L'Iran annonce une escalade offensive face à l'impasse avec les États-Unis, menaçant attaques régionales et cyberattaques, dans un contexte de tensions géopolitiques majeures.
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Key Takeaways
- L'Iran adopte une posture offensive après des mois d'impasse diplomatique.
- Les tensions géopolitiques sont exacerbées par des enjeux énergétiques et militaires dans la région du Golfe.
- Les États-Unis privilégient la pression économique et un statu quo prolongé en attendant les élections.
- La pénurie de munitions limite la capacité américaine à intensifier le conflit.
- L'escalade iranienne pourrait inclure des cyberattaques et des opérations militaires régionales.
What the video covers
- L'Iran passe d'une posture défensive à une posture offensive face à l'impasse des négociations avec les États-Unis.
- Le gouvernement iranien menace d'escalader le conflit par des attaques sur l'Europe, des réseaux de fibre optique et des opérations terrestres régionales.
- Les États-Unis maintiennent un blocus maritime et des sanctions sévères, espérant faire plier l'Iran par la pression économique.
- L'impasse est due à des demandes maximalistes iraniennes, notamment le retrait américain complet de la région et la légitimation du programme nucléaire iranien.
- Les États-Unis, sous la présidence Trump, refusent de reconnaître une défaite stratégique et prolongent le statu quo jusqu'après les élections de mi-mandat.
- L'Iran souffre économiquement et estime que le statu quo est intenable, ce qui motive son passage à une stratégie plus agressive.
- Une pénurie mondiale de munitions de précision limite la capacité américaine à relancer une guerre à grande échelle.
- L'Iran prépare ses alliés régionaux et milices pour intensifier les attaques si nécessaire, notamment dans le Golfe.
- Les exportations pétrolières saoudiennes sont contraintes à de longs détours, impactant le commerce énergétique mondial.
- L'Iran envisage des attaques sur des installations américaines en Europe du Sud-Est, notamment en Bulgarie, et sur des infrastructures critiques comme l'internet.
Chapters
- 00:00Introduction et contexte de l'impasse entre l'Iran et les États-Unis
- 01:19Présentation du partenaire Voltium et autonomie énergétique
- 02:41Analyse de la posture américaine et politique intérieure
- 05:27Capacités militaires et pénurie de munitions américaines
- 06:44Situation économique iranienne et impact sur la stratégie
- 08:03Préparatifs iraniens et implications régionales
- 12:24Conséquences sur le commerce pétrolier et routes maritimes
- 15:23Menaces d'attaques en Europe et sur les infrastructures critiques
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Speaker A
Après des mois d'impasse dans la négociation, l'Iran perd finalement patience, affirmant que la véritable guerre est sur le point de commencer et que tout le reste n'était que le réchauffement. Chers amis, bonjour et quel bonheur de vous retrouver. Vous
Speaker A
l'avez deviné, aujourd'hui, il sera question de l'état étrange dans lequel se trouve la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis, mais surtout de l'escalade imminente promise par l'Iran, des attaques sur l'Europe ou encore sur des réseaux de fibre optique, des
Speaker A
opérations terrestres chez des pays de la région. Pour le gouvernement iranien, à partir de maintenant, tout est sur la table. C'est donc un pivot majeur, un renversement complet de la posture iranienne passant de défensive et réactive à offensive et proactive.
Speaker A
Soudainement, les Iraniens ne veulent plus attendre que l'impasse se résolve d'elle-même, étouffés par un blocus maritime et par des sanctions sévères, ils estiment que l'heure est venue de passer aux choses sérieuses. Ainsi, est-ce une nouvelle phase encore plus violente ou seulement de la frime pour
Speaker A
forcer Washington à négocier ? C'est exactement de quoi il sera question aujourd'hui. Bienvenue à chaque jour sur Terre.
Speaker A
On parle souvent ici d'autonomie stratégique, des pays qui veulent moins dépendre des autres pour leur énergie, leur infrastructure ou leur sécurité.
