DOMINIQUE DE VILLEPIN RACONTE L’ENVERS DU DÉCOR DE LA P… — Transcript

Dominique de Villepin partage son expérience politique, sa relation avec Jacques Chirac et l'impact des réseaux sociaux sur la politique moderne.

Key Takeaways

  • La politique a radicalement changé avec l’arrivée des réseaux sociaux, rendant les jugements plus rapides et souvent plus violents.
  • L’expérience et la liberté acquises avec l’âge permettent une approche politique moins calculée et plus authentique.
  • La fidélité et la relation avec Jacques Chirac ont marqué profondément le parcours de Villepin.
  • La mémoire politique s’estompe plus vite aujourd’hui, ce qui modifie les dynamiques de responsabilité et de continuité.
  • Malgré les difficultés, Villepin reste engagé dans une mission plutôt que dans la quête d’une fonction.

Summary

  • Dominique de Villepin évoque son parcours politique, notamment sous Jacques Chirac, et ses fonctions de Premier ministre et ministre.
  • Il raconte une anecdote sur Jacques Chirac et leur première rencontre autour des Guignols.
  • Villepin analyse les différences entre la politique avant et après l'arrivée des réseaux sociaux.
  • Il souligne la rapidité des jugements et l'amnésie politique amplifiées par les réseaux sociaux.
  • Il exprime sa surprise d'être en tête du classement des politiques préférés des Français avec 54% d'opinions favorables.
  • Il parle de la liberté que lui confère son âge et son expérience, loin des calculs politiques habituels.
  • Dominique de Villepin discute de la nature des amitiés et alliances en politique.
  • Il aborde la nécessité d’adaptation constante dans la vie politique face aux changements et jugements.
  • Il évoque la complexité et les défis de la politique, notamment la gestion des crises et la défense nationale.
  • Villepin encourage les spectateurs à interagir avec l’émission via commentaires et questions.

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00:00
Speaker A
Aujourd'hui, notre invité, c'est Dominique de Villepin qui a été ministre de l'Intérieur, Premier ministre. À côté de Jacques Chirac, nous regardons les Guignols. Moi, j'étais évidemment plié en deux. C'est drôle ça. Et Jacques Chirac ne riait pas du tout. Et alors, pas du tout. Et je me retrouve devant Jacques Chirac gigantesque, commence la conversation en me disant : "Dominique, un jour nous travaillerons ensemble." Vous le faites bien. Est-ce que vous imaginez certaines choses et, en prenant vos fonctions, vous avez été surpris de voir à quel point c'était vrai ? Je peux vous dire que dans les secrets de l'État, il n'y a rien sur les OVNIS. Les Français qui vous aiment et qui vous suivent, ce qu'ils peuvent espérer, c'est que vous arriviez peut-être en 2027, tant candidat. Certains très, très jeunes se rêvent tout en haut de l'affiche. Moi, je ne rêve pas d'une fonction. Je rêve d'aller au bout d'une mission.
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Speaker A
Bonjour tout le monde et bienvenue sur Les Gendes. Aujourd'hui, notre invité, c'est Dominique de Villepin qui a été ministre de l'Intérieur, Premier ministre, ministre des Affaires étrangères. Il a vraiment occupé beaucoup de postes très différents, notamment sous Jacques Chirac, qui va nous raconter son parcours politique, tout ce qu'il a pu voir aussi de l'intérieur à l'époque. En tout cas, merci d'être là. De plus en plus nombreux sur Les Gendes tous les mercredis, vendredis et dimanches. Vous êtes environ 150 000 à vous abonner chaque mois sur notre chaîne YouTube. Prenez 2 secondes pour vous abonner. Vous pouvez liker la vidéo et puis la petite cloche aussi pour être au courant des prochaines sorties. Et merci de nous écouter en podcast audio si vous faites du sport, si vous êtes en train de nous écouter en train de courir ou alors au travail ou en voiture. En tout cas, voilà, merci d'être là, de plus en plus nombreux sur Spotify, Apple Podcast et Amazon Podcast. Et juste avant de commencer avec Dominique de Villepin, sachez qu'on a lancé le shop de l'émission. Vous êtes nombreux à nous aider à partager et à faire vivre le média partout en France avec notamment le mug, les t-shirts, les suites. On a aussi les autocollants à coller sur la voiture, comme ça on se reconnaît. D'ailleurs, j'avais dit dans la FAQ, dont on a fait une vidéo il y a quelques temps, de me faire un petit signe et quand vous doublez des gens qui ont le logo sur leur voiture, de faire le L. Vous êtes nombreux à me le faire aussi régulièrement dans la rue. Donc voilà, merci d'être là, de plus en plus nombreux. On va maintenant accueillir Dominique de Villepin. N'hésitez pas à commenter l'émission, à dire ce que vous en avez pensé, proposer des questions aussi parce que parfois on reçoit les invités plusieurs fois. En tout cas, merci d'être là et c'est parti avec Dominique de Villepin sur Les Gendes. On y va.
00:29
Speaker A
Dominique de Villepin sur Les Gendes, mais sans prétention. C'est marrant, le jour où on tourne aujourd'hui, on vient de voir le classement des politiques préférés des Français en pourcentage de bonnes opinions. Vous avez eu votre position ? Non, mais vous allez dire : vous êtes premier. Ça fait plaisir quand même, non ? Oui, c'est une surprise surtout, je reviens de loin. C'est... est-ce que la politique... j'ai connu l'enfer pendant longtemps. Donc oui, c'est une surprise agréable. C'est... c'est l'enfer la politique. Il y a une partie qui doit être très difficile.
00:41
Speaker A
C'est... c'est en danse. Il y a une partie qui est très dure et qui demande, euh, qui demande en permanence qu'on se réadapte, qu'on se remette en cause, qu'on se change. C'est peut-être d'ailleurs un des éléments les plus stimulants de la politique. On ne peut pas se contenter d'être ce qu'on est. Il faut constamment, euh, s'adapter à des situations nouvelles, s'adapter à des regards nouveaux, s'adapter à des jugements et donc la seule chose qu'on maîtrise à peu près, c'est soi-même. Tout le reste vous échappe. Tout le reste, ce sont des variables qui changent tout le temps.
00:52
Speaker A
Vous avez été un des plus grands fidèles de Jacques Chirac à l'époque. Vous avez connu la politique, on va dire, avant internet, avant les réseaux sociaux. Oui. Oui, je suis une antiquité. Est-ce que... je ne sais pas ce que je dis ? Est-ce que ça change quelque chose ? Vous qui avez vu un peu les deux, vous avez été après Premier ministre, enfin ministre de l'Intérieur, vous avez fait beaucoup de postes, on va en reparler après dans votre parcours. Est-ce que vraiment c'est différent de faire de la politique sans les réseaux sociaux que avec ? Oui, c'est un immense changement et, depuis 18 ans puisque j'ai quitté la politique active en 2007 et donc revenant depuis un an, deux ans sur la scène politique, je vois les changements et les réseaux sociaux ont accéléré la vitesse de tout. On passe d'un sujet à l'autre, les jugements sont beaucoup plus cruels et beaucoup plus durs, plus violents aussi, mais en même temps, on a le sentiment quand même aussi de beaucoup d'amnésie. On passe d'une passion à une autre, d'une mise en cause à une autre. Donc, on peut compter sur la capacité de zapping de la politique beaucoup plus qu'avant. Avant, on était ramené à son sujet, à son devoir et il fallait être capable de répondre sans compter sur un changement d'opinion.
01:03
Speaker A
On fait plus attention à ce qu'on dit avec les réseaux sociaux qu'avant quand on est politique ? Euh, je n'en suis pas sûr. Je n'en suis pas sûr puisque la trépidation de la vie politique s'accompagne de beaucoup d'amnésie. Donc on peut compter sur le fait que ce qu'on a dit hier sera oublié demain. Il n'y a pas d'esprit de suite.
01:13
Speaker A
Moi, j'ai fait de la politique à ma manière, euh, où tout était lié et on était renvoyé à ce qu'on avait dit 5 ans avant, euh, ou ce qu'on avait dit sur un autre sujet. Donc il fallait en permanence tirer des fils, il fallait être comptable de ce qu'on avait dit ou fait. Aujourd'hui, la plupart de ceux qui vous interrogent n'ont plus aucun souvenir de ce qui s'est passé il y a 3 ans, il y a 5 ans. Donc ça donne à la fois plus de liberté et en même temps, il faut être capable d'accepter des changements de rythme. Il y a des changements de pieds permanents, c'est comme au foot, tout à coup, il faut vraiment être très sûr de ses deux appuis.
01:21
Speaker A
Comment vous expliquez 54 % de bonnes opinions, numéro 1 du classement des politiques ? C'est le... c'est l'aspect le plus confortable de cette situation, c'est que je ne me l'explique pas justement, c'est une surprise pour moi. Je découvre qu'à un moment donné, on est peut-être mieux écouté, mieux entendu, peut-être parce qu'on s'est tu pendant longtemps. Donc il y a peut-être un régime de faveur qui fait qu'on a un accueil plus bienveillant. Mais je crois surtout qu'on est dans un monde extraordinairement inquiétant devant des situations très graves, très difficiles et peut-être que l'expérience, peut-être que le fait d'avoir le recul, peut-être aussi de parler sans langue de bois, le fait de n'avoir rien à vendre, de n'avoir rien à perdre en fait plus.
01:30
Speaker A
Oui. Plus de liberté. L'âge aide. 71 ans, ça permet... on en a... oui, mais enfin, on en a au compteur. Donc il est évident que l'on est capable peut-être de s'appuyer sur moins de calcul, moins d'ambitions aussi ou de différentes ambitions. Ça donne, oui, ça donne peut-être une liberté.
01:42
Speaker A
Numéro 2 du classement, je vais quand même les donner, les trois premiers, c'est Édouard Philippe numéro 2, numéro 3 Jordan Bardella, après c'est Ségolène Royal, Jean Castex, Fabien Roussel, François Hollande. Il y a peut-être des amis dans la liste. D'ailleurs, je ne sais pas, est-ce qu'on a des vrais amis en politique ? On viendra après sur votre parcours. Mais on a des compagnons de route.
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Speaker A
On peut avoir des amis ? Oui, ça existe comme dans tous les milieux. Non, mais des vrais amis, pas des... Oui, oui, on peut avoir des amis, par de votre fils, par enfin, je... est-ce qu'on peut avoir des vrais, vrais ? Ça non, c'est possible, ça peut exister, mais...
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Speaker A
commenter l'émission, à dire ce que vous en avez pensé, proposer des questions aussi parce que parfois on reçoit les invités plusieurs fois. En tout cas, merci d'être là et c'est parti avec Dominique de Villepin sur légende. On y
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Speaker A
va. Dominique de Villepin sur légende mais sans prétention. J'ai on a on a c'est marrant le jour où on tourne aujourd'hui on vient de voir le classement des politiques préférées des Français en pourcentage de bonnes opinions. Vous avez eu v votre position
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Speaker A
? Non mais vous allez dire vous êtes premier. C'est ça fait plaisir quand même non ? Oui c'est une surprise surtout je reviens de loin. C'est est-ce que la politique j'ai connu j'ai connu l'enfer pendant longtemps. Donc oui c'est une surprise agréable. C'est
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Speaker A
c'est c'est l'enfer la politique. Il y a une partie qui doit être très difficile.
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Speaker A
C'est c'est en dancy. Il y a une partie qui est très dure et qui demande euh qui demande en permanence qu'on qu'on se réadapte, qu'on se remette en cause, qu'on se qu'on se change. C'est peut-être d'ailleurs un des éléments les
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Speaker A
plus stimulants de la politique. On peut pas se contenter d'être ce qu'on est. Il faut constamment euh euh s'adapter à des situations nouvelles, s'adapter à des regards nouveaux, s'adapter à des jugements et donc la seule chose qu'on maîtrise à peu près à peu près, c'est
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Speaker A
soi-même. Tout le reste vous échappe. Tout le reste, c'est des variables qui changent tout le temps. Vous avez été un des plus grands fidèles de Jacques Chierac à l'époque. Vous avez connu la politique, on va dire avant internet,
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Speaker A
avant les réseaux sociaux. Oui. Oui. Je suis une antiquité. Est-ce que je sais pas ce que je dire ? Est-ce que ça change quelque chose ? vous qui avez vu un peu les deux, vous avez été après premier ministre, enfin ministre de
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Speaker A
l'intérieur, vous avez fait beaucoup de postes, on va en reparler après dans votre parcours. Est-ce que vraiment c'est différent de faire de la politique sans les réseaux sociaux que avec Oui, c'est c'est un c'est un immense changement et et depuis 18 ans puisque
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Speaker A
j'ai quitté la politique active en 2007 et donc revenant depuis 1 an 2 ans sur la scène politique, je vois les changements et les réseaux sociaux ont accéléré la vitesse de tout. on passe d'un sujet à l'autre, les jugements sont
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Speaker A
beaucoup plus cruels et et beaucoup plus durs, plus violents aussi, mais en même temps, on a le sentiment quand même aussi de beaucoup d'amnésie. On passe d'une passion à une autre, d'une mise en cause à une autre. Donc, on peut compter
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Speaker A
sur la capacité de zapping de la politique beaucoup plus qu'avant. Avant, on était ramené à à son sujet, à son devoir et il fallait être capable de de répondre sans compter sur un changement d'opinion. On fait plus attention à ce
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Speaker A
qu'on dit avec les réseaux sociaux qu'avant quand on est politique. Euh je n'en suis pas sûr. Je n'en suis pas sûr puisque euh la trépidation de la vie politique s'accompagne de beaucoup d'amnésie. Donc on peut compter sur le
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Speaker A
fait que ce qu'on a dit hier sera oublié demain. Il y a pas d'esprit de suite.
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Speaker A
Moi, j'ai fait de la politique à ma maman. euh où tout était lié et on était renvoyé à ce qu'on avait dit 5 ans avant euh euh ou ce qu'on avait dit sur un autre sujet. Donc il fallait en
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Speaker A
permanence tirer des fils, il fallait être comptable de ce qu'on avait dit ou fait. Aujourd'hui, la plupart de ceux qui vous interrogent n'ont plus aucun souvenir de ce qui s'est passé il y a 3 ans, il y a 5 ans. Donc ça donne à la
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Speaker A
fois plus de liberté et en même temps, il faut être capable d'accepter des changements de rythme. Il y a des changements de pieds permanents, c'est comme au foot, tout à coup, faut vraiment être très sûr de ces deux
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Speaker A
appuis. Comment vous expliquez 54 % de bonnes opinions numéro 1 du classement des politiques ? C'est le c'est c'est la c'est l'aspect le plus confortable de cette situation, c'est que je ne me l'explique pas justement, c'est une surprise pour moi. Je je découvre qu'à
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Speaker A
un moment donné, on est peut-être mieux écouté, mieux entendu, peut-être parce qu'on s'est tue pendant longtemps. Donc il y a peut-être un régime de faveur qui fait que on a un accueil plus bienveillant. Mais je crois surtout que euh on est dans un
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Speaker A
monde extraordinairement inquiétant devant des situations très graves, très difficile et peut-être que l'expérience, peut-être que le fait d'avoir le recul, peut-être aussi de parler sans langue de bois, le fait de n'avoir rien à vendre, de n'avoir rien à perdre en fait plus.
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Speaker A
Oui. Plus de liberté. l'âge aide he 71 ans ça permet on en a on oui mais enfin on en a au compteur donc il est évident que on est on est capable peut-être de de s'appuyer sur sur moins de calcul moins
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Speaker A
d'ambitions aussi ou de différentes ambitions ça donne oui ça donne peut-être une liberté numéro 2 du classement je vais quand même les donner les trois premiers c'est Édouard Philippe numéro 2 numéro 3 Jordan Bardella après c'est Ségolen Royal Jean
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Speaker A
Casteg Fabien Roussel François Hollande il y a peut-être des amis dans le dans la liste. D'ailleurs, je sais pas est-ce qu'on a des vrais amis en politique ? On viendra après sur votre parcours. Mais on a on a on a des compagnons de route.
