Speaker A
[Musique] Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je voulais partager avec vous le cours sur l'équilibre hydroélectrolytique, mais pour cette vidéo, on va voir juste les généralités et les troubles de l'hydratation. Une petite introduction. Euh, dans les conditions physiologiques, la composition en eau et électrolytes dans l'organisme est euh fixe, malgré que les entrées varient d'un individu à l'autre et même chez le même individu d'un jour à l'autre. Pourquoi on a cette homéostasie ou là ce qu'on appelle une constance du milieu intérieur ? C'est grâce à l'équilibre hydrique, électrolytique et acidobasique. On va voir quelques définitions. Euh, électrolyte, c'est quoi ? C'est une molécule lorsqu'elle est en solution, elle est capable de se dissocier en ion cation ou anion. La solution, c'est quoi ? C'est le solvant qui est l'eau plus soluté qui est l'électrolyte. L'osmose, euh, c'est le mouvement des molécules de solvant à travers une membrane cellulaire vers la région où il y a une concentration élevée en soluté pour lequel la membrane elle est semi-perméable ou imperméable. Donc le mouvement d'eau se fait de euh d'une solution moins concentrée qui est hypotonique vers la solution plus concentrée hypertonique. L'osmolarité, c'est quoi ? C'est la concentration en substance dissoute exerçant un pouvoir osmotique ou le nombre de particules par litre de solution. Elle s'exprime en milliosmol par litre. Par contre, l'osmolalité, c'est le nombre de particules par kilogramme d'eau exprimé en milliosmol par kilogramme. L'osmol, c'est l'unité de mesure de pression osmotique exprimée en mol par litre ou kilogramme par litre. La pression osmotique, c'est la pression exercée par les osmoles, ce qu'on appelle les solutés osmotiquement actifs, par exemple le glucose. À l'inverse, la pression oncotique, elle est générée par les protéines. Les particules osmotiquement actives ce sont des particules libres qui ne diffusent pas à travers une membrane et donc entraînent un déplacement d'eau exerçant une pression osmotique. À noter que les électrolytes, euh, ils utilisent les pores, les canaux ou les transporteurs pour franchir les membranes cellulaires. Un petit rappel sur le compartiment hydrique. Alors, l'eau représente 60 % du poids corporel total. Il est réparti en deux compartiments. On a le milieu intracellulaire, 2/3 environ, 40 %, et le milieu extracellulaire, 1/3 environ, 20 %. Dans les 20 %, on trouve 5 % dans le plasma et 15 % dans les secteurs interstitiels. L'eau se déplace d'un compartiment à l'autre par osmose dû à l'électrolyte qu'on vient de dire. Pour la balance hydrique, la quantité que nous perdons doit être remplacée. Donc à l'état physiologique, le bilan d'eau est nul, c'est-à-dire les entrées et les sorties s'équilibrent. Maintenant, on va voir la composition électrolytique des espaces liquidiens. À noter que dans chaque compartiment, la composition en eau et en substance est homogène. Par contre, la composition va varier d'un secteur à l'autre. Même si la composition est différente entre les secteurs, l'osmolarité est identique dans les compartiments intra- et extracellulaires et elle est d'environ 290 plus ou moins 0,5 mosmol par kilo d'eau. Au niveau du liquide extracellulaire, le sodium c'est le principal cation et les sels sodiques constituent la quasi-totalité de l'osmolarité extracellulaire. Par contre, dans le milieu intracellulaire, on trouve le potassium qui est le principal cation qui représente la quasi-totalité de l'osmolarité intracellulaire. Cette différence, elle est maintenue grâce à la pompe sodium-potassium ATPase. À noter que la composition électrolytique du plasma et du liquide interstitiel est presque la même. Euh, on note seulement une différence de concentration entre les protides qui sont absents dans le liquide interstitiel, c'est-à-dire on trouve seulement les protéines dans le plasma. Par contre, la composition du liquide intracellulaire est profondément et largement différente de celle du liquide extracellulaire. Pour ce qui concerne les mouvements d'eau et d'électrolytes