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Docteur en Nutrition : Ce qui accélère vraiment le déclin cognitif (Dr Riché)

Le Dr Riché explique que le déclin cognitif n'est pas inéluctable et dépend fortement du mode de vie, du stress et de l'environnement.

Key Takeaways

  • Le déclin cognitif n’est pas inévitable et dépend largement de facteurs modifiables.
  • Le stress est le facteur le plus lourd dans l’accélération du déclin cognitif.
  • Une alimentation équilibrée, la gestion du stress et l’activité physique sont clés pour préserver les fonctions cérébrales.
  • Le cerveau reste plastique et évolutif tout au long de la vie.
  • Le contexte environnemental et sociétal joue un rôle majeur dans la santé cognitive.

What the video covers

  • Les populations avec une longue espérance de vie en bonne santé conservent leurs capacités cognitives, contrairement aux idées reçues.
  • Le déclin cognitif est influencé par des facteurs environnementaux et non uniquement par l'âge.
  • Le stress est identifié comme la cause principale du déclin cognitif, plus que l'alimentation seule.
  • Le cerveau évolue constamment, avec un équilibre entre construction et dégradation, influencé par la nutrition, le stress, la pollution et les infections.
  • Les prédispositions génétiques jouent un rôle, mais le contexte épigénétique et les choix de vie sont déterminants.
  • Les maladies neurodégénératives et psychiatriques augmentent chez les jeunes à cause du contexte sociétal et environnemental.
  • Une bonne hygiène de vie, incluant alimentation, gestion du stress et activité physique, peut ralentir le déclin cognitif.
  • Le déclin cognitif n’est pas une fatalité et peut être retardé voire évité avec des leviers adaptés.
  • La santé mentale est une cause nationale en France depuis 2025, soulignant l’importance du bien-être psychique dans la cognition.
  • L’approche micronutritionnelle et la compréhension des neurotrophines sont essentielles pour optimiser la santé cognitive.

Answers

Questions about this video

Le déclin cognitif est-il inévitable avec l'âge ?

Non, le déclin cognitif n'est pas une fatalité liée à l'âge. Il dépend fortement du contexte environnemental, du stress et des choix de vie, qui peuvent ralentir ou éviter ce déclin.

Quel est le rôle du stress dans le déclin cognitif ?

Le stress est la cause principale du déclin cognitif, car il fragilise le système immunitaire et aggrave les pathologies neurodégénératives, souvent plus que l'alimentation seule.

Peut-on conserver ses facultés cognitives jusqu'à un âge avancé ?

Oui, avec une hygiène de vie optimale, une alimentation équilibrée, une bonne gestion du stress et une activité physique régulière, il est possible de conserver ses facultés cognitives jusqu'à 80-95 ans.