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Speaker A
On peut avoir des amis. Oui, ça ça existe comme dans tous les milieux. Non, mais des vrais amis, pas des Oui, oui, on peut avoir des amis, par de votre fils par enfin, je est-ce qu'il peut on peut avoir des vrais vrais ? Ça non,
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Speaker A
c'est possible, ça peut exister mais c'est davantage des des compagnons de route, des camarades de des camarades de jeu, si je puis dire, parce que la caractéristique de la politique, c'est pas la fidélité. La fidélité, c'est rarissime en politique et pour une
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Speaker A
raison bien simple, c'est que euh chacun suit très souvent son propre intérêt et donc chacun a sa propre boussole. Vous sorti un livre qui s'appelle Le pouvoir de dire non. Je vous mettrai le lien si vousz le commander dans la description
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Speaker A
directement de la vidéo sur YouTube. C'est chez Flammarion, chez l'édition Flamarion. Ouais, chez l'éditeur. Euh face aux empires sans frontières, il faut refonder une République des Lumières, vous dites. Je vous mettrai le lien aussi si vous nous écoutez en
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Speaker A
podcast audio sur Spotify 10h, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci de faire de l'égend premier podcast de France encore aujourd'hui ton âge. Merci beaucoup. Euh donc je vous mettrai le le lien du pour commander le livre directement. Euh pourquoi vous vous
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Speaker A
faites un livre ? vraiment pour partager l'expérience, votre vision du monde aujourd'hui. C'est oui la la première étape quand j'écris un livre parce que je ne peux pas parler au nom de tous mais quand j'écris un livre le premier
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Speaker A
objectif d'abord c'est de m'assurer que je suis au net au clair avec moi-même. Donc c'est de clarifier ce que je pense, de clarifier mes engagements, de vérifier aussi qu'un certain nombre d'intuitions peuvent avoir du sens et et et modifier faire la
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Speaker A
différence et après évidemment partager. Oui. Partager des analyses, partager des constats, partager des convictions, partager des sentiments. Tout ceci fait la responsabilité politique.
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Speaker A
Vous dites une phrase dans le livre, vous dites "Jacques Chirac a été le dernier président de tous les Français." Euh qu'est-ce que ça veut dire ? Je dis bah la la 5e République s'est ouverte par une figure exceptionnelle qui a
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Speaker A
dominé notre vie nationale pendant des décennies. le général de Goule euh d'abord parce que euh cette figure c'est c'est c'est la figure de quelqu'un qui a qui a libéré notre pays, qui nous a euh appris à ne pas désespérer alors que
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Speaker A
tout semblait perdu. Donc c'est vraiment une figure de référence essentiel un peu paternelle même hein. Et a un truc un peu Oui bien sûr. Paternel et comme toutes les figures paternelle rejeté par certains parce que trop oppressante donant le sentiment qu'il écrasait la
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Speaker A
vie politique nationale. Mais il a ouvert une voie dans la sacrème République et le président de la République il le définit d'abord comme un arbitre. Quelqu'un qui est au-dessus des partis au-dessus des clivages partisans. Au-dessus de la mêlée.
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Speaker A
Au-dessus de la mêlée. Absolument. et il est non seulement un arbitre, mais il est le garant de la continuité nationale. Il est celui qui assure la cohérence et la continuité de l'action qui est menée et il est aussi
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Speaker A
l'inspirateur de la nation. Ce rôle-là, on a vu au fil des décennies, on l'a vu évoluer et avec la réforme constitutionnel de l'an 2000, ramenant le mandat à 5 ans et bien les choses ont commencé à changer. C'est-à-dire que les
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Speaker A
figures de président de la République ont commencé à vouloir se mêler de tout. Et à partir de 2007, Nicolas Sarkozi, François Hollande, Emmanuel Macron sont devenus véritablement les figures de prou de la République faisant tout. Je m'inscris contre ce rôle-là parce qu'on
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Speaker A
ne peut pas à la fois tout faire et faire l'essentiel. Et faire l'essentiel, c'est ce rôle d'arbitre, c'est ce rôle de garant, c'est ce rôle d'inspirateur.
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Speaker A
Et donc je le dis très clairement, depuis 2007, nous sommes un peu orphelins de cette figure paternelle qui est une figure qui vaut pour tous les Français et les présidents de la République successifs dans les derniers mandats sont des figures très engagées
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Speaker A
en politique mais qui sont d'abord issues d'un clan, d'abord issu d'un parti et qui représentent donc certains Français plus que d'autres. Je pense qu'il faut revenir à cette ce caractère primordial, à cette figure sorte de cohésion nationale. Oui. Défendre la
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Speaker A
cohésion nationale à un moment où où les choses sont difficiles. Pourtant c'est je crois une priorité pour non il devrait président Macron disait que c'était important la cohésion nationale.
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Speaker A
Ça devrait être une priorité. Mais cette priorité, il suffit pas de le dire parce que bien évidemment je tous ces présidents successifs ont de l'expérience, ils ont du savoir-faire mais il faut l'incarner. Et c'est ce que nous avons vu au fil des crises qui ont
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Speaker A
marqué les dernières années. Et bien cette acclamation, elle devient plus difficile et l'image et le rôle du président de la République se brouille.
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Speaker A
Et bien c'est contre ça que je m'inscris et je crois qu'il faut donc revenir à l'esprit des origines de la 5è République. Est-ce qu'on bouillonne quand on est Dominique de Villein aujourd'hui ? Est-ce qu'on a envie d'en revenir ? Est-ce que ça ça donne envie
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Speaker A
justement de de prendre les manettes avec l'expérience et de se dire tiens c'est pas c'est pas tant qu'on a envie de revenir si il faut avoir envie quand même. Non, c'est qu'on a la conviction que la France est en difficulté, que la
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Speaker A
France est en danger, que la France est menacée, la République menacée, l'État menacé. Et donc oui, on a envie que les choses aillent mieux. On a envie que tous les Français, toutes les Françaises et tous les Français puissent se
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Speaker A
retrouver sur un chemin où il y ait davantage de consensus. Oui. Où l'intérêt général puisse redevenir la clé. L'intérêt général, c'est un terme qu'on emploie plus. De la même façon, servir la France, on ne l'emploie plus.
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Speaker A
Le champ politique est d'abord devenu un champ de force où chacun essaie de tirer son avantage, chacun essae de calculer sa part de marché, chacun essaie de calculer ce qu'il pourrait gagner sur tel et tel autre électorat. Moi, je je
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Speaker A
n'ai jamais attaché d'importance à tout ça. Je n'ai jamais accordé d'importance à des stratégies de communication. Je crois que un homme politique, une femme politique sont là pour euh servir toute la nation sans sans diviser, sans euh mettre en œuvre aucune forme de
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Speaker A
communautarisme, aucune forme d'esprit partisan. Donc là, il y a oui, je crois qu'il y a un défi à relever, c'est de ramener la politique à sa vocation première qui est servir les françaises et les français. Ça s'est scindé la
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Speaker A
politique aujourd'hui par rapport à avant pour ceux qui nous regardent qui ont pas forcément connu la politique 30 40 ans. Vous vous vous parliez tout à l'heure des réseaux sociaux, la nature même des réseaux sociaux, la nature même
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Speaker A
de du fonctionnement des plateformes numériques, c'est de couper les Français les uns des autres pour constituer des bulles, des bulles algorithmiques, des bulles cognitives où on parle à un petit groupe de personnes qui pensent exactement comme nous. Moi ce que je
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Speaker A
crois c'est que la vie, la politique c'est de parler à tout le monde qu'il pense d'une certaine façon ou d'une autre façon mais c'est d'être capable aussi et c'est ça l'art de la politique, c'est d'arriver à la fin à un consensus,
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Speaker A
au moins à des compromis qui vont nous permettre d'agir ensemble et chacun acceptant la position de l'autre.
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Speaker A
quelque chose de fascinant dans l'évolution de la démocratie de la démocratie, c'est que le système majoritaire qui est le système choisi par la sécurie publique a peu à peu évolué vers un système de 50 % plus une voix. Et dès qu'on a 50 % plus
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Speaker A
une voix, on s'estime la majorité et à partir de là, on se croit en capacité d'imposer à toutes les minorités sa propre règle. Oui. Au 49,9 %. Et ça c'est et 80 99 % c'est la démocratie.
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Speaker A
C'est la loi du nombre. Exactement. Et la loi du nombre c'est pas l'esprit de la démocratie. L'esprit de la démocratie c'est d'attacher de l'importance aussi à la minorité. Tocville, Montescux ont tous défendu l'idée que la la loi de la
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Speaker A
majorité, si on l'appliquait de façon aveugle, conduisait à une forme de dictature de la majorité. Donc derrière le principe démocratique et la loi majoritaire, il y a un esprit démocratique qui est la prise en compte de tous. Et ça c'est quelque chose
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Speaker A
auquel il faut veiller. Ça fait quasiment 20 ans que vous êtes parti de la vieopolitique avant d'en 18 ans.
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Speaker A
Ouais. Donc quasiment 2017. Euh j'ai une question et j'ai quelque chose que j'ai toujours eu du mal à comprendre. Je vous la poser peut-être que vous allez m'éclairer. Si c'est la démocratie donc le peuple qui choisit euh c'est pour ça
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Speaker A
qu'il y a eu des Républiques et cetera, pourquoi est-ce qu'on fait pas plus de référendum typiquement de référendum même mensuel ? Tiens, il y a il y a trois choix aujourd'hui pour tout le peuple français avec une application ou
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Speaker A
un truc technologique qu'on peut inventer qui est vraiment bien fait. et on demande la vie du peuple. Pourquoi est-ce qu'on demande plus la vie du peuple ? C'est ça qui il y a plein de sujets sur lesquels je vois bien que les
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Speaker A
Français ne sont pas d'accord. Vous disiez avant 90 % des gens n'étaient pas d'accord pour la réforme d' Pourquoi ?
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Speaker A
Après, c'est normal que le chef de l'État choisisse un cap, vous le disiez avant, donne euh à la boussole, la zimut, on va dans cette direction mais qu'après les français aient le choix et qu'il sachent que si jamais on va dans
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Speaker A
cette direction là, ça implique par contre s'il y a un non, ça impliquera ça et ça et ça s' a un oui mais pourquoi est-ce qu'on ne fait plus de référendum ? Parce que le référendum est un outil
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Speaker A
d'une puissance inouie. Le référendum, c'est le peuple qui se prononce. Or, c'est principe normalement. Bien sûr.
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Speaker A
Or, on lui propose au peuple français, on lui propose une réforme, on lui propose ce qu'on considère comme étant une avancé et cette avancée parfois n'est pas le véritable objet de la consultation parce que le référendum, il arrive qu'il
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Speaker A
puisse être détourné par le jeu politique et politicien qui fait que d'abord on répond à la personne qui vous pose la question avant de répondre à la question. Et donc euh ce que crain ce que craignent les présidents
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Speaker A
successifs depuis maintenant un certain nombre d'années, c'est que désireux de poser une question sur le fond aux français et bien cette question passe à la trappe et qu'en fait le mécontentement qui souvent est nourri par l'évolution des années lors d'un
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Speaker A
mandat, le mécontentement l'emporte et que le nom s'adresse directement au président de la République dont on remet en Exactement. C'est pour ça que une fois de plus le risque c'est que dans un référendum, on ne réponde pas à la
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Speaker A
question mais qu'on réponde à l'homme qui pose la question. Et ça c'est un risque politique que certains ne veulent pas courir. D'autant qu'on a euh au départ on a l'exemple du général de Gaulle qui lui sur un référendum raté a
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Speaker A
démissionné a décidé de partir. Donc il consulte les Français, les Français disent non et il le prend personnellement. Exactement. Et à partir de là, il estime qu'il n'a pas de légitimité pour continuer son action et donc il s'en bat et quitte l'Élysée. Et
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Speaker A
si vous étiez président, vous vous pourriez utiliser référendum, c'est quelque chose que vous trouvez Oui. Oui, je pense que c'est un c'est un dispositif qui est tout à fait important parce que il permet de faire respirer la démocratie. À intervalle régulier, on a
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Speaker A
besoin de ressourcer la légitimité. On ne peut pas considérer aujourd'hui, même si 5 ans ça paraît plus court que 7 ans le Septenaat, on ne peut pas considérer qu'on a un chèque en blanc. Surtout quand on voit que l'élection
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Speaker A
présidentielle, elle est souvent contrainte. Ça a été le cas euh en 2022. C'est-à-dire que le le sentiment que bah entre Emmanuel Macron et le Rassemblement national, beaucoup de Français estiment qu'ils n'ont pas le choix et donc ils acceptent parfois à
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Speaker A
contre-cœur, mais sans vouloir faire un chèque en blanc de voter quand même pour Emmanuel Macron. et le sentiment a pu exister de façon identique en 2002 Jacques Chirc face à Jean-Marie Leupen.
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Speaker A
Donc le référendum doit nous permettre de ressourcer la démocratie mais il faut arriver à dégager euh le référendum de euh la mise en cause du président de la République lui-même. D'où la réflexion que fait aujourd'hui Emmanuel Macron.
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Speaker A
Est-ce qu'il ne faut pas poser plusieurs questions de façon à ce que la réponse Exactement. la réponse puisse ne puisse pas être interprétée comme un désaveux présidentiel. Euh pour reprendre le chemin de votre vie, vous êtes né en en
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Speaker A
1953 à Rabat. Euh vous allez ensuite déménager. J'ai appris en travaillant sur votre vie vraiment je je connaissais pas du tout l'histoire. Vous êtes donc parti à Paris puis au Venezuela, puis à New York, vous avez vraiment voyagé.
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Speaker A
Qu'est-ce qu'il faisaient vos parents dans la vie ? Alors, mon père a commencé sa carrière comme entrepreneur. Il dirigeait euh des filiales de de grande société française. Il était chez Pontamousson et donc il a commencé sa carrière en
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Speaker A
Algérie. Il a poursuivi après euh en Australie au Maroc où je suis né. Mon frère est né est né en Algérie et moi-même je suis né au Maroc. Et puis il a continué jusqu'à que Pontamousson devienne Saint-Gobin Pontamousson et
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Speaker A
jusqu'à qu'à un moment il soit pris par le virus de la politique et il est devenu sénateur et président de la commission des affaires étrangères, de la défense et du Sénat. On vous voit là, vous étiez pas très vieux euh dans les
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Speaker A
bras de même très petit dans les bras de Radija qui s'occupait de moi enfant. Euh donc vous êtes donc là un petit peu plus grand, c'est marrant d'avoir les les photos aussi, on vous voit Oui. avec les lapins en arrière-fond. Exactement.
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Speaker A
Photo de classe à Caracas aussi. Voilà, on zoome sur votre visage puis après à l'aéroport de Caracas avant de repartir en pension à Toulouse. Vous az toujours porté un costume déjà à l'époque. Oui, mais là c'était très solennel pour moi
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Speaker A
parce que le départ en pension dans ma famille, mon père avait été en pension, mon frère est parti en pension. Donc le départ en pension euh avait une gravité particulière parce que euh la légende familiale, mais qui est un peu plus que
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Speaker A
la légende, qui est aussi d'ailleurs en l'occurrence la réalité, c'était que euh on avait le droit d'être un élève médiocre jusqu'à 14 ans, jusqu'à l'entrée en seconde, mais qu'il fallait se réveiller à l'entrée en seconde. Donc là, c'est le temps des bonnes
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Speaker A
résolutions et et il s'agit de remonter la pente, d'abandonner un peu le tennis, le football et et le sport pour se consacrer davantage aux études. Vous avez accédé à beaucoup d'informations à l'époque, premier ministre, ministre d'intérieur et cetera. Vous êtes
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Speaker A
pessimiste aujourd'hui ou pas ? Je suis inquiet, vous voyez. Je reprends le fil qui est qui est peut-être le fil conducteur de ma vie. euh se réveiller le matin et la première chose que l'on fait, c'est écouter la radio, regarder
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Speaker A
quel est le fil de l'actualité pour être en accord avec le monde. Moi, j'ai j'ai grandi avec cette exigence qui est euh ne pas pouvoir euh ne pas être concerné même par ce qui se passe à 10000 km.