Speaker A
Cette question d'autonomie existe aussi dans nos vies de tous les jours. Quand on part en VR, en van aménagé, en bateau ou en camping. Pouvoir compter sur une énergie fiable peut complètement changer l'expérience. C'est là qu'entre en jeu notre partenaire Voltium, une
Speaker A
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Speaker A
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Speaker A
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Speaker A
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Speaker A
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Speaker A
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Speaker A
Alors chers amis, pour bien comprendre ces nouvelles menaces iraniennes d'escalader le conflit, je pense que la première chose qu'on doit comprendre, c'est l'impasse extrême dans laquelle se trouve la guerre. Cette incapacité des États-Unis ou plutôt ce manque de
Speaker A
volonté à reconnaître la défaite stratégique qui a été imposée par l'Iran durant ce conflit. Important encore de mentionner qu'il n'est pas question d'une défaite militaire mais bien d'une défaite stratégique. Ce qu'on veut dire par là, c'est que les Américains sont
Speaker A
tout simplement incapables d'extraire, si on veut, quelques concessions au niveau politique, militaire, sécuritaire de la part de l'Iran qui est actuellement en posture de faire des demandes totalement maximalistes envers les États-Unis. On a discuté dans cette émission à quelques
Speaker A
occasions de ces fameuses demandes par l'Iran. Notamment, on veut que les Américains se retirent entièrement de la région. On veut reprendre le contrôle sur le détroit d'Ormous. On veut bien sûr légitimer ce programme nucléaire que les Américains proscrivent. Ainsi,
Speaker A
l'impasse, elle est très simple : c'est que les Iraniens font des demandes que les Américains n'auront pas le choix éventuellement de reconnaître, mais qu'à l'heure actuelle, on n'est tout simplement pas prêt de le faire pour des raisons autant émotionnelles, émotives,
Speaker A
si on veut, que des raisons politiques. Trump n'est pas prêt à accepter sa défaite, il n'a pas encore arrivé à ce constat mature, si on veut, de l'effondrement total de cette posture américaine dans le Golfe. Et ajoutons à ça bien sûr la dimension politique.
Speaker A
Trump ne peut pas tout simplement lever le drapeau blanc à quelques semaines, quelques mois maintenant des midterms, des élections demi-mandats aux États-Unis. Ainsi, on se retrouve dans une drôle de situation et c'est un statu quo que les Américains sont prêts
Speaker A
à laisser durer au minimum jusqu'après les élections. Encore une fois, on a ce blocus maritime qui est imposé contre l'Iran. Ainsi, on a l'impression aux États-Unis qu'on est en mesure de tout simplement wait it out, d'attendre que les Iraniens éventuellement souffrent pour
Speaker A
accepter de retourner à la table de négociation avec, on l'espère, des demandes un peu plus modérées. Du côté des Iraniens, c'est tout le contraire.
Speaker A
On sait une chose pertinemment, c'est en fait grâce aux médias américains au cours des dernières semaines, la presse américaine a publié de manière exhaustive sur cette crise des munitions, cette pénurie totale que vous avez aux États-Unis actuellement et en
Speaker A
fait dans les stocks mondiaux en matière de stock de munitions de précision autant au niveau offensif que défensif, ça a été largement documenté. Les Américains n'ont tout simplement plus les stocks suffisants pour relancer la guerre ou du moins à une cadence, à une intensité
Speaker A
comparable à ce qu'on a vu jusqu'ici dans les premiers 40 jours de l'affrontement. Ainsi, si on n'a pas la capacité de relancer la guerre et que les Iraniens ne veulent pas changer leur posture de négociation, on a une
Speaker A
impasse. Alors, les Américains de leur côté disent ouvertement à travers Trump qu'ils ont l'intention d'utiliser la pression économique, essentiellement, comme je le disais tout à l'heure, d'attendre que les Iraniens souffrent pour revenir à la table de négociation.
