelle formation pour devenir ou pour concrétiser valider son expérience de en péri et dans sa addiction ? Combien ça coûte ? Quels sont les prérequis et des témoignages de personnes qui ont suivi
77:07
Speaker A
ces formations ? Je pense que ça serait vraiment intéressant qu'on qu'on envisage. Donc vous êtes pris au mot.
77:14
Speaker A
Nous avons une autre question qui n'a absolument rien à voir mais qui a toute son importance. Elle est posée par Ivette que je salue.
77:23
Speaker A
Euh des c'est rare de voir des professionnels aussi impliqué sur ces questions-là et qui nous dit comment donc elle représente un réseau de de périnatalité en Bretagne. Comment est-il possible de former des paients dans le champ de la périnatalité ? Et on sait
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Speaker A
qu'il y a des vrais besoins, des besoins essentiels. Addiction et périnatalité. Pour ce qui nous concerne ici, est-ce que vous avez des idées ? Est-ce que est-ce que vous pouvez réagir à cette question ?
77:57
Speaker A
Je veux bien amener des notions en tout cas sur ce que je connais sur la périnatalité. Euh il y a plusieurs pères et dents qui travaillent dans le domaine en tout cas sur l'aspect parentalité, périnatalité, projet euh d'avoir un
78:10
Speaker A
enfant, euh toutes ces choses en fait, l'équilibre aussi avec euh la santé mentale mais aussi avec les addictions.
78:15
Speaker A
Alors, pour ce que je connais, les personnes sont pas forcément concernées par les addictions. Euh mais moi, je trouve que ça s'inscrit particulièrement. En tout cas, ça offre une possibilité. Donc, j'ai plusieurs collègues qui travaillent en indépendante mais qui ont proposent
78:27
Speaker A
aussi différents différentes choses avec des partenariats notamment avec le centre ressources et réhabilitation. Alors, ça touchera pas exactement les questions d'addiction, mais je moi je je suis plutôt pour le rassemblement de tous et je pense que la place de des
78:42
Speaker A
personnes s'inscrit aussi dans ce cadre. Après, peut-être qu'il y a des choses aussi à inventer spécifiquement euh et donc le collectif Pedans addiction a tout à fait sa place et en tout cas je trouve que c'est des questions
78:55
Speaker A
pertinentes pour être concerné de vous mettre en contact avec Ivette de façon à ce que vous puissiez communiquer par rapport à Oui, elle peut tout à fait prendre contact à lui envoyer beaucoup euh sur mon site internet. Les personnes
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Speaker A
peuvent prendre contact avec moi. S'il y a des questions autour de ça, j'oriente bien volontiers dans le réseau de ce que je connais. Merci.
79:14
Speaker A
C'est ce que je fais donc avec plaisir de tisser des ponts entre les uns et les autres.
79:18
Speaker A
Tout à fait. Ce sont les échanges pratiques. Adopte impère pour les personnes. Adopt Oui. Et sur la page d'Adop, il y a la page père et partenaire dont le collectif fera sûrement bientôt parti mais en l'occurrence il y a plusieurs
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Speaker A
paires qui sont référencés et donc la personne à laquelle je pense c'est Pascaline Javo et qui euh est donc toutes les infos sont sur mon site directement. Donc les personnes n'hésitent pas directement aussi à aller vers elles si c'est ça leur semble plus.
79:44
Speaker A
plus pertinent. Voilà. D'accord. OK. Euh maintenant, alors on va parler d'autre chose. J'ai pris euh toujours Ivette nous dit "J'ai pris en compte un excellent poste LinkedIn partenaire partenaire quit du soignant partenaire et de son acculturation au partenariat."
80:08
Speaker A
Peut-être que je peux répondre là puisque j'ai de j'ai deux casquettes. Je suis infirmière en pratique avancée et je suis patiente experte addiction.
80:15
Speaker A
[raclement de gorge] Donc euh ben moi, j'ai appris tout ça en finalement en me rétablissement de en me rétablissant de mes conduites addictives et euh où j'ai pu bah moi aussi finalement dans les différents lieux euh où je suis euh où j'ai travaillé parce
80:28
Speaker A
que je me suis dévoilée aussi en tant que en tant que père et dente puis patiente experte addiction en ayant fait le la certification, j'ai pu acculturer finalement mes collègues aussi autour de ça et j'ai assisté du coup à à des
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Speaker A
dévoilements de collègues qui comme c'était bien accueilli de mon côté ont pu oser eux aussi se dévoiler. Donc ça a créé vraiment je trouve quand il y a un père et dent dans une dans une dans un centre de soin et qui en plus est
81:00
Speaker A
professionnel euh ça ça ouvre la voie à la périd et aux notions de rétablissement dans les équipes.