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Speaker A
cette idée et c'est très lié évidemment à à la génération auxquelle j'appartiens, la décolonisation fait que bah ce qui se passait en Indochine, ce qui se passait en Algérie, la guerre d'Algérie, bah je l'ai vécu jour après jour. Je me rappelle mon père venant
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Speaker A
faire des conférences à l'école où j'étais pour nous raconter les événements. L'idée que Non, je parle d'aujourd'hui là. Est-ce que vous êtes inquiet ? Oui, mais je suis alors je suis inquiet parce que je vois bien qu'il y a des fils qui sont en train de
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Speaker A
se rompre. le fil du droit international, les frappes qui viennent de se dérouler en Iran. On peut évidemment se réjouir de voir un régime détestable frappé. On peut se réjouir à l'idée que le programme nucléaire iranien pourrait être mis à bas. Reste
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Speaker A
maintenant à vérifier que tout ça est bien réel. Mais ce qui doit nous inquiéter, c'est que le droit international qui vaut pour tous et pour tout le monde partout dans le monde est mis à mal. Ce qui doit nous inquiéter,
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Speaker A
c'est que la fracture entre nous, les pays européens occidentaux et le reste du monde dans lequel j'ai passé une grande partie de ma vie et bien est en train de s'agrandir, se faosser, ces fractures sont en train de se creuser.
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Speaker A
Et ça c'est inquiétant parce que les deux tiers des peuples aujourd'hui ne sont pas toujours en accord avec ce que nous pensons et avec ce que nous faisons. Donc nous avons besoin de recréer ce fil commun, cette conscience
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Speaker A
commune qui est la seule façon de penser le monde et d'arriver à créer un minimum d'unité et d'harmonie dans le monde.
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Speaker A
Vous êtes optimiste ou pessimiste honnêtement sur le Est-ce que c'est rattrapable tout ça ou est-ce que ça va être compliqué ? L'histoire nous a montré 100 fois que euh la question n'est pas de faire un constat et à
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Speaker A
partir de là d'être pessimiste ou optimiste. Bien sûr, il y a un chemin. Et ce qui est fascinant aujourd'hui comme lors de la crise de 2003, c'est que la diplomatie peut régler ce que nous croyons pouvoir mieux régler par la force. Le chemin le
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Speaker A
plus court, la guerre ne l'est que rarement. Et et la diplomatie aujourd'hui peut nous permettre d'aller jusqu'au bout des inspections, jusqu'à mettre fin à ce programme nucléaire iranien. La diplomatie peut nous permettre de recréer une société internationale de règles avec des gardes
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Speaker A
fofous, avec des principes et ça suppose de rebâtir euh ce creuset que sont les Nations- Unies. Mais c'est un travail gigantesque. Ce sera le travail aussi de la prochaine génération. Et donc en direction des jeunes, moi je me sens le
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Speaker A
devoir de partager mon expérience. Nous ne pouvons pas aujourd'hui rester les bras ballants et regarder notre monde se défaire. Parce que si les États-Unis, si Israël peut choisir une action unilatérale, si on peut choisir la guerre préventive, si on peut choisir la
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Speaker A
politique de changement de régime, pourquoi d'autres sans doute beaucoup moins intentionné, ne pourrait-il pas faire pareil ? Vous voyez bien que nous rentrons dans une société qui risque de se fracturer, qui risque d'être la société du chacun pour soi, la loi du
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Speaker A
plus fort, la loi de la jungle. Tout ça est extraordinairement dangereux et peut changer profondément nos vies. Le monde vous fait plus peur pour vos enfants aujourd'hui qu' a 30 ans ? Oui, je crois que c'est un constat très largement
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Speaker A
partagé. Mais Gérald Armanin l'a dit ici qu'il y a plus de safe place de zones euh danger en France et et la plupart de ceux qui sont parents dans la France aujourd'hui ont le sentiment que leurs enfants n'auront pas la chance qu'ils
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Speaker A
ont eu. Nous avons vécu dans un monde en paix. Nous avons vécu dans une société de règles. Nous avons vécu avec des idéaux euh de justice, de paix. Tout ça est menacé et c'est là où il faut réagir. Et c'est face à cette gravité
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Speaker A
que j'ai décidé de de ben de revenir dans le jeu politique, de faire entendre ma voix beaucoup parce que j'avais le sentiment que il y avait peu de voix qui défendaient cette vision, ces exigences de respect du droit, de respect de la
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Speaker A
justice, qu'il s'agisse de l'Ukraine, qu' s'agissent du Moyen-Orient. C'est quoi les trois sujets les plus importants si vous étiez président demain euh qui préoccupe les Français ?
24:43
Speaker A
Vos trois priorités, ça serait quoi ? D'abord recréer la confiance dans euh le pouvoir politique et dans la démocratie.
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Speaker A
Montrer que la politique ça peut servir à quelque chose. Et c'est en ça que partir du bon pied sur la justice sociale, recréer une solidarité entre les différents français dans un meilleur partage des richesses. C'est une preuve que l'on peut donner aux Français que
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Speaker A
nous sommes tous ensemble. Deuxièmement, remettre en ordre les services publics. Quand l'État est affaibli, au point où l'école est menacée, où l'hôpital est menacé, et bien on se rend compte que c'est notre notre communauté de partage qui est aujourd'hui mise en cause. Et
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Speaker A
puis il faut redonner une fierté à la France. La France, elle a toujours eu une vocation dans le monde à dire des choses difficiles, le pouvoir de dire non. Et bien c'est c'est la depuis Jean Dark, c'est le rôle de la France que euh
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Speaker A
dans la tempête de rappeler un certain nombre de vérités, de rappeler qu'on a besoin d'une boussole qui nous rassemble tous et donc remettre la France au premier rang, ne l'oublions pas, on est euh membre permanent du Conseil de
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Speaker A
sécurité, on a la la l'arme de la dissuasion nucléaire. Tout ceci crée des devoirs vis-à-vis de l'Europe, vis-à-vis du monde et puis nous sommes un pays qui a sans doute plus que d'autres une expérience. Euh la tentation de la force
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Speaker A
et de la puissance. Euh nous avons vu euh combien euh de siècles de guerre sur notre continent, nous avons vu euh Napoléon s'embarquer dans la guerre d'Espagne, s'embarquer dans la guerre en Russie. Avec quel résultat nous avons vu
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Speaker A
notre pays partir dans la guerre d'Algérie ? Nous avons vu que nous pouvions gagner des batailles militaires et pourtant perdre la grande bataille politique. Nous avons vu au fil des dernières décennies la situation de l'Irak, de l'Afghanistan, la situation de la Libye,
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Speaker A
la situation du Sahel. Moi ce que je n'accepte plus, c'est que nous ne tirions pas les leçons de l'expérience.
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Speaker A
Je n'accepte pas que les Français aient à payer deux fois, trois fois une amnésie générale où on ne se souvient pas de ce qui provoque inévitablement les mêmes conséquences. L'engrenage de la force, c'est un engrenage sans limite. Et ce qui caractérise ce monde
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Speaker A
qui est un monde de rareté. Et quand on voit en matière écologique que nous sommes en train de franchir allègrement le seuil de 1°gr 5, nous marchons vers 3°gr, un dépassement qui aura des conséquences que nous vivons déjà tous
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Speaker A
les jours. Mais qui qui aujourd'hui se soucie plus d'une journée de la chaleur excessive, de la fondte des glaciers, tout ça ce sont des menaces pour le monde entier. Et ce qui se passe c'est que ce sont les plus faibles qui payent
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Speaker A
d'abord. On le voit dans les pays du sud, on le voit dans ce qui se passe en Asie, ce qui se passe en Afrique. Et donc nous avons nous à porter cette conscience. C'est ça qui fait cette vocation de la France. C'est ça qui fait
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Speaker A
l'honneur de la France. C'est Churchill qui disait "Un peuple qui oublie son histoire se condamne à la revivre." Je crois cette répétition c'est aujourd'hui la véritable menace pour nous tous. Donc c'est ça et c'est aussi le risque d'un
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Speaker A
grand déclassement beaucoup plus que ces grandes peurs qui sont agitées, le grand remplacement, c'est le grand déclassement qui se qui nous menace sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan international. C'est le risque d'être effacé. Grand c'estd qu'on
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Speaker A
est plus aussi puissant. C'est le Oui, c'est c'est que notre voix risque de moins en moins d'être entendue. La sécurité c'est un problème aujourd'hui quand même. C'est ça c'est un vrai c'est une vraie peur pouroup de bien sû mais mais c'est la
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Speaker A
question c'est sécurité justice quand même sécurité justice immigration nous ne pouvons pas nier ces réalités. La vraie question c'est qu'elle est c'est exactement comme la situation du programme nucléaire iranien. La question c'est quel est le meilleur moyen pour
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Speaker A
aboutir ? Ce que je dénonce c'est la tentation qui existe aujourd'hui chez nous de croire qu'en acceptant une tentation de surenchère à chaque fois on fait à chaque fois qu'il y a un drame qui se passe dans notre
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Speaker A
pays. On fait voter une loi, une loi particulière pour prendre en compte le drame qui s'est passé hier ou avant-hier. Mais on voit qu'à chaque étape, c'est pas suffisant. Ce qui montre bien que c'est par des politiques publiques, par une mobilisation de
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Speaker A
l'État et de la nation que nous pouvons agir. Vous savez, en matière politique nationale, comme en matière politique internationale, il n'y a pas de raccourci. On croit que la force est un raccourci sur le plan international. On se trompe. Regardez aujourd'hui à quel
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Speaker A
point par exemple à la suite de ce qui s'est passé en Iran, il y a une menace qui s'est accrue. Est-ce que le monde est plus dangereux aujourd'hui qu'hier ?
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Speaker A
Le monde est plus dangereux. Pourquoi ? Parce que le message qui a été adressé au monde en l'employant la frappe militaire, c'est que les pays qui sont en sécurité dans le monde aujourd'hui sont les pays qui disposent de l'arme
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Speaker A
nucléaire et les pays qui ne l'ont pas. C'était le cas de la Libye, c'était le cas de l'Irak, c'était le cas de l'Iran, pays qui s'avançait vers le seuil. Les pays qui ne l'ont pas, on les frappe parce qu'ils ne l'ont pas. La Corée du
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Speaker A
Nord, personne de s'aventure a menacé la Corée du Nord. Donc on donne un message la bombe nucléaire. Je on oui mais non mais je donne l'info pour si vous ne saviez pas. Oui absolument. Donc on donne un message à ces états. Ce qui
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Speaker A
risque d'accélérer la prolifération nucléaire que pour être fort et respecté il faut disposer de la bombe. Deuxème message nous le savons tous dans une société mondiale fracturée où il y a de plus en plus de crises et où la guerre
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Speaker A
crée des États faillis. Regardez au Moyen-Orient. la Syrie euh situation d'État failli, euh l'Irak situation d'état failli, la Libye situation d'État failli, le Yémen. Dans ces États failli, quelle est la première chose qu'on voit apparaître ? Et ce qui s'est passé en
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Speaker A
Irak au lendemain de l'intervention américaine, la première chose qu'on voit apparaître, c'est le terrorisme. Le terrorisme est une maladie opportuniste qui frappe les pays où il y a le plus de vulnérabilité et de fracture. C'est pour ça que nous devons être mobilisés car il
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Speaker A
y a un risque et je suis inquiet sur cette menace qui peut à nouveau frapper la France. Si la France a été frappée en 2012, en 2015, dans les années 80, c'est qu'à un moment donné notre diplomatie n'était pas suffisamment protectrice. Le
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Speaker A
meilleur bouclier contre le terrorisme, c'est l'unité des Français. Et c'est une diplomatie dont tous les Français soient fiers parce que dans ces moments-là, nous ne prêtons pas le flanc à la division. Et donc les organisations terroristes ne cherchent pas à défier
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Speaker A
la politique française. Est-ce qu'il y a une cohésion nationale encore aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a pas plein de France ? L'impression qu'il y a plein de France qui se parlent plus. Il y a aujourd'hui la tentation, vous avez
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Speaker A
raison, la tentation de se diviser, de se fracturer. Il y a le repli sur les communautés et pour éviter ça, nous avons la recette. Il y en a plusieurs.
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Speaker A
Bah la première c'est la République. Nous sommes tous porteurs d'un peu de la République et les grands principe de cette République, la liberté, l'égalité, la fraternité. Est-ce que ça marche ça ?
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Speaker A
Il ne suffit pas que ce soit écrit au front des mairies, des préfectures ou des administrations nationales. Il faut le faire vivre. Et c'est en ça qu'il faut être plus exigeant. Si les choses se défont dans notre pays, c'est que
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Speaker A
évidemment on le voit dans un certain nombre de quartiers, dans un certain nombre de régions marqués par la fracture sociale, la fracture territorial, la République n'est pas assez présente. Elle n'est pas assez forte à travers ses services publics, à
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Speaker A
travers la présence de forces de police, de gendarmerie. Donc la République, c'est un antidote. Une République vivante, forte aussi, forte. Une République vivante. Deuxièmement, la culture. La culture, la capacité que nous avons à nous retrouver. autour de la littérature, de la musique, des arts,
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Speaker A
la capacité que nous avons à nourrir un dialogue en commun, d'avoir en commun un même regard sur un certain nombre de valeurs et sur le monde. La culture est un antidote puissant. La culture, c'est pas uniquement la culture de masse, la
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Speaker A
culture des plateformes numériques, c'est pas uniquement le jeu des réseaux sociaux. La culture, c'est quelque chose qui doit vivre en chacun de nous et qui doit faire que nous nous sentons français les uns avec les autres, pas uniquement les uns à côté des autres.
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Speaker A
Oui, mais regardez la fête de la musique. 350 personnes ont été piquées à la seringue. Il y a eu euh des voitures brûlées, des bagares. C'est c'est ça ça ça n'a pas rassemblé. C'est la décivilité, ce que certains veulent
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Speaker A
appeler aussi la décivilisation avait cette menace nouvelle qui est la menace de la société numérique, de la société technologique où chacun une fois de plus est enfermé dans sa bulle, séparé les uns des autres, soumis à la solitude. On
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Speaker A
ne dira jamais assez à quel point les ravages de la solitude sont puissants aujourd'hui. la jeunesse, cette multiplication de violence dans les écoles, d'actes qui sont d'actes de violence ou de délinquence qui sont peut-être moins nombreux, mais commis de
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Speaker A
plus en plus jeunes et de plus en plus violents. Tout ceci doit nous montrer l'exigence de mobilisation et la capacité que nous avons à reprendre les problèmes de façon très méthodique.