Speaker A
Trump dit qu'il veut attendre, qu'il veut low les négociations et en fait utilise carrément le terme semi-négociation. Don Trump dit : on ne négocie pas vraiment avec les Iraniens à l'heure qu'il est, tout ce qu'on veut c'est vraiment voir où les choses vont aller
Speaker A
et peut-être qu'éventuellement on sera en mesure d'obtenir une négociation, une discussion de bonne foi. Évidemment, tout ça est inacceptable pour l'Iran. Il y a une raison pour laquelle les Américains veulent prolonger le statu quo, comme je disais, c'est qu'ils sont incapables
Speaker A
d'accepter les demandes de l'Iran, mais l'Iran de son côté ne peut pas accepter un statu quo pour la simple et bonne raison que son économie est sur le point de s'effondrer. Et là, encore une fois, on a bien sûr des évaluations
Speaker A
partisanes, militantes et très politiques de l'économie iranienne que vous écoutiez, les Iraniens, les Américains, les Européens ou des évaluateurs indépendants, tout le monde a son propre constat sur l'état actuel de l'économie iranienne. Certains nous disent qu'on a essentiellement l'accord au
Speaker A
coût et il y a plus que quelques semaines avant qu'on ne soit plus en mesure de payer l'armée. Ce sont notamment les propos de l'administration Trump où on présente la situation économique en Iran comme étant au bord de la catastrophe.
Speaker A
Mais on comprend que c'est dans leur intérêt de le faire, surtout si on veut crédibiliser cette pseudo-stratégie de ne rien faire et d'attendre après les Iraniens. Ensuite, mais vous en avez d'autres qui vont nous dire que les Iraniens sont habitués aux sanctions
Speaker A
qu'ils ont vécues depuis 1979 sous un régime de sanction internationale extrêmement serré et qu...
Speaker A
quelque part entre les deux. Les Iraniens ne sont manifestement pas confortables avec la situation actuelle et la preuve c'est qu'ils sont prêts maintenant à escalader le conflit pour sortir de ce statut quo. En fait, c'est exactement de quoi il est question dans
Speaker A
cette vidéo. Alors qu'on apprend dans les derniers jours que l'Iran a préparé un plan secret pour escalader la guerre et c'est un plan qui a été essentiellement composé durant le CFE.
Speaker A
Ce qu'on apprend, c'est carrément spectaculaire, c'est que les Iraniens, lorsqu'on les a appelé à signer, c'est le feu, à la seconde où on a signé l'entente, les Iraniens sont repartis de leur côté avec l'idée en tête que ce
Speaker A
n'était qu'une qu'une interruption dans le combat, que ce n'était qu'une manière pour les Américains, les Israéliens de gagner du temps, que cette entente était de la frime et que même en la signant, on était conscient de tout ça du côté
Speaker A
des Américains. Bien sûr, ce qu'on a fait, c'est on a essayé de vendre cette entente, on a essayé d'avancer dans la négociation, on a cru que ce serait le début d'une discussion de bonne foi. Ce qu'on découvre à travers cet article du
Speaker A
Wall Street Journal, c'est que les Iraniennes ont jamais cru qu'ils ont utilisé cette période de 2 mois pour préparer la prochaine phase de la guerre. Les services de renseignement arabes ont recueilli des preuves, notamment des communications entre l'Iran et ses milices alliées dans des
Speaker A
pays comme le Yémen et l'Irak, d'un changement stratégique au sein de la direction iranienne visant à préparer ses forces, à étendre le conflit et à accroître le coût pour les États-Unis.
Speaker A
Après la signature par le président Trump d'un protocole d'accord avec l'Iran la mi-juin, les responsables de l'administration se sont déployés pour obtenir le soutien nécessaire à un accord qui, espérait-il, rouvrirait le trit d'Ormose et amorcerait la fin de la
Speaker A
guerre. Selon les responsables iraniens et arabes, les dirigeants iraniens se sont réunis à Tean et ont élaboré un plan différent. À leurs yeux, le pacte n'était probablement qu'une tentative des États-Unis d'Israël pour alléger la pression sur l'économie mondial et
Speaker A
gagner du temps en vue d'une attaque de plus grande envergure. Au lieu de miser sur les négociations, ils ont mis à profit ces deux derniers mois pour préparer un conflit majeur. Et on détaille ici les préparatifs qui ont été
Speaker A
mis de l'avant par les gardiens de la révolution spécifiquement. D'abord, on nous dit notamment qu'on a renforcé le contrôle des gardiens de la révolution sur l'armée régulière iranienne. On a toujours bien sûr cette espèce de fracture entre les deux services de
Speaker A
sécurité. Et ce qu'on apprend ici, c'est que les gardiens de la révolution ont renforcé considérablement leur autorité sur l'armée conventionnelle. Ensuite, on a nommé à des postes clés des vétérans de la guerre contre l'Irak, ainsi des gens, des officiers qui ont une
Speaker A
expérience particulière et bien sûr une connaissance de genre d'affrontement à haute intensité. Ensuite, on a développé des opérations de contre-espionnage intérieur. Essentiellement, on essaie de se débarrasser des espions étrangers, qu'ils soient israéliens, américains ou d'un certain nombre de pays du golf qui
Speaker A
sont aussi très actifs en Iran. Ensuite, accroître la production de missiles et de drones. Bien sûr, ça c'est l'évidence. On a constaté l'importance de la composante balistique dans genre d'affrontement. Nécessairement, les Iraniens ont besoin de renforcer leur stock et c'est exactement ce qu'ils font
Speaker A
actuellement. Ensuite, les dirigeants iraniens et ça c'est très intéressant évoquent de plus en plus des opérations offensives en territoire ennemi. L'Iran qui passerait à l'attaque chez ses rivaux, chez ses adversaires régionaux.