81:09
Speaker A
Merci. Quelqu'un d'autre veut réagir ? Non. Je peux dire un mot juste que depuis 2019, il y a une loi qui avait été votée pour impliquer des patients tant de les cours théoriques que pratiques dans les UFR médicales. Ça veut dire faculté de
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Speaker A
médecine mais aussi école paramédicale affiliée. En 2023, il y a eu des recommandations qui sont sorties pour vraiment guider les UFR médicales afin d'impliquer au mieux des patients. Ce qui veut dire que dans les années à venir, ces notions-là, elles vont
81:38
Speaker A
prendre beaucoup plus d'ampleur. C'est sûr que les professeurs de l'exercice aujourd'hui euh sont sur un rythme assez contraint qui leur permettent pas à tous d'aller dans cette direction, mais il y a quand même pas mal d'initiatives qui sont qui sont
81:51
Speaker A
organisées dans lesquelles en fait les professionnels de santé ont l'occasion de se de s'acculturer de devenir des partenaires pour des pères et aédents ou autres patients sil voudraient se lancer dans le partenariat.
82:04
Speaker A
C'est un mouvement comme l'a dit tout à l'heure en synthèse Jean Maxens, c'est un mouvement de fond, c'est un mouvement mondial hein ce qu' en France, il se passe ce qui se passe mais c'est un mouvement mondial mais c'est sûr que
82:14
Speaker A
c'est des transformations qui prennent du temps. En moyenne les selon les analyses, les grandes mutations pour avoir une acceptabilité sociale, c'est une quinzaine d'années, quoi. Donc hm hm hm hm.
82:27
Speaker A
Donc est-ce que vous avez l'impression tous que l'accueil et la connaissance des professionnels de santé, c'est une question qui nous est posée en ce qui concerne les pères et dents addiction, c'est quelque chose qui est quand même en train de se développer, quelque chose
82:41
Speaker A
qui est en train de prendre sa place. Alors, avec les difficultés qu'on connaît, hein, notamment les difficultés de reconnaissance, quelquefois, d'intégration, de résistance, est-ce que vous trouvez que les choses bougent malgré tout ?
82:55
Speaker A
Moi, je j'écris beaucoup sur le sujet, hein, sur les réseaux sociaux et j'ai beaucoup de professionnels qui s'intéressent à ce que je publie. Donc, je pense que oui, il y a une ouverture qui est en train de se faire.
83:05
Speaker A
Oui, tout à fait. et le le rapport de Ligas le montre bienin. C'est c'est vraiment un des points clés du rapport de Ligas la péridence.
83:13
Speaker A
Il y a une chose il y a une chose que je que je remarque et qui que je vois comme un risque. Il y a beaucoup de de d'acteurs qui s'intéressent à la pai et qui même s'emploi à la développer par des
83:28
Speaker A
filières, des formations, tout ce qu'on a évoqué. Mais le le risque que je vois, c'est le côté mon père et dent. Vous voyez ce que je veux dire ? Tout est dans le l'adjectif process. C'est-à-dire qu'on a l'impression que un certain
83:42
Speaker A
nombre d'institutions ou d'acteurs veulent développer leur pérédent plutôt que la pérédence. Et et pour moi et et il y aura sans doute des nuances et des hétérogénéités et des postures différentes à respecter.
83:57
Speaker A
Mais je pense que l'enjeu c'est plutôt de développer la péridéance en lui conservant sa diversité.
84:03
Speaker A
Et et je me méfie un peu de ce de ce mouvement qui qui est positif par certains côtés parce que ça bouge et que les gens agissent mais d'appropriation.
84:12
Speaker A
Vous voyez ce que je veux dire ? Voilà. Hm hm. Et d'ailleurs, ça rebondit complètement sur une remarque que nous a fait Lilian que je salue et que j'embrasse. Et il dit en institution et il rebondit sur votre intervention
84:25
Speaker A
mesdames sur l'éthique en institution. La question de l'éthique ne peut être la seule de la seule responsabilité de la personne père et dente. Elle est aussi celle de l'institution.