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Speaker A
Prenons un exemple à l'école. À l'école, on se soucie souvent des 4 7 ans les plus jeunes. Ils arrivent à l'école et il s'agit de les faire rentrer de la société. Et bien souvent, ces jeunes ne s'accrochent jamais à la société, ne
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Speaker A
s'accrochent jamais, on parle des décrocheurs, mais certains n'ont jamais même l'occasion de s'accrocher aux valeurs républicaines. Et donc, il faut un accompagnement particulier. Le dédoublement, c'est bien. Donner plus de temps aux professeurs pour moins d'élèves, c'est bien. Mais il faut un
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Speaker A
accompagnement supérieur pour ceux qui arrivent à l'école ne parlent pas le français, pour ceux dont les parents ne parlent pas français non plus. Alors que vous savez parfaitement souvent c'est en famille qu'une grande partie de l'éducation s'effectue. Ceux qui n'ont
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Speaker A
pas cette chance là, il faut prévoir un accompagnement des enfants plus puissant mais aussi un accompagnement des parents. La République, c'est la capacité à faire davantage, à faire du surmesure, à prendre en compte les situations particulières aussi.
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Speaker A
Ellisabeth Borne qui disait qu' qu'il fallait choisir peut-être un métier aux alentours de 4 à 5 ans. Vous avez eu des enfants 4 5 ans c'est plutôt pas de patrouille les tortu ninja le métier en réalité. Est-ce que il y a les
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Speaker A
politiques sont pas déconnectés ? J'ai je vais vous après vous vous poser des questions justement. J'ai cherché sur internet les phrases toutes faites qu'on a sur les politiques. Je vais vous les poser. Vous allez me dire ce que vous en
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Speaker A
pensez. Est-ce que parfois certains politiques sont pas trop déconnectés ? Est-ce que est-ce que c'est un problème pour et le risque de la déconnexion il est très présent. C'est pour ça que je me suis réjoui, même si c'est à
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Speaker A
contre-cœur, que j'ai dû quitter le service direct de la France pour aller devenir avocat d'ailleurs, pour pour exercer un métier, sans filet, gagner ma vie tout simplement. À 53 ans, vous l'avez fait, je crois. C'est ça.
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Speaker A
Absolument. Enfin, oui, en quittant enfin en 2007 en quittant en quittant Matignon et donc créer un cabinet d'avocat employé de de jeunes salariés, puis après former un cabinet de conseil. me préoccuper des fins de mois, ça fait partie des choses
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Speaker A
oui dont il faut avoir la connaissance et s'enfermer dans la bulle politique, c'est évidemment un un risque ou un handicap mais ceci dit, ne généralisons pas, les politiques sont pas tous déconnectés et ce n'est pas parce qu'on ne connaît pas le prix du pain au
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Speaker A
chocolat que on ne connaît pas la la souffé des Français. Alors, les idées reçues sur la politique, les phrases répétées le plus par les Français sur les hommes et femmes politiques. Vous allez me dire d'après vous si c'est vrai ou pas, vous
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Speaker A
qui avez vu de l'intérieur tout ça. À la télé, ils jouent les ennemis mais ils dînent tous ensemble le soir. C'est des frappant. C'est souvent vrai. La buvette de l'assemblée est un exemple frappant.
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Speaker A
euh la première fois qu'on va à la buvette de l'Assemblée, ceux-là même qui viennent de s'invitiver euh dans la téléà à l'intérieur de l'Assemblée nationale euh bah dans le fond boivent un coup ensemble et se tutoi. Euh c'est
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Speaker A
ça fait partie oui des des surprises. Vou parce que aujourd'hui on dit oui euh tel homme politique a pas voulu serrer la main au Sénat ou voilà ça en fait en vrai à l'extérieur c'est souvent alors ça peut arriver et de ce point de vue là
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Speaker A
les dernières années on ont été clivantes. Oui. Oui. Il y a il y a aujourd'hui des cultures politiques qui sont beaucoup plus cliées qu'auparavant.
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Speaker A
Il parle d'écologie mais il roulent tous en SUV avec chauffeur. Ça c'est des phrases qu'on retrouve. Je demandé à l'intelligence artificielle. Je ne suis pas sûr qu'il roule en en SUV et certainement pas tous avec chauffeur.
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Speaker A
Euh ils n'ont jamais bossé de leur vie mais ils nous expliquent comment vivre. Ça c'est les phrases qui ressortent le plus. Euh mais vous me disiez donc il y a des politiques qui travaillaient aussi à l'extérieur et qui avaient bien sûr
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Speaker A
bien sûr. Mais il y a beaucoup de beaucoup d'hommes et de femmes politiques qui euh continuent à avoir une activité de médecins, d'avocats ou autres. Ils parlent au nom du peu mais ne mettent jamais les pieds dans un
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Speaker A
supermarché. Euh c'est pourtant il faut bien se nourrir. Donc euh que qu'on aille chez Lidl ou un Casino ou chez Leclerc, c'est une obligation. Vous pouvez plus faire de courses supermarché quand on est trompez-vous. Non, détrompez-vous. C'est c'est toujours
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Speaker A
possible. Euh c'est d'ailleurs parfois très sympathique de pouvoir rencontrer des gens en dehors de euh des des plateaux de télévision ou des schémas organisés. Donc oui, tout tous les écarts, tout ce qui vous permet de sortir de la vie politique, ça fait
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Speaker A
plutôt partie des moments agréables de la vie. Euh gauche ou droite, c'est la même chose. Ils sont tous amis en off.
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Speaker A
Vous le disiez avant, on peut avoir des amis qui sont à l'opposé de l'échiquier politique. Est-ce que c'est possible ?
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Speaker A
Moi, mon sentiment c'est que c'est parfois plutôt plus facile que des plus proches avec lequels souvent on est en concurrence. Bah oui, la plupart au sein d'un même mouvement politique, la plupart sont en concurrence les uns avec les autres. Il y a pas de concurrence
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Speaker A
entre un parti centriste. Oui. Le grand écart est souvent plus facile à faire. Bah, les gaulistes, par exemple, ont souvent été euh euh capable d'entretenir des relations très amicales avec les communistes. D'abord parce qu'il y a une histoire commune, il y a un parcours, un
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Speaker A
itinéraire et puis souvent il y a il y a un certain nombre d'engagements culturels, socials qui peuvent être partagés. La politique est un panier de crabe. Ce que les Français disent de la politique, vous qui l'avez vu de
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Speaker A
l'intérieur, est-ce que c'est vraiment un panier de crabe ? Est-ce que c'est très différent de ce qu'on voit dans le milieu médical ? Est très différent de ce qu' de ce qu'on voit dans la cour de récréation ? Est-ce que c'est très
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Speaker A
différent de ce qu'on voit dans les milieux culturels ? Je crois je crois que il y a une un esprit français qui fait que on est volontiers on est volontiers capable de se diviser de de se combattre les uns les autres. Donc oui, je pense
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Speaker A
que on est une société qui qui n'a pas beaucoup le goût du consensus et et qui a de plus en plus de mal à se parler.
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Speaker A
Donc ça c'est une réalité. Donc la politique évidemment l'illustre fortement. Euh il y a euh la culture des uns et la culture des autres. Il y a un jugement moral et de valeur entre les uns et les autres. Chacun s'estime
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Speaker A
porteur de quelque chose que l'autre n'a pas. Euh certains se voient comme représentant de l'ordre et de la sécurité des Français. D'autres se considèrent comme défenseurs de l'ordre social. Chacun imagine qu'il a pour lui-même quelque chose que l'autre n'a
39:54
Speaker A
pas. Et je crois que le début de la politique, c'est quand chacun accepte de penser que l'autre a quelque chose à dire qui apporte quelque chose au débat.
40:03
Speaker A
Après, il y avait des choses personnelles sur certains politiques précisément. Je vous en pose une ou deux. Vous me direz si parce que vous avez peut-être connu ces gens-là. Est-ce que par exemple Charles Pasquis, il y avait Charles Pasquis était dangereux
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Speaker A
physiquement, un peu un peu mafieux et cetera. Moi, j'ai très bien connu Charles Pasquis puisque j'ai commencé en politique avec lui. Alors, il paraît qu'il avait, je vous dis juste l'anecdote qui est ressortie de l'intelligence artificielle. C'est c'est
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Speaker A
assez assez bien fait d'ailleurs. C'est assez impressionnant. Il disait qu'il avait un petit calpin sur lui avec des choses écrites sur chaque juge, sur plein de gens. Oui, je crois je crois que la légende est plus forte que la
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Speaker A
réalité au cas où il se faisait arrêter pour dire bah voilà, je vous donne le calpin. Une sorte de bombe atomique sur le lit. Je crois que la la légende est très au-delà de de la réalité. Euh mais
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Speaker A
ce qui est vrai et ce qui illustre ce que vous dites, c'est qu'on a tendance à mettre dans les cases euh les responsables politiques et à considérer que l'image parfois truculante que certains donnent d'eux-mêmes correspond à une réalité. Euh Charles Pasqu était
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Speaker A
assez différent euh dans le privé et assez différent de l'image qu'il pouvait donner euh en public. Mais vous savez, c'est comme euh c'est comme les les luttes entre hommes politiques. Moi, on l'a beaucoup dit, on a beaucoup parlé de
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Speaker A
ma de ma rivalité euh des combats que j'ai mené avec euh Nicolas Sarkozi, mais la vérité c'est qu'on a fait euh euh beaucoup de chemins ensemble. Euh on s'est combattu, c'est vrai, pendant la campagne euh de 93- 95, donc l'élection
41:20
Speaker A
de 95 et puis on s'est retrouvé, c'est moi qui l'ai ramené dans le jeu politique et puis j'ai pu euh apprécier aussi euh les qualités de l'homme et puis nous nous sommes revus euh au lendemain de toute l'aventure de
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Speaker A
Clairstream et là à chaque étape on a pu découvrir et mieux mieux se connaître.
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Speaker A
Donc très souvent euh la présentation faite par les médias ne retient qu'un aspect. Déspérité, désagressivité. La réalité est infiniment plus complexe et au bout du compte, vous savez, même quand on se combat, on finit par bien se connaître et donc par être capable de
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Speaker A
d'avoir une relation beaucoup plus beaucoup plus riche, beaucoup plus intéressante que ce que d'cun imagine.
42:00
Speaker A
Oui, parce que le monde est pas tout blanc ou tout noir, c'est gris finalement. Mais donc un charpis, est-ce que c'était vraiment est-ce que c'était vraiment ça l'époque de Mitteran ?
42:06
Speaker A
Tonton Flingueur, je voyais les ça m'a sorti plein de trucs. Est-ce que c'était vraiment un peu plus comme ça à l'époque ? Non, je pense que la réalité est infiniment plus nuancée et que tous ces toutes ces personnalités que vous citez
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Speaker A
sont infiniment plus complexes aussi dans leur personnalité. Charles Pasquis c'est à la fois le résistant, c'est en même temps l'agent commercial de Chericard et et c'est aussi l'homme du ministère de l'intérieur et c'est aussi un homme de fidélité. Il a été pendant
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Speaker A
très longtemps à Jacques Chirac et en même temps c'est un homme qui pour certains de sa famille a été perçu comme un traître. quand il est passé chez Édouard Baladur, j'ai vécu chacun de ses moments. Vous avez fait des sacrifices
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Speaker A
avec vos enfants, il y a des moments où vous avez pas pu assez les voir, vous arrêtez de pas assez voir rater des anniversaires. Je sais pas. Bien sûr, bien sûr. Et c'est une immense frustration. Euh dans toute la période
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Speaker A
où j'étais à l'Élysée, j'étais littéralement happé euh manger depuis très tôt le matin. Il n'y avait jamais, ça ne s'arrêtait jamais. Pas de vacances, ça continuait. Il fallait toujours être en alerte. Vous savez, les difficultés euh les complexités,
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Speaker A
elles sont sans vacances. Donc euh oui, beaucoup de regrets, euh beaucoup de reconnaissance aussi vis-à-vis de ma famille, que ce soit euh Marie Lore qui était mon épouse ou que ce soit mes enfants qui a tenu la baraque, voulez
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Speaker A
dire pendant que vous Oui. Oui. Mais mais plus que ça comprendre ne pas ne pas vous en vouloir vous accompagner parfois alors même que je sens que oui que que que encore la représentation la politique des soirées des machins. Oui. le
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Speaker A
service l'exigence et si c'est pour la 6e fois un dimanche et ben oui, on repart à l'Élysée et et à nouveau, on passe parfois des heures et des heures jusqu'à très tard parce que on n pas le choix parce que c'est comme
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Speaker A
ça parce que c'est l'exigence du service, c'est dur de tenir en couple. Oui, mais je pense souvent à la comparaison avec les médecins, les médecins qui sont réveillés au milieu de la nuit, les médecins qui doivent un dimanche alors même qu'il y a une
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Speaker A
fête de famille ou un mariage de de personnes très proches, bah qui doivent partir pour arriver pour arriver à à destination et et remplir leur office.
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Speaker A
Ça, je pense que c'est oui, c'est à bien des égards une forme de sacerdoce. Je je voulais qu'on parle un peu plus de de perso, voilà, votre parcours pour mieux le comprendre. Vous aviez un grand frère qui s'appelait Éric 2 ans plus que moi.
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Speaker A
Voilà, qui est décédé en 1971. Euh et en travaillant sur votre vie, j'ai vu que c'est vous qui l'avez découvert.
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Speaker A
Euh il est mort d'une crise d'épilepsie. Oui, en fait une qui un arrêt du cœur un arrêt du cœur qui suite à C'est ça. Il était épileptique. Il était épileptique, oui, depuis depuis l'enfance dans des circonstances assez particulières parce que comme toujours
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Speaker A
face à ces maladie, on s'interroge sur les raisons et toute mon enfance, j'ai entendu ma mère et ma grand-mère répéter cette phrase qui me glaçait le sang à chaque fois que l'épilepsie c'est une maladie qui longtemps a été tenue cachée
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Speaker A
et qui est assez spectaculaire du fait des crises. mais à trembler pour ceux qui qui ne savent pas, c'est des sousbres saut qui qui agitent le corps.
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Speaker A
Et j'entendais cette phrase qui est à la naissance, il n'a pas crié. Et comme ça se faisait à l'époque en Algérie, ma mère a accouché donc de mon de mon frère à la maison et avec les fers, avec
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Speaker A
les forceps et nous pensons que sa tête a pu heurter un défaire à la naissance, ce qui a posé un problème de circulation et d'irrigation du cerveau à ce moment-là. Les forceps, pardon, les forceps c'est pour en gros
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Speaker A
faire passer parfois quand il y a un problème de sortie de permettre de faciliter la sortie de l'enfant comme deux grosses cuillères exactement qui qui permettent d'écarter et et d'élargir la et qui peut faire mal absolument qui peuvent dans certains cas
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Speaker A
blessés. Vous vous aviez quel âge quand il est parti ? J'avais 20 ans. Nous nous revenions d'un d'un voyage. Mon frère a passé dans des conditions très très méritantes son bac l'année où il est mort. J'étais revenu aux États-Unis. Moi, j'ai eu la chance
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Speaker A
de passer mon mon bac avant lui. Euh quand j'avais 16 ans, j'étais en première et j'ai donc fait mon bac en en candidat libre. Et j'ai choisi de repartir à New York où habitait ma famille, où était mon frère qui lui
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Speaker A
avait décidé aussi de passer le bac alors que les médecins avaient tous dit jamais il ne pourra réussir son baccalauréat. Les médicaments qu'il est obligé de prendre ralentissent trop et et ne permettront pas ce passage effectif du bac. Et il a eu son bac avec
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Speaker A
mention. Et et comment ça se fait que c'est vous qui l'avez euh découvert, c'est pas vos parents ? Oui. Oui.