Speaker A
On pense bien sûr au pays du golf. On nous dit exactement, les gardiens de la révolution ont profité du calme instauré par le mémorandum d'entente pour préparer le terrain avec les milices alliées de la région afin d'intensifier les attaques si nécessaires en envoyant
Speaker A
des conseillers en Irak, au Yémen et au Liban pour discuter des plans. On comprend bien sûr ici que les milices iraniennes en Irak seraient mises à profit pour attaquer les intérêts américains israéliens. Au Yémen, on a cette pression par les outils qui est
Speaker A
exercé sur l'Arabie Saoudite, dans Babel Mandeb et dans la mer Rouge. Et au Liban bien sûr. Et bien c'est cette arme, si on veut sur la tente de l'État d'Israël, cette capacité à travers le esbola de lancer des attaques directement sur la
Speaker A
frontière. Ensuite, les renseignements, notamment les communications interceptées ont montré que les gardiens de la révolution envoyaient des commandants dans les zones contrôlées par les outils du Yémen pour planifier une confrontation accrue avec l'Arabie Saoudite. Et bien ça c'est exactement ce
Speaker A
à quoi on assistait au cours des dernières semaines. Alors que les outils yéménites appuyés maintenant, nous le savons, de manière confirmée par les Iraniens ont relancé ces attaques contre l'Arabie Saoudite. On a notamment attaqué bien sûr les installations
Speaker A
pétrolières énergétiques mais aussi les aéroports, des ports et bien sûr des navires des pétroliers saoudiens qui tentaient de sortir par Babel Mandem.
Speaker A
Maintenant, en fait, la plupart des pétroliers, des exportations pétrolières saoudiennes sont forcés de prendre un long détour via essentiellement le sud et le cap de bonne espérance au sud de l'Afrique pour aller vers les clients asiatiques. Alors, les gardiens de la
Speaker A
révolution là, on va un peu plus dans les détails, ont supervisé le déploiement de missiles, d'armes navales et de lanceur de drones sur des positions surplombant la mer rouge. Ils ont également fourni aux militants yénites des renseignements, des listes
Speaker A
de cibles, notamment des ports, des installations énergétiques saoudienne ainsi que des conseils pour se protéger des représailles en provenance d'Arabie Saoudite. En Iran, nous dit-on l'opinion générale est que la guerre principale n'a pas encore commencé. En fait, ce que
Speaker A
nous avons observé, nous dit-ons, jusqu'à présent est de plus en plus interprété comme une stratégie de salamie, une escalade limitée et progressive visant à affaiblir les capacités de l'adversaire avant une confrontation de plus grande ampleur.
Speaker A
Essentiellement, ce ne serait que le réchauffement et les Iraniens auraient prévu leur guerre en conséquence. Un conseiller stratégique du négociateur en chef de l'Iran a décrit mardi l'impasse actuel comme étant le calme avant la tempête. les responsables arabes en fait
Speaker A
et ça là-dessus ça nous provient des renseignements arabes encore une fois les responsables de la région se préparent à la poursuite des combats et à une interruption prolongée des approvisionnements énergétiques. Donc essentiellement les pays arabes qui se préparent à une fermeture complète et
Speaker A
totale du détroit d'Ormous et possiblement même à une interruption du trafic maritime sur Babel Mandeb. C'est un peu le message qu'on nous dit lorsqu'on parle d'une interruption prolongée des approvisionnements énergétiques. Et l'Iran de son côté ne fait plus seulement que des clin d'œil.