84:37
Speaker A
Institution qui doit être en capacité d'accueillir la richesse des savoirs expérientiels et non vouloir les réifier pour les modeler à son image. Est-ce que ça vous fait réagir mesdames ?
84:49
Speaker A
Euh je dirais tout de suite oui parce queeffectivement la question de la péridéence elle va aussi passer par la question de l'intégration.
84:58
Speaker A
euh dans les équipes et euh au contact des autres professionnels et dans un cadre institutionnel. Donc effectivement euh je trouve que c'est tout à fait pertinent et c'est la raison pour laquelle il y a des recommandations visant à accompagner les équipes,
85:13
Speaker A
accompagner les institutions, à pouvoir intégrer un père et dents qui soit dans le domaine de la santé mentale ou dans le domaine des addictions, c'est pareil aux spécificités justement autour des savoirs expérienciels.
85:26
Speaker A
Complémentarité mais en même temps en gardant bien en tête quand même que on demande aux soignants de faire un grand pas de changement. Donc ce changement mérite d'être accompagné, soigné, de prendre du temps euh de pouvoir accueillir les peurs, les les
85:40
Speaker A
questionnements parce que c'est que comme ça qu'on va réussir à à tisser du lien. Il y a des excellents professionnels qui soutiennent très profondément la pérdidence depuis longtemps et moi je fais de la formation. Je je sors de 2 jours avec le
85:52
Speaker A
centre ne châtel de psychiatrie. J'ai fait ça pendant 2 jours et ça avait énormément de pertinence. Les professionnels sont curieux et intéressés. Je dis pas qu'on convaincra tout le monde à intégrer un péred, mais peut-être petit à petit et dans
86:05
Speaker A
plusieurs décennies euh qu'on qu'on verra un péri dans chaque enfin bref dans chaque service, dans chaque institution. Moi, c'est mon rêve, mais il y a énormément de choses à à créer et à construire au-delà de la question de
86:18
Speaker A
l'addiction, de la santé mentale. Moi, je travaille, je je commence à avancer sur des questions autour des violences conjugales, par exemple. Donc il y a plein de choses. J'accompagne un père et qui développe un projet autour des questions de des enfants placés dans les
86:33
Speaker A
foyers. Donc il y a énormément de choses autour du savoir expérientiel parce que c'est extrêmement riche. On a ici en Suisse aussi des pères et dents dans le domaine de la migration. Donc un univers fabuleux qui mérite d'être développé et
86:45
Speaker A
soutenu et pas uniformisé ou clivé aux besoins des uns et des autres. Je pense en tout cas et pour aller dans ton sens, je voudrais rendre hommage à un médecin qui disparu mais qui me semble a joué un rôle très
87:00
Speaker A
important dans le champ en France. Je je pense à Michel Renault, hein, professeur de médecine mandarin au sens où on l'entend dans ce champ et en même temps quelqu'un qui a qui avait compris hein cet enjeu de de d'installer ce jeu de
87:16
Speaker A
reconnaissance mutuelle entre les professionnels de de santé et de la dictologie et les pères aidants. Voilà, juste en passant, je voulais évoquer sa mémoire. Et ben, tu le fais bien parce qu'on est tous quelque part des enfants du professeur Rau ici. Euh justement, on
87:35
Speaker A
parlait des jeunes et on a une question et qu'en est-il dans l'éducation nationale ? On parle beaucoup des addictions chez les jeunes en ce moment, ça fait les gros titres de la presse.
87:45
Speaker A
Euh tout produit au comportement confondu. Est-ce qu'il y a des pères et dents qui interviennent, addiction qui interviennent dans les écoles et cetera et cetera ?
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Speaker A
Non. Je veux je veux bien prendre la parole sur cette question là puisque une partie de mon activité je travaille enfin une grosse une majeure partie de mon activité je travaille en prévention en en milieu scolaire euh et et puis
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Speaker A
j'ai également des échanges avec avec d'autres d'autres pères et dents qui interviennent dans ces contextes là.