Full Transcript — Download SRT & Markdown

00:00
Speaker A
Les populations qui avaient une espérance de vie en bonne santé particulièrement élevée étaient tout à fait possesseurs de leurs moyens cognitifs, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer.
00:09
Speaker A
Peut-on tous avoir toutes ces facultés cognitives jusqu'à 80-95 ans ? Je suis titulaire d'un doctorat de physiologie humaine, discipline qui englobe notamment la nutrition.
00:19
Speaker A
J'ai participé à la conception et au développement de la micronutrition. Le déclin cognitif chez l'humain a tendance à se faire plus tôt, de manière plus précoce par rapport aux autres générations. En 2025, le gouvernement français décide de faire de la santé mentale une grande cause nationale.
00:34
Speaker A
À un moment donné, on ne peut pas être à la fois cause et conséquence d'un problème.
00:37
Speaker A
Quel est l'impact de l'alcool ou du tabac, par exemple, sur le vieillissement du cerveau ? Les effets sont très dépendants du type de boisson consommée.
00:44
Speaker A
À quelle fréquence je peux me permettre des écarts ? Les centenaires qui vivent en bonne santé ne font pas de régime cétogène.
00:49
Speaker A
On a évoqué un facteur clé d'agression pour le cerveau, c'est le jeûne. Il fait tout sauter, il fait tout sauter.
00:55
Speaker A
Le cétogène, le jeûne. Et celui qui pèse le plus lourd sans conteste, c'est le...
01:07
Speaker A
Alors, tu m'as avoué qu'il y avait une petite idée sur laquelle tu voulais revenir, d'entrer sur l'espèce de déclin cognitif qui, pour toi, n'existerait peut-être pas, ou en tout cas pas de la façon dont le public pourrait le penser.
01:18
Speaker A
Je te laisse m'expliquer un petit peu. Je vais étayer ça avec plusieurs éléments. Le premier, c'est que tu sais que depuis une trentaine d'années, il y a une marotte qui occupe pas mal l'esprit des nutritionnistes, c'est le régime de longévité.
01:31
Speaker A
On a notamment des gens qui se sont penchés sur les centenaires d'Okinawa et ce n'est pas clairement énoncé dans les premières lignes de leurs ouvrages, mais les populations qu'ils ont rencontrées, qui avaient une espérance de vie en bonne santé particulièrement élevée,
01:47
Speaker A
étaient tout à fait possesseurs de leurs moyens cognitifs, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que, et je vais y revenir, des groupes de populations de certaines tranches d'âge sont de plus en plus souvent atteints par ces pathologies, que ces pathologies sont liées à l'âge.
02:08
Speaker A
Si tu as l'occasion, tes auditeurs ont l'occasion d'aller regarder la conférence du centenaire qui a été donnée par Edgar Morin lors de ses 100 ans.
02:17
Speaker A
Edgar Morin, ce jour-là, est intervenu. Il y a des choses que je n'ai pas comprises, non pas parce qu'il était gâteux ou qu'il avait perdu son dentier, mais parce que son évolution cognitive et le développement de son cerveau s'était poursuivi.
02:32
Speaker A
Ce que j'explique souvent aux gens, c'est qu'on ne verra jamais un champion olympique de 80 ans, même dans des faux sports comme le jumping ou les échecs.
02:44
Speaker A
Par contre, on verra des prix Nobel qui peuvent avoir 80 ou 90 ans et qui continuent d'exercer. C'est-à-dire qu'en fait, le cerveau est un organe qui évolue en permanence et qui est toujours sur le fil du rasoir entre la construction et la dégradation.
02:58
Speaker A
Ceci passe par l'intervention de molécules dont on parlera peut-être, ce qui s'appelle les neurotrophines.
03:03
Speaker A
Et l'action de ces molécules dépend de notre alimentation, dépend du dialogue avec notre intestin, dépend de la pollution, dépend du stress, dépend des infections subies, dépend de l'infection reçue, dépend des sollicitations dont on fait l'objet.
03:17
Speaker A
Et au passage, ces différents éléments que j'ai évoqués, ça fait partie des leviers sur lesquels on essaie de travailler pour ralentir la maladie d'Alzheimer, par exemple.
03:28
Speaker A
Ils font également partie des éléments qu'on pointe quand on réfléchit au développement cognitif optimal des enfants.
03:34
Speaker A
C'est-à-dire que quand les facteurs défavorables pèsent plus lourds que ceux qui sont favorables, une alimentation optimale, la gestion du stress, les sollicitations, une activité physique cohérente, intelligente, etc.
03:46
Speaker A
Alors, il y a des effets défavorables sur les connexions et sur les fonctions cérébrales qui y sont associées.
03:53
Speaker A
Et comme les facteurs environnementaux pèsent de plus en plus lourds depuis deux générations, bien évidemment, on prend de pleine face la survenue de ces pathologies. Et ce n'est pas une histoire d'âge.
04:04
Speaker A
J'ai eu l'occasion à Jussieu d'avoir comme prof le professeur Beaulieu en endocrinologie, qui a été connu pour ses travaux sur la longévité et qui, pour donner du crédit à ses idées, est mort à 97 ans, et il disait en cours,
04:19
Speaker A
le travail sur le déclin et les effets de l'âge intéressent tous les chercheurs qui sont néanmoins un jour avant moi.
04:26
Speaker A
C'est-à-dire que c'est une façon de dire que comme la préménopause ou toutes ces situations qu'on va expliquer et caractériser simplement par la période de la vie où elle se situe, c'est juste une manière de les qualifier, mais certainement pas une manière de les expliquer.
04:41
Speaker A
Alors c'est à la fois extrêmement inquiétant, mais extrêmement rassurant puisque si on comprend bien les effets respectifs, les effets défavorables d'une part et de ceux qui sont favorables d'autre part, on peut aussi bien jouer sur l'optimisation du développement émotionnel et cognitif des enfants puis des adultes mais aussi
04:59
Speaker A
retarder le déclin cognitif des seniors et de ceux qui devraient être, si mes souvenirs sont justes, les porteurs de la sagesse et de la transmission puisqu'on dit toujours que la vieillesse est l'apanage de la sagesse, sauf chez ceux qui ont Alzheimer.
05:14
Speaker A
Bien sûr. Alors que je comprenne bien, est-ce que pour toi, le déclin cognitif est-il inéluctable ou pas ?
05:23
Speaker A
Peut-on tous avoir toutes ces facultés cognitives jusqu'à 80-95 ans ? Et l'hygiène de vie est absolument parfaite. Est-ce que ce déclin existe uniquement parce que l'environnement est dégradant ou pas ?
05:42
Speaker A
Alors, il y aura des nuances parce qu'il y a effectivement dans les mécanismes physiologiques qui nous protègent des prédispositions génétiques, mais on doit sortir de cette vision-là pour parler plutôt de contexte épigénétique.
05:57
Speaker A
C'est-à-dire que si on a une prédisposition, par exemple, à moins bien protéger ses neurones que la moyenne parce qu'on protège moins bien que d'autres certaines molécules qui jouent des rôles importants,
06:07
Speaker A
et qu'en même temps, on est placé dans un environnement qui nous maltraite, bien évidemment, on va subir plus facilement les effets du déclin.
06:15
Speaker A
Tu prends quelqu'un qui craint le froid, tu le fais vivre au Groenland et il aura plus facilement froid que si tu le mets en Arabie Saoudite.
06:21
Speaker A
Donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a un effet subtil de l'équilibre entre ce que la personne peut tolérer qui est dépendant d'une part de son capital génétique, mais aussi de ses choix de vie, et en même temps du niveau de contrainte auquel il est soumis.
06:34
Speaker A
Et celui qui pèse le plus lourd, et on le voit aujourd'hui à la fois à travers l'évolution dramatique des chiffres de maladies psychiatriques, des problèmes d'addiction, mais aussi l'accélération des maladies neurodégénératives, sans conteste, c'est le stress qui joue un rôle énorme.
06:50
Speaker A
Et c'est vrai que quand en 2025, le gouvernement français décide de faire de la santé mentale une grande cause nationale, je trouvais que c'était assez hallucinant.
07:00
Speaker A
C'est-à-dire qu'à un moment donné, on ne peut pas être à la fois cause et conséquence d'un problème.
07:04
Speaker A
Il faut bien évidemment considérer que le contexte sociétal dans lequel on vit dispose à la survenue de problématiques neurodégénératives chez un nombre croissant de gens de plus en plus jeunes.
07:18
Speaker A
Donc ce qu'on est en train de dire, c'est que finalement, le stress est la plus grande cause de problématiques et de déclin cognitif, plus que l'alimentation, par exemple ?
07:27
Speaker A
On ne doit pas les considérer comme des colonnes indépendantes qui ne se rejoignent jamais.
07:31
Speaker A
C'est-à-dire que le stress, lorsqu'il est bien caractérisé, a des conséquences en cascade qui sont par exemple une plus grande vulnérabilité immunitaire, ce qui est un facteur énorme d'aggravation de toutes les pathologies par l...
07:51
Speaker A
les fameuses cytokines qui occasionnent des orages depuis le mois de février 2020. Ce sont des molécules qui sont capables d'entraver non seulement l'activité des neurones, mais aussi ce qu'on appelle la plasticité neuronale.
08:05
Speaker A
Donc ça c'est un élément important le stress influence l'équilibre de nos populations bactériennes il peut moduler nos choix alimentaires à savoir qu'on ne mange pas de la même manière selon qu'on est stressé ou pas, et quelle que soit l'éducation qu'on ait reçue et les aliments à notre disposition.
08:22
Speaker A
Et en fonction de la manière dont on va gérer notre stress, peut-être par une pratique sportive inappropriée ou par des expositions à des toxiques qui visent à apaiser notre niveau de stress, 40% en France des jeunes de 18 à 25 ans ont
08:35
Speaker A
déjà touché à de la coque, ça ne veut pas dire que c'est la conséquence de sa disponibilité, c'est la conséquence de la vulnérabilité.
08:41
Speaker A
C'est-à-dire que quand on pose des éléments comme ça, on se rend compte qu'une réflexion systémique, ce n'est pas une vision où on met toutes les choses sur le même plan en leur accordant une égale importance, c'est une vision qui, au contraire,
08:53
Speaker A
est plutôt pyramidale et où on se rend compte qu'il y a des éléments qui pèsent plus lourd que d'autres et qui ont des répercussions en cascade sur tout un tas de fonctions qui vont être, à leur tour, identifiées comme étant perturbées.
09:04
Speaker A
C'est-à-dire que quand on pose la question de l'importance respective du stress, des infections, des choix alimentaires, c'est comme si on te demandait est-ce que c'est parce que mon pare-chocs est cassé que mon pare-brise est abîmé, est-ce que c'est parce que mon pare-brise est abîmé que la portière est rayée
09:18
Speaker A
et qu'on imagine que c'est finalement des événements qui seraient corrélés mais indépendants les uns des autres.
09:25
Speaker A
Et la dynamique sociétale qui construit en fait une logique extrêmement compétitive, Je renvoie aux travaux d'Albert Jacquard sur le sujet, qui disait qu'on a une conception de la pédagogie qui vise finalement à préparer le citoyen à être soumis et consommateur,
09:44
Speaker A
et qui de ce fait écarte tout un tas de stratégies pédagogiques qui participeraient au développement cognitif.
09:50
Speaker A
Donc, dès le plus jeune âge, on prépare finalement une vulnérabilité plus importante aux effets défavorables de ce qui va créer plus tard les pathologies neurodégénératives.
09:59
Speaker A
Mais en amont il y a le tabagisme qui lui-même va avoir un impact sur le cerveau, De manière transgénérationnelle, au même titre que l'herbe, on sait que les consommateurs de hachich vont rencontrer des modifications épigénétiques dans leur cerveau qui vont se retrouver à la génération suivante.
10:17
Speaker A
C'est-à-dire qu'il ne suffit pas d'arrêter pour une femme de consommer ses produits au moment où elle va tomber enceinte.
10:25
Speaker A
Le fait même qu'on en est consommé n'aura pas la même conséquence, n'aura pas le même impact sur le développement du cerveau du futur nouveau-né.
10:33
Speaker A
Alors, ce n'est pas du tout des éléments que j'évoque pour responsabiliser ou culpabiliser, c'est juste des faits qu'il faut regarder en comprenant qu'il y a une logique à leur survenue de manière un petit peu enchevêtrée.
10:46
Speaker A
Ok, bon alors le développement et le déclin cognitif est la résultante d'un tout un paquet de facteurs qui sont eux-mêmes entreliés, entrecroisés, qu'il est toujours plus facile d'essayer de faire des blocs de cause à conséquence, c'est ce que j'essaye un petit peu de faire pour essayer de détacher des solutions
11:03
Speaker A
et d'y voir un petit peu plus clair, mais on comprend que c'est très complexe.
11:06
Speaker A
Juste, avant de comprendre ce qu'est exactement le déclin cognitif, de quoi on parle, si on parle d'Alzheimer, si on parle...
11:13
Speaker A
D'autres démences et de quoi il s'agit, puisqu'on va essayer de tourner un petit peu autour, savoir ce qu'il en est et comment justement l'éviter.
11:22
Speaker A
Avant ça, est-ce que, sans vouloir faire peur, mais quand même un petit peu, il y a des chiffres, il y a des études qui montrent que le déclin cognitif chez l'humain a tendance à se faire plus tôt, de manière plus précoce par rapport
11:36
Speaker A
aux autres générations. Quel est le recul qu'on a sur, par exemple, ces 20 ou ces 30 dernières années ?
11:42
Speaker A
Avant de continuer l'épisode, j'ai quelque chose d'exclusif à vous proposer. Si vous aimez le podcast Biomécanique, alors vous allez adorer la lettre Biomécanique.
11:49
Speaker A
C'est un petit peu la version cachée du podcast, réservée à mes abonnés. Chaque début de mois, j'y partage mes meilleures découvertes pour optimiser votre santé, améliorer vos entraînements et augmenter votre longévité.
11:57
Speaker A
Vous trouverez aussi des réflexions personnelles sur des sujets controversés et des anecdotes inédites sur le podcast que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
12:03
Speaker A
Je dévoile aussi mes recommandations personnelles en termes de livres, de films, de documentaires que je considère qu'il ne faut pas manquer.
12:09
Speaker A
C'est gratuit, ça se lit en quelques minutes et si ça ne vous plaît pas, vous pouvez vous désinscrire en un seul clic.
12:14
Speaker A
Alors pourquoi pas essayer ? Mais attention, chaque newsletter n'est envoyé qu'une seule fois et si vous n'êtes pas déjà inscrit, vous avez déjà manqué toutes les précédentes.
12:20
Speaker A
Donc pour ne pas louper la prochaine, faites dérouler la description, cliquez sur le dernier lien qui s'affiche et rejoignez de suite la lettre biomécanique.
12:28
Speaker A
Ces chiffres, on va dire, c'est le constat établi par des chercheurs qui ont consacré l'essentiel de leur travail.
12:35
Speaker A
Il n'y a pas de doute à leur sujet, mais pour autant, une fois qu'on pose ce constat, soit on s'alarme et on se dit, j'ai qu'un traitement, c'est l'huile essentielle de sapin qui me donne un avant-goût de la mort,
12:48
Speaker A
ou alors on a d'autres solutions en vue. Et ce qu'il faut avoir en tête, c'est que, comme je l'évoquais, la pression environnementale n'a jamais été aussi forte, ce que j'explique dans l'ouvrage sur les où on est aujourd'hui avec les générations Y et Z,
13:03
Speaker A
face à des populations pour lesquelles l'impact environnemental, l'appauvrissement des populations bactériennes, le niveau de stress encouru et l'appauvrissement de toute la chaîne alimentaire.
13:17
Speaker A
Amènent à ce qu'à un moment donné, on est un peu comme le chevalier noir de Monty Python qui monte la garde du pont et qui on coupe les deux bras et les deux jambes et qui dit match nul, c'est-à-dire qu'on ne peut pas s'en sortir.
13:25
Speaker A
Et que donc il y a deux types de répercussions il y a des répercussions fonctionnelles et des répercussions lésionnelles et pour comprendre, très tôt la différence entre les deux. On pourra parler tout de suite des problématiques de mémoire et de l'Alzheimer.
13:38
Speaker A
Il faut savoir que beaucoup de nos fonctions qui sont régies par notre cerveau font appel à des structures qui se trouvent à différents endroits de ce cerveau.
13:48
Speaker A
A savoir que la compréhension de l'anatomie du cerveau a été cruciale. Ça a été un des grands avantages de la guerre de 14. Les guerres permettent toujours de très gros progrès médicaux.
13:58
Speaker A
La guerre de Napoléon, ça a permis d'énormes progrès au niveau de la chirurgie, la guerre de 14, eh bien, en fait, il y a des gens qui sont revenus de la guerre et qui manquaient un petit bout de cerveau à droite ou à gauche.
14:08
Speaker A
Selon les zones qui étaient lésées, on se rendait compte que certaines fonctions étaient altérées.
14:13
Speaker A
Avant cela, on pensait que le cerveau était constitué d'un ensemble de neurones qui pouvaient tous accomplir toutes les fonctions et qui étaient indifférenciables et substituables les uns aux autres.
14:23
Speaker A
Alors, évidemment, je m'attendais aux commentaires, je suis au second degré quand je dis que ça fait partie des bienfaits de la guerre.
14:30
Speaker A
Je préfère éviter des commentaires inutiles on sait qu'il y a des spécialistes de la question mais on s'est rendu compte que certaines parties du cerveau sont plus particulièrement dévolues à certaines fonctions et d'autres à d'autres et concernant le déroulement de ces fonctions
14:44
Speaker A
elles nécessitent des processus chimiques l'intervention de molécules qu'on appelle les neurotransmetteurs, dont la présence dans notre cerveau est liée à notre alimentation mais pas seulement Donc, quand on a un stress important, par exemple, le train de vie de nos neurones
15:01
Speaker A
s'accélère parce qu'on est plus enclin à devoir être en hypervigilance, à prendre des réflexions, à avoir des émotions qui sont au summum, et donc nos neurotransmetteurs sont dégradés beaucoup plus vite.
15:11
Speaker A
Et si, en contrepartie, nos apports ne sont pas à un niveau qui permette d'assurer la compensation de ces pertes-là, petit à petit, on se crée un déficit.
15:21
Speaker A
Et donc, on a des troubles fonctionnels qui peuvent concerner la mémoire et c'est là où je voulais en venir, la grande différence entre les perturbations fonctionnelles ou lésionnelles, c'est typiquement ce qu'on peut rencontrer à l'occasion d'une consultation de mémoire.