Speaker A
En fait, on le dit ouvertement que c'est notre nouvelle stratégie. Responsable iranien dans un autre article du côté de Rotors qui nous dit ouvertement qu'il y aura une escalade et de nouvelles attaques. On prévient les entités iraniennes qu'on doit être prêt à une
Speaker A
nouvelle escalade. Et on dit en fait que Teran passe maintenant d'une politique défensive à une politique offensive. La logique est très simple là-dessus. c'est que les Iraniens ne peuvent pas accepter que les Américains se retirent tout simplement en reculant de ce conflit au
Speaker A
Moyen-Orient. On doit absolument mettre fin à ce conflit par une entente signée, par un cesser le feu compréhensif, une entente de paix qui vient formaliser noir sur blanc la victoire iranienne.
Speaker A
C'est ce à quoi on tient le plus. S'il faut que les Américains fassent seulement se retirer et bien on se retrouve dans un drôle d'état dans lequel l'Iran a gagné au sens stratégique mais n'a pas été en mesure
Speaker A
de concrétiser, de formaliser sa victoire et d'en extraire des gains matériels. Est-ce que l'Iran a véritablement le contrôle sur Hormous si ce n'est pas reconnu par les Américains ? Si on continue à le contester de manière officieuse et même de manière
Speaker A
officielle à travers des actions, des sanctions et cetera, l'Iran a besoin d'une entente de paix. L'autre élément qui est un peu l'éléphant dans la pièce et bien sûr la question des sanctions.
Speaker A
L'Iran peut bien sûr se dire absolument on va continuer dans l'état où on était auparavant. La vérité c'est que l'économie iranienne est sous beaucoup de pression et ce blocus maritime vient vraiment étrangler le gouvernement iranien qui certes était sous beaucoup
Speaker A
de sanctions mais avait au minimum accès à certains marchés internationaux pour l'exportation du pétrole. On pense notamment à la Chine. Beaucoup de pétrole iranien qui transitait à travers la Malaisie pour ensuite être exporté en Chine. C'était une source de revenu
Speaker A
extrêmement importante. En fait, on pourrait le dire, c'est un peu la vache à la du gouvernement iranien au point où on en était en matière de sanction.
Speaker A
Alors, les Iraniens ne peuvent pas accepter que simplement on s'y flotte la fin du conflit et que tout le monde reparte dans sa direction sans reconnaître la défaite américaine. On doit avoir une entente. Et ainsi, on nous dit que si on ne revient pas à la
Speaker A
négociation d'ici les prochaines semaines, il y aura de nouvelles attaques. C'est un peu l'élément ambigu dans la réponse iranienne. De quoi on parle par quelques semaines ? Quel est ce délai qu'on nous on nous mentionne explicitement quelques semaines. Est-ce qu'on a précisé une
Speaker A
date butoire au négociateur américain qu'on ne veut simplement pas divulguer publiquement où est-ce qu'on est encore dans cette espèce de largess, cette espèce d'ambiguïté de savoir on a soit 2 semaines, 3 semaines, 9 semaines, 15 semaines, combien de temps on a
Speaker A
véritablement pour mettre en place ce fameux méo. C'est ce qu'exige aujourd'hui l'Iran. Et en fait ce qu'on apprend maintenant à travers d'autres journaux, cette fois le Financial Times notamment qui nous apprend que les Iraniens se préparent à frapper l'Europe
Speaker A
et ça c'est énorme. Depuis le départ bien sûr les Iraniens ont largement concentré leurs réponses, leurs attaques et l'escalade du conflit qu'on leur attribue aux Américains a été concentré dans le golf. On a attaqué au plus disons au pire du conflit, on a attaqué
Speaker A
la Jordanie, l'Égypte. C'est à peu près le plus loin où on est sorti. On a eu des attaques sur Diego Garcia, cette base britannique dans l'océan Indien.