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Speaker A
Donc oui, ça se fait euh et après dans des avec des approches qui peuvent être différente. J'entends par là, ça dépend souvent des âges des enfants, des niveaux de classe, des types de programmes ou d'actions qui sont menés. Pour être un
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Speaker A
peu plus clair, euh typiquement en en prévention, on parle beaucoup aujourd'hui de de programmes probant, donc qui sont validés scientifiquement et qui sont structurés. Et lorsque ces programmes s'adressent à des enfants plutôt en élémentaire, là le père aidant
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Speaker A
avec ses savoirs expérientiel euh n'a enfin la plusvalue, elle est elle est elle reste limitée voire n'a pas grand intérêt. En revanche, dans ce qu'on appelle la prévention sélective ou indiquée, c'est-à-dire soit auprès de jeunes à risque, soit auprès de jeunes
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Speaker A
qui sont concernés, là les savoirs expérientiels et la paience ont leur place. Ça reste quand même aujourd'hui je pense des approches assez innovantes en particulier sur les programmes provant mais typiquement c'est ce qu'on fait à à Opelia 44.
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Speaker A
Merci. Je rebondis là sur une discussion qui a qui a lieu dans le chat.
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Speaker A
Je voudrais bien qu'on dise quelques mots avant avant de se quitter sur les actions d'acculturation des équipes pour l'accueil d'un père aé addiction hein.
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Speaker A
Euh quelqu'un peut en dire quelques mots parce qu'il s'agit pas de débarquer non plus dans une équipe. Coucou me voilà diplômé ou pas hein certifié ou pas voilà je suis père aidant et je viens bosser avec vous. Le travail d'accueil
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Speaker A
d'un pèdent c'est quelque chose d'important. Quelqu'un peut réagir là-dessus ? J'ai même envie de dire que parce que j'ai commencé un travail justement de recherche là-dessus, bah à Opelia 44, je travaille aussi à Opelia 44, ce qui va favoriser euh que l'arrivée
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Speaker A
d'impéré se déroule bien, c'est même avant qu'il arrive, hein. C'est un projet un projet d'équipe où on va discuter justement de de bah nos représentations euh de quel rôle il peut avoir euh et puis évidemment son accueil aussi où il puisse aller une fois qu'il
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Speaker A
est arrivé voir chaque poste de travail. chaque professionnel comment ça se fasse et qu'il puisse prendre sa place euh et que ça se fasse vraiment en accord avec tout le monde quoi. Oui, il y a il y a
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Speaker A
il y a plusieurs démarches de recherche qui ont été menées sur cette question. Il y a il y a toujours le risque par exemple que le que le père aidant soit assigné à son statut de de patient en
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Speaker A
particulier dans le champ de la dictologie. On sait pas très bien si on a affaire à un collègue ou à une personne accueillie dans l'institution.
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Speaker A
Ça c'est un risque. Et puis il y a un autre risque qui est euh euh qu'est-ce qu'il vient faire ? il va peut-être prendre ma place, hein. Donc l'enjeu, c'est de permettre aux équipes de définir avec le père aidant ou les pères
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Speaker A
et aidant leur leur juste place, hein. Euh c'est ça. Je rappelle en passant que dans un entretien d'embauche ou une sélection pour un poste, il est absolument interdit de poser des questions qui relèvent de la santé et de l'histoire de
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Speaker A
la personne au niveau de sa santé, hein. qu'on ne peut pas, on n'a pas le droit de demander à quelqu'un et vous avez arrêté de picoler depuis combien de temps hein ? C'est pas possible, on n pas le droit. C'est illégal he ça
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Speaker A
d'important à savoir. Quelqu quelqu'un quelque chose, il y a un guide qui est sorti sur le sujet il y a quelques années. Je crois que c'est l'équipe de Nicolas Franck qui avait publié ce guide. Il y a un guide
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Speaker A
de comment en fait créer un cadre favorable pour intégrer des patients, des des des pérédents hein.
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Speaker A
Merci. Merci beaucoup. D'ailleurs en train de réfléchir à une deuxième version de ce que j'ai vu. Je complète ce que Luigi dit. Je veux bien le lien, on le mettra on le mettra sous la vidéo le lien hein, d'accord avec tous les
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Speaker A
liens qu'on a cité dont le le la référence du livre que qu'on a déjà mise dans le dans les dans les commentaires, mais on le remettra sous cette vidéo parce que les commentaires vont disparaître quand la quand on va terminer. Donc on vous
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Speaker A
mettra tous les liens hein que don qu'on a évoqué. Merci Luigi de nous le donner et on le mettra sous sous la vidéo.