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Speaker A
Comment on se remet de ça ? D'abord, on on on porte en soi euh euh la voix d'un être cher, on porte en soi le regard d'un être cher. D'accord. Et et c'est euh une exigence qui vous conduit aussi à à tirer les fils. Moi,
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Speaker A
j'ai j'ai euh très jeune eu la passion de la poésie, en particulier de ce qu'on appelle les maudits en poésie. Nous avons nourri ensemble cette passion des mots, cette passion d'une vie qui qui ne m pas de mots qui
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Speaker A
ne ment pas de de d'une volonté de partage qui est à vif. Et donc ce ce compagnonnage que j'ai eu la chance de pouvoir nouer avec mon frère en allant jusqu'au bout du chemin qui était le sien et ben c'est resté comme
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Speaker A
un devoir. Je pense que ça pèse ça a pesé très lourd dans dans mon choix de de de servir l'État de de servir mon pays après à travers la politique de m'engager pour le le service de la politique étrangère. Il y a là quelque
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Speaker A
chose qui est qui était très naturellement écrit euh d'être au service de mon pays et d'être dans le monde puisque c'est la vie qui avait été la nôtre. Ça a changé votre rapport à la mort quand on est si jeune ? Oui. Oui.
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Speaker A
Ça ça a changé le euh grande partie de de ce qui fait le mystère de la mort, le passage, le franchissement du passage.
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Speaker A
Où est-ce qu'on va ? Et oui, et puis surtout le l'idée qu'il faut vivre avec cette idée-là, avec cette savoir que euh il faut aussi penser sa vie par la fin.
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Speaker A
Euh et et c'est pas quelque chose queon découvre au dernier moment. Je pense que la mort fait partie de notre vie. Elle est inscrite dans notre vie. Ce qui fait le prix de la vie, c'est justement que ce cela se termine. C'est ce qui doit
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Speaker A
être une incitation permanente à vivre mieux notre vie, à être nous-même. C'est pas quelque chose qu'on peut régler en 5 minutes à la fin en se disant tiens euh les dernières minutes arrivent. C'est quelque chose qui véritablement constitue euh le prix qu'à euh chaque
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Speaker A
jour qui passe. Chaque jour qui passe doit avoir d'autant plus d'intensité que cela va s'arrêter et que cela nous oblige donc à être à la hauteur de ce que nous voulons être. Vous pensez qu'il y a quoi après ? Je demande vraiment
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Speaker A
votre opinion à vous. Chacun à la sienne. Quand votre Je je crois beaucoup et et j'ai vécu en Inde. Donc ça m'a beaucoup j'ai choisi de vivre en Inde avec ma famille.
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Speaker A
Mes enfants les deux premiers sont nés aux États-Unis. Ma dernière fille est née en Inde et et l'Inde a été un moment très important pour nous tous et très important pour spirituellement dire même à tout point de vue euh d'abord
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Speaker A
l'immensité de ce pays, l'immensité de ce peuple, la beauté de de ce pays et le rapport au temps. Et c'est ce que j'avais déjà constaté dans la passion que j'avais et que j'ai toujours conservé pour l'Afrique. Le temps n'a
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Speaker A
pas la même valeur. Chaque instant est éternel, chaque instant ne passe pas et et il faut être capable en permanence de vivre l'instant, pas avec la préoccupation de ce qui se passera demain, pas avec la c'est maintenant et
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Speaker A
il y a une sorte de fatalité parfois même de résignation que l'on sent beaucoup de vies en Inde de résignation devant ce qui vient. À quoi ça sert de s'insurger contre la souffrance, contre la difficulté puisque c'est écrit ? Vous
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Speaker A
avez pas répondu à ma question ? Qu'est-ce que vous pensez qu'il y a après ? Vous avez fait une très belle phrase de politique très longue et vous diluez mais j'ai pas l'information.
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Speaker A
Qu'est-ce qu'il y a après ? Là vous éparé de profiter de la vie, c'est bien mais c'était pas ma question. Ma question c'est qu'est-ce qu'il y a après ? Vous me présentez Vous me présentez l'après comme s'il y avait euh voilà,
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Speaker A
vous me présentez l'après comme si l'après était une friandise ou un joli fruit qu'il s'agissait de cueillir.
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Speaker A
Moi, je crois que l'après c'est la somme de tout ce qu'on a fait dans sa vie. Je crois que l'après c'est c'est le c'est le point de départ ce ce qu'on était et ce qu'on est arrivé à faire. De ce point
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Speaker A
de vue là, il y a une très belle parabole qui est la parabole des talents. La parabole des talents qui fait que chacun d'entre nous a un talent.
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Speaker A
Certains plus grands que d'autres, mais chacun est comptable de faire fructifier ses talents. L'après, c'est ce que nous pouvons laisser, ce que nous pouvons laisser derrière nous, le message. Moi, c'est pour cela que j'ai la passion de l'enseignement, la passion de la
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Speaker A
transmission. L'idée que ce que j'ai pu apprendre, si je peux le partager avec d'autres, si je peux le faire comprendre à d'autres, et bien ça c'est un bon c'est une satisfaction, c'est un accomplissement. La presse, c'est pas un
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Speaker A
temps nouveau forcément qui s'ouvre. L'après c'est c'est le moment où tout ce qu'on a voulu être devient enfin possible et se réalise. Ah donc vous pensez qu'il y a quelque chose après parce que en en pensant comme étant la somme de tout ce qu'on a pu
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Speaker A
faire comme étant l'addition de tous ces mamans qui nous ont permis de nous changer de nous métamorphoser. C'est c'est plus un point d'harmonie dans une vie que véritablement le début d'une nouvelle aventure. Vous avez fait Science Po puis Lena vous avez fait
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Speaker A
plusieurs écoles. Vous étiez même dans la même promotion je crois la promotion Voltaire si je pas de bêtises à l'époque c'est ça. Il y avait Segen Royal à l'époque, il y avait François Hollande, il y avait Michel Sapin enfin il y avit
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Speaker A
plein plein de gens. Mais les vraies études qui ont compté pour moi, c'est pas les NAS où j'ai pas j'ai pas appris grandchose, c'est mes études de lettrre.
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Speaker A
Ça ça a été le moment le plus le plus enrichissant de de mes études. Que ce soit la littérature du Moyen-Âge, de la Renaissance, que ce soit l'étude euh de euh de de des romans des romanciers modernes, c'est véritablement la
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Speaker A
capacité de de rentrer dans un texte et de et de chercher à comprendre la vérité de ce texte, ce qu'à vous dire a voulu dire l'auteur, le lien entre le texte et une époque.
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Speaker A
La littérature m'a sans doute apporté dans toutes mes études le plus grand bonheur. Le reste après, c'est des outils, c'est des instruments. On apprend le droit, on apprend l'économie, on apprend les relations internationales. Mais la littérature, c'est ce qui m'a m'a le plus enrichi
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Speaker A
ouvert les yeux et de la même façon tout ce qui va avec la littérature, le beau, les les beaux arts, tout ce qui relève de l'ordre de la culture, tout ce qui éveille et ouvre.
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Speaker A
Pour refaire un résumé rapide de votre parcours, vous avez tellement fait de choses, vous étiez direction des affaires africaines de 80 à 84, premier secrétaire à l'ambassade de France à Washington. Après, vous êtes parti de 89 à de 84 à 89. Entre les deux, j'ai été
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Speaker A
nommé en Iran. C'est en Iran. J'ai été nommé en Iran en 1984 à un maman qui était un maman assez tragique dans les relations franco-iraniennes et finalement je n'ai jamais eu le le visa que je devais avoir et c'est parce que
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Speaker A
je n'ai pas pu partir en Iran que j'ai été nommé à Washington. Ensuite concerne l'ambassade de France à New Delhi. parlé justement avant 89 à 92 directeur adjoint aux affaires africaines encore de 92 à 95 être revenu l'Afrique est un
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Speaker A
des fil directeur de mes passion euh secrétaire général de l'Élysée 95 à 2002 c'est c'est vice-président quasiment secrétaire général de c'est un poste qui est un peu méconnu en France mais qui Alexis Coler qui était à l'époque avec
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Speaker A
Macron avait finalement énormément de pouvoir aussi oui parce qu'on on a le bureau à côté de celui du président de la République et on accompagne le président de la République dans tout ce qu'il fait donc on est dans la proximité
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Speaker A
du président de la République, ce qui ne veut pas dire que on puisse tout son sous peser sur les sur les décision. Donc on prête sans doute plus ce qu'il ne faudrait au secrétaire général, mais il est là oui pour
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Speaker A
préparer un certain nombre de choix, pour éclairer un certain nombre de choix mais c'est au président de la République bien sûr qu'il revient de prendre les décisions à la fin quoi. Ministre des affaires étrangères 2002004, ministre de l'intérieur 20042005 et premier ministre
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Speaker A
ensuite 2005 à 2007. Donc vous avez rencontré, c'est en 1980, j'ai noté que vous avez rencontré Jacques Chirac, je vais parler de la rencontre aussi. À l'époque, il était maire de Paris, je crois en 1980. Euh vous avez dit un jour
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Speaker A
dans une interview, je ne serais jamais entré en politique sans Jacques Chirac. Justement, comment vous le rencontrez ?
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Speaker A
Alors, je j'avais été euh sollicité très tôt quand je suis arrivé au Kedoret parce que je m'étais engagé au RPR en 1977. que tout le monde connaissait mes idéolistes et donc un matin ma sous-directrice qui était Marie-Claude Cabana, la femme du
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Speaker A
secrétaire général de Jacques Chirac à la mairie de Paris est venu me voir en me disant je connais vos opinions gaulistes. Est-ce que ça vous intéresserait de conseiller le maire de Paris en matière internationale comme diplomate bien sûr donc avec le devoir
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Speaker A
de réserve qu'oblige la fonction ? Donc j'ai dit oui et j'ai commencé à écrire des notes, faire des discours pour le maire de Paris. Et puis un jour euh Alain Jupé que je connaissais bien parce que lui-même était au fonctionnaire à
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Speaker A
l'époque directeur des finances de la ville de Paris m'envoie un projet de discours de Jacques Chirac en me disant le maire de Paris veut avoir ton avis sur ce discours. Donc merci de nous renvoyer assez vite. Et je regarde le
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Speaker A
discours qui était d'actualité puisque ce discours avait trait déjà à l'idée d'une évolution de notre de notre architecture de dissuasion pouvant s'élargir éventuellement à l'Allemagne. Et donc je j'écris en haut de du discours, si le maire de Paris
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Speaker A
prononce ce discours, il a toutes les chances de devenir un zoau de la vie international. Vous lui dites ça, je mets ça sur le discours et je renvoie le discours et le discours est intercepté par Jacques Chira qui était pressé de
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Speaker A
pouvoir mettre une dernière main à son discours. Et donc il regarde la note un peu surpris et et dit à sa secrétaire madame Esnous qui était une ancienne collaboratrice euh de George Montpidou et il lui dit bah convoquez Villepin, je
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Speaker A
veux le voir demain. Et là, il me convoque et je me retrouve devant Jacques Chirac gigantesque à tout instant prenant les bûches à côté de lui pour les mettre les jeter dans le grand feu de la cheminée de l'hôtel de
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Speaker A
ville. Et il commence la conversation me disant Dominique, vous le faites bien. Le général de Gaulle truc le général de Gaulle avait ses René capitan. Euh George Pompidou avait ses amis euh de la rue d'Hulme.
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Speaker A
Giscar. Ah, Giscar ? Et ben Giscar n'avait personne. Et moi je vous le dis, un jour nous travaillerons ensemble. Et c'est ce qui s'est passé. J'ai évidemment continué à à apporter ce que je pouvais apporter de conseil au maire
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Speaker A
de Paris. Excuse-moi, il parlait vraiment comme ça. Est-ce qu'il avait vraiment une manière de il avait même en privé ? Oui, parce qu'il avait euh constamment le goût de euh d'affirmer avec sa voix sa conviction et donc il prenait son élan euh même en
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Speaker A
privé et ass Ah oui, absolument, absolument. Oui oui, il était rarement sur le registre calme et tranquille, même en le connaissant bien, en ayant travaillé des années avec lui. Il était toujours comme ça. Il était pas toujours sur ce registre, il pouvait parler
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Speaker A
évidemment différemment, mais il avait tendance quand il voulait soliser de prendre un ton, une gravité, une force qui lui donnait cette cette hauteur, cette stature. Et donc euh les années ont passé, nous avons continué à à travailler sur beaucoup de
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Speaker A
sujets internationaux. C'est un homme qui était un véritable ogre en matière de culture et d'information internationale. Il bossait beaucoup mais tous les jours il consacrait plusieurs heures par jour même comme maire de Paris à son information en matière
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Speaker A
internationale. Il voulait tout savoir. Il voulait être informé de ce qui se passait en Afrique, en Asie. Donc oui, c'est un homme qui n'a jamais cessé de faire ce travail de préparation à la fonction présidentielle. Euh il considérait qu'il y avait euh un rôle
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Speaker A
particulier bien sûr du président de la République. Ça ça fait partie de l'évolution de de la 5e République, la le fameux euh domaine réservé. Et donc oui, l'international, la défense, les questions de défense faisaient l'objet d'une attention particulière. Il venait,
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Speaker A
vous le voyez en privé, il est venu dîner chez vous là. On vous voit avec Ah ben là, c'est en 89, je le reçois à Washington. Je suis directeur des services de presse et de la communication de l'ambassade de France à
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Speaker A
Washington. J'avais un très bon ambassadeur mais qui était pas désireux de prendre de risque sur le plan politique. Donc Jacques Chirac était le le chef de l'opposition et donc il m'avait dit DD connaissez bien euh occupez-vous-en. Donc j'ai moi qui
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Speaker A
accompagnait la Maison Blanche Jacques Chirac. je me suis occupé de de le recevoir, de faire un cocktail à la maison qui elle lui a permis de de rencontrer tous les gens qu'il voulait rencontrer.
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Speaker A
Donc ce sont vraiment des liens forts qui se sont noués jusqu'à mon retour en France en 92 et où là Jacques Chirac prend le risque après les législatives de 93 de laisser Édouard Baledur devenir premier ministre. Quel est le moment le
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Speaker A
plus incroyable que vous ayez vécu en off avec lui ? Vous vous êtes dit [ __ ] il est quand même original. parce qu'il y a un moment un peu rigolo. Chaque maman était très fort, mais parmi les
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Speaker A
mamans qui restent pour moi aujourd'hui alors quand je prends le recul euh il y avait régulièrement euh il rentrait dans mon bureau euh sans prévenir et puis un jour je reçois un appel de Los Angeles et et j'ai un ami
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Speaker A
qui me dit euh Marlon Brandau veut te voir. Et donc Marlon Brandau euh euh me dit "Il faut absolument que je vous vois. Il avait une île Tetiaroa euh en Polynésie française et il se posait la question de transformer cette île en une
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Speaker A
sorte de laboratoire écologique. Et donc il me dit bah je viens à Paris pour vous voir et et de jours après il débarque dans mon bio et donc je reçois Marlon Brandu. Vous étiez à quel poste à ce
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Speaker A
momentlà secrétaire général de l'Élysée Marlon Brando qui était déjà volumineux hein se s'écrase dans son fauteuil ferme les yeux et me dit je le dis en français mais Dominique de Villepin vous savez être à Paris les yeux fermés
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Speaker A
être à Paris ça ramène dans ma mémoire tellement de souvenirs et là je vois une larme qui coule il me dit des femmes et à ce moment-là la porte arrière de mon bureau s'ouvre. Jacques Chiracrand.
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Speaker A
Ah Marlon Brandau, j'ai vu tous vos films. Et là la minute d'émotion évidemment était interrompue par Jack Chic. Mais non, c'est une nature exceptionnelle. Et je regardais régulièrement le soir avec lui le début du journal de 20h. Mais avant le début
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Speaker A
du journal de 20h, il arrivait régulièrement avant, il y avait les guignoles. Et donc à côté de Jacques Chirac, nous regardons les guignoles.