Speaker A
Mais de manière générale, on se concentre sur le golf. Aujourd'hui, les Iraniens voi que ce n'est plus suffisant, que les Américains sont tout à fait prêts à balancer le golf en dessous de l'autobus. Alors, il faut un autre moyen de mettre la pression.
Speaker A
L'Europe est le prochain candidat. Selon des sources proches du régime, l'Iran envisage de frapper des cibles militaires américaines en Europe. Si Donald Trump intensifie le conflit, deux sources au sein du régime ont indiqué au Financial Times que les forces
Speaker A
iraniennes ont évalué la possibilité de frapper des installations américaines dans des pays d'Europe du sud-est comme la Bulgarie qui a autorisé le mois dernier l'utilisation de sa base aérienne de baser pour le ravitaillement en vol d'avion américain. Ainsi encore
Speaker A
une fois une une escalade mesurée somme tout où on dit on va attaquer oui en Europe mais des éléments américain pas n'importe lequel des éléments américains des infrastructures qui sont impliquées directement dans la guerre dans la campagne offensive contre l'Iran. Ainsi
Speaker A
il y a moyen pour l'Iran de présenter ça un peu au minimum disons de bonne foi comme étant une réponse à la guerre contre elle et non pas une escalade du conflit. L'une de ces sources a ajouté que Chypre ou une base aérienne
Speaker A
britannique a été touchée par un drone en mars figurait également parmi les cibles potentiel de représaille en cas de nouvelles offensives américaines. Ces mêmes sources ont précisé que les forces iraniennes ont par ailleurs examiné la possibilité d'attaquer des câbles
Speaker A
sous-marins à fibre optique dans le D3 d'Ormose en cas d'escalade. C'est effectivement un levier extrêmement efficace. On nous parle d'abord d'attaque contre des installations américaines, contre des alliés des États-Unis ou des intérêts stratégiques sécuritaires américains. On nous parle
Speaker A
maintenant d'une attaque qui touche tout le monde. Si on vient faire la rupture des câbles sous-marins, des câbles de fibre optique dans le D3 d'Ormous, il y a aucun doute que tout le monde va en payer les conséquences particulièrement
Speaker A
à l'échelle régionale. Mais l'internet est bien sûr une architecture globale. Il y a aucun doute que ça aura un impact global. Maintenant, si on veut, c'est un peu la la serise sur le gâteau. L'Iran qui, voyant la possibilité d'une escalade de ce conflit
Speaker A
offre 30000 dollars pour des soldats américains qui seraient tués ou capturés. Et en fait, on dit que ce sera le double si c'est une femme qui mène l'action. Quiconque tuera ou capturera et livrera un militaire américain envahisseur recevra une récompense
Speaker A
équivalente à 30000 dollars ou 5 milliards de tomant de la part de l'armée et de la République islamique d'Iran. C'est la devise iranienne qui vaut absolument rien au point où on en est. Mais effectivement 5 milliards de tomants pour environ 300 dollars qui
Speaker A
seraient offerts. Les courageuses iraniennes qui accompliront tel acte recevront une double récompense. On se prépare à une campagne prolongée de résistance. C'est ce qu'on dit en fait ici, c'est que c'était la demande qui justifie cette nouvelle politique qu'on
Speaker A
a notamment des milices probablement à travers l'Irak, à travers le Yémen qui demande ce genre de récompense dans l'éventualité où on aura un affrontement avec les Américains ou du moins, c'est ce qu'on essaie de faire croire de la
Speaker A
part des Iraniens. Alors, je vous pose la question avant qu'on se laisse à quoi s'attendre à votre avis ? Est-ce que c'est de la frime ? Est-ce que les Iraniens ont vraiment l'intention d'escalader le conflit ? Quelles sont
Speaker A
leurs autres options si on veut ramener Washington à la table de négociation ? Dites-nousles en commentaire si vous avez une opinion là-dessus. C'est toujours un plaisir de vous lire et surtout laissez une mention j'aime si vous avez apprécié la vidéo et vous
Speaker A
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C'était Benjamin Tremblé qui vous dit au revoir. Semz l'amour, partagez l'espoir. À la prochaine.
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