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Speaker A
Alain, tu voulais dire quelque chose par rapport par rapport à la culturation ? Oui, tout à fait.
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Speaker A
Oui, en fait, effectivement, c'est une étape essentielle, mais ça devrait être le cas. Ça devrait être le cas. adapter un poste, adapter un à s'adapter à un nouveau collègue euh ou euh faire en sorte que ce que ce collègue se sente
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Speaker A
bien dans le projet d'équipe. Ça devrait être le cas pour tout le monde, pas seulement pour les pères et dents. Euh euh on on avait échangé, je crois je crois c'était avec toi Aurélien sur ce sujet notamment accueillir une
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Speaker A
personne handicapée. Pourquoi pourquoi faudrait-il adapter le poste de travail euh que pour cette personne-là ? C'est c'est pour tout le monde qu'il faut adapter les conditions de travail. Et je voudrais citer juste l'expérience de l'Ursa à Saint-Cloup. Ça fait 40 ans. Ça
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Speaker A
fait 40 ans qu'il travaille 20 ans avant avant le le les expériences de Montréal.
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Speaker A
Ça fait 40 ans qu'il travaillent ensemble soignant et personne rétabli comme ils disent. Et du coup, vous imaginez qu'en 40 ans, il y a eu un turnover important dans les soignants.
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Speaker A
Et en fait là, l'enjeu, c'est euh bah d'accueillir un nouveau soignant dans ces équipes, dans ces équipes qui fonctionnent euh parfaitement avec la pérédence depuis depuis tout ce temps.
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Speaker A
Et ce qu'on voit aussi sur le terrain, c'est que il y a pas de retour arrière.
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Speaker A
C'est-à-dire que quand on fait rentrer un père aédent dans dans un service, en fait le bénéfice, il est perçu tout de suite et les les personnes n'ont pas envie de revenir en arrière, de travailler sans cette nouvelle ressource.
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Speaker A
D'accord. Alors, plusieurs remarques, on a euh la la notion de confidentialité, mais on a bien compris que les pères et dents addictions sont tenus à la confidentialité des échanges bien évidemment.
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Speaker A
Euh je finis par deux petites phrases. Il y a Karine qui nous dit "Moi, j'ai le rêve d'un programme obligatoire national sur le sujet toute la vie scolaire des enfants et des jeunes avec les solutions existantes et à développer.
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Speaker A
et Karine qui nous propose aussi un autre thème de webinaire et je pense qu'il serait très intéressant messieurs dames, on a déjà prévu celui sur les formations sur les édictions en milieu de travail. Quelle est la place de la
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Speaker A
pai et dans le dans le dans le milieu du travail ? On sait que l'entreprise est le lieu de maintien des addictions, hein, et quelquefois de développement de certaines addictions. Donc ça serait vraiment aussi un thème que j'invite le
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Speaker A
le collectif à à imaginer pour un futur pour un futur webinaire. Voilà. Développement de la pérdidence citoyenne par le manque de place des dans les institutions et cetera.
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Speaker A
plein d'idées hein qui euh qui euh qui fourmis dans ces commentaires. Merci à vous tous d'avoir suivi ce webinaire.
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Speaker A
C'était le premier webinaire du collectif Père et Addiction. On espère et on suppose qu'il y en aura plein d'autres. On a déjà les thèmes, vous voyez. Merci aux membres du collectif, à Alain, Sandra, Muriel, Simon et Jean- Maxens. Merci à nos supers invités,
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Speaker A
collègues, amis Luigi, Aurélien et Roxane. Vous revenez quand vous voulez parce que ça a été un bonheur d'échanger avec vous pendant un peu plus d'une heure. On se retrouve très bientôt. La date sera publiée, le thème aussi et on
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Speaker A
garde toutes vos idées et vos demandes. On vous mettra les liens bien sûr à la fin de la vidéo, c'est promis. Sandra s'en occupera. Merci beaucoup. Bonne journée à tous et au revoir.
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Speaker A
Au revoir. Au revoir. Bonne fin de journée. Au revoir. Au revoir. après-midi
Topics:pair-aidancesavoirs expérientielsaddictionspatients expertsprofessionnalisationéthiquecollectif CPAAsanté mentaleaccompagnementformation

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