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Speaker A
Moi, j'étais évidemment plié en deux. C'est drôle ça. Et Jacques Facc ne riait pas du tout. Et alors ? Pas du tout. En plus, il y avait sa marionnette vraiment tout le temps. Mais oui. Et et c'était l'époque où il était évidemment très
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Speaker A
souvent moqué et et il regardait quand même. Il regardait mais il y avait pas euh non, il y avait pas de satisfaction forte en le regardant et ça ne suscitait pas un riz riarant chez lui. Et donc ces
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Speaker A
moments de partage silencieux sont restés comme des mamans très forts. Euh comme quand je rentrais sans frapper dans son bureau qui un privilège qui m'avait accordé, je rentrais sans frapper dans son bureau et j'essayais de retenir son attention en
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Speaker A
lui disant les choses de façon un peu massive et abrupte pour qu'il pour qu'il entende. Voilà. et et il me regardait toujours avec un avec un sourire comprenant que si je lui disais des choses qui pouvaient paraître désagréables, c'était par souci de
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Speaker A
vérité et souci de le de le de vraiment euh paguer son voilà ne pas chercher à faire preuve d'esprit euh de séduction ou d'esprit courtisan mais constamment de lui dire la vérité. Il y a une histoire d'entrecôte aussi je crois. Il a mangé
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Speaker A
une entrecôte de 800 g, une côte de bœuf même un matin. C'est vous qui avez raconté je crois à à mon équipe en préparant l'émission qu'il était très tôt et puis vous je crois il était vers 10h du matin, il avait mangé une
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Speaker A
entrecôte donc de 800 g, c'est quand même beaucoup. Euh et vous lui dites "Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous allez faire après, monsieur le président ?" Il vous répond "Bah, je vais déjeuner, il est l'heure." Oui. La le le
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Speaker A
le euh la chose la plus singulière de son tempérament, c'était quand on décollait pour aller à Bruxelles par exemple, parfois tôt le matin, et on on amenait des plats de charcuterie et je le voyais mais alors sur l'endouillette,
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Speaker A
la saucisse, le jambon fumé, le pâté. Ah oui et et c'est tout juste si c'était pas avec le coup de blanc. Alors c'était davantage la bière mais il avait cet appétit mais il avait cette capacité à rester lui-même en toute circonstan. Je me
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Speaker A
rappelle même colisé voulait dire un ver ou de les conseils européens il arrivé dans les conseils européens. Les conseils européens c'est pas quelque chose de particulièrement sympathique ni fraternel. Les chefs d'état qui sont là les uns à côté des
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Speaker A
autres et nous nous retrouvons donc systématiquement l'un à côté de l'autre. C'était l'époque où les premiers ministres avaient le droit ou les ministres d'affaires étrangères avaient le droit de participer. Et donc comme ministre d'affaires étrangères, j'étais à côté de lui et chaque fois qu'il
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Speaker A
arrivait, il arrivait avec une sacoche extraordinairement lourde, particulièrement plus lourde que d'habitude. Il ouvrait sa sacoche, il sortait différentes boîtes de noix, noix de cajou, différentes et il mettait ça devant lui. On savait que les coronas étaient au frais. Il sortaient des
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Speaker A
dossiers volumineux. Et puis comme il y avait des entractes assez longs, il y avait aussi les dossiers qu'il passionnaient sur le Japon au 6e siècle ou telle telle calligraphie chinoise qui n'avait pas complètement pu décoder. Et là, il était
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Speaker A
chez lui. Il éprouvait le besoin partout où il allait. Et c'est en ça qu'il était vraiment un limousin. Le besoin de recréer un environnement qui lui était naturel familial. il était bien quand il était chez lui et il est il avait cette
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Speaker A
capacité de de mettre à l'aise les gens qu'il recevait et et d'être lui-même en toute circonstan. Il a porté l'apéro finalement, il a porté des noix pour tout le monde.
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Speaker A
Voilà, il il était soucieux de d'apporter ce qui fait le plus défaut dans la vie publique, un peu d'humanité.
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Speaker A
Il était il était humain, il était chaleureux, il était fraternel. toujours un mot pour chacun euh demandant des nouvelles euh du membre de la famille dont il savait qu'il il avait vécu telle et telle épreuve. C'est vraiment cet
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Speaker A
attachement à l'homme avant la fonction. Il faisait le salon de l'agriculture à l'époque, il passait les agriculteurs, il adorait et donc du coup il goûtait à tout et cetera machin. Vous l'avez fait avec lui déjà ? J'ai pas fait le salon
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Speaker A
parce que alors là le secrétaire général sa vocation c'est d'être au piquet. Non mais en tant que premier ministre après bien sûr je l'ai fait. Oui, pendant des années lui mais vous l'avez fait en fait c'est pas facile de goûter à plein
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Speaker A
d'alcool au bout d'un moment. Non non et c'est pas facile. Et c'est pas facile parce que on change d'interlocuteur toutes les toutes les 5 minutes et à chaque fois faut retrinquer. Voilà, faut recréer une empathie. Donc oui, il était
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Speaker A
il était faut tenir faut tenir d'alcool quand on est président en vrai sur un discours si vous Oui. Surtout lui qui n'était pas un grand amateur de vin. Il il goûtait de temps en temps mais il buvait de trop grandes quantités pour
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Speaker A
pouvoir boire des alcools trop forts. Sauf le Rome dont il avait l'habitude de dire le Rome est le seul alcool qui ne rend pas triste. Et il était évidemment très content quand ses amis de Polynésie ou d'ailleurs lui amenaient des
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Speaker A
bouteilles de Rome qui lui permettait de temps en temps de On voit des photos. Il avait un style assez incroyable. Il mettait ses pieds sur le siège de de devant. Il y a plein de photos.
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Speaker A
D'ailleurs, il les tableaux qui sont en vente aujourd'hui. On le voit avec des bandeaux, les pieds en l'air sur le siège en avion. Vous l'avez vu déjà. Le naturel, la simplicité. Oui, mais il était plus vrai que nature. C'est c'est
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Speaker A
on voit boire des coups dans les dans les barres avec les gens. C'est c'est une autre époque aussi. Mais oui, mais la clé parce que certains pourraient penser, c'est quand même un peu Oui, un peu de communication, un peu abusif, non ?
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Speaker A
C'est une nature, j'achè C'est un tempérament, c'est une générosité et c'est quelqu'un qui ne joue pas, c'est quelqu'un qui a cette capacité en permanence à donner de lui-même et à partager. Donc oui, l'amour des gens, c'est pas quelque chose qui était fin
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Speaker A
chez lui. C'est une vraie réalité. Il allait il est il est passé un jour, j'étais dans mon landau pour une petite anecdote personnelle et il j'étais au feu rouge, enfin mes parents étaient au feu rouge, il me poussait, j'avais
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Speaker A
quelques mois, il est passé en voiture avec son cortège et en fait il est sorti de la voiture. Après, c'est peut-être quelque chose qu'elle allait bien faire.
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Speaker A
Il sorti de la dire "Mes parents bouge B pourquoi machin ?" Il est venu, il a dit "Quel âge il a ?" Il a dit "Est-ce que je peux ?" Il l'a il m'a pris, il m'a fait un bisou sur le front, il a dit
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Speaker A
"Bon bébé". Il a reposé le le bébé, il a remonté, il est reparti. Il savait et je blague bien sûr, il savait qu'un jour vous auriez 18 ans et une carte de vote.
67:50
Speaker A
Oui, c'est c'était la culture d'aller euh Mais c'est mais oui, mais c'est surtout la le goût des gens. Moi, combien de fois je l'ai vu rentrer dans mon bureau en me disant Dominique, ah on m'a donné une information, j'ai eu le
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Speaker A
facteur de mon village qui m'a dit que et donc faites attention parce que sur le plan politique, si vous prenez cette décision et ben vous risquez d'être mal compris. euh dans dans mon village. Donc c'est quelqu'un qui en permanence avait
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Speaker A
le goût de multiplier les informations. Je me rappelle recevant euh euh François Pinot et lui disant "Alors, comment va le petit commerce ?" Ben, à l'époque, François Pinot avait le le printemps, je crois. Et et donc euh évidemment, il lui
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Speaker A
apportait des nouvelles de la consommation, de ce que les gens achetaient, de ce qu'ils n'achetaient pas. Il y avait toujours cette volonté d'être au plus près de la de la vie des gens, du de de ce qui faisait la
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Speaker A
préoccupation des Françaises et des Français. Le 25 juillet 95, à l'époque, vous êtes secrétaire général encore de la présidence, il y a un attentat islamiste qui va faire 8 morts, 117 blessés à la station de de RER Saint-Michel Notre-Dame à Paris.
68:53
Speaker A
Vous apprenez la nouvelle ? C'est quoi la première chose qu'on fait à l'époque dans une situation Paris ? On avertit le président, c'est vous qui l'avertissz.
68:59
Speaker A
C'était le le GIA qui avait frappé. Qu'est-ce que c'est que le GIA pour c'était le le le groupe algérien extrémiste qui sévi et commis pas mal d'attentats dans cette période qui avait frappé donc à la station Saint-Michel faisant
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Speaker A
des morts et de très nombreux blessés. Et donc j'apprends la nouvelle et apprenant la nouvelle, la première chose que je vais faire c'est voir Jacques Chirac. Et Jacques Chirac me dit qu'est-ce qu'on fait ?
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Speaker A
très vite, on se rend compte qu'il faut y aller. Et donc Jean-Charl me dit "Bah, venez avec moi." Et je me rappelle, il était dans sa fameuse CX, dans sa fameuse Citroën.
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Speaker A
La voiture avance particulièrement vite pour se rendre à Saint-Michel et je revois euh son regard, sa gravité, sa concentration. Je revois le poids que cela représente quand on est chef d'état de se dire un drame frappe les Françaises et les Français. Toute la
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Speaker A
nation est dans l'épreuve et il faut que dans ce moment-là le recueillement la gravité qui est qui est qui est la mienne Jacques Chirac et bien ce soit véritablement au nom au nom de la nation au nom du peuple que je que je vive cet
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Speaker A
événement. Et donc euh on a été à Saint-Michel, il y avait un hôpital de campagne qui euh sur le parvis euh de la place Saint-Michel avait été créé. Euh on est descendu dans le métro. Donc vous imaginez euh le spectacle, le l'émotion.
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Speaker A
Vous arrivez alors qu'il y a encore les corps et cetera à l'époque ? Oui, bien sûr, l'émotion que cela représente et c'est tout à coup de se dire bah voilà la République est menacée, les Français sont menacés et il va donc falloir
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Speaker A
trouver les réponses et faire en sorte que tous les Français, toutes les Françaises et tous les Français puissent se retrouver, communir ensemble dans ce moment tragique. était énervé euh en off après quand il voit ça, quand vous voyez
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Speaker A
vous aussi euh des Non, Jacques Chirac est un homme de de très grand sang froid. Euh et au contraire, on est renvoyé à son devoir, on est renvoyé à sa responsabilité, on est renvoyé à l'exigence de l'action et de la
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Speaker A
coordination. Donc mettre en place euh une cellule de crise, mobiliser l'ensemble des services nationaux, faire en sorte de pouvoir saisir tous les signaux faibles ou plus forts qui peuvent nous permettre de mieux comprendre et de trouver les clés. et à
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Speaker A
partir de là d'apporter les réponses indispensables. Est-ce que le terrorisme a changé depuis les 1995 ? le le les raisons qui conduisent des individus à agir de façon violente restent souvent les mêmes et et les les modalités même si évidemment ell elles
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Speaker A
évoluent les techniques peuvent évoluer mais fondamentalement il y a oui a cette ce caractère opportunisme opportuniste du terrorisme qui se se s'appuie sur les les moments vulnérables, s'appuie sur les fractures du pays pour essayer de de marquer des points. Donc
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Speaker A
il y a il y a en permanence apprendre à la fois la réalité de la violence mais en même temps l'exploitation de cette violence à des fin de communication, à des fins politiques pour diviser les Français. Et dans ces mécanismes, je
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Speaker A
crois qu'il y a toujours le même mode opératoire, c'est envoyer un message avec l'espoir du côté des terroristes qu'ils vont diviser la nation, qu'ils vont monter les Français les uns contre les autres, que tout cela va nous conduire à nous fragiliser. Et donc
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Speaker A
c'est là où l'esprit de rassemblement doit doit être au rendez-vous de la façon la plus forte et c'est bien sûr le chef d'état qui au premier chef porte cette exigence. C'est ce que nous verrons dans les autres drames que nous
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Speaker A
avons connu depuis cette date. Est-ce que Jacques Chira quand vous buviez un verre peut-être après le travail, je sais pas si vous pouvez prendre un petit temps pour discuter sympathiquement, amicalement après parfois, est-ce qu'il vous a donné des conseils ? Est-ce qu'il
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Speaker A
vous disait tiens tiens-toi droit ou prends une fiche comme ça ou pour te discour ? Est-ce qu'il vous donnait des conseils amicaux bienveillants pour vous accompagner ? Non, c'est pas quelqu'un Jacques Chera qui n'est pas du tout intrusif. Il était extraordinairement
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Speaker A
respectueux de tous ceux qui travaillaient pour lui et avec lui, très reconnaissant. Donc c'est un homme qui était capable de témoigner au quotidien de de sa gratitude et et de sa reconnaissance. C'est pas quelqu'un qui jugeait, c'est pas quelqu'un qui vous
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Speaker A
mettait dans la situation de vous tester ou de vous faire passer un examen. Moi, j'ai connu des responsables politiques qui en permanence voulaient marquer le coup vis-à-vis de collaborateurs qui n'avaient pas donné pleinement satisfaction ou qui n'avaient pas la
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Speaker A
réponse à telle et telle question. suffisamment rapidement. Jirak est un homme dans sa pratique du pouvoir incroyablement humble euh et et comprenant quelle était la dureté de la vie de ceux qui l'entouraient. Et donc son mode de commandement, sa façon de
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Speaker A
commander qui était très inspiré de la longue expérience qu'il avait de la vie politique mais peut-être aussi de son expérience de lieutenant en Algérie pendant plusieurs années ayant connu la guerre. C'est c'est plus l'idée de l'esprit d'équipe, l'idée que ceux qui
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Speaker A
sont avec lui doivent être ménagés. Il faut prendre en compte leur situation. Même s'il était évidemment très exigeant et très dur dans dans ilz pas vous donner des conseils quoi. Non, j'ai j'ai j'ai vu quand j'ai annoncé à l'équipe
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Speaker A
que vous veniez euh il y en avait qui ne savaient pas si vous étiez de gauche ou de droite. Euh c'était vous étiez dans un gouvernement avec Jacques Chirag donc un peu plus à droite euh et encore d'ailleurs, ça dépend sur certains sur
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Speaker A
certaines idées parce qu'aujourd'hui la gauche et à droite sont pas la même que il y a 20 ans. Encore le monde a changé.
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Speaker A
Euh vous êtes vous avez été invité à la fête de l'UA euh en 2024 si je dis pas de bêtises. En 2023 c'était Édouard Philippe qui était invité. Voilà.
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Speaker A
Exactement. Voyez la fête de l'UMA est très ouverte, très éclectique. Oui. Non mais vous vous êtes très apprécié d'une partie de la gauche aussi. Vous vous vous situez comment ? Alors c'est pas une question piège, c'est juste aujourd'hui la politique a changé comme
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Speaker A
vous le disiez, la gauche et à droite ont changé, évolu aussi. Comment vous situez vous ? Je n'ai jamais été engagé dans la vie partisane. Je n'ai jamais eu l'esprit de parti au sens j'ai raison, vous avez tort. Donc, j'ai toujours
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Speaker A
pensé que la politique c'était d'essayer de de travailler avec ceux qui pensent comme vous mais aussi ceux qui ne pensent pas comme vous et peut-être au premier chef essayer de convaincre ceux qui ne pensent pas comme vous. Donc je
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Speaker A
n'ai pas une fois de plus cet esprit euh euh de de de partisan qui qui conduit à se situé dans la vérité d'un camp et et aujourd'hui encore donc ce qui me guide c'est c'est davantage euh l'exigence de
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Speaker A
rassemblement face à la gravité de la situation et des épreuves que nous traversons. J'avais demandé à Sébastien Lornu, le ministre des armées, mais est-ce que quand vous avez pris votre de votre fonction quand vous étiez secrétaire généralisé, donc vous êtes
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Speaker A
vous accédez à beaucoup d'informations au premier ministre aussi, au qu d'oret aussi d'ailleurs ministres étrangères et au ministère de la défense bien sûr.