15:35
Speaker A
Donc, la maladie de l'Alzheimer démarre de manière… Alors, on a beaucoup de données descriptives.
15:41
Speaker A
Les données explicatives sont encore un peu l'objet de spéculation. Mais en gros, il y a des neurones d'une partie bien particulière du cerveau qui sont chargés, notamment du stockage des processus, des souvenirs ou de la mémoire, qui sont notamment en lien avec des problématiques
15:57
Speaker A
immunitaires, mais pas seulement l'objet d'atteintes, mais qui se propagent un peu comme des dominos qui tombent.
16:03
Speaker A
C'est-à-dire qu'un premier neurone touché fait que d'autres neurones sont touchés, donc on va avoir des atteintes très rapides.
16:07
Speaker A
Mais au début de la pathologie, il est très difficile d'établir une différence entre quelqu'un qui présente ce qu'on appelle des troubles bénins de la mémoire, j'ai un mot sur le bout de la langue, je ne m'en souviens plus,
16:18
Speaker A
d'une autre personne qui présente a priori les mêmes symptômes, mais qui est déjà confrontée à une maladie neurodégénérative.
16:25
Speaker A
Et il y a un test qui permet de faire la différence entre les deux, c'est qu'effectivement, quand on présente cinq objets, par exemple à une personne en 10 secondes, on lui demande de mémoriser le maximum d'objets.
16:39
Speaker A
Typiquement la personne qui a un déclin cognitif lié à une perte de ses neurotransmetteurs comme je l'ai évoqué juste avant elle va se souvenir d'un seul objet sur 5 donc elle va commencer à flipper parce qu'elle va se dire j'ai peut-être un Alzheimer,
16:51
Speaker A
et puis celle qui a un début d'Alzheimer s'en souvient d'un sur cinq, c'est-à-dire qu'à ce stade-là on ne fait pas de différence entre les deux, la différence va se faire à l'étape suivante où on va donner un indice,
17:02
Speaker A
donc vous avez un papy qui est devant une photo sa femme lui dit mais tu te rappelles pas où c'était ?
17:07
Speaker A
Absolument pas mais si c'était lors de notre voyage de noces avant on était dans un super hôtel en plus ah la serveuse elle était trop bien t'aurais vu Cennibar et donc il prend une claque c'est à dire que quand on donne un indice,
17:18
Speaker A
il y a un retour du souvenir qui va s'effectuer. Alors que dans le cas de l'Alzheimer, l'évocation d'un indice ne donne aucune aide supplémentaire.
17:27
Speaker A
La personne va donner une réponse aléatoire. C'est ce qu'on appelle une intrusion. Et donc, parce que la mémoire est associative et qu'elle utilise plusieurs parties différentes du cerveau, s'il y a une atteinte lésionnelle neurodégénérative, il n'y a plus de connexion et de communication entre ces différentes parties.
17:44
Speaker A
Et donc, l'aide qu'on apporte pour retrouver dans l'armoire à souvenir la bonne photo au bon endroit va être totalement inopérante.
17:52
Speaker A
Ce test est proposé et permet de faire une différence très précoce entre ce qui est simplement du domaine de l'impact des déficits nutritionnels, de l'alimentation, de pas mal d'autres facteurs et de ce qui est authentiquement neurodégénératif.
18:08
Speaker A
Et effectivement, les éléments que j'évoquais en introduction, l'accompagnement de l'activité physique, les sollicitations, aller faire du sudoku, la tête au nord les liens infectifs la prévention des problèmes immunitaires etc.
18:24
Speaker A
Ça va ralentir le processus de déclin cognitif. J'avais un prof de neurobiologie à l'époque à Jussieu qui disait finalement la question d'Alzheimer c'est de savoir si on le fera avant ou après notre mort.
18:36
Speaker A
Alors ce qui était assez rigolo dans sa manière de poser les choses mais c'est aujourd'hui toutes les stratégies dites de prévention visent en fait à, refreiner au maximum le processus qui est jugé comme étant inéluctable et bien évidemment quand on voit les multitudes pistes de réflexion qui sont proposées,
18:56
Speaker A
il faut comprendre qu'elles sont toutes intriquées les unes dans les autres, mais que bien évidemment, le meilleur moyen de s'en protéger, c'est d'avoir un cerveau qui soit parfaitement nourri et ça, ça fera certainement partie des points que tu vas souhaiter évoquer par la suite.
19:11
Speaker A
Très intéressant. Déjà, ça veut dire que si on ne se rappelle pas de quelque chose a priori, mais qu'un souvenir nous ramène à cette mémorisation, c'est plutôt bon signe.
19:21
Speaker A
On n'est pas nécessairement touché par Alzheimer. meurt. Donc ce qu'on comprend c'est qu'il n'y a pas d'âge moyen à partir duquel le déclin cognitif commence à s'exercer, toute population confondue.
19:35
Speaker A
Chez certaines personnes, je vais dire des âges au hasard et tu vas me corriger derrière, certaines personnes qui sont complètement dans les choux ça va peut-être commencer à 35 ans, ceux qui ont un super environnement, une super alimentation et tout
19:49
Speaker A
ce qu'il faut ça va peut-être commencer à 70, d'autres à 95 mais si par exemple, ils meurent d'autres choses avant le déclin cognitif n'aurait pas eu le temps, hypothétiquement il aurait démarré après la mort donc en fait ça dépend il n'y
20:03
Speaker A
a pas un âge moyen de départ de vieillissement du cerveau. On peut faire si tu veux un parallèle avec l'éclin physiologique c'est à dire qu'il y a tout le débat des scientifiques sur la diminution de VO2max avec l'âge,
20:17
Speaker A
et puis en même temps qu'on dit que c'est inéluctable on se rend compte qu'il y a des gens qui à 40-45 ans sont encore capables de faire des niveaux de performance élevés.
20:25
Speaker A
En fait, il y a deux paramètres qui sont déterminants. C'est d'où est-ce qu'ils partent et à quelle vitesse ça descend.
20:31
Speaker A
Et c'est exactement la même chose, sauf que concernant le déclin cognitif, il n'est pas obligé que ça descende, ça peut même continuer à monter.
20:38
Speaker A
À savoir qu'il y a un élément crucial dans le maintien ou l'expansion des capacités cognitives, c'est le niveau de sollicitation et la mémorisation.
20:49
Speaker A
C'est-à-dire qu'une chose, deux choses que l'IA ne peut pas substituer à l'intelligence humaine, l'IA je dis souvent que c'est finalement l'aliénation informatique, si on prend les initiales dans ce qu'elle signifie, c'est l'expérience et l'émotion.
21:06
Speaker A
Et ça, l'émotion est liée notamment à l'interaction avec l'autre et de ce qu'on perçoit dans la réaction de l'autre.
21:13
Speaker A
C'est-à-dire que beaucoup de comportements sociaux ne sont pas influencés par des règles qui seraient décidées par Big Brother, mais sont modulés par l'aptitude de l'individu à interpréter, en fonction de ses émotions et de son expérience, ce qu'il perçoit chez l'autre.
21:29
Speaker A
Et ces différents éléments-là participent à la construction d'une forme d'intelligence. Tu as certainement vu de vieux profs de médecine ou de vieux internes à qui on amène un patient avec des symptômes dont personne n'arrive à comprendre le sens et auquel on ne donne pas une qualification particulière.
21:47
Speaker A
Et lui, il va dire, oui, c'est telle ou telle pathologie. J'ai déjà vu le cas en 1928.
21:52
Speaker A
Parce que l'expérience, à partir du moment où elle n'est pas effacée, Et c'est toute la problématique du maintien de la mémoire.
22:00
Speaker A
À partir du moment où il n'est pas effacé, il vient au contraire nourrir et enrichir la réflexion. Et je prenais l'exemple d'Edgar Morin tout à l'heure.
22:06
Speaker A
J'ai eu l'occasion de voir Luc Montagnier ou même au début du magazine Sport et Vie d'avoir rencontré Albert Jacquard par exemple.
22:15
Speaker A
Et typiquement, ce sont des personnes dont on voit bien que le niveau de compétence intellectuelle était certainement supérieur à celle qu'ils avaient 20 ou 30 ans plus tôt, quand bien même fût-ce déjà brillante à l'époque.
22:28
Speaker A
Et à partir du moment où cela est possible chez certains, il faut se poser la question de qu'est-ce qui empêche que ce soit possible chez tout le monde.
22:37
Speaker A
Ce qui redonne de l'espoir, on est dans un environnement et dans une époque qui n'est peut-être pas propice à une super cognition et à un super vivissement du cerveau, mais de ce que tu dis, il est quand même possible de faire les choses,
22:51
Speaker A
pour vieillir le moins vite possible et de se décliner le moins vite possible au niveau des facultés cognitives ?
22:58
Speaker A
On parle d'époque, tout est une question de représentation. J'ai en tête aussi une phrase avancée par Bruce Dickinson, tu connais peut-être ou pas, qui était chanteur de Maiden, et qui disait, je suis très fan, et qui disait notamment, tout le monde se plaint
23:16
Speaker A
d'époque actuelle qui est terrible. Moi, j'ai un très bon message à leur donner. Voyager dans le temps.
23:20
Speaker A
Et retourner au Moyen-Âge, c'était absolument génial. C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est aussi une question de la représentation quand on se fait des choses.
23:28
Speaker A
Quand Boris Cyrulnik parle de la résilience, que se joue-t-il exactement ? J'ai un grand-père qui avait 17 ans quand il a fait Verdun, il a fait deux ans dans les tranchées, il est mort centenaire.
23:40
Speaker A
Et il y a certains auteurs, je pense aussi à Noël Tamini, un Suisse qui vit maintenant en Roumanie, qui s'est intéressé aux particularités des centenaires.
23:49
Speaker A
Et il y a une chose qui est mise en avant en permanence, c'est une espèce de positivisme qui est, on va dire, indécrottable et qui est presque indifférent aux événements survenus.
23:59
Speaker A
Parce que mourir centenaire en profitant de la vie, alors qu'on a vu des mecs se faire découper en rondelles sous tes yeux pendant deux ans, c'était pas donné à tout le monde puisqu'il y a eu des mouvements nihilistes
24:09
Speaker A
après la guerre de 14 où il y avait des gars qui disaient le monde est absurde, il recommence comme avant, qui avaient fait des attentats pour faire sauter la tour Eiffel etc, on en parle peu mais il y avait des mouvements anarchistes post-guerre de 14-18
24:21
Speaker A
qui étaient extrêmement forts en France c'était globalement la conséquence de cette espèce de résilience sociale qui était quand même difficile à mettre en oeuvre.
24:30
Speaker A
Donc la résilience et les fonctions de l'éducation qu'est-ce qu'on attend donner comme éducation et c'est vrai que tout ce qui détourne l'enfant d'un lien affectif et d'une capacité à communiquer que ce soit les écrans tous ces éléments-là.
24:44
Speaker A
Des contenus pédagogiques qui étouffent l'esprit critique des gamins tout ça bien évidemment crée un stress au refoulé, le stress inhibé qui participe certainement aux pathologies aux addictions.
24:54
Speaker A
Alors je vais prendre un autre exemple pour aller plus loin dans la notion de sens il y avait une étude qui avait été faite par des américains j'avais vu ça sur un reportage à l'époque quand j'avais encore la télé,
25:05
Speaker A
leur étude consistait à questionner des gens de la vie de la rue qu'ils croisaient leur disait voilà à votre avis les gens qui gagnent des très grosses sommes aux loteries à votre avis est-ce qu'ils continuent à travailler ?
25:15
Speaker A
La majorité des gens qui étaient sondés répondaient non ils ont dû arrêter de bosser et ils avaient faux.
25:21
Speaker A
Plus de 90% des gens avaient continué à travailler. Par contre, l'extrême majorité d'entre eux avaient changé de métier.
25:28
Speaker A
Parce qu'en fait, à partir du moment où ils avaient l'assurance d'avoir un toit et à manger, ils se consacraient à ce qui avait du sens pour eux.
25:35
Speaker A
Ce qui veut dire que 90% de la planète est peut-être dans un contexte où ce qu'ils font n'a pas forcément du sens, mais ils sont dans un mode de survie.
25:43
Speaker A
Et donc forcément, ça génère un stress extrêmement important parce que quand on regarde plus en détail, les écrits même qui sont consacrés au sujet neuroatypique, le stress est d'autant plus important que l'écart est très marqué entre là où on aimerait se trouver et là où on se trouve.
26:00
Speaker A
Et donc, pendant des années, la société a fonctionné sur des processus de compensation. On parlait de gagner sa vie si on avait une bonne paye.
26:07
Speaker A
Bon, sauf qu'aujourd'hui, cette compensation-là, elle n'est plus offerte qu'une petite minorité et le manque à gagner comblé par les jeux, par l'espèce de 5 à 7, l'after work, tous ces trucs qui sont apparus, une espèce de liesse un petit
26:24
Speaker A
peu factice, elle est là pour masquer le manque profond qu'il y a derrière et qui participe aussi à la dégradation neuronale.
26:32
Speaker A
Parce que si on n'a pas d'intérêt à ce qu'on fait, naturellement, on est moins enclins à avoir des sollicitations.
26:38
Speaker A
Ça me rappelle ce que disait John Barrymore, un acteur américain qui disait, la vieillesse, c'est très simple, ça commence le jour où les regrets ont pris la place des projets.
26:47
Speaker A
Et c'est sûr que s'il y a 30 ans, tu n'as pas de projet parce que le monde dans lequel tu vis ne te permet pas de te projeter, tu vas être beaucoup plus enclin à être victime des mécanismes d'éclin cognitif qui vont fatalement être beaucoup
26:57
Speaker A
plus forts à ce moment-là à ton encontre. C'est assez percutant. Je ne pense pas qu'on soit surpris dans l'absolu, mais le fait que tu l'exprimes de cette manière-là et que d'un point de vue physiologique et physiopathologique, il y a un lien clair entre le manque de sens, entre la négativité et l'apparition
27:17
Speaker A
plus précoce du déclin cognitif. Donc, ça permet peut-être d'ouvrir un petit peu plus les yeux.
27:22
Speaker A
Alors, est-ce que ça va changer les choses ? Je ne sais pas. Mais de ce que je comprends, c'est que cet environnement essentiellement stressant dû par ce désalignement, par exemple, ce manque de sens, provoque plus facilement, en fait, met en plus forte stimulation l'activité
27:38
Speaker A
du cerveau parce que le stress, le cerveau répond à ce stress et essaie de compenser dans son activité. c'est ça qui.
27:49
Speaker A
Suractive on va dire les neurones je parle grossièrement, tu me corrigeras sur les termes, et l'alimentation parce que tu vois toi qui es quand même un des plus grands nutritionnistes français, je pensais qu'on partirait directement là dessus sur les causes,
28:05
Speaker A
des causes absolues du déclin cognitif finalement l'alimentation vient en second plan, enfin dans le sens où par rapport à cette sur-stimulation, sur-activité via ce stress, il faudrait avoir l'alimentation nécessaire pour venir compenser ce stress, très important, qu'on n'a peut-être pas aujourd'hui, et ce qui crée donc on
28:28
Speaker A
a une sur-sollicitation, pas assez de compensation et le déficit se creuse et l'activité cognitive décroît.
28:36
Speaker A
Est-ce que je résume un peu ? Je vais reformuler, ce n'est pas qu'une question de déficit parce qu'il y a un autre élément physiologique qui est associé au stress et qu'il ne faut surtout pas perdre de vue, c'est l'état inflammatoire.
28:49
Speaker A
L'inflammation est un élément qui est lié à l'activité de molécules dont je vais déjà parler, qui s'appelle les cytokines, qui sont habituellement on va dire les.
28:59
Speaker A
Les organisateurs de la réponse immunitaire, mais qui peuvent aussi te libérer dans d'autres circonstances, notamment sous l'influence du stress, et donc un stress chronique tel que je l'ai évoqué juste dans ma réponse précédente, crée un état inflammatoire qui a un impact sur l'intestin,
29:11
Speaker A
qui a un impact sur la muqueuse intestinale, qui a un impact sur les familles bactériennes, qui a un impact sur le stress occident, c'est-à-dire la rouille qui va affecter nos tissus.
29:20
Speaker A
Et de ce fait, la nutrition optimale, ce n'est pas seulement celle qui amène les éléments structuraux du cerveau ni les éléments énergétiques du cerveau, c'est aussi ceux qui permettent de se protéger, ceux qui permettent d'être plus efficaces face aux infections,
29:37
Speaker A
ceux qui permettent également de compenser les pertes plus importantes liées au stress, c'est-à-dire ceux qui permettent d'accomplir l'activité physique appropriée, qui a des effets favorables sur notre cerveau.
29:49
Speaker A
Et évidemment, ça veut dire que, c'est un peu le concept que je défends avec l'idée de l'épinutrition, l'alimentation, c'est celle aussi qui nous protège des toxiques, c'est celle qui nous permet d'avoir les outils face au stress, c'est celle qui nous permet d'avoir les outils face aux problèmes immunitaires,
30:03
Speaker A
c'est celle qui permet de bien nourrir notre intestin, et c'est celle qui nous garantit qu'en dépit de l'appauvrissement de notre chaîne alimentaire, on va trouver le plus d'éléments nécessaires dont on a besoin.
30:16
Speaker A
Sachant qu'il y a beaucoup de déficits qui ne sont pas tant liés à des mauvais choix de population qu'à l'appauvrissement ou à des problèmes d'assimilation.
30:24
Speaker A
On parle souvent, par exemple, d'une molécule au nom un peu barbare, l'homocystéine, qui jouera un rôle dans certaines maladies neurodégénératives.
30:33
Speaker A
Si on essaie de résumer les choses simplement, dans un grand nombre de situations, son accumulation, qui est défavorable, survient en cas de déficit en B9 ou en B12.
30:43
Speaker A
Et tout le monde dit, à la B12, il faut manger des produits animaux, les végétariens sont exposés à des risques, c'est faux.
30:49
Speaker A
C'est-à-dire que quand on regarde les teneurs des aliments et quand on regarde les besoins individuels, une végane qui ferait trois entorses à son régime en mangeant deux œufs et un yaourt dans la semaine, couvre en théorie ses besoins.
31:03
Speaker A
Donc quand on fait le constat que certaines fractions de la population, par exemple les femmes qui font des fives, moi j'en ai rencontré 50% de déficit, donc on n'a pas affaire à une secte de véganes qui n'arrivent pas à se reproduire,
31:15
Speaker A
