Speaker A
Cette vidéo présente l'iliopsoas, un muscle appelé dans l'ancienne nomenclature le psoas iliaque. Comme son nom l'indique, il est constitué de deux faisceaux : l'iliaque et le psoas. L'iliaque s'insère, comme son nom l'indique, sur l'ilion, l'ilion étant cette partie de l'os coxal autrefois appelée l'os iliaque. Cette insertion déborde sur cette partie du sacrum et ainsi ce faisceau contribue à la solidité, à la stabilité de l'articulation sacro-iliaque. On voit que cette insertion est représentée en rouge. En effet, elle se réalise par des fibres musculaires. L'insertion est renforcée dans sa partie supérieure par la présence de ces fibres aponévrotiques. Le muscle descend presque verticalement en direction du fémur et il se coude au contact du bord antérieur de l'os coxal. On voit ici le bord antérieur de l'os coxal. Ce faisceau se termine au niveau d'un fort tendon, tendon très puissant qui s'insère sur un gros tubercule appelé le petit trochanter, situé au niveau de l'extrémité supérieure du fémur. On voit ici le muscle qui se coude au niveau donc du bord antérieur de l'os coxal. On dit que le muscle se réfléchit contre le bord antérieur de l'os coxal. Le deuxième faisceau s'appelle le psoas. Le psoas s'insère sur la colonne lombaire par deux faisceaux : un faisceau qui s'attache sur les processus transverses des cinq vertèbres lombaires. Ce faisceau descend verticalement. Le psoas s'insère sur la colonne lombaire par un deuxième faisceau qui lui prend attache sur les corps vertébraux des cinq vertèbres lombaires. Les deux faisceaux se réunissent en haut. On le voit sur cette vue externe. Donc le faisceau qui s'insère sur les processus transverses descend presque verticalement et se réunit avec les fibres du faisceau qui s'insère sur les corps vertébraux des vertèbres lombaires. Le psoas se réfléchit également sur le bord antérieur de l'os coxal. Ces fibres musculaires se terminent sur un tendon, un fort tendon qui rejoint celui de l'iliaque pour venir se terminer sur le petit trochanter. On voit donc en vue externe le psoas en avant et en arrière ici l'iliaque. Bien évidemment, pour faciliter la compréhension, les deux faisceaux ont été séparés. Précisons que la forme des deux faisceaux peut varier suivant les sujets. Nous sommes ici en vue postérieure. On voit sur ces images que l'iliopsoas passe sous le ligament inguinal. L'étude des rôles nécessite un petit retour en arrière et un rappel de la situation, donc de l'iliopsoas par rapport au muscle postérieur du tronc. On voit ici l'iliaque, le psoas, et on imagine ici la situation des muscles du fond postérieur du tronc que nous avons décrits lors de la précédente session. On voit ici le canal vertébral, le corps vertébral d'une vertèbre lombaire, les processus transverses. Donc il faut bien imaginer ces colonnes musculaires représentées par le psoas droit, le psoas gauche, plaqués contre la partie antérieure de la colonne lombaire, et en arrière les deux colonnes musculaires constituées par les muscles postérieurs du tronc. Sur cette vue antérieure, on imagine donc les deux colonnes musculaires antérieures et en arrière ces deux colonnes musculaires postérieures. Par conséquent, la colonne lombaire sera enserrée, presque engainée par ces quatre colonnes qui, lorsqu'elles se contracteront, constitueront une masse solide qui consolidera, qui stabilisera la colonne lombaire. Ces actions ne sont pas isolées. Elles se réalisent en synergie avec des muscles que l'on appelle les pelvi-trochantériens situés à ce niveau du bassin. Il se termine sur le trochanter, c'est-à-dire sur cette partie du fémur, et on imagine également qu'une excellente proprioception sera nécessaire pour la mise en jeu de ces muscles. En tout état de cause, on est là en présence d'une action sans aucun doute majeure du psoas et donc du muscle iliopsoas. Une autre action importante de l'iliopsoas est la flexion de la cuisse sur le bassin, mouvement donc que l'on voit sur ces images avec des images supplémentaires sur un exercice couramment pratiqué il y a encore quelques années. Il s'agit donc de la flexion des cuisses sur le bassin. Dans cette première situation, le sujet dispose d'une musculature suffisante pour fixer son bassin et on voit que la colonne lombaire reste bien placée. En revanche, si le sujet n'a pas une musculature suffisante, on voit que l'exercice commence par une hyperlordose avant la réalisation de la flexion des cuisses sur le bassin. On voit mieux encore sur cette vue externe l'hyperlordose par laquelle débute ce mouvement. Le sujet peut également réaliser une flexion du tronc ou du bassin sur les cuisses. Là encore, si sa musculature est suffisante, le sujet peut fixer son bassin, sa colonne vertébrale, et par conséquent l'exercice n'est pas dangereux. En revanche, si sa musculature n'est pas suffisante, l'exercice commence par une hyperlordose et peut se révéler dangereux si le sujet fléchit ses cuisses sur le bassin ou bien s'il met ses talons-fesses. L'exercice peut se révéler un peu moins dangereux puisque la longueur de l'iliopsoas est raccourcie et par conséquent celui-ci est moins puissant. Cette séquence nous montre le lordosant de l'iliopsoas. En réalité, la pesanteur associée éventuellement à la fatigue est suffisante pour créer cette antéversion du bassin et cette hyperlordose. Il faut plutôt considérer ce rôle du muscle lorsque le sujet est assis avec une inversion de la courbure lombaire, comme lorsque l'on est assis par exemple dans un siège très profond. Dans ce cas, une contraction de l'iliopsoas permet de revenir à une lordose lombaire normale. Rappelons pour terminer tout l'intérêt que vous pourrez tirer de la lecture de l'article scientifique mis en ligne. Cet article présente tous les rôles de l'iliopsoas. Bien évidemment, tous ne sont pas en rapport avec le sujet traité, mais vous pourrez mieux voir d'abord que le fonctionnement d'un muscle, il ne s'agit pas seulement du psoas, peut être très compliqué. Parlons tout à l'heure des muscles postérieurs du tronc, des muscles des pelvi-trochantériens. Bien, ces groupes musculaires sont aussi l'objet de nombreuses études et de nombreuses divergences suivant les auteurs, et il peut être intéressant de voir que les choses finalement ne sont pas si simples.