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Speaker A
Est-ce que vous imaginez certaines choses et en prenant vos fonctions, vous avez été surpris de voir à quel point c'était vrai ? Vous avez vu des informations ? Est-ce que vous avez découvert des choses en vous disant "Ah
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Speaker A
oui, ça se passe vraiment comme ça ?" Ah oui, je demande pas quoi, je je ne regarde pas. H mais est-ce que vous avez appris des choses sur des dossiers en étant vraiment très étonné de ce que vous apprenez ? Non, parce que non,
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Speaker A
parce que la la la nature de l'information euh dans euh euh les allées du pouvoir, dans dans l'exercice du pouvoir, euh ce sont des informations qui souvent euh alors à des degrés variables mais viennent éclairer euh des situations euh qui ne
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Speaker A
sont pas axées sur des situations individuelles. pas des informations sur la vie des gens contrairement à ce qu'on peut croire. On a beaucoup glosé et on s'est beaucoup trompé d'ailleurs sur les activités des renseignements généraux mais c'est beaucoup plus le rapport des
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Speaker A
forces plus des situations locales ou nationales. Ça a beaucoup moins trait qu'on ne le croit et même pas du tout trait à la vie des individus. Je je parlais par exemple, il y avait des rumeurs à l'époque, Lady D
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Speaker A
avait été finalement tué par les services secrets. Ben j'ai écouté j'ai c'est c'est moi qui ai eu le premier l'information de la mort euh de Lady Did D et donc je suis bien placé pour savoir les rumeurs qui ont eu lieu après. Mais
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Speaker A
mais il arrive que des situations comme celle-ci arrivent à des têtes couronnées comme chacun d'entre nous. euh la banalité de la vie elle a lieu à tous les niveaux et à tous les âges. Donc euh euh oui, je
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Speaker A
sais à quel point il peut y avoir des fantasmes, euh des histoires ou tel dictateur à tu Oui, mais les les l'esprit du le complotisme s'est beaucoup développé les dernières années.
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Speaker A
Les réseaux sociaux jouent beaucoup avec ça, euh mais vous savez, la réalité est souvent beaucoup plus prosaïque. Ah oui.
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Speaker A
Par exemple, les OVNIS une époque vous quand vous étiez d'ailleurs en politique, il y avait toute une mode des OVNIS. Il a plein d' missions sur le surnaturel. En matière d'ovis, on a suffisamment à faire avec l'inflation, les déficits,
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Speaker A
les les les drames ici ou là. On n pas besoin de rajouter. Mais il y avait une mode à l'époque, il y a des émissions sur le surnaturel qui cartonnaient à la télé paranormal, pardon. C'était des cartons. Je peux vous dire que dans les
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Speaker A
secrets de l'État, il y a rien sur les ovnis. Donc il y a une BD qui a été adaptée en 2010 de de Antonin Bauder qui s'appelle Kedor qui qui était un de mes collaborateur au K d'orsais. Voilà.
78:17
Speaker A
Exactement. Il vous a il vous a posé des questions. Vous demandé avec Christophe Blin qui est un dessinateur absolument formidable tous les deux pleins de talent et et donc ils ont réalisé cette BD à l'époque sans me le dire et moi je
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Speaker A
l'ai découverte une fois qu'elle était écrite. Après ils en ont fait un film avec Thierry Lermite adapté. Est-ce que vous l'avez rencontré pour le conseiller ? Est-ce qu'il vous a Je connaissais Thierry l'ermite mais il n'a pas besoin
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Speaker A
de conseil, vous savez. Non, mais sur le rôle parfois il aurait pu vous poser des questions. Non, mais je crois que là, alors là, la BD avait suffisamment capté suffisamment d'éléments un peu insolites, un peu atypique pour viser
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Speaker A
juste. Euh donc après, il y a les parties prix de scénario, mais la BD était assez juste sur un univers assez particulier que les Français connaissent mal qui est l'univers des cabinets ministériels, les antichambres du pouvoir. Comment vous
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Speaker A
faites pour mobiliser une équipe d'une trentaine quarantaine de jeunes gens dans la force de l'âge et qui parfois 18 heur par jour sont sur le pont à donner le meilleur de même ? Et donc c'est comment vous comment vous les
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Speaker A
entraînez, comment vous leur donnez des raisons de se battre, comment vous leur donnez des raisons, y compris le dimanche à 11h le soir, ben d'être encore au turbain et encore de donner le meilleur de même. C'est c'était quoi
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Speaker A
vous qui avez fait beaucoup de fonctions très différentes à très haut niveau ? Le moment le plus dur de votre carrière.
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Speaker A
Vous êtes dit vraiment là c'est dur quand même, je tiens mais c'est dur. Il y a toutes les toutes les grandes épreuves toutes les grandes épreuves politiques, les manifestations de masse, le contrat premier en bouche, on a fait
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Speaker A
partie les émeutes des banlieux également en 2005. Vous az reconnu avec Z des Bonas, c'est ça ? Absolument.
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Speaker A
C'est ça. Ce sont des drames qu'on noublie pas qui sont marqués au fer rouge et et qui constituent souvent des des mamans avec des regrets, des moments où on se dit la vie de ces enfants bascule et et peut-être qu'il aurait été
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Speaker A
possible de faire autrement. Donc oui, c'est de ce point de vue-là, la politique, elle elle est elle elle est cruelle et et et et elle continue de de vous agiter, de vous réveiller la nuit en vous disant "Est-ce
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Speaker A
que j'ai fait tout ce que je devais faire ?" Et c'est pareil quand vous gérez une crise comme la Côte d'Ivoire, Madagascar, Haïti, vous êtes en permanence à vous poser la question jour et nuit de est-ce que c'est la bonne
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Speaker A
décision ? Est-ce que c'est comme ça qu'il fallait faire ? Est-ce qu'il ne faudrait pas corriger ? Au milieu du CPE, j'étais hanté par l'idée que faire pour transformer la proposition que j'ai faite et est-ce qu'il est possible de
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Speaker A
modifier les choses ? Moi, je voulais parler des enfants avant de terminer 2 secondes, c'est c'est important.
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Speaker A
Chris des banlionu c'est en 2005 donc c'est Z des Bin on en parlait juste avant ils sont rentrés dans un transformateur pour fuir la police en gros il y avait il courait il rentrent dans un transformateur ils reviennent
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Speaker A
ils reviennent d'un match de foot il traversent les cités et il y a un appel téléphonique euh d'une personne qui aux abords des chantiers voit ces jeunes gens et qui qui croient que ils sont en train de cambrioler euh un
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Speaker A
baraquement ce qui n'était pas le Et donc l'alerte est déclenchée. La police effectivement recherche ces jeunes gens. Ils se croient eux poursuivis, pensent qu'ils sont poursuivis. Il se replient sur un transformateur et deux d'entre eux sont électrocutés, deux meurent et et le
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Speaker A
troisième est grièvement brûlé. Et c'est évidemment un drame euh immense et et et des maladresses qui sont commises euh dans l'information que nous donnons sur le moment, notamment en reprenant les termes d'un communiqué du ministère de l'intérieur qui indique que
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Speaker A
c'est à la suite d'un cambriolage, d'une effraction que ces jeunes ont été poursuivis. Donc ça ça oui ça ça il y a le remord de de d'imaginer qu'il a pu avoir une fausse accusation. Il y a euh évidemment les esprits qui s'échauffent
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Speaker A
et puis il y a l'enchaînement. Il y a ce qu'on ne peut pas prévoir. Il y a euh à un moment donné le lendemain euh des émeutes qui démarrent à la suite du d'un déploiement policier. Il y a une grenade
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Speaker A
malencontreusement lancée à l'entrée d'une mosquée et puis et puis les choses se développent. Les choses se répandent d'un quartier à l'autre et puis vous vous retrouvez confrontés à des gigantesques émeutes qui doivent mobiliser tous les pouvoirs publics. Là, on vous voit en photo en
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Speaker A
2006 à Beyouth quand vous étiez premier ministre, vous descendez de de l'hélicoptère. Est-ce queen tant que premier ministre à des postes de fonction comme vous avez eu, vous avez eu peur pour vous, pour votre sécurité à vous, votre famille ? Est-ce que quand
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Speaker A
on atteint ce niveau-là, on a peur ? Oui. Oui. Sur des théâtres de guerre, sur les théâtres de crise quand on va en Afghanistan comme ministre de l'affaire étrangère, en Côte d'Ivoire, dans certaines circonstance où la crise est
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Speaker A
forte et vive. Vous allez au milieu de et vous sentez que que que les esprits sont très fortement échauffés.
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Speaker A
Donc oui, le risque est là. Mais il y a aussi le sentiment qui en quelque sorte l'antidote à la peur qui est le sentiment d'être là où on doit être. Le sentiment qu'on est juste, le sentiment qu'on fait ce que l'on
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Speaker A
doit, le sentiment qu'on représente la France. Et ça ça écarte tout le reste. Le sentiment d'être d'être juste, d'être véritablement dans l'exercice de la fonction qu'on doit exercer dans sa plénitude. Ça, je pense que c'est quelque chose qui vous permet de de vous
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Speaker A
dépasser. Quand vous allez quitter Matignon partez votre votre femme Marie Lore à l'époque et votre ex-femme aujourd'hui, mais qui était à l'époque votre femme va venir avec une veste brodée. Je mets la la la photo à l'image. C'est plus petite
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Speaker A
anecdote rigolote mais avec marqué adios ciao ciao. Bye bye. Salut sur toutes les langues. Vous étiez au courant qu'elle arrivéit comme ça ? Non, elle m'avait pas pas prévenu. Je savais que cette veste existait euh dans la quoi. Je suis
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Speaker A
pas un un adepte de de tout ce qui peut ressembler à à quelque chose de personnel montré en public. Mais je dois dire que c'est vrai que les épreuves qu'elle avait traversé à Matignon, sa personnalité aussi, c'est une artiste
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Speaker A
sculptrice euh lui ont permis à ce moment-là, et c'est très dur, vous savez, la vie d'épouse pour un pour un homme politique parce que ça conduit souvent à s'effacer, ça conduit à s'oublier. Et donc je trouvais qu'il était tout à fait normal et j'ai donc
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Speaker A
parfaitement bien compris qu'elle a eu envie d'adresser ce clin d'œil, ce signe dans le fond de ce qui pouvait ressembler à une forme de libération au dernier jours de Matignon. Vous étiez pas super content et par de de vous avez
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Speaker A
dit ? J'ai j'ai une idée de de la fonction qui fait qu'on s'efface derrière la fonction, mais je dois dire que j'ai compris si j'ai compris euh j'ai compris ce qui pouvait euh l'animer et l'envie qu'elle avait de à un moment
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Speaker A
donné d'être elle-même euh ce qui n'est jamais facile pour une femme d'homme politique. De vivre avec un homme politique. Ouais. Non, c'est difficile.
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Speaker A
Vous allez lourd. Vous allez avoir trois enfants, c'est ça ? Avec elle ? Trois enfants. Marie, Arthur et Victoire. Euh donc vous disiez tout à l'heure ce que j'ai fait de mieux dans la vie.
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Speaker A
Vous disiez tout à l'heure que malheureusement vous avez pas eu assez de temps parce que vous étiez très pris.
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Speaker A
D'ailleurs, votre ex-femme a dit "Il m'a trompé plusieurs reprises, il m'a trompé avec la France. C'est à quel point vous étiez à moment donné pris par ou hein par autre chose. Euh qu'est-ce que vous avez réussi avec vos enfants ?
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Speaker A
Ben, je crois que j'ai réussi à à leur transmettre l'héritage qui m'avait été transmis, euh les passions qui ont été les miennes. Et c'est une science merveilleuse que de pouvoir partager avec ses enfants la passion de l'art, la
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Speaker A
passion de la littérature, euh la passion du monde, la passion des voyages. Euh ils font quoi aujourd'hui ?
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Speaker A
Pardon, ils sont dans la politique ou rien à voir ? Marie Léné et et peintre et assez exceptionnel dans dans dans la générosité de de son tempérament, de sa de de son goût de créer, de partager.
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Speaker A
Mon deuxième enfant, mon fils Arthur est est à Hong Kong et il a entrepris dans dans de nombreux domaines et en particulier, il dirige une galerie d'art à Hong Kong. toujours la passion de l'art qui qui les anime tous et et un
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Speaker A
tempérament très indépendant, très très original aussi. Et la dernière victoire, elle a a fait HSC et a choisi la vie de l'entreprise. Et donc, elle a commencé aux États-Unis, à New York et elle vient de rentrer en France et elle
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Speaker A
a la caractéristique de d'être très singulière, suffisamment singulière pour rester à l'écart à chaque fois de tout ce qui touche à la politique ou à la vie publique. Je je demande ça à chaque invité son est-ce que vous avez raté
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Speaker A
quelque chose dans l'éducation que vous vous n'avez pas répété après avec les autres enfants ? On fait tous des erreurs en tant que parents. Parfois ça peut être trop d'écran, ça peut être trop de Qu'est-ce que vous avez fait ?
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Speaker A
Ma fille me dit souvent que le la première ou le premier c'est celui qui essuie les plâtres. C'est c'est souvent celui c'est le pain qui est trop cuit.
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Speaker A
Mais mais c'est vrai que on est souvent plus exigeant avec l'aîné et on se détend après et et ceux qui viennent après bénéficient de l'expérience qu'on a pu avoir comme père ou comme mère est donc plus compréhensif, plus
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Speaker A
accessible, parfois capable peut-être aussi de relativiser les choses, mais on est souvent plus dur avec les né et et c'est quelque chose qu'il faut qu'il faut avoir en tête. Vous voyez l'Inde l'Inde avec les ses colliers de de
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Speaker A
fleurs absolument inoui. C'est Marie Arthur là. C'est ça. Voilà. Mais la vie à l'étranger resserre une famille. Ça ça conduit à être encore plus proche les uns des autres dans une forme de de d'affection extrêmement extrêmement exigeante. On on on parle de sacrifice
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Speaker A
mais on s'imagine jamais jusqu'à quel point c'estd que parfois vous vous pouvez même rater des anniversaires. Par exemple s'il y a des déplacements, il y a des moments où ça peut lie votre femme pour les entendre au téléphone et
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Speaker A
cetera, ça va jusque là quoi. On rate beaucoup de choses. On rate beaucoup de vacances, on rate on rate des mamans importants comme les anniversaires.
88:34
Speaker A
Alors quand on est en Inde, c'est un peu moins grave parce que en anniversaire alors que parfois en France c'est c'est un clown qui est invité en Inde, c'est un éléphant qui est en général l'invité surprise des des fêtes anniversaire.