on a affaire à des situations où il y a des problèmes d'assimilation, c'est-à-dire qu'il y a des problématiques immunitaires avec des anticorps, sans trop rentrer dans le détail, qui entravent l'assimilation de ces vitamines, qui elles-mêmes jouent sur un autre mécanisme qui s'appelle la méthylation,
31:28
Speaker A
qui est un petit peu l'interrupteur qui favorise ou pas l'expression de certains gènes, et donc on a des réactions en cascade.
31:34
Speaker A
C'est-à-dire que ce que l'on découvre aujourd'hui, c'est que notre alimentation, le contenu de notre assiette est un élément nécessaire, mais pas suffisant à garantir une santé optimale, et que surtout, sous l'influence de contraintes environnementales, on peut avoir des processus très délétères qui vont quand même survenir.
31:52
Speaker A
On peut parler du sélénium, qui est très important pour la protection de nos tissus, notamment du cerveau.
32:00
Speaker A
Il y a à peu près 40% de la population qui est déficitaire, en tout cas en France, et l'élément qui prédit le mieux le statut d'un individu, c'est la teneur des sols ou plus les aliments qu'il consomme.
32:10
Speaker A
Donc c'est quasi impossible de prédire si un sujet à un instant T présente ou pas un déficit et la pathologie c'est un millefeuille s'il y a le simple déficit.
32:21
Speaker A
Il s'adapte. Si tu rajoutes un environnement plus polluant, il essaie de s'adapter. Tu rajoutes une pandémie, il essaie de s'adapter. Et tu rajoutes un stress par-dessus.
32:31
Speaker A
À un moment donné, ton millefeuille, il est trop lourd. Et ça finit par créer un niveau de contrainte qui est supérieur aux capacités de l'individu.
32:39
Speaker A
Et bien évidemment, l'approche orthodoxe de la médecine intégrative ou de ces approches-là consiste à garantir 100% des apports des besoins théoriques.
32:49
Speaker A
Mais ces besoins théoriques, ils correspondent à une situation, on va dire, où tu es tranquille, confortable, où il n'y a pas de données, tu n'es pas à la guerre, en quelque sorte.
32:57
Speaker A
Et garantir la couverture des besoins théoriques ne permet pas de prédire si à l'échelle individuelle, tu es armé comme il faut, notamment en fonction de ta place dans la fratrie, en fonction des affections que tu as eues dans ton
33:09
Speaker A
enfance, en fonction du contexte dont elle t'a grandi. Et donc, c'est pour ça que de réflexion un petit peu globale et généraliste sur la population, on doit aller un peu plus loin regarder à l'échelle individuelle la nature des perturbations qui sont présentes comprendre où elles viennent
33:24
Speaker A
et comprendre comment les corriger. Mais on est d'accord que c'est quand même un début, c'est quand même s'assurer un minimum, on va dire de bien manger, d'assurer tous ces micros, macros, nutriments, c'est déjà la base.
33:40
Speaker A
C'est sûr que si on s'arrête là et qu'on ne regarde pas au-delà sur l'environnement comme tu l'expliques, on n'en aura peut-être pas tout, mais c'est presque un minimum indispensable.
33:48
Speaker A
Encore faut-il déjà savoir ce que sont les besoins en petits mots et comprendre ce qu'est le déterminisme du comportement alimentaire.
33:56
Speaker A
Je vais donner un exemple pour illustrer ça, à l'appui des apports qui sont aujourd'hui reconnus fondamentaux pour le cerveau, ceux des oméga-3, qui est une famille de graisses vraiment très précieuse pour ça.
34:09
Speaker A
Donc, on avait mené une étude à la fin des années 90 avec le docteur Didier Chaud, je crois que tu as reçu, il me semble aussi une fois, ou pas.
34:17
Speaker A
On avait mené un travail pour regarder, en fait, on se posait une question qui était quel est le niveau d'apport optimal en lipides qu'on peut conseiller à des sportifs.
34:26
Speaker A
C'était en 2003, et à l'époque, la théorie dominante, c'était le principe d'Archimègre, c'est-à-dire que c'était tout corps plongé dans un liquide ressort mouillé s'il n'est pas trop gras, et on s'était rendu compte qu'en fait, à la fois par une enquête alimentaire et par un bilan biologique,
34:42
Speaker A
on s'était rendu compte qu'il y avait de très fréquents déficits en acides gras, en oméga-3 en particulier, et que les déficits les plus sévères se rencontraient chez les gens qu'il y avait les apports en Grèce les plus importants.
34:53
Speaker A
Donc, quand tu fais ce constat. Tu es plutôt à te poser de nouvelles questions qu'à amener une réponse à la question initiale.
35:01
Speaker A
Et en fait, quand on réfléchit d'un point de vue évolutionniste, si à l'époque du paléo, nos ancêtres étaient déficitaires en oméga 3, leur instinct alimentaire les poussait à consommer des aliments relativement gras pour trouver ce dont ils avaient besoin.
35:19
Speaker A
Aujourd'hui, à cause de l'évolution de la chaîne alimentaire, il y a des déficits très importants et transgénérationnels en oméga-3 qui ont été décrits depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire que les futurs parents de demain ou après-demain sont nés déficitaires,
35:32
Speaker A
par exemple, et donc, pour pallier ce manque en oméga-3, ils sont naturellement. Portés par un appétit spécifique, comme on dit en nutrition, qui les pousse à manger du gras et ça n'a rien à voir avec les recommandations officielles pour votre santé, éviter de manger trop gras, trop sucré,
35:49
Speaker A
trop salé, ce qui ne veut rien dire. L'injonction, c'est une manifestation du stress. Et effectivement, Sous-titrage Société Radio-Canada Ce qu'on a observé dans un deuxième temps, c'est que si on complémentait en oméga-3 ces personnes sans mettre en œuvre quoi que ce soit d'autre,
36:02
Speaker A
ni conseil alimentaire ou quoi que ce soit, et qu'on refaisait une enquête quelques temps plus tard, on se rendait compte que leur niveau d'apport spontané en graisse diminuait, tout simplement parce que leur besoin étant satisfait, ils n'allaient pas rechercher
36:14
Speaker A
un surcroît de graisse pour trouver désespérément les oméga-3 qui leur manquaient. Donc quand on fait le constat que les gens mangent trop gras ou trop sucré, on prend le problème à l'envers, c'est comme si on disait, pour éviter d'avoir
36:25
Speaker A
des accidents, éviter d'avoir un pare-chocs cassé et un pare-chocs abîmés. Et donc, la problématique des injonctions et des campagnes de santé publique sont simplement là pour mettre du baume au cœur aux gens qui font porter la responsabilité des mauvais choix alimentaires aux citoyens,
36:43
Speaker A
plutôt qu'à s'interroger sur la responsabilité du problème. Parce que quand on a décidé de changer l'alimentation des animaux au milieu des années 70, avec comme conséquence d'appauvrir toute la chaîne alimentaire, on n'a pas eu droit à un référendum sur le sujet. Ce que je veux dire,
36:57
Speaker A
c'est que c'est une situation qui est subie. On pourrait multiplier les exemples. On sait en Afrique, par exemple, que des femmes déficitaires en fer ont un comportement dans certaines régions qui s'appelle la pica, c'est-à-dire qu'elles vont être amenées à consommer, à manger de la terre.
37:10
Speaker A
Et cette terre est particulièrement riche en fer, et c'est un comportement intuitif compensatoire. Alors, certaines intuitions sont faussées par des problèmes de santé.
37:20
Speaker A
Par exemple, on sait que les gens qui ont des mycoses chroniques vont avoir des pulsions sucrées irrépressibles.
37:24
Speaker A
Mais ce n'est pas en leur tapant sur les doigts parce qu'ils mangent trop sucré qu'ils vont changer leur comportement.
37:29
Speaker A
C'est-à-dire que si on veut avoir un effet évident, durable sur les choix alimentaires qui sont pratiqués, il faut revenir à la question de départ qui est pourquoi les gens mangent comme ils mangent.
37:41
Speaker A
Et effectivement, si on est simplement dans le constat et dans la mise en garde, on va dire « Ah, mais les gens m'ont trop gras, ils m'ont pas assez de fruits, de légumes, etc.
37:50
Speaker A
» Je ne sais pas si tu as vu récemment, il y a la nouvelle pyramide américaine qui est sortie où il y a les fruits et les légumes à la base. Bon, c'est magnifique.
37:58
Speaker A
On oublie une chose importante, ça c'est les travaux d'Adam Dranowski en 2007 qui expliquait que la consommation de fruits et légumes à New York en fonction des quartiers était inversement corrélée au niveau des vices.
38:11
Speaker A
C'est-à-dire que les gens qui avaient un niveau, étaient corrélés au niveau de vie par contre, les gens qui avaient un niveau de vie élevé pouvaient consommer des fruits et légumes, ceux qui vivaient avec 9 dollars par jour et par personne
38:19
Speaker A
en consommaient très peu. C'est-à-dire que pointer l'insuffisance de fruits et légumes, et on pourrait se poser la question aujourd'hui en France où il y a 15% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté et qui entend dire longueur de
38:31
Speaker A
journée, pour votre manger, sentez 5 fruits et légumes par jour, s'ils ont du mal à en acheter un seul qui partage à eux tous, un, ils sont conscients qu'ils ne respectent pas les recommandations, Deux, ils sont conscients qu'ils portent atteinte à leur santé et trois,
38:44
Speaker A
qu'ils le pabilisent parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. C'est-à-dire que les situations auxquelles on est confronté ne sont pas l'apanage exclusif des gens qui font exprès de ne pas bien manger et qui s'en foutent.
38:56
Speaker A
Alors, c'est vrai qu'on m'a reproché sur un podcast précédent de « déresponsabiliser les gens ». Ce n'est pas ça du tout.
39:03
Speaker A
Le choix alimentaire n'est pas qu'une question de connaissance, de volonté ou d'intelligence. Il y a d'autres déterminismes qui sont là et qui sont influencés par tous ces facteurs environnementaux.
39:12
Speaker A
D'où la nécessité d'accompagner, de faire de la pédagogie. Et c'est ce qui fait qu'on s'est tourné aussi vers la complémentation, parce qu'on s'est rendu compte là aussi que quand on rééquilibre, qu'on corrige certains déficits.
39:25
Speaker A
Le bon message qui va des centres responsables de la prise alimentaire vers nos mandibules, par exemple, il va être approprié c'est-à-dire quelqu'un qui a un déséquilibre en certains nutriments va être enclin à manger plus de sucre c'est pas parce
39:39
Speaker A
qu'on lui dit c'est pas bien de manger du sucre qu'il va arrêter de manger du sucre par contre si on corrige le problème, très régulièrement j'ai des patients qui me disent c'est incroyable ça m'est même pas passé par la tête l'idée c'est pas de faire des mantras à 17h tu manges pas de sucre,
39:52
Speaker A
c'est pas ça c'est que si on travaille sur les causes des mécanismes ce qui est une anomalie, disparaît naturellement et donc plus notre alimentation est proche de ce que pratiquent les populations centenaires, on y revient toujours, plus on va être aligné pour couvrir les besoins de notre cerveau,
40:09
Speaker A
mais aussi des organes qui protègent notre cerveau, que ce soit l'intestin ou notre système immunitaire.
40:13
Speaker A
Et c'est une stratégie globale. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas isoler la question des singes chavants, de la nutrition, qu'aujourd'hui parle de la mitochondrie, du quanzime Q10 et du glutathion et ci et ça. Ils sont complètement perchés.
40:25
Speaker A
Le problème de base, c'est quand on a 15% de la population sous le seuil de pauvreté, comment on fait pour que le cerveau de ces personnes-là reste suffisamment performant pour qu'ils puissent prendre des bonnes décisions pour sortir de
40:37
Speaker A
la merde où on les a mises. Je réfléchis à quelle va être la suite par rapport à ça. Je suis sur une branche comme ça, je suis sur une fourche.
40:48
Speaker A
Quelque chose de simple sur le fonctionnement, quel est l'impact direct ou indirect de l'alcool ou du tabac par exemple sur le vieillissement du cerveau ?
41:00
Speaker A
Est-ce que ça accélère x10, x20 ? Est-ce qu'il y a des nouvelles études ?
41:05
Speaker A
Est-ce qu'il y aurait une fréquence ou une consommation qui sera absolument délétère ? Qu'est-ce qu'on sait de ça ?
41:12
Speaker A
Alors, il y a des effets, les mécanismes, déjà on va parler du tabagisme. Le tabac a un effet par le stress oxydatif et par un certain nombre de molécules directement défavorables qui affectent l'activité du cerveau.
41:27
Speaker A
Bon, parlons moins du tabac, parlons plus du tabagisme et de ce qui est l'addiction, qui est souvent lié à deux gros phénomènes.
41:33
Speaker A
Le premier, c'est un déséquilibre de fond de la flore intestinale. Il y a beaucoup de travaux aujourd'hui qui parlent de dysbiose et addiction.
41:39
Speaker A
C'est des termes qui veulent tout dire et rien dire. Et la deuxième chose, c'est qu'il y a un caractère anxiogène à l'arrêt du tabac.
41:46
Speaker A
Je me souviens, quand je faisais ma thèse d'alcoologie, donc atteint, là-bas du côté de Mantes, la ville.
41:52
Speaker A
Les psychiatres qui bossaient en alcoologie faisaient le constat fréquent que beaucoup de patients qui étaient internés pour un sevrage alcoolique avaient intérêt anxieux et la question était de savoir est-ce que c'est parce qu'ils sont anxieux qu'ils sont alcooliques
42:02
Speaker A
ou est-ce que c'est parce qu'ils sont alcooliques qu'ils sont anxieux ? Bon, c'est un peu comme si on te disait on te retrouve ta voiture dans le fossé qu'on te disait est-ce que c'est parce que ton barbe brise est cassée que ta
42:11
Speaker A
porte irait enfoncée ou l'inverse ? C'est-à-dire qu'en fait, c'est pas une relation de cause à effet entre les deux et c'est vrai que dans le domaine de la santé, il y a cette question des 4 C, cause, conséquence, corrélation ou coïncidence Et comme on mesure beaucoup de
42:25
Speaker A
choses, on confond un petit peu tout. Et effectivement, le tabagisme a un impact qu'on peut situer, alors c'est en...
42:33
Speaker A
C'est difficile à évaluer précisément parce que les épidémiologistes raisonnent en nombre de paquets années, c'est-à-dire qu'ils vont lisser une consommation moyenne sur une certaine durée, mais ça ne répond pas à la question qui est de savoir si tu consommes deux paquets par jour pendant cinq ans et que tu t'arrêtes,
42:48
Speaker A
est-ce que c'est aussi défavorable que si tu en fumes cinq par jour pendant 40 ans ?
42:52
Speaker A
Bon, toutes choses égales par ailleurs en plus, parce qu'il y a encore tout le contexte autour.
42:57
Speaker A
Donc ça, disons que la vraie question, c'est ce qu'explique Albert Moukabert, c'est que dans ce genre de situation c'est pas le choix individuel qui va permettre de changer la situation c'est des décisions politiques fortes c'est-à-dire qu'à un moment donné.
43:11
Speaker A
Tu fais pas partie de la génération qui en France a pu connaître les wagons fumeurs a pu connaître les avions fumeurs etc, si tu revois des films des années 70 et 80 moi je vois mes enfants ils sont
43:21
Speaker A
stupéfiés de voir que les gens ils fumaient partout bon il y a eu des décisions politiques avec des sanctions aujourd'hui deux générations plus tard ça paraîtrait complètement incongru d'imaginer dans des lieux où les gens fumaient avant.
43:31
Speaker A
Et la bonne volonté individuelle face à ça ne pèse rien. C'est toute la problématique du choix entre les directives et la liberté individuelle.
43:39
Speaker A
Ça, c'est un débat permanent et chacun met le curseur où il veut. Concernant l'alcool, les effets sont très dépendants du type de boisson consommée. Alors.
43:49
Speaker A
On ne va pas s'attarder plus que ça sur le rôle du vin rouge et ses effets bénéfiques, s'il est bio avec le resveratrol.
43:55
Speaker A
Mais quand on regarde les pathologies liées à l'alcool, notamment avec des particularités géographiques, typiquement, les gros consommateurs de rhum sont beaucoup plus confrontés à des encéphalopathies, contrairement aux buveurs de bière qui vont être beaucoup plus confrontés à des problèmes de foie.
44:12
Speaker A
C'est-à-dire qu'indépendamment de la quantité d'alcool, il y a la forme sous laquelle il est consommé qui joue un rôle. Et, moi, ce que j'avais observé sur ma thèse, c'est qu'il y avait deux profils vraiment distincts.
44:24
Speaker A
Le buveur, buveur pur, c'est-à-dire qui buvait, qui mangeait plus et qui fumait. Là, en général, il ne faisait pas de vieux eau.
44:31
Speaker A
Et la personne qui continuait de manger beaucoup tout en étant fumeur, qui développait un diabète tout en étant buveur, pardon, mais qui s'en sortait un peu mieux parce que malgré tout, son statut nutritionnel était moins altéré que celui qui, en raison de sa consommation d'alcool.
44:45
Speaker A
Avait écarté un certain nombre d'aliments de ses habitudes. Donc, l'impact d'un facteur isolément, quand on fait des études où on regarde spécifiquement un de ces facteurs, nous donne une idée de l'importance de celui-ci, mais on doit toujours le replacer dans ces contextes d'interdépendance.
45:04
Speaker A
C'est-à-dire quel type d'alcool, dans quel contexte, sur quelle durée, avec quel autre produit, parce qu'il y a des effets croisés.
45:12
Speaker A
Et évidemment sur le cerveau c'est connu l'enfant d'alcoolique il y a des malformations ça a été beaucoup décrit déjà au début du siècle étonnamment d'ailleurs dans le code du travail on a eu Il a interdit de boire de l'alcool sur le lieu de travail, sauf du vin et de la bière.
45:28
Speaker A
Parce que jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, on pensait que le vin était une boisson qui apportait de l'énergie et que la bière était considérée culturellement comme étant une boisson des travailleurs de force.
45:40
Speaker A
Donc en fait, même dans le Code du travail, par rapport à ça, il y a des nuances.
45:44
Speaker A
L'idée, en fait, c'était pour lutter contre l'absinthéisme au travail. L'absinthe et le rhum étaient les grands ennemis. Donc, le code du travail n'a pas évolué, mais il est évident que les raisons qui peuvent pousser quelqu'un à consommer un peu trop d'alcool vont certainement le fragiliser au niveau cognitif.
46:01
Speaker A
Je ne voudrais pas donner de noms en particulier, mais si tu as écouté Renaud au début de sa carrière et que tu le vois maintenant, on peut quand même se poser la question de la démonstration en travaux pratiques
46:11
Speaker A
de ce que peut être le déclin cognitif quand on use et abuse de certains produits dans un contexte d'anxiété majeure. Ça, c'est encore le sujet.
46:19
Speaker A
Je comprends bien que tout est lié au contexte à l'ensemble et qu'on ne peut pas dégager comme ça des grandes lois c'est très complexe, on s'imagine aussi qu'une consommation excessive d'alcool va forcément avoir un impact sur le cerveau,
46:34
Speaker A
pareil pour le tabac il y a néanmoins pas une espèce de flou où on est à l'entre deux est-ce qu'un verre par semaine, est-ce qu'un verre par mois ou alors une cigarette par jour une cigarette tous les deux jours,
46:47
Speaker A
Étant donné que là tu expliques que c'est lié fortement au contexte, que c'est difficile d'avoir des règles, c'est difficile d'avoir une fréquence ou un volume comme ça à partir duquel il faut absolument pas dépasser, moi j'aime bien quand même m'imaginer, même des situations hypothétiques,
47:00
Speaker A
je vais te poser la question, tu vas me dire si tu peux avoir une réponse, situation hypothétique où la personne n'a pas...
47:06
Speaker A
Il maîtrise très bien son stress, a un travail qui a du sens, mange bien, ça veut dire qu'il couvre tous ses besoins et très peu de transformés, donc on connaît la chanson.
47:17
Speaker A
Et à côté de ça, un verre d'alcool de temps en temps, tous les trois jours, toutes les semaines par exemple.
47:24
Speaker A
Et ça, on le compare à quelqu'un qui ne boit jamais d'alcool. Est-ce que ce 25 cl d'alcool par semaine, est-ce qu'il va avoir un impact négatif qui peut quand même être mesurable sur le cerveau ?
47:36
Speaker A
Il aura sans doute un impact positif, d'autant que dans les abstinents, il y a des anciens alcooliques, donc ça fait ces statistiques.
47:42
Speaker A
Si on ne prend pas encore des anciens... Non, mais c'est dans les études... Si on prend pas encore...
47:46
Speaker A
C'est une réalité. Non, il y a un autre principe qui est important en physiologie qui s'appelle l'hormèse.
47:52
Speaker A
L'hormèse s'oppose en fait à l'idée d'un risque linéaire qui dirait que dès qu'on commence à consommer un produit toxique, dès la première bouffée ou la première goutte, le risque augmente proportionnellement aux quantités avalées.
48:05
Speaker A
Et en fait, quand on est soumis à des toxiques ou à des microbes, notre organisme crée des mécanismes qu'on appelle des adaptations qui le rendent plus apte à faire face à ce niveau d'agression.
48:16
Speaker A
Et étonnamment, quand il y a une consommation régulière, une exposition régulière à des métaux lourds jusqu'à un certain niveau, la mortalité diminue.
48:24
Speaker A
C'est-à-dire qu'avec l'hormèse, on crée en quelque sorte des processus antipoison qui nous permettent de supporter une quantité supérieure à celle qu'on supportait au début d'année.
48:37
Speaker A
De l'utilisation de ces produits. Et donc, l'idée, ce n'est pas de vivre dans un environnement à zéro toxique, ce qui est impossible, c'est d'avoir un niveau de consommation basale qui soit plutôt bénéfique à la mise en place de ce processus.
48:50
Speaker A
Donc, quelqu'un qui boit un verre de vin par jour, moi, j'ai des patients qui veulent arrêter de fumer, qui sont passés d'un paquet par jour à quatre cigarettes épicuriennes, fumées entre amis à la fin d'un repas.
49:00
Speaker A
Moi, je leur dis souvent, et je peux être critiqué là-dessus, vous ne prenez pas la tête avec ça, vu tout ce que vous avez mis en place à côté, à un moment donné vous allez pouvoir y faire face de manière parfaitement.
49:11
Speaker A
Parfaitement souple parce qu'il ne faut pas oublier aussi une chose c'est aussi un commentaire que j'avais fait sur LinkedIn où je m'étais fait un petit peu incendier où il pointait l'histoire d'un Japonais qui allait fêter ses 107 ans qui travaillait 15 heures par jour qui faisait un seul repas qui
49:25
Speaker A
méditait qui n'avait jamais bu d'alcool et qui allait fêter ses 107 ans et moi j'avais juste mis comme commentaire c'est bien beau mais il va les fêter comment ?
49:33
Speaker A
C'est-à-dire que on ne doit jamais perdre de vue que l'acte nutritionnel a aussi une dimension hédonique et une dimension sociale.
49:41
Speaker A
Et que si on passe d'un paquet par jour dans une vie déstructurée à une cigarette épicurienne, un gros barreau de chaise à la fin d'un bon repas entre amis dans un environnement épanoui, je veux dire, à part être d'épices vinaigres, on n'a aucune raison particulière
49:56
Speaker A
d'aller casser les pieds à ces gens-là. C'est pas là que se situe le problème.
50:00
Speaker A
Est-ce que ça ne risque pas de créer un discours qui est finalement je peux fumer une cigarette par jour ou je peux boire un petit peu toujours tiens le mardi ça sera pizza, mercredi je vais bien manger, mercredi ça sera salade mais puis jeudi ça sera
50:17
Speaker A
hamburger parce que j'ai écouté Denis Richer et là je suis en train de bâtir mon hormèse.
50:22
Speaker A
Alors, je n'ai pas parlé de pizza ou de l'hamburger, mais on peut aussi rebondir là-dessus.
50:26
Speaker A
Si tu as une pizza avec des produits frais, avec une pâte bio, avec un levain derrière, est-ce que c'est forcément toxique ?
50:32
Speaker A
Et puis moi, j'ai un de mes patients qui a été champion du monde des burgers, qui travaille avec de la viande bio, qui avait fait un chutney de mangue et qui sert des salades bio avec ses hamburgers.
50:42
Speaker A
Il dit, quelle a les différences entre manger un steak, une salade et du pain à côté, ou manger ce produit-là ? C'est-à-dire derrière l'image véhiculée par le produit qui est aussi une dimension sociologique de ce à quoi ça nous renvoie.
50:54
Speaker A
Attention, c'est malsain, c'est un burger, etc. Il y a des gens dans ma génération qui ont bouffé des sandwiches pendant des années et aujourd'hui, tu montes dans le train et les gens mangent un sandwich, tout le monde trouve ça normal, ils arrivent du McDo avec leurs trucs,
51:07
Speaker A
tout le monde les regarde. Alors bien évidemment, je ne suis pas en train de dédiaboliser ça.
51:11
Speaker A
Mais plutôt que de dire qu'est-ce qu'il ne faut pas mettre, c'est qu'est-ce qu'il est absolument indispensable d'avoir. C'est-à-dire qu'il faut être sur du conseil positif.
51:17
Speaker A
Si vous avez ce qu'on clairement dit, une cinquantaine de végétaux différents par semaine entre les fruits, les légumes, les épices, les fruits secs, le thé, les boissons, une consommation modérée de viande, des oméga-3 en quantité suffisante, des laitages plutôt brebis, chèvres,
51:34
Speaker A
concernant les céréales, plutôt des céréales traditionnelles. Si on a des huiles première pression à froid, si on a ces aliments qui constituent la base.
51:43
Speaker A
Alors, on a une marge de manœuvre pour s'autoriser les petits écarts qui ne remettent pas en cause la globalité.
51:48
Speaker A
C'est-à-dire que moi, on pourrait me prendre un flagrant délit de pizza une fois dans ma vie, mais ça ne présume rien du fait que ce que je mange répond plutôt bien à mes besoins, parce que c'est sur la globalité qu'il faut regarder les choses.
52:01
Speaker A
Je dis souvent aux gens, le fait d'avoir une alimentation qui qualitativement tient la route à longueur d'année, ça vous donne finalement la gomme qui permet d'effacer les petites ratures qu'on fait de temps en temps.
52:12
Speaker A
Mais si la rature devient un mode de vie, évidemment, on est à côté de la plaque.
52:15
Speaker A
Et je ne suis pas en train d'inciter les gens à faire n'importe quoi. J'ai plutôt les incité à mettre des efforts permanents à avoir ces choix alimentaires que je viens d'évoquer, à avoir une activité physique régulière.
52:26
Speaker A
Parce qu'il y a des gens qui découvrent qu'au 24 décembre, c'est Noël et qu'il fait nuit, tôt qu'il fait froid, que l'été, il fait chaud.
52:32
Speaker A
Et puis que quand c'est des vacances, il y a des arrêtés qui sont publiés, comme quoi il est interdit de faire du sport quand on est au bord de la plage.
52:39
Speaker A
Donc, c'est une régularité dans cette pratique. C'est une régularité dans la qualité du sommeil.
52:45
Speaker A
Il y a des horaires de sommeil qui sont plus favorables que d'autres pour la préservation du cerveau.
52:50
Speaker A
Alors ça, c'est des observations qui ont été faites, notamment auprès des navigateurs du Vendée Globe, qui dorment à peu près 4 heures par tanche de 24 heures.
53:00
Speaker A
J'ai eu l'occasion de les rencontrer à Port-la-Forêt en 2006, je crois. Et quand on regarde comment ils procèdent, étonnamment, tous dorment sur les mêmes créneaux quand c'est possible.
53:10
Speaker A
Et il y a ce qu'ils appellent les créneaux autorisés et les créneaux, entre guillemets, interdits.
53:14
Speaker A
C'est-à-dire qu'il y a des moments où notre sommeil est très réparateur, et donc ce sommeil réparateur préside à la reconstruction des synapses, aux liaisons entre les différents neurones, à la réparation des tissus, etc.
53:26
Speaker A
Et donc, c'est 22h, 1h du matin, 13h, 15h. Mais si on adopte un profil de sommeil de type ado, c'est-à-dire je dors entre 10h et midi et puis à 16h dans le train parce que je suis fracassé, notre sommeil est inutile.
53:40
Speaker A
Et donc, il y a une hygiène de sommeil qui passe aussi par l'éloignement des écrans, par le fait de faire redescendre l'attention qu'on porte d'être peut-être même médité ou dans ce genre d'approche avant de pouvoir dormir.
53:52
Speaker A
On sait que la méditation stimule la production de molécules comme le BDNF qui est, ça veut dire brand-derived neuron factor au même titre qu'une activité aérobie au même titre qu'un régime riche en polyphénols, fruits et légumes, etc. Donc tout ça, on le sait.
54:07
Speaker A
Et c'est l'ensemble de ces petits choix qui finalement démarquent une hygiène de vie différente de ce qui est le mainstream.
54:14
Speaker A
Il faut clairement y venir si on veut sauver son cerveau il faut être interventionniste dans les choix de vie qu'on met en oeuvre et pas hésiter à fonctionner différemment.
54:23
Speaker A
Ce qui ramène à une responsabilité individuelle ce qui permet de mettre un peu la balance entre ce qu'il y a au dessus et ce qu'il y a en nous les choix qu'on fait et puis les choix qu'on nous fait faire, c'est un petit peu les deux donc si je comprends,
54:40
Speaker A
il faut essayer de remettre les choses dans le bon ordre pour toi c'est Le plus important, c'est de ne pas avoir de carence, dans le sens où d'avoir suffisamment de couverture micronutritionnelle de manière générale, ce qui va permettre,
54:54
Speaker A
sur des moments particuliers, de venir compenser des ultra-stress que peut-être une cigarette de temps en temps, que peut-être un verre d'alcool de temps en temps.
55:05
Speaker A
C'est ça le plus important maintenant c'est toujours la question si j'ai une bonne couverture micronutritionnelle, sur toute la semaine sur tout le mois à quelle fréquence je peux me permettre des écarts, évidemment je t'ai parlé du pizza et des burgers tout à l'heure parce que c'est
55:22
Speaker A
caricatural tu dis on peut très bien manger des burgers avec de très bons, aliments et puis en fait c'est pas vraiment un écart mais moi je me dis non mais moi je veux vraiment être dans l'hormèse donc il me faut vraiment du toxique
55:36
Speaker A
donc je vais aller chez le fast-food du coin le plus dégueulasse possible, parce que Denis Richer a dit que ça crée de l'hormèse et que c'était pas mauvais tant que je mange bien maintenant c'est quoi ?
55:46
Speaker A
C'est tous les deux jours ? c'est toutes les semaines ? C'est un peu défaut, mais le sens de ce que je disais, parce que la réalité est un peu différente, c'est que quand effectivement on m'en place tout ce dont
55:54
Speaker A
on a besoin dans notre cerveau, l'idée même d'aller manger ces trucs-là ne nous passe pas par la tête.
56:01
Speaker A
Moi, je pense souvent, cet exemple, j'explique aux personnes qui me disent que le programme alimentaire est très dur, heureusement on fait un écart le week-end.
56:09
Speaker A
Alors moi, au début, je pensais qu'ils me racontaient qu'ils étaient partis en week-end dans le Périgord et qu'ils avaient mangé du foie gras toute la semaine.
56:15
Speaker A
Non, en fait, on s'est fait un hamburger. Et moi, la première fois que j'ai mis les pieds dans un McDo, on les a vus arriver, une des rares fois j'ai mis les pieds, l'odeur était tellement particulière que je me suis dit mais comment
56:24
Speaker A
on peut trouver ça appétissant ? C'est-à-dire qu'il y a une espèce de logiciel du goût qui est perturbé qui fait que finalement les bactéries dans notre intestin qui veulent du fast-food et réclament du fast-food.
56:34
Speaker A
Mais il ne va pas de soi que ces choix alimentaires, que ce soit au niveau sociétal, au niveau nutritionnel, au niveau même épicurien, répandent à quelque chose.
56:45
Speaker A
Et quand notre cerveau est bien nourri, ce logiciel ou cette pulsion qui pourrait nous inviter à aller d'abord, on n'y résiste même pas, c'est-à-dire qu'elle ne nous traverse pas l'esprit et c'est la même chose avec tous les produits sucrés, là je crois qu'il légifère
56:59
Speaker A
sur la consommation de sucre dans les aliments mais encore une fois c'est pas. En sanctionnant le consommateur que le problème se pose, c'est en comprenant que quand notre équilibre est perturbé on est sur des prises compensatoires qui s'auto-entretiennent parce que le sucre appelle le sucre et ça on le sait
57:17
Speaker A
et après la décision c'est comment on fait pour que les gens, y reviennent un petit peu, sachant que j'ai une petite histoire très rigolote à ce sujet là, faut pas être trop caricatural là-dessus, il y a 3 mois en arrière j'étais au marché de Sion, donc qui est la ville la
57:30
Speaker A
plus proche d'où se trouve mon cabinet et il y avait des diététiciennes très bien intentionnées qui faisaient de la santé publique et qui mettaient, 1850, 3 kilos de sucre par habitant, 2024 40 kilos de sucre par adulte Et il y en a une qui ne me connaissait pas, elle m'aborde, elle me dit « qu'est-ce
57:45
Speaker A
que vous pensez de ça ? » Je lui dis « ça prouve que le sucre augmente l'espérance de vie.
57:49
Speaker A
» Alors évidemment, ce n'est pas la réponse qu'elle attendait, mais je lui dis « il faut se garder des raisonnements trop linéaires, c'est-à-dire que bien sûr que c'est un problème, mais pourquoi ça l'est ?
57:58
Speaker A
Et dans quelle mesure ça l'est réellement ? » Parce que ce n'est pas ce qui est en trop qu'on doit regarder, c'est ce qui manque.
58:04
Speaker A
C'est-à-dire que si on a suffisamment de fruits, de légumes, de bonnes viandes, de bons céréales, il n'y a pas la place pour consommer 40 kilos de sucre par an.
58:11
Speaker A
Alors ce qui manque ça c'est intéressant, on va en parler justement sur ce qu'il est possible de manquer qui pourrait altérer les bonnes fonctions cognitives je veux quand même revenir sur le sucre tu en as parlé hum, Je pense à Boris Dufourney, je pense au docteur Dufourney et Florence aussi,
58:28
Speaker A
qui parle beaucoup de ça, du régime cétogène qui permettrait de maintenir, de garder, d'améliorer ou de rehausser les facultés cognitives.
58:37
Speaker A
On parle beaucoup de diabète de type 3 pour la maladie d'Alzheimer. Donc, il semblerait que la consommation excessive de sucre soit quand même un facteur direct de destruction des neurones.
58:52
Speaker A
On va nuancer ça déjà. Le lien entre régime cétogène et cerveau, il est évident, puisque c'est le régime paléo et qu'à l'époque du paléo, c'est là qu'on a trouvé les plus grands musiciens, les plus grands artistes, les plus grands auteurs, les plus écrivains, les plus grands philosophes.
59:06
Speaker A
Donc, c'est-à-dire qu'à partir du moment où on prend un modèle comme référence, il est référence par rapport à ce qu'exprime la population soumise à ce régime.
59:14
Speaker A
Première chose. Deuxième chose, ce n'est pas le sucre le problème, c'est les dérèglements de l'insuline.
59:18
Speaker A
Parce qu'on va prendre les choses à l'envers. L'insuline, c'est une hormone qui permet de faire entrer le sucre, notamment dans le muscle et dans le tissu adipeux.
59:26
Speaker A
Si tu restreins ton apport en sucre et que tu as un problème d'insuline, quel est l'organe qui ne reçoit pas de sucre ? Réponse, le cerveau.
59:32
Speaker A
Or, le carburant exclusif du neurone, c'est le glucose. Donc, si le neurone manque de glucose, naturellement, il va lancer des alertes pour te faire manger du sucre.
59:42
Speaker A
Et on a aussi des gens qui visent à éviter les pics d'insuline. Alors, l'insuline, c'est une hormone qui est nécessaire. Si on n'a pas d'insuline, on ne fabrique pas de protéines puisque c'est une hormone de synthèse.
59:51
Speaker A
Donc, on a simplifié les choses en disant attention au sucre. Mais encore une fois, ce que dit Walter Willett, par exemple, ce n'est pas la problématique du sucre, c'est le problème de la densité nutritionnelle. J'explique ça.
60:03
Speaker A
C'est-à-dire que pour un même apport calorique dans notre assiette, on peut avoir une très grande quantité de micronutriments ou une très faible quantité.
60:11
Speaker A
En 1988, il y a eu deux études. Il y en avait une qui avait regardé l'alimentation des centenaires d'Okinawa et il avait été observé.
60:19
Speaker A
Qu'ils avaient en moyenne 1 600 calories par jour et qu'ils vivaient vieux. Et donc, dans une espèce de logique de l'expiation du flagrant élite des lacances alimentaires, c'est parce qu'ils mangeaient peu qu'ils vivaient vieux, donc il faut se flageller à se priver pour vivre vieux.
60:34
Speaker A
Et puis, en même temps, il y avait une étude menée en France, à l'Alzanute, qui n'était pas sponsorisée par des flancs ou des cacahuètes, c'était Alsace Nutrition.
60:42
Speaker A
Menée dans ce qu'ils appelaient à l'époque des maisons de retraite et qui montrait que 65% des femmes de plus de 65 ans qui étaient en institution avaient des apports inférieurs à 1600 calories par jour et étaient en état de dénutrition.
60:55
Speaker A
Donc, ce n'est pas la problématique du sucre ou de l'apport énergétique, c'est que si tu mets dans ton assiette tout ce dont tu as besoin, tous ces appétits compensatoires qui surviennent, tous ces dérèglements qui peuvent survenir vont être moins présents.
61:07
Speaker A
Le problème de l'insuline qui est évident dans toutes ces histoires, c'est pour ça qu'on parle de diabète de type 3, parce qu'il y a les mêmes perturbations responsables de l'insuline en résistance et du surpoids qui se retrouvent sur l'Alzheimer,
61:20
Speaker A
c'est les anomalies qui surviennent au niveau de l'insuline. Et quelles en sont les causes ? Le dérèglement de flore intestinale, il faut quand même avoir en tête qu'on sait que des enfants qui subissent deux antibiotérapies avant l'âge d'un an, ont deux fois plus de risque de devenir
61:33
Speaker A
obèses et diabétiques, quoi qu'ils mangent. Et le deuxième facteur, c'est le stress chronique qui, par la sécrétion de cortisol, vient contrecarrer l'action de l'insuline.
61:40
Speaker A
Donc le sucre c'est le vecteur finalement qui bénéficie de la présence de l'insuline et si l'insuline déconne il y a des tissus qui ne reçoivent pas le sucre dont ils ont besoin je vais prendre un exemple tu as un problème d'insulino-résistance tu manges une tarte.
61:55
Speaker A
Tu avales donc beaucoup de sucre, mais c'est comme si tu faisais tes courses et que tu posais tes caddies devant la porte d'entrée et que tu ouvrais ton frigo en disant « j'ai rien à manger ».
62:02
Speaker A
C'est-à-dire qu'en fait, les dérèglements de l'insuline n'envoient pas le glucose là où on en a besoin et quand le cerveau en manque, même s'il y a abondance au niveau de la prise alimentaire, on va continuer d'avoir des pulsions qui
62:12
Speaker A
visent à compenser ce que le cerveau ne reçoit pas. Donc le problème, c'est pas le glucose, c'est le problème de l'insuline.
62:18
Speaker A
Tous les diabétiques que j'ai pu voir quand on améliore le fonctionnement de l'insuline spontanément.
62:25
Speaker A
Graisse. C'est-à-dire qu'encore une fois, comme on a une espèce de logique un petit peu religieuse du régime alimentaire, il ne faut pas oublier que la, première université de médecine en France était à Montpellier il y a 800 ans
62:42
Speaker A
en arrière et qu'elle était directement placée sous l'autorité du pape. Donc on a une espèce de logique de l'expression du péché qui reste très ancrée dans notre manière de voir l'alimentation.
62:52
Speaker A
Et moi c'est comme les parents qui me disent qu'est-ce que vous pensez des bonbons pour les enfants ? Moi, je cite un seul parent qu'on n'a jamais bouffé dans sa vie.
63:01
Speaker A
Le problème, et c'est ce que disait le professeur Creff à l'époque à Saint-Michel en consultation, il disait, si votre gamin, il a mangé sa viande, ses légumes, ses fruits, son yaourt, et qu'il a envie d'un bonbon, ce n'est pas un problème.
63:11
Speaker A
Si votre gamin ne passe pas à table, que vous ne dites rien, que vous laissez bouffer des céréales sucrées, puis qu'il prend des bonbons toute la journée, il y a un problème global, mais le problème, ce n'est pas les bonbons,
63:21
Speaker A
c'est la structure et sa manière d'aborder l'alimentation et c'est beaucoup plus simple de pointer un aliment de rendre responsable de tout encore une fois plutôt que s'interroger sur qu'est ce qui fait que dans un environnement où on a une
63:33
Speaker A
pléthore d'aliments à notre disposition où on a tous les moyens pour faire des centenaires, on a autant de problèmes de santé publique et qu'on a autant de morbidité qui augmente.
63:41
Speaker A
Ça veut bien dire qu'il y a des dérapages dans le fonctionnement de notre organisme.
63:46
Speaker A
Et alors, si ce n'est pas tant le sucre le problème et que c'est l'insuline, après, c'est un peu qui de l'œuf ou de la poule.
63:51
Speaker A
Est-ce que ce n'est pas d'avoir trop mangé dessus qui a créé des problèmes d'insuline ?
63:54
Speaker A
Non, non, non. Par rapport au poids, il y a trois études très importantes. Je prends le temps de l'expliquer ça parce que c'est un lien qui montre à quel point ce n'est pas une logique de répartition de macronutriments qui est en cause.
64:09
Speaker A
La première étude à laquelle je pense est parue en 1996, c'était de deux personnes que je connaissais, donc Michel Dehéger, qui avait travaillé au service du professeur Cref, et Marie-Françoise Roland Cachera, le dernier ferme-la-porte, parce que c'était un nom à rallonge,
64:24
Speaker A
qui avait mené une étude au sein de l'Inserm où il suivait pendant trois ans l'évolution pondérale d'enfants, donc depuis la naissance, et en même temps avait un logiciel qui regardaient les parts respectives des glucides, lipides et protides de leur alimentation.
64:38
Speaker A
L'idée, c'était de voir, à l'issue de ces trois années d'observation, chez ceux qui développaient un surpoids, quelle était la catégorie de macronutriments qui était, a priori, responsable.
64:49
Speaker A
Et donc, ils voulaient savoir, en gros, s'ils s'étaient mangés trop de sucre ou mangés trop de graisse, le problème.
64:53
Speaker A
Et ce sur quoi ils sont tombés, étonnamment, c'est que ce qui était corrélé au risque d'obésité chez ces enfants ou de surpoids, c'était le niveau de consommation de protéines.
65:01
Speaker A
Alors, quand ils sont tombés là-dessus, effectivement ils se sont dit qu'est-ce qu'on a observé et c'est là que le professeur Henri Dupin qui était responsable du service est intervenu il leur a dit mais mesdames quelle est la première source,
65:13
Speaker A
de protéines chez des enfants de 0 à 3 ans et moi je peux retourner la question.
65:19
Speaker A
Et dans le lait, il y a des facteurs qu'on appelle insulino-tropes, des facteurs de croissance, des perturbateurs endocriniens.
65:25
Speaker A
Et donc, cette première observation ne mettait pas en cause une catégorie de macronutriments et pointait des problématiques toxicologiques.
65:34
Speaker A
Deuxième étude parue en 2006, c'est Gerard Hayo, pédiatre à Niçois, qui fait le constat sur des enfants de un an reçus en consultation, que leur masse grasse est supérieure à celle des enfants qu'ils recevaient dix ans plus tôt.
65:46
Speaker A
Le seul élément corrélé à cela, je passe les étapes avec des bilans biologiques ou autres, c'est l'appauvrissement de toute la chaîne alimentaire en oméga-3.
65:53
Speaker A
Notamment l'appauvrissement du lait maternel. Le fait de manquer d'oméga-3, outre le fait que ça a un impact sur le développement du cerveau, favorise une augmentation du nombre de cellules adipeuses.
66:04
Speaker A
En gros, quand l'enfant se met à manger comme un ado, il a plus de cellules grasses pour stocker, quels que soient les choix alimentaires ultérieurs.
66:10
Speaker A
Et la troisième série d'études, 2011-2012, Patrice Cagny et Nathalie Delzen, donc qui ont travaillé, des Belges qui ont travaillé sur le microbiote et qui ont montré effectivement ce lien entre mode d'accouchement, antibiotérapie et risque d'obésité.
66:24
Speaker A
Et ça a été les premiers à évoquer le rôle des prébiotiques comme modulateurs de l'insuline, l'insuffisance de la consommation de fibres qui permettent de tempérer l'effet de l'insuline.
66:33
Speaker A
Ça permet de fabriquer l'IGF1, cette fameuse molécule dont se sont emparés aujourd'hui les pharmacologues pour faire de l'ozampique et tout ce genre de saloperies.
66:41
Speaker A
Alors qu'au départ, c'est une molécule qui est fabriquée naturellement à partir de notre flore intestinale quand notre alimentation est appropriée.
66:48
Speaker A
Et donc, ces trois exemples illustrent bien qu'aujourd'hui, le problème, ce n'est pas le sucre.
66:52
Speaker A
Le sucre, c'est l'étape finale qui fait que, évidemment, si tu consommes trop de sucre et tu as un dérilement de ton insuline, on associe bien la prise de poids au problème de sucre.
67:02
Speaker A
Et pour rebondir sur ta notion de déficit que tu évoquais tout à l'heure, je dis souvent aux patients que si.
67:08
Speaker A
Tu couvres bien tes besoins nutritionnels, tu joues rugby à 15 contre 15. Si tu manques des déficits, tu joues à 12 contre 15 avec le All Black en face, c'est-à-dire que tu n'as aucune chance de gagner.
67:18
Speaker A
Et donc, plus en face de toi, tu as des adversaires qui sont coriaces, plus tu vas développer des pathologies.
67:24
Speaker A
Et c'est pour ça que j'insiste sur cette notion de conseil positif plutôt que de commencer à restreindre.
67:28
Speaker A
Et le problème du régime cétogène, d'un point de vue phylogénétique, c'est qu'on est des omnivores, que nos bactéries sont nourries de plusieurs catégories d'aliments, Donc, les centenaires qui vivent en bonne santé ne font pas de régime cétogène, ils ont une alimentation diversifiée.
67:43
Speaker A
Et curieusement, quand on commence à avoir des problèmes de santé, on veut supprimer certaines catégories d'aliments en espérant aller mieux.
67:51
Speaker A
Bon, alors, on peut spéculer pendant des heures là-dessus, mais la logique du régime cétogène, elle est, on va dire, éthiquement et presque anthropologiquement compréhensible, mais on peut tout à fait éviter les effets secondaires que ça peut avoir parce qu'il y a beaucoup
68:08
Speaker A
de répercussions, le glucose il a des rôles importants. On va parler de l'ADN. L'ADN, tu connais, il y a dedans une molécule qui s'appelle l'acide désoxyribonucléique.
68:19
Speaker A
Ribose, ça vient de ribose, le ribose, il dérive du glucose. Donc, on peut se poser la question des conséquences épigénétiques à long terme de la restriction glucidique sur le bon contrôle de l'expression de nos gènes.
68:31
Speaker A
Et on verra, je suis prêt à le parier dans 10 ou 15 ans, des études qui commenceront à pointer les effets délétères au long cours de la privation glucidique sur notre organisme.
68:39
Speaker A
Les cétoses ne permettraient pas de remplacer le glucose sur absolument toutes les fonctions ?
68:47
Speaker A
On a évoqué un facteur clé d'agression pour le cerveau, c'est le jeûne. C'est le stress, excuse-moi. Le jeûne est un stress.
68:54
Speaker A
Donc, si on veut traiter une pathologie par le stress, je veux qu'on m'explique qu'il y ait le résultat d'un point de vue philosophique et d'un point de vue physiologique, on espère atteindre à moyen terme et à long terme.
69:05
Speaker A
Il fait tout sauter, il fait tout sauter. Le cétogène, le jeûne, certains diraient le jeûne est un excellent moyen pendant une période, de remettre à plat, d'enlever, de se débarrasser de tous les toxines en 30, peut-être de faire un travail sur soi pour ensuite mieux redémarrer par exemple ?
69:22
Speaker A
Alors de quelles toxines on parle ? De la mauvaise bouffe, de l'alcool ? Ça ce n'est pas des toxines, c'est des nutriments, des aliments qui n'ont pas d'effet favorable.
69:31
Speaker A
Les toxines, quand on fait de la toxicologie, c'est les perturbateurs endocriniens, ce qu'on appelle l'époque, polluants organiques persistants, qui sont des molécules toxiques stockées dans les compartiments gras de notre organisme. Et quand on fait un jeûne, qu'on libère des graisses,
69:43
Speaker A
on les relâche dans la circulation. C'est bien pour ça d'ailleurs que quand les gens font des jeûnes, on leur conseille de faire de la détox hépatique derrière.
69:50
Speaker A
Bon, de manière un peu provoquante, je dis parfois que les premières études sur le jeûne et la longévité, c'était les travaux du professeur Mengele à l'université de Dachau. Les résultats pourront été concluants.
70:01
Speaker A
Donc, ce n'est pas, quand on est nutritionniste, on ne peut pas valider l'idée de faire du jeûne pour améliorer la santé des gens.
70:08
Speaker A
Si on prend un peu de recul, ça n'a pas de sens. Il y a d'autres moyens nutritionnels d'arriver au même résultat favorable sur la santé.
70:14
Speaker A
La santé, c'est le bien-être physique, psychique et émotionnel. Va passer une soirée avec des amis en disant, je viens passer une soirée avec vous, je jeûne.
70:25
Speaker A
Ils vont perdre ton numéro de téléphone à un moment donné. Donc, pour toi, ce n'est pas enlever. Enlever, c'est ne pas manquer.
70:35
Speaker A
Donc, éviter toute forme de carence. Ce qui nous vient en premier lorsqu'on parle carence, micronutrition et santé et longévité cognitive, tu en as parlé un petit peu, ce sont les oméga-3.
70:48
Speaker A
Est-ce que pour toi, ce sont les premières molécules, les premières substances sur lesquelles il faudrait se supplémenter par exemple ?
70:55
Speaker A
A quelle hauteur ? Alors comment on différencie ? Parce qu'il y a aussi un gros combat qui se fait entre les oméga-3 d'origine animale, ceux d'origine végétaux.
71:03
Speaker A
Certains disent qu'il faut les deux, d'autres disent que les végétaux sont très peu convertis et que ce n'est pas si grave.
71:06
Speaker A
Ils n'ont pas les mêmes rôles. Le végétal, c'est une molécule qui s'appelle l'acide alpha-linolinique qu'on trouve dans certains végétaux, alors colzane, etc.
71:15
Speaker A
C'était le fer de lance du régime crétois, qu'on trouve aussi dans le plancton, que mange le poisson, que mange le poisson, etc. les organismes supérieurs selon la terminologie des botanistes ou des zoologistes donc les poissons les hommes sont capables,
71:30
Speaker A
en fonction du contexte de convertir cet acide gras en EPA ou en DHA, qui sont donc d'origine animale, mais la conversion est un petit peu difficile.
71:38
Speaker A
Il y a plein de facteurs qui viennent entraver ça. D'où notre importance vis-à-vis de ces oméga-3 d'origine animale à longue chaîne, à travers notre alimentation.
71:46
Speaker A
Donc évidemment, on parle du poisson, mais on dit si on mange trop de poissons, il y a la métaux lourds.
71:50
Speaker A
Et en fait, à un moment donné, si on garde toutes les peurs alimentaires, on finit par mourir de faim en bonne santé.
71:55
Speaker A
On les trouve aussi dans les algues, on les trouve aussi dans les poissons et dans les œufs, pardon, et toute la filière bleu-blancœur.
72:00
Speaker A
C'est-à-dire qu'il y a deux personnes, Pierre Veil et Bernard Schmitt. Un agronome et un diabétologue français, qui, au début des années 2000, ont réintroduit la filière à l'air.
72:08
Speaker A
On fait manger du lard à des vaches, à des poules, à des cochons, et tous les aliments qui ont des rives contiennent autant d'oméga-3 que si c'était des rillettes de macro. Donc, il y a ces choix-là.
72:18
Speaker A
Concernant la complémentation, alors, elle doit être entreprise, à partir du moment où on a une suspicion de déficit.
72:23
Speaker A
Alors, on a des critères qui restent, on va dire, de l'apanage des thérapeutes parce qu'il y a une chose aussi que je tiens à préciser, c'est que la connaissance est du ressort de tout le monde, mais l'organisation de la connaissance est
72:35
Speaker A
du registre du thérapeute. C'est-à-dire qu'on peut donner plein de conseils sur les choix alimentaires, mais la démarche de complémentation reste une décision thérapeutique qui s'appuie sur des éléments tangibles.
72:47
Speaker A
Et effectivement c'est à la lumière de ces éléments-là qu'il y a des décisions à prendre on sait quand même que.
72:54
Speaker A
Et normalement, dès le deuxième trimestre de grossesse, la complémentation en oméga-3 est recommandée, sachant que si c'est une grossesse qui survient chez une maman qui a déjà eu des grossesses avant, il est fort possible qu'elle ait déjà un découvert qui traîne.
73:06
Speaker A
Donc, ça vaut la peine de complémenter à ce moment-là. Et puis, il y a des points d'appel qui peuvent justifier aussi, notamment, difficultés à perdre du poids, tout ce qui est troubles cognitifs.
73:18
Speaker A
On suspecte souvent la responsabilité de déficit en oméga-3, mais je sais que beaucoup d'enfants que je reçois avec des pseudodiagnostics de troubles de déficit d'attention ou autres, ou de disent quelque chose, quand les parents acceptent qu'on aille faire le bilan des statuts en acide
73:32
Speaker A
gras, en général, on voit les oméga-3 dans les chaussettes. Et ce qui est étonnant, c'est que les parents disent « mais pourtant, ils mangent du poisson, ils mangent tout ce qu'il faut, je ne comprends pas ». J'ai dit « mais il est venu au monde avec un déficit ». On lui avait ouvert
73:42
Speaker A
un compte quand il est venu au monde, il avait 10 000 euros de découvert dessus, il lui avait dit « tu ne de dépense que ce que tu gagnes.
73:49
Speaker A
C'est exactement ça, c'est-à-dire qu'il y a des déficits transgénérationnels. Il ne suffit pas de regarder ce qu'on a dans l'assiette pour avoir la certitude que notre statut biologique est correct.
73:58
Speaker A
Pour en avoir le cœur net, faire des tests, faire des bilans permet d'avoir des résultats personnels et quantifiés.
74:06
Speaker A
Pour moins de 100 euros, on peut faire une évaluation du statut en acide gras et c'est quand même sur cette question-là, quand on sait que les oméga-3 ont des rôles, structurel, mais aussi un rôle plastique, c'est-à-dire qu'il y a des molécules,
74:20
Speaker A
fabriquées à partir du DHA qui s'appellent les neuroprotectines ou autres, qui jouent des rôles majeurs sur les connexions du cerveau, sur la protection du cerveau.
74:29
Speaker A
Le DHA module plus d'une centaine de gènes dans le développement du cortex. Il faut avoir en tête, par exemple, que la myélinisation du cerveau, donc la myélinisation se fait tout au long de la vie.
74:42
Speaker A
Ce qui veut dire que s'il y a des mécanismes de démyélénisation qui peuvent être liés à des agents infectieux, par exemple dans le cadre de pathologie, on connaît des facteurs de remyélénisation, c'est-à-dire qu'on peut avoir des stabilisations ou des rémissions de scleros en plaques, par exemple,
74:57
Speaker A
si on utilise les moyens appropriés. Mais tout ça, c'est connu, que ce soit avec la mycothérapie, certaines plantes.
75:02
Speaker A
On a des moyens qui permettent finalement d'aller acheter les deux joueurs qui nous manquent pour jouer à 15 contre 15, en quelque sorte.
75:09
Speaker A
Si je reprends l'image de tout à l'heure, il y a des plantes qui sont reconnues pour leurs effets sur les neurotrophines, dont je parlais tout à l'heure, ou sur la protection neuronale.
75:18
Speaker A
Ça, ça fait partie des moyens qu'on utilise au quotidien et qui permettent de garantir, combiné au reste, non seulement une prévention du déclin cognitif, mais une préservation des capacités de développement du cerveau.
75:35
Speaker A
Est-ce que tu es pour une espèce de dose minimale pour tout le monde, ou tu es absolument contre, il faut que ça soit absolument personnalisé, ou quand même, est-ce qu'il faudrait, je ne sais pas, balancer, mettre des oméga-3 dans l'eau du robinet pour tout le monde ?
75:52
Speaker A
De toute façon, on peut en mettre dans l'eau du robinet, on les retrouvera dans la nappe phréatique, puisque ce n'est pas soluble dans les graisses, ce n'est pas soluble dans l'eau. Mais ce que je veux dire, c'est, non.
76:01
Speaker A
L'idée serait plutôt d'évaluer chez tout le monde ce qui serait nécessaire, Mais la problématique des santé publique, on enrichit systématiquement.
76:09
Speaker A
On a toujours des effets pervers qui apparaissent. On a l'histoire du fluor qu'on mettait dans le dentifrice.
76:14
Speaker A
Maintenant, ça a été quasiment arrêté parce qu'il y avait la fluorose. Il y avait des surdosages de fluor avec fragilisation des os.
76:19
Speaker A
Il y a des surdosages en iodes éventuels. Il y a des surdosages en sélénium qui peuvent exister aussi.
76:24
Speaker A
En fait, on doit s'appuyer sur l'accompagnement alimentaire, c'est-à-dire comment changer de manière favorable. On doit faire une complémentation ciblée, appropriée en fonction des déficits qu'on a, et on doit aussi limiter les facteurs de perte, c'est-à-dire faire en sorte que le cerveau soit un petit peu moins en état d'urgence à gérer des
76:46
Speaker A
situations d'agression, qu'on limite au maximum la part des toxiques, alors tout le monde lui dit « ouais, le bio, on n'est pas toujours sûr que ce soit bio ».
76:54
Speaker A
Peut-être bien, sachant que ça ne garantit pas l'absence de toxiques, ça garantit en général, chez les gens qui sont soumis au contrôle, que ça ne dépasse pas des teneurs maximales, c'est toujours l'histoire de l'hormèse.
77:05
Speaker A
Par contre, ce qui est issu de l'agriculture conventionnelle, il n'y a aucun problème. On a notre dose de pesticides. On n'a jamais vu quelqu'un ramener des poireaux à son épicien en lui disant « Je suis désolé, il n'y a pas assez de pesticides,
77:15
Speaker A
la dose, vous pouvez m'en remettre. » Donc, le procès qui est fait au bio, c'est une forme de malhonnêteté intellectuelle, parce que bien évidemment, c'est important.
77:23
Speaker A
Alors, on va me dire, il y a un problème de coût et c'est vrai que, par exemple.
77:30
Speaker A
47% des achats alimentaires en France en 2024 étaient faits dans des grandes surfaces et les aliments transformés représentent 40% de l'apport énergétique moyen.
77:42
Speaker A
Donc, on se rend compte que le poids économique et publicitaire de ces géants-là, face à lui, les campagnes de santé ne font pas le poids.
77:54
Speaker A
Et si on n'a pas un contre-courant, à savoir qu'il n'y a nul endroit à l'école ou ailleurs où on apprend à être de bons mangeurs, Je veux dire, il n'y a pas d'éducation civique, il n'y a pas d'éducation nutritionnelle,
78:08
Speaker A
et puis après, c'est à la one again. Donc, bien évidemment, le contexte, je reviens à ce que je disais au début, d'un point de vue éducatif, il prédispose les gens à partir dans le mur.
78:18
Speaker A
Il n'y a rien qui est pensé dans l'idée de se dire, comment faire en sorte que nos citoyens, ils aient tous un QI extrêmement élevé, qu'ils aient un pouvoir de réflexion important, qu'ils aient un pouvoir subversif éventuel, parce que ce sera mieux pour la planète.
78:32
Speaker A
Alors, est-ce que c'est vraiment ce que cherchent les dirigeants ou est-ce qu'ils ont plutôt intérêt en faisant semblant d'un côté de ne pas vouloir des grandes surfaces et des fast-foods et en même temps de se dire d'un autre côté,
78:43
Speaker A
heureusement que ça existe parce qu'on peut continuer à se partager le gâteau à quelques-uns.
78:48
Speaker A
Et en même temps, ils amènent des règles et des recommandations et des campagnes de santé publique pour se donner bonne conscience.
78:54
Speaker A
Moi, je me souviens quand ils disaient, pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé.
78:59
Speaker A
Mon fils, il me disait, papa, c'est quoi trop gras ? Je disais, mais tais-toi, pourquoi avec tes questions toujours là ? Mais c'est vrai, ce n'est pas défini.
79:06
Speaker A
C'est comme pendant le confinement, quand on roulait sur l'autoroute, enfin, pendant le deuxième confinement, on voyait pour votre distance, respecter les sécurités.
79:13
Speaker A
On ne savait pas s'il fallait se mettre les bras tendus pour voir si notre voisin était à la bonne distance ou s'il fallait être à la bonne distance par rapport au véhicule qui était devant nous.
79:21
Speaker A
C'est-à-dire que les injonctions, typiquement, c'est des manières de communiquer qui trahissent le stress de la personne qui communique.
79:28
Speaker A
Et les autorités sont partagées en stress, et sont en stress parce qu'elles sont partagées en deux.
79:34
Speaker A
Donner l'impression d'être bénéfique à la majorité et continuer à tirer les marrons du feu sans en avoir l'air.
79:42
Speaker A
Donc forcément, on fait croire à la population qu'elle est l'unique et l'entière responsable de sa situation.
79:51
Speaker A
Je sais qu'on m'a critiqué en disant que je déresponsabilisais. Ce n'est pas ce que je dis, mais j'ai qu'une part de la situation n'incombe pas au fait qu'on aurait des choix qui sont totalement libres.
80:02
Speaker A
L'exemple que je donnais tout à l'heure avec la consommation d'aliments plus gras quand on est déficitaire, ou les femmes qui mangent de la terre riche en fer, Il y a une part de nos choix qui sont dictés par autre chose que la conscience.
80:14
Speaker A
Par contre, la conscience, elle peut choisir de manière intelligente si elle est correctement informée et éclairée.
80:19
Speaker A
Et c'est sûr que la pléthore de sollicitations médiatiques, les 5 à 7, la prédominance du foot, tous ces trucs, ça ne participe pas à l'éveil des populations.
80:33
Speaker A
Ça crée de sacrés paradoxes, et ça me fait aussi penser à certaines vidéos qu'on peut voir sur les réseaux sociaux qui font des millions de vues, de ceux qui t'expliquent qu'il ne faut pas utiliser les réseaux sociaux, que les réseaux sociaux, c'est pas bon. Les mecs, ils font des vidéos.
80:46
Speaker A
Mec, sur TikTok, arrêtez de scroller sur TikTok. Et c'est marrant parce qu'il y a un espèce de truc.
80:51
Speaker A
Pour être bien, ne soyez pas... Ok, donc je sais qu'il faut que j'arrête d'être sur TikTok.
80:55
Speaker A
Et cela dit, celui qui me dit ça, il en profite aussi et ça fait son beurre.
80:59
Speaker A
Profitez du truc, bon. Partagez ce podcast, ceux qui écoutent à vos enfants, pour les mettre dans des bonnes conditions d'éducation et de pédagogie.
81:10
Speaker A
Et puis au plus grand nombre, puisque de toute façon, c'est ce qu'on essaie de faire.
81:14
Speaker A
Je ne suis pas celui, nous ne sommes pas ceux qui vont essayer de vous rendre ensuite de l'ultra transformé ou du burger.
81:21
Speaker A
Je n'ai pas l'intention de créer une chaîne de restaurant fast-food, donc a priori, je reste cohérent.
81:27
Speaker A
Ce que je voulais dire, je reste très confiant parce qu'en fait, on a les moyens d'optimiser tout ça.
81:33
Speaker A
On voit malgré tout des personnes qui restent très performantes longtemps. Il n'y a jamais eu autant de jeunes qui s'interrogeaient sur le sens de leur vie et qui cherchent des solutions et qui sont sensibilisés à ces histoires d'hygiène de vie.
81:48
Speaker A
Je vois des fois au cabinet des jeunes qui ont 20 ans qui méditent. Moi, je ne sais pas, mais moi, à 20 ans, je ne savais même pas qu'on pouvait méditer. Ça va m'assurer ce que je veux dire. On voit des trucs qui se passent.
81:56
Speaker A
En fait, il y a une vague de fond qui n'est pas encore assez importante, mais ce sera un tsunami.
82:02
Speaker A
Je pense qu'on est sur un changement de paradigme de société et ou revenir vers, comment dire, ça fait penser à la chanson de Souchon, on avance, on n'a plus assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens, mais à un moment donné, la route va s'effondrer, puis on va revenir au point
82:18
Speaker A
de départ où on a commencé à se tromper. Et toutes ces connaissances-là vont permettre d'élever le QI moyen de la population, d'élever le potentiel émotionnel, et c'est grâce à ça qu'on pourra vivre en bonne intelligence c'est trouver des solutions et à la surpopulation éventuelle
82:37
Speaker A
et aux problématiques d'environnement, de tout ce qu'on veut parce que l'appât du gain ne sera plus au centre des préoccupations et des projets.
82:45
Speaker A
Mais ça, il faut encore un petit peu de temps. Mais toutes ces connaissances-là, à un moment donné, elles vont être utilisées de manière fructueuse pour le bien de la plupart d'entre nous.
82:55
Speaker A
Je le vois également et on y vient. Et je pense qu'on s'y dirige sur les prochaines années. mais tu as parlé, je reviens là-dessus, sur le bio, qui serait peut-être limité en termes de nombre de pesticides, donc même s'il n'en est pas complètement dépourvu, c'est toujours mieux que
83:11
Speaker A
le traditionnel qui, lui, pour le coup, peut faire exploser le conventionnel. Sur les pesticides, spécifiquement les perturbateurs endocriniens, par exemple, est-ce qu'on a des explications sur les liens directs sur la perte de facultés cognitives ? Un pesticide va venir entraver une synapse,
83:27
Speaker A
va venir entraver un neurotransmetteur ? Oui, en fait, ça va se mettre dans toutes les structures où il y a beaucoup de graisse et le cerveau, c'est une grosse boule de graisse.
83:37
Speaker A
On a 50% du poids du cerveau, c'est du gras, on est plus au top modèle.
83:43
Speaker A
Et ces graisses reçoivent des molécules liposolubles qui, par différents mécanismes, ça va être un petit peu le caillou dans la chaussure, vont venir entraver le bon fonctionnement neuronal.
83:52
Speaker A
Mais en même temps, quand la perturbation est chronique, il y a toujours ce côté inflammatoire, oxydatif qui démarre, c'est-à-dire que quand un problème fonctionnel, c'est-à-dire simplement la fonction est perturbée et chronique, le problème structurel arrive toujours derrière.
84:08
Speaker A
C'est-à-dire qu'on commence par une baisse, par exemple, de la présence d'un neurotransmetteur, la dopamine ou autre, et ça se poursuit par l'atteinte du neurone qui utilise la dopamine.
84:18
Speaker A
C'est-à-dire que la problématique de la transition des troubles psychiatriques vers la maladie neurodégénérative, autour du fait qu'on sait que certains anxiolytiques augmentent le risque d'Alzheimer, donc la seule bonne nouvelle dans l'histoire, c'est que quand l'Alzheimer débute, les patients oublient de prendre l'anxiolytique, Ça peut peut-être les sauver,
84:33
Speaker A
mais en dehors de ça, on sait que c'est juste un passage d'un tableau à un autre, mais fondamentalement, on met une béquille sur une jambe de bois, on ne traite pas les causes qui sont à l'origine de ce mal-être psychiatrique de notre société.
84:51
Speaker A
Alors j'y repense aussi parce qu'on ne l'a pas complètement peut-être défini, je n'ai pas insisté au tout début et je pense mieux vaut tard que jamais, lorsqu'on parle de cognition, d'activité de santé cognitive, il y a eu plusieurs mots, tu as parlé d'intelligence un peu d'émotionnel,
85:08
Speaker A
de qualité de gestion des émotions, tu as parlé de mémoire, on parle de quoi exactement si on le définit ?
85:16
Speaker A
Est-ce que l'intelligence, tu vois, tu parles de QI aussi, qu'est-ce qu'on met dans cette cognition de manière générale quand on parle de déclin ou de santé cognitive ?
85:23
Speaker A
La cognition, elle est définie par la capacité à exécuter certaines tâches en faisant un minimum de fautes et dans un délai requis.
85:32
Speaker A
Donc, il y a des tests qui permettent d'évaluer, alors ça vaut ce que ça vaut, mais par exemple, des mots à retrouver, ce qu'on fait sur des tests d'intelligence où il faut trouver des suites, etc.
85:42
Speaker A
Chez des personnes âgées, c'est adapté aussi en fonction des compétences qu'il peut y avoir.
85:46
Speaker A
Donc ça, on évolue quelque part des capacités de mémoire, des capacités exécutives. L'aspect émotionnel, il est beaucoup plus, lui, lié à des problématiques complexes qui sont liées aux relations affectives qu'il y a pu y avoir, aux expériences passées,
86:03
Speaker A
aux traumas, mais aussi à la capacité de certaines structures cérébrales à permettre de mettre à distance ce que Boris Cyrulnik appelle la résilience.
86:13
Speaker A
Et là, ce qu'on observe clairement, c'est que l'optimisation des apports nutritionnels du cerveau permet de faire cette gymnastique beaucoup plus facilement.
86:24
Speaker A
Bon, ok. Alors, ça, c'est intéressant. Sur les oméga-3, on a compris. Pour toi, c'est peut-être le nutriment le plus important, si on pense cerveau ? Est-ce qu'il y aurait une hiérarchie d'importance ?
86:38
Speaker A
Il y a aussi la question des protéines. On oublie trop souvent que l'apport en protéines, il peut être insuffisant, notamment parce que les éléments qui constituent les acides aminés permettent de fabriquer nos neurotransmetteurs, permettent de fabriquer les récepteurs sur lesquels les neurotransmetteurs, viennent se nicher,
86:56
Speaker A
permettent de fabriquer tous les acteurs dans nos défenses immunitaires et permettent également d'assurer l'étanchéité de notre muqueuse intestinale.
87:04
Speaker A
C'est-à-dire que c'est des points d'appel où, comme je l'explique aux patients, quand notre rapport protéique est insuffisant par rapport à nos besoins, il y a des répercussions cognitives, des répercussions immunitaires et des répercussions liées à la perméabilité intestinale.
87:18
Speaker A
Et quand on a des tableaux caractéristiques où les gens arrivent avec des fatigues chroniques, problèmes de stress, désinfections récurrentes et des douleurs chroniques, on peut déjà considérer, sans même avoir sous les yeux le relevé alimentaire de ces personnes, qu'ils ne couvrent pas leurs besoins.
87:32
Speaker A
Tu sais que dans la littérature, on dit souvent qu'il faut entre 0,8 et 2 grammes par kilo et jour.
87:38
Speaker A
De protéines. Voilà, c'est comme si tu avais un institut de sondage et que tu te présentais aux élections et que tu disais, monsieur, écoutez, on a regardé, vous avez entre 15 et 65 % des intentions de vote.
87:47
Speaker A
Je suis sûr que tu payes pas. Vous t'êtes ma gueule. En fait, est-ce que c'est 0,8 chez tout le monde ou 2 chez tout le monde ? Et là, quand tu tortures les experts pour qu'ils aillent un peu plus précisément expliquer les chiffres, ils disent que ça dépend d'autres facteurs.
88:02
Speaker A
Donc, en micronutrition, on prend les choses par l'autre bout. C'est de se dire, si un nutriment, on n'en couvre pas les besoins, alors il y a des répercussions sur notre organisme, notamment concernant l'apport en protéines, c'est ce que j'évoquais tout à l'heure, sur la cognition,
88:20
Speaker A
sur les défenses immunitaires, sur le maintien de la masse musculaire, sur les mécanismes de cicatrisation.
88:27
Speaker A
Et alors, qu'est-ce qui fait qu'on a une diminution de la disponibilité en protéines ou en acides aminés ?
88:34
Speaker A
Déjà la diminution de l'apport glucidique parce qu'il y a des études qui montrent que chez des culturistes qui font un régime cétogène, la prise de 3 grammes kilo-jour de protéines est associée à une perte de masse musculaire parce que
88:47
Speaker A
pour que les acides aminés, soient transformés en protéines, il faut de l'insuline. Donc voilà. Alors évidemment, à 3 grammes kilo-jour, les reins, ils ne sont pas tout à fait d'accord.
88:58
Speaker A
On sait également que l'apport glucidique moyen conditionne Le fait que certains acides aminés vont, au lieu de participer aux synthèses de protéines, contribuer à des processus énergétiques.
89:11
Speaker A
En gros, tu es en hiver, tu oublies de livrer des bûches et tu vas prendre les poutres pour te chauffer. C'est un petit peu ça.
89:17
Speaker A
Et évidemment, il y a aussi des interdépendances avec l'ensemble des apports. Il y a le fait qu'à juste titre, on a tendance à réduire la consommation de viande, mais réduire, ça ne veut pas dire supprimer, qu'on a tendance à écarter
89:31
Speaker A
les laitages, à écarter certaines céréales et on se retrouve au final à remplacer le steak par les graines de chia.
89:37
Speaker A
Alors le chia, c'est un tout nouvel animal, c'est un croisement entre le chien et le chat.
89:41
Speaker A
Et on récupère les crottes. Non, c'est-à-dire que les gens, à un moment donné, font de l'arithmétique et disent il y a des protéines dans les noisettes, il y a des protéines dans les graines de chia, il y en a, donc on peut remplacer la viande.
89:52
Speaker A
Stop ! Le niveau d'apport que ça assure et la diversité des acides aminés n'est pas suffisant.
89:58
Speaker A
Un végétarien qui assume son végétarisme, il associe au même repas légumes secs, céréales, oléagineux.
90:05
Speaker A
Toutes les populations qui ont adopté des régimes végétariens, il y en a qui disent l'inverse qu'on peut les prendre à des moments différents je ne citerai pas, la personne en particulier qui écrit ça mais quand on mange du couscous on ne
90:17
Speaker A
mange pas les pois chiches le midi et la semoule le soir quand on va aux Antilles on ne mange pas l'orille le midi les haricots le soir ainsi de suite donc il y a cette nécessité et beaucoup de gens qui sont des autodidactes du végétarisme
90:28
Speaker A
ont des apports en protéines qui ne sont pas adaptés ce qui fait que quand tout va bien que le match n'a pas commencé il peut y avoir 12 joueurs sur le terrain mais quand le match commence ils ont beaucoup de mal à gagner le match.
90:39
Speaker A
Alors ça, je trouve ça intéressant ce que tu dis, c'est qu'on peut très bien se sentir parfaitement cognité, ça ne se dit pas, mais on peut se sentir bien cognitivement, en pleine forme, en pleine santé, quand tout va bien,
90:52
Speaker A
parce que le stress n'est pas suffisamment haut et donc on ne se retrouve pas comme ça.
90:59
Speaker A
Et le jour où il arrive une couille, je peux me permettre d'expression, là on n'a pas les ressources pour pouvoir le combattre et c'est là qu'on en paye les conséquences.
91:08
Speaker A
Et on reste à la chronicité, c'est-à-dire qu'on n'a pas les ressources pour remonter. Typiquement, la personne qui fait un burn-out, le fait de se reposer, lui évite simplement que ça s'aggrave.
91:15
Speaker A
C'est-à-dire qu'on arrête le match à la mi-temps et en restant dans les vestiaires, il n'a aucune chance de gagner le match.
91:21
Speaker A
C'est-à-dire qu'on reste dans un état d'épuisement qui ne peut pas être corrigé simplement en faisant du travail sur soi et en gardant une alimentation hypotoxique.
91:30
Speaker A
C'est-à-dire qu'on a l'impression aujourd'hui que manger nous intoxique et que le jeûne nous détoxique. Il faut remettre les choses en perspective.
91:35
Speaker A
C'est un peu plus complexe que ça la nutrition c'est pas de la toxicologie la toxicologie c'est ce qui étudie les perturbateurs, les polluants qui sont dans notre assiette, mais les nutriments qui sont dans nos aliments sont des nutriments, c'est pas des polluants et à un moment donné
91:48
Speaker A
il y a tout un discours autour de ça qui fausse complètement l'appréciation des gens.
91:52
Speaker A
Non mais c'est important de répéter que la nutrition et les aliments sont là pour nous aider à combattre les infections, à aller mieux, à se régénérer etc.
92:03
Speaker A
Et non pas l'alimentation n'est pas un toxique en soi. Que penses-tu par contre d'un scénario de quelqu'un qui serait complètement à côté de la plaque, qui fumerait, qui aurait des gros troubles alimentaires, qui n'arriverait pas à avoir suffisamment d'apport nutritionnel et qui voit qu'il a des problèmes de santé,
92:22
Speaker A
soit la cognition qui se dégrade et qui se décide de faire un stage de jeûne.
92:28
Speaker A
Non pas effectivement pour corriger puisqu'il n'aura plus rien mais pour avoir un espace, un temps où il va pouvoir revenir sur soi peut-être ensuite, dès la semaine suivante repartir sur une alimentation comme il faut, enfin un espèce de comme un break,
92:46
Speaker A
comme une remise à zéro qui le jeûne en lui-même n'apporte rien d'un point de vue physiologique mais d'un point de vue psychologique va permettre de faire de passer au stade suivant qu'est-ce que tu penses de ça ?
92:57
Speaker A
C'est bien, sauf que la vraie question, c'est est-ce qu'il y a besoin de faire un jeûne pour en arriver là ?
93:02
Speaker A
Effectivement, c'est la vraie question. Le business du jeûne, on m'avait posé la question une fois, c'était la même histoire que tu racontais, la personne allait faire sa semaine de jeûne et derrière reprenait ses habitudes alimentaires, son hygiène de vie habituelle.
93:17
Speaker A
Et il me dit, qu'est-ce que vous lui conseillez ? Je lui dis, je vais devenir ami avec et je vais faire en sorte qu'il couche mon nom sur son testament. Oui.
93:25
Speaker A
Je vais faire un peu bétoncourt, c'est un peu ça l'histoire c'est-à-dire qu'il n'y a pas de, il y a une espèce de logique expiatrice qui est derrière ça et je veux dire, on a vu des gens, changer leurs habitudes alimentaires il faut aller regarder ce qui se passe
93:41
Speaker A
avec les sages d'ibétain ou autre, ils n'ont pas besoin d'aller faire des semaines de jeûne en plus c'est une pratique qui est un petit peu.
93:49
Speaker A
Plaquée comme ça sur nos modes de vie qui ne sont pas forcément appropriés, moi je trouve beaucoup plus pertinent d'accompagner les gens à les aider à réfléchir à quel moment dans la semaine vous pouvez consacrer à vous poser,
93:59
Speaker A
à regarder, à rien faire, à méditer, à cuisiner, aller au marché, ça fait partie d'actes simples.
94:07
Speaker A
Moi, je me faisais la réflexion et pourtant, je ne suis pas inactif qu'il n'y a aucun emballage alimentaire qui franchit le seuil de ma maison.
94:16
Speaker A
Voilà, je n'en fais pas une gloriole mais ce que je veux dire par là, c'est le fruit d'un long raisonnement, d'un chemin de choix qui sont faits.
94:22
Speaker A
Il n'y a pas la télé, il y a tout ça. Je ne dis pas ça pour pointer ceux qui ne feraient pas pareil je dis que c'est des cheminements qu'on a tous et on arrive à un moment donné à un point B en
94:32
Speaker A
étant parti d'un point A et que c'est parce qu'on a la volonté de changer les choses pas à pas qu'il faut chacun à sa vitesse faire des changements c'est-à-dire que les grands apôtres de la révolution nutritionnelle, ils demandent aux gens de grimper l'Everest alors qu'ils n'ont jamais fait de montagne je
94:50
Speaker A
pense qu'il faut accepter qu'il y ait des petits changements qui petit à petit les amis à la suite des autres finissent parce que les gens ils ont un vrai vrai remise en cause de leurs habitudes mais quand la marche est
95:02
Speaker A
trop haute les gens ils font demi-tour et le côté très très engagé voir cette espèce de de motivation.
95:13
Speaker A
Comment dirais-je, presque communicative ou que tous les coachs sont en toute nature. Allez, c'est facile.
95:22
Speaker A
Aujourd'hui, on tutoie en général, ça fait plus proche. Tu te reprends en main, tu changes ta vie, machin. Sauf que si l'autre en face, il est en plein burn-out et qu'il lui faut trois cafés pour ouvrir un oeil,
95:31
Speaker A
il zappe parce qu'il dit non, mais ce n'est pas pour moi. Or, il y a une grande différence entre la recommandation et le conseil.
95:37
Speaker A
La recommandation, c'est ce qu'on dit à tout le monde, ça ne nous engage pas.
95:40
Speaker A
Le conseil, c'est accompagner la personne pas à pas. Pour qu'elle intègre de manière harmonieuse en faisant en quelque sorte un audit de ses habitudes de vie où est-ce qu'elle peut mettre une activité physique, comment elle peut amener petit à petit à améliorer son sommeil quelle plante
95:56
Speaker A
on peut lui amener pour l'aider à cela, comment on peut l'aborder à comprendre le sens du stress et l'anticiper pour qu'il soit moins important et ainsi de suite c'est-à-dire que c'est des outils et on est obligé d'avoir cette approche systémique donc moi même si mon
96:10
Speaker A
champ de compétences initiales c'était la nutrition je ne peux pas me contenter de travailler là-dessus parce que finalement la meilleure nutrition possible sans tout le travail systémique, ça permet juste de retarder le moment où la branche est casse mais l'idée c'est
96:24
Speaker A
que l'arbre il reste solide et qu'il résiste aux tempêtes. Tu as parlé de café aussi, est-ce que c'est plutôt indiqué ou contre-indiqué si on se base uniquement sur l'impact sur le cerveau et la cognition ?
96:39
Speaker A
Ça n'a pas d'impact toxique Encore une fois, tout dépend si c'est un café bio ou pas, parce qu'il y a des produits de torréfaction qui peuvent avoir de l'aluminium autre, mais le café, à tout prendre, si tu me demandes est-ce qu'il vaut mieux que les gens consomment
96:51
Speaker A
du café que de la coque, tu connais ma réponse, mais c'est toujours pareil. C'est comprendre le sens de ce qui se passe. Le café a quand même donné son nom à un endroit où ce n'est pas ce qu'on va boire.
97:04
Speaker A
J'ai passé l'après-midi au café, ils n'ont pas bu des cafés, mais pourquoi est-ce que la boisson a donné son nom au lieu ?
97:09
Speaker A
Ça veut quand même dire qu'il y a une dimension sociale, il y a le côté sur la dopamine qui est intéressant.
97:14
Speaker A
La vraie question, c'est si quelqu'un a besoin d'en prendre cinq ou six avant de se sentir performant.
97:19
Speaker A
C'est un révélateur, c'est un indicateur du niveau de fatigue de fond et c'est plus une alerte qu'autre chose.
97:24
Speaker A
Ce n'est pas le café le problème, c'est les raisons pour lesquelles on a un recours exagéré au café.
97:29
Speaker A
Aujourd'hui, on sait que sur le plan cardiovasculaire, il est protecteur et par les polyphénols, il a plutôt un effet bénéfique sur le BDNF et donc tout ce qui contribue aux connexions du cerveau.
97:39
Speaker A
Ok, donc plutôt bénéfique, évidemment pas en... En surconsommation, tu recommandes de toi peut-être de faire un test sur 2, 3, 4 jours, une semaine, de stopper complètement le café juste pour voir si on est capable de le faire et si on voit des changements ?
97:54
Speaker A
Alors, c'est des fameux tests qu'on propose par rapport aux problématiques d'addiction. On peut le faire. Moi, personnellement, j'ai réussi à le faire pendant 60 ans à m'en passer.
98:05
Speaker A
Puis maintenant, j'aime bien en prendre de temps en temps. Et c'est vrai que ce qui détermine effectivement l'absence de nocivité d'un produit, c'est le libre-rapide qu'on a face à la consommation.
98:18
Speaker A
Et ceux qui aiment le goût du café ne sont pas avantagés, enfin, ou sont avantagés, ça dépend comment on voit les choses, puisqu'il y en a qui le prennent uniquement pour ses effets psychotropes et qui n'aiment pas particulièrement le goût.
98:27
Speaker A
Et je pense que c'est peut-être plus facile de s'en passer ou de s'en détacher.
98:32
Speaker A
Mon cas personnel est que j'aime beaucoup le goût du café et que malheureusement quand j'en prends pas même si l'effet psychotrope c'est pas celui qui me enfin l'effet stimulant c'est pas ce qui me manque le plus, c'est juste le petit goût
98:44
Speaker A
du café comme ça le matin il. N'y a aucun caractère de toxicité à ça souvent les gens, je terminerai peut-être là-dessus mais parlent de la question de la détox dans le cadre de la thèse dont je parlais tout à l'heure on recevait des patients qui venaient d'être identifiés,
98:59
Speaker A
alcooliques et qui devaient faire un sevrage d'urgence Donc, ils arrivaient dans une structure qui était atteinte du côté de Melan, là-bas entre Melan et Mante.
99:07
Speaker A
Et dans le cadre de l'étude que j'avais faite pour mon mémoire, il fallait aussi gagner la confiance des patients, mais j'arrivais à évaluer le niveau d'apport moyen au quotidien sur la période qui précédait juste leur internement, parce que c'est un internement.
99:25
Speaker A
Ils étaient en moyenne à 120 grammes d'alcool par jour. Pour donner une idée, dans un café, où on ne boit pas de café, tout est possible.
99:33
Speaker A
Les boissons alcoolisées servies amènent la même quantité d'alcool, c'est 9 grammes que ce soit un verre de vin, un boc de bière un pastis, etc. Donc, ils consommaient.
99:44
Speaker A
En moyenne 12 à 13 non, plus que ça, 14 à 15, portions d'alcool dans la journée, donc évidemment les gammages étaient rentrés dans le livre-corps de Guinness et si on m'avait dit, c'est le cas de le lire d'ailleurs, si on m'avait dit, est-ce qu'il était justifié de faire une détox ? Oui, évidemment.
100:04
Speaker A
Aujourd'hui, il y a des gens qui sont végétariens, qui mangent bio et qui, une fois par mois, vont faire une détox ou une fois par mois vont faire une détox pour nettoyer leur foie.
100:13
Speaker A
Je veux dire, c'est comme s'ils passaient leur poubelle au car-shirt tous les jours et puis qu'ils avaient besoin d'aller la faire nettoyer.
100:19
Speaker A
Ça n'a pas de sens. C'est-à-dire que la notion de détox, aujourd'hui, a été vraiment détournée parce qu'encore une fois, il y a l'idée que l'alimentation nous porte préjudice.
100:28
Speaker A
Et le concept de détox, aujourd'hui, il a pris une place démesurée par rapport à la réalité des dangers encourus.
100:35
Speaker A
Tu vas parler de sélénium, est-ce que vitamine D, est-ce que les vitamines B spécifiques, est-ce qu'il y a des choses qui sont vraiment primordiales pour le cerveau ou finalement après, peu importe les micronutriments, il faut tout avoir ?
100:50
Speaker A
Tous sont importants, que ce soit la B9, la B12, la B6, le magnésium, le fer, le zinc, le coenzyme Q10.
100:57
Speaker A
Toutes ces molécules jouent un rôle important avec des nuances d'un titre à l'autre. Pour le cerveau, c'est un élément, la B9, l'acide folique, est également reconnue par rapport à son influence en période fétale, mais dans la mesure où il y a une plasticité permanente au niveau du
101:14
Speaker A
cerveau, la couverture de nos besoins est permanente. Et puis, il y a des besoins énergétiques, c'est-à-dire le rôle du glucose qu'il ne faut pas oublier.
101:21
Speaker A
C'est-à-dire qu'on peut utiliser les corps cétoniques, mais c'est comme si on mettait du diesel dans le réservoir d'un Boeing.
101:28
Speaker A
Bon, il vaut mieux mettre le bon carburant pour que le cerveau fonctionne au mieux ça c'est des réalités, ne parlons jamais de vue que les corps cétoniques c'est des molécules fabriquées dans des situations d'urgence et de stress et que moi en tant que thérapeute
101:41
Speaker A
je ne considère pas que le stress soit une stratégie thérapeutique. Mais être capable d'avoir une bonne flexibilité métabolique c'est signe de santé être capable d'utiliser à la voix les graisses le sucre en fonction des efforts.
101:51
Speaker A
Le cerveau n'utilise que le sucre les corps cétoniques pour les fabriquer Ce n'est pas comme si on disait « mon muscle utilise le sucre et les graisses ».
101:59
Speaker A
Naturellement, dès qu'on est à distance du repas, pour utiliser l'écorce étonique, il faut être sous la dominance du cortisol au niveau métabolique.
102:07
Speaker A
Donc, naturellement, ce n'est pas une question de flexibilité, ce sont des mots qu'on emploie, il n'y a pas de flexibilité.
102:12
Speaker A
Il y a un nutriment essentiel au fonctionnement du cerveau et les autres, ce sont des stratégies palliatives.
102:21
Speaker A
Ok, ça c'est pour le cerveau. Pour les muscles, on est d'accord que les muscles peuvent utiliser d'autres ressources ?
102:28
Speaker A
Bien sûr, et même pour brûler les graisses, ils ont besoin du sucre, sinon ils utilisent des acides aminés, on pourra en parler des heures.
102:32
Speaker A
Mais le cerveau, son carburant de choix, c'est le glucose. Si je peux me permettre de faire une petite recette pour conclure, la recette anti-déclin cognitif et santé-longévité absolue.
102:45
Speaker A
Tout passe dans un premier temps par la capacité à gérer un stress à gérer l'environnement dans lequel on est avoir du sens dans ce qu'on fait permet aussi de réduire cette quantité de stress que l'on a, et pour pallier à ce stress, le mieux c'est d'en avoir le moins possible c'est
103:02
Speaker A
d'avoir un environnement qui est plutôt, pas confortable c'est peut-être pas le bon mot mais sur lequel on peut, évoluer sans dépasser ses ressources il faut avoir une alimentation qui couvre tous les micronutriments possibles, ne pas avoir de manque, ne pas avoir de déficit pour avoir son cerveau qui se
103:22
Speaker A
répare bien, qui réagit bien, qui surréagit bien, qui se cicatrise, qui se... Les synapses se régénèrent, les neurotransmetteurs, etc.
103:31
Speaker A
Protéines glucides, oméga-3, très importants. Éviter les trop doses de toxiques qui sont des doses de stress trop importantes.
103:42
Speaker A
Une activité physique appropriée, un travail de sollicitation cognitive importante, avoir des projets qui fassent avancer, un sommeil réparateur et puis des espaces de régénération, méditation, cohérence cardiaque, prière pour ceux qui prient et ainsi de suite.
103:57
Speaker A
Ça fait partie des différents ingrédients qu'on peut mettre en œuvre. Voilà, ça fait un sacré boulot et on retiendra que l'apport des glucides est loin d'être problématique, bien au contraire.
104:07
Speaker A
Qu'elle aide fortement et que le jeûne n'est pas indispensable selon la raison pour laquelle on veut le faire.
104:13
Speaker A
Oui, on pourrait aller sonder les prix Nobel pour savoir combien de fois dans leur vie ils ont fait des jeûnes pour devenir prix Nobel.
104:19
Speaker A
Voilà la petite claque. Merci Denis, c'était intéressant. Est-ce qu'il y a une dernière chose que tu veux ajouter pour clôturer ce chapitre, ce podcast chapitre ?
104:30
Speaker A
Oui, je ne me rappelle plus du tout pourquoi je devais parler avec toi. Mais bon non plus je sais pas pourquoi on est là comme quoi on va devoir réécouter cet épisode pour prendre les bonnes actions prendre les bonnes actions,
104:42
Speaker A
merci beaucoup c'était un plaisir tes livres tu as écrit des livres qui sont lus par les plus grands et les plus grands sportifs les plus grands non sportifs aussi on les mettra en description tu as ton site web j'imagine que tu as tes
104:55
Speaker A
consultations qui sont full bookées. Ça fait 3 mois à peu près ouais. Bon voilà pour ceux qui veulent être pris en charge de manière complètement holistique par l'alimentation, avec des tests personnalisés, avec une prise en charge globale, vous pouvez faire appel à Denis Richer, qui est l'un des meilleurs actuellement,
105:11
Speaker A
j'en connais beaucoup, parce que j'ai fait pas mal de podcasts avec des gens qui ont une certaine crédibilité dans le milieu de la santé, et j'en connais beaucoup qui te prennent comme référence.
105:18
Speaker A
Tu peux pas imaginer le nombre de gens que j'ai payé pour dire du bien de moi Mais eux.
105:24
Speaker A
Je crois que tu les as pas payé, et ils ne m'ont pas payé non plus Ils ne m'ont pas payé non plus On laissera tout ça, merci à tous pour vos écoutes, pour votre fidélité sur le podcast.
105:33
Speaker A
Partagez-le à vos amis, à votre famille, à vos enfants. Écoutez les podcasts en voiture lors de vos déplacements en voyage en famille.
105:40
Speaker A
Comme ça, ils seront bercés avec la bonne parole, la bonne éducation pour essayer de vivre la meilleure vie et d'être en santé.
105:47
Speaker A
Et puis, je vous dis à tous à la semaine prochaine dans un prochain épisode.
105:50
Speaker A
Portez-vous bien. Faites pas trop les cons. Pas trop. Et puis, à la semaine prochaine. Ciao.
Topics:déclin cognitifnutritionstresslongévitésanté mentalemicronutritionneurotrophinesvieillissementenvironnementépigénétique

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