entre les différents compartiments, alors, l'eau diffuse librement à travers les membranes cellulaires et les parois capillaires en obéissant aux lois d'osmose, c'est-à-dire il passe du milieu moins concentré vers le milieu plus concentré. Les variations de la pression osmotique entraînent des variations du volume cellulaire. Donc cette pression osmotique doit être maintenue dans des limites étroites, car si la pression osmotique varie, des mécanismes de régulation vont euh vont se mettre en place pour modifier la balance hydrique et rétablir une pression osmotique correcte. Pour ce qui concerne les mouvements des électrolytes, alors les électrolytes traversent les membranes par diffusion et par transport actif contre le gradient de concentration. Pour maintenir l'électroneutralité, la diffusion d'un cation est accompagnée par celle d'un anion ou bien remplacée par le cation, ce qu'on appelle l'équilibre de Gibbs-Donnan. Comment se fait la régulation de l'équilibre hydroélectrolytique ? Premièrement, on va parler de la régulation de la balance hydrique. Le premier paramètre, c'est la soif. La soif, c'est le besoin de boire. Elle constitue la deuxième boucle de sécurité dans le contrôle de la balance hydrique après la sécrétion de l'ADH. C'est-à-dire si la déshydratation se poursuit, la soif devient perceptible. À noter que le seuil de stimulation de la soif a une valeur semblable ou légèrement plus élevée que le seuil osmotique de sécrétion de l'ADH. Lorsque l'organisme se déshydrate, on aura premièrement la sécrétion de l'ADH puis stimulation du centre de la soif. Le centre de la soif, il se retrouve dans l'hypothalamus. Il est déclenché par l'osmolarité plasmatique via les osmorécepteurs. Donc il faut conseiller toujours les gens à boire avant d'avoir soif. Le deuxième paramètre pour réguler la balance hydrique, c'est l'ADH qu'on a vu déjà dans le cours TER, l'axe hypothalamo-hypophysaire. Maintenant, on va parler de la régulation de la balance salée. Premièrement, le système rénine-angiotensine-aldostérone. Alors comment ça fonctionne ? Le système, on commence par la rénine qui est une enzyme synthétisée par le rein puis sécrétée dans le sang. Euh, son action, elle porte sur la dégradation de l'angiotensinogène qui est une alpha-globuline produite par le foie en angiotensine 1 qui à son tour est transformée en angiotensine 2 grâce à l'enzyme de conversion qui est une enzyme présente dans les parois des vaisseaux sanguins. L'angiotensine 2 a plusieurs actions. Elle stimule le rein pour la réabsorption de sodium et la rétention d'eau. Elle stimule le cerveau pour la sécrétion de la CTH, l'ADH et la stimulation du centre de la soif. Elle stimule la corticosurrénale pour augmenter la sécrétion de l'aldostérone. Au niveau des vaisseaux, elle permet la vasoconstriction et l'augmentation de la pression artérielle. Qui dit augmentation de l'aldostérone, donc stimule le rein pour la réabsorption de sodium et la rétention d'eau. À noter que toutes ces actions conduisent de manière directe ou indirecte à une augmentation de la pression artérielle et rétention d'eau et sodium. Une autre remarque, ce qui va stimuler la synthèse de la rénine, c'est la chute de la pression artérielle et l'hyponatrémie. Deuxièmement, l'aldostérone qui est une minéralocorticoïde synthétisée par les surrénales agit sur le tube contourné distal et collecteur pour réabsorber le sodium et excréter le potassium grâce à la pompe sodium-potassium ATPase. Donc l'aldostérone a une action indirecte positive sur la pression artérielle. Le facteur natriurétique, c'est le ANP. C'est une hormone d'origine cardiaque au niveau auriculaire, sécrétée par les cardiomyocytes de l'oreillette droite lorsqu'il y a une augmentation de la pression artérielle. Donc c'est un facteur vasodilatateur plus diurétique. Il augmente l'excrétion de sodium par inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone et par effet direct en inhibant l'absorption de sodium au niveau du tube collecteur et en stimulant l'élimination d'eau. On passe maintenant aux troubles de l'hydratation. On comme