88:47
Speaker A
Donc pèse le père par rapport à l'éléphant ? pas grand-chose mais mais oui, c'est c'est ça c'est sans doute ce qu'il y a de plus difficile, de plus c'est là où on s'en veut, c'est là où on se dit qu'on ne fait pas totalement ce
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Speaker A
qu'on devrait faire mais voilà le le devoir exige. Il y a aucun moment honnêtement où on se dit "J'en ai marre là, je vais je vais arrêter, je vais partir avec mes enfants, ma femme pendant quelques semaines pour me
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Speaker A
reposer la politique, j'en peux plus." Rencontrer pas mal de hommes politiques. Ça arrive, ça arrive. Et je dois dire même que dans certaines fonctions, on compte les jours. On est un peu comme le condamné dans sa cellule qui met à la
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Speaker A
cré des bâtons pour signifier le passage des journées en se disant vive-moi laquille. Donc oui, ça existe ça bien sûr. C'est c'est parfois très douloureux, très difficile, très long et on tient parce que on croit en ce qu'on
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Speaker A
fait mais on a quand même envie d'y retourner 20 ans après quasiment. Oui, sans doute pas pour les mêmes raisons et sans doute pas encombré des mêmes des mêmes des mêmes motivations. Vous savez, quand vous avez 71 ans, vous ne
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Speaker A
cherchez pas à avoir votre photo en haut de l'affiche. Vous ne cherchez pas à marquer des points pour vous. Je dirais que à 71 ans, on a sans doute appris l'esprit collectif. On sait que c'est une équipe qui gagne, c'est un pays qui
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Speaker A
gagne, c'est un peuple qui gagne, c'est pas soi-même en exergue qui réussit quelque chose d'extraordinaire et qui peut avoir le sentiment d'être génial.
90:14
Speaker A
Toutes ces futilités, toutes ces fantaisies, on les laisse de côté et donc c'est d'abord pour faire gagner l'équipe de France et que quelqu'un d'autre finalement devienne la tête d'affiche a assez peu d'importance. Mais oui, on est dans l'esprit de de celui
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Speaker A
qui veut qui veut le meilleur, qui veut conseiller, qui veut tirer les leçons de des expérience qu'il a vécu, qui veut qu'on on évite de répéter des erreurs.
90:37
Speaker A
Donc c'est plus aujourd'hui l'esprit qui est le mien. C'est pas c'est pas tous pour moi, c'est tous pour la France.
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Speaker A
Revenir pour terminer dans dans une minute juste avant affaire Clair Stream pour expliquer en septembre, c'est à l'époque en 2004 en fait c'est le début de l'affaire Clair Stream. Je je l'explique en en deux trois phrases si je dis pas de bêtises. C'est une rumeur
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Speaker A
à la base qui parle du de en fait d'une liste de personnalités qui aurait des comptes bancaires secrets dans une banque luxembourgeoise. Il y aurait d'ailleurs sur cette liste, il y avait Nicolas Sarkozy et cetera. En réalité, tout est faux. On va l'apprendre après.
91:11
Speaker A
En fait, on vous accuse d'avoir su que ces documents étaient faux, mais les avoir laissé être diffusé sans rien dire. À l'époque pour salir Nicolas Sarkozi, il y a toute une histoire. Lui aussi vous accuse de vouloir arrêter sa
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Speaker A
carrière. Enfin voilà, vous êtes officiellement après relaxé en 2011. Tout est bien deux fois. Deux fois.
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Speaker A
Ouais. Tout se calme à mort en en 2008 et en 2011 pour la deuxième fois.
91:31
Speaker A
Comment vous le vivez vous ? Parz des moments très douloureusement. Très douloureusement parce que vous êtes atteint dans ce que vous avez de plus profond.
91:40
Speaker A
C'est très difficile de se voir accusé d'être victime de calomnie, d'être soupçonné. Je ne pouvais pas imaginer au départ. Et puis il faut se faire à l'idée que certains peuvent imaginer que c'est vrai que Nicolas Sarkozy a pu
91:53
Speaker A
lui-même se sentir blessé, a pu croire qu'il était attaqué. Euh et donc euh il faut très vite comprendre que que euh il faut il faut prouver. Il s'agit pas quand vous êtes un homme politique simplement d'être exonéré de ce que vous
92:08
Speaker A
avez fait au terme d'une enquête. Vous êtes en situation de devoir prouver que vous n'avez pas fait ce qu'on vous reproche. Donc en quelque sorte la charge de la preuve, elle vous revient.
92:17
Speaker A
Il faut démontrer que vous n'êtes pas celui qu'on croit. Et le simple fait qu'on puisse imaginer que vous l'ayez fait, c'est déjà quelque chose de Il y a pas de présemption d'innocence, c'est contraire en plus. Absolument. C'est quelque chose de déjà de
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Speaker A
particulièrement dur. Mais euh c'est un chemin où il faut se concentrer, s'oublier, accepter d'être d'être sali, accepter de se voir souiller son image, son honneur, ses intentions, sa famille.
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Speaker A
Et c'est peut-être ce qu'il y a de plus douloureux, c'est que ceux qui sont à côté de vous prennent les coups aussi.
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Speaker A
Et ça c'est ce qu'il y a de plus dur. Voir vos enfants souffrir, voir votre épouse elle-même attaquer.
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Speaker A
Cette idée que tout à coup tout change. Vous êtes mis au banc de la société, on ne vous parle plus. euh cette idée que il y a que l'exil qui peut vous permettre aujourd'hui de rester vous-même. Donc oui, ce sont des longues
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Speaker A
années à à prouver et même quand vous l'avez prouvé, quand vous êtes innocent et qu'on on a compris que vous ne l'aviez pas fait ce qu'on vouschait, voilà, ça n'intéresse plus. C'est dans c'est quelques lignes en bas de page et
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Speaker A
quand ça arrange tel ou tel dans la vie politique, on vous le renvoie à la gueule. Même quand on sait que les choses sont fausses et j'ai vu au cours des dernières années beaucoup d'accusations fleurir comme cela. Ah, il
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Speaker A
est payé par machin. Ah, il a à chaque fois les gens savent que c'est faux, mais on vous le renvoie comme une assignation. Et ça, c'est peut-être ce qu'il y a de plus douloureux la mauvaise fois, le fait de savoir qu'un argument
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Speaker A
est faux. Et c'est pour ça que j'ai fait le choix très tôt euh de de passer mon chemin, de ne pas en vouloir à ceux qui se livraient à ses comportements, de ne pas attaquer en diffamation. La dignité,
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Speaker A
c'est de rester soi-même euh de de marcher fidèle à ce que l'on est sans se défendre. Et je pense que les Français sont assez intelligents pour savoir discerner euh qui livrait et qui euh triche. Vous disiez vos enfants l'ont
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Speaker A
mal vécu, c'est même de l'intérêt, c'est douloureusement vécu. Douloureusement vécu vous dans une famille voir mis en cause votre père télé, c'est une souffrance.
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Speaker A
La cour de récréation est cruelle. voir des amis qui vous insultent, insultent votre père, vous considère vous-même enfant alors que vous êtes totalement à l'écart de tout ça, mis en cause. Oui, le la vie est cruelle et évidemment on
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Speaker A
souhaiterait pouvoir protéger, éloigner ses enfants de ce type de souffrance et et sans doute la plus belle preuve d'amour qu'il puisse vous donner, c'est de ne pas vous en vouloir. Vous pardonnez la vie politique. C'est de c'est non c'est de me pardonner à moi
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Speaker A
leur père de les avoir fait traverser cela. Ça c'est sans doute le plus beau cadeau que mes enfants puissent me faire. Moi très jeune compris que on ne se bat pas contre un autre. On se bat pour quelque
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Speaker A
chose, on se bat au service de quelque chose. Et la passion que j'ai eu la chance d'avoir par l'exemple qui m'a été donné dans ma famille, c'est l'idée que servir c'était se grandir. Vous en êtes voulu vis-à-vis de vos enfants à un
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Speaker A
moment donné dire est-ce que ça vaut le coup de de faire ça à ma famille et tout ? Est-ce que quand on a autant de responsabilité, parfois on s'en veut ?
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Speaker A
Oui, on s'en veut. On s'en veut. Mais mais c'est là où une famille c'est c'est la capacité de de s'écouter, de se parler. Mais j'ai eu la chance de d'avoir des enfants qui qui ont pris le temps de
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Speaker A
m'expliquer des choses que je comprenais pas parce que vous savez les époques changent, les situations changent. Pour pas être un boomer mais oui les les nouvelles des musiques des musiques, des émotions, des sentiments, des regards qui étaient qui étaient les leur qui étaient ceux de
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Speaker A
leur génération. avoir des enfants qui ont la patience de vous expliquer comment se servir de tel ou tel outil informatique. J'ai eu la chance de bénéficier d'une éducation que m'ont offert mes enfants. L'éducation c'est à double sens. Vous allez devenir
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Speaker A
avocat euh à 54 ans 2000 2008 enfin fin 2007. C'est pas une petite expérience que de se retrouver pour la première fois en robe rêve d'enfant avec des jeunes de de 23 ans. Pourquoi vous avez voulu donc arrêter la politique et
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Speaker A
partir changer complètement de vie ? Alors d'abord je vous dirai la vérité c'est que d'abord j'avais pas beaucoup de choix. Il fallait réinventer une vie.
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Speaker A
Vous êtes en politique, ça s'arrête en 2007, vous êtes l'objet de calomnie de suspicion et et il faut vous défendre, vous savez. Euh, il y a pas beaucoup de mains qui seentent, il y a pas beaucoup d'invitations à dîner, il y a pas
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Speaker A
beaucoup de Ah, du jour au lendemain, vous voyez le tout s'arrête, tout s'arrête et il y a bien des égards. Vous êtes montré du doigt, vous êtes moqué, on se fout de vous dans la rue parfois.
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Speaker A
Non, c'est arrivé. Oui oui oui bien sûr insulter mais vous savez dans dans les deux dernières années les harcèlements les insultes les menaces y compris parfois les menace de mort me vis en mo visant mes enfants et ma famille c'est
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Speaker A
quelque chose qui fait partie du quotidien vous savez faut pas penser que l'homme politique tout est facile et tout est rose. On voit souvent la voiture, le chauffeur, l'officier de sécurité mais il y a parfois de l'hostilité, il y a parfois de la rage,
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Speaker A
il y a parfois une cristallisation de la colère qui peut se faire et donc il faut passer à travers tout ça. Et là donc je me retrouve au sortir de Maton, premier ministre, je me rappellerai toujours l'un de mes très vieux amis et me
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Speaker A
regardant en me disant "Mais dans le fond, tu sais faire quoi toi ? Et vous vous retrouvez dans cette situation ? Il faut repartir à zéro. Il faut comme quelqu'un qui vient d'être licencié d'une commence dans la vie
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Speaker A
professionnelle. Tout doit recommencer et et et rien n'est facile. Croyez-moi. Il y a pas tous les gens qui vous avaient fait des promesses parce que Dieu sait s'il y en avait des propositions. On te propose de de venir
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Speaker A
dans le domaine de l'art président de ceci. On te propose de diriger teling tank. Là plus personne. Ouais. Et donc voilà, il faut compter sur soi-même. Et donc le métier d'avocat a été, c'est vrai, a été pour moi une opportunité
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Speaker A
de nouer avec un monde où je pouvais dans le domaine de la médiation, dans le domaine du règlement de certains contentieux et bien faciliter les choses parce que mon métier depuis que je suis tout petit parce que j'ai vécu dans des
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Speaker A
circonstances familiales qui ont fait que l'angoisse de mon père, l'inquiétude familiale fait que j'étais le second et donc j'avais vocation à servir de trait d'union entre mon frère tempérament très fort difficile et mes parents. J'avais vocation à être en
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Speaker A
quelque sorte le diplomate de la famille et en même temps celui qui pouvait faire rire dans certaines circonstances et donc développer c ce goût pour régler des problèmes, pour trouver des solutions, pour faire preuve d'imagination et donc le métier d'avocat
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Speaker A
à cet égard était tout trouvé. Vous avez lancé votre parti politique, la France humaniste, un mouvement d'idée, un mouvement de citoyens, un mouvement rassemblant des association, la France humaniste. Parce que je pense que c'est la France, c'est le visage de la France,
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Speaker A
l'humanisme l'altérité l'universalisme, c'est ce qui fait que la France c'est pas un pays tout à fait comme les autres. Et moi, j'ai grandi avec cette idée que il y avait il y avait un destin français et évidemment, il s'incarnait ce destin français dans
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Speaker A
des grandes figures de notre histoire. Quand on crée un parti politique, on va aller euh chercher des amis des d'autres politiques qui vont venir vous rejoindre pour euh fortifier ça. Comment ça se passe ? Bah c'est ça qui est un peu
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Speaker A
unique dans pour moi en tout cas parce que je ne l'ai pas connu précédemment même si j'avais créé dans le passé un autre mouvement. Ce qui est unique c'est euh l'engouement, le le le le sentiment que qu'il y a une attente, qu'il y a une
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Speaker A
réception favorable face à cela. le fait que euh dans la jeunesse, je sens dans toutes les universités où je me déplace, dans tous les déplacements que je fais en province, j'étais à Mulous il y a quelques semaine, j'étais à à Marseille,
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Speaker A
à Toulouse. Je sens qu'il y a un besoin, un besoin de confronter ces idées, un besoin de penser la politique autrement, un besoin de faire de la politique autrement et puis un besoin de s'engager. Nous sommes dans un moment où
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Speaker A
à nouveau on veut croire que la politique pourrait changer les choses. On veut croire que s'engager ça peut aussi changer les choses et cet engagement il est plus que jamais nécessaire si l'on veut être capable d'être à la hauteur de notre ambition
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Speaker A
française. Dans votre livre, vous dites, j'ai noté la phrase, mon premier devoir, c'est de faire en sorte d'apporter jusqu'au bout la contribution qui est la mienne. C'est quoi le bout du chemin politique ? Bah, c'est jusqu'au bout.
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Speaker A
jusqu'au bout de la dernière force de de la dernière marche de ce que l'on peut donner à son pays. Et une fois de plus, ce je ne parle pas là de la dernière marche du pouvoir. Certains très très
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Speaker A
jeunes se rêvent tout en haut de l'affiche. Moi, je ne rêve pas d'une fonction. Je rêve d'aller au bout d'une mission, d'une mission que je me suis fixé enfant et qui est de servir mon pays. Tiens, si vous décidez de vous
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Speaker A
présenter pour 2027, si on lit votre livre, on peut retrouver des idées justement dedans. On peut on peut peut se nourrir dans le livre. Ah, il y a il y a Oui. Les convictions qui sont les miennes. Il y a des pistes, il y a des
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Speaker A
propositions. C'est pas un livre de programme. C'est un livre qui vise à à permettre à chacun de comprendre l'époque que nous vivons et à donner des clés. Voyez ? Nous avons une situation qui évolue en Iran. Comprendre les
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Speaker A
enjeux, comprendre ce qui se passe car il y a en matière internationale comme en matière nationale des processus. Donc tout ça c'est permettre à chacun d'avoir des clés pour mieux comprendre les enjeux de notre vie collective et mieux
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Speaker A
se situer en France et dans le monde. Quand on est numéro 1 du classement des personnalités préférées politiques des des Français qu'on crée son parti politique à un an et demi de présidentielle, on attend quoi pour annoncer qu'on sera candidat ? D'abord,
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Speaker A
on attend que que la campagne présidentielle soit lancée, que que les Français se se posent la question de cette élection et soit dans cette élection. Aujourd'hui, nous sommes à 2 ans d'une échéance et nous sommes à un moment où il y a des besoins
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Speaker A
fondamentaux qu'il nous faut satisfaire. Il y a des défis qu'il nous faut relever. Nous sommes encore dans le temps de l'action politique avant de rentrer dans le temps de l'élection. Je veux montrer qu'au-delà des partis des Français très différents et c'est pour
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Speaker A
cela euh que la France humaniste est un parti ouvert à tous quels que soient les engagements politiques euh et c'est un parti auquel on peut adhérer euh tout à fait gratuitement. Donc c'est vraiment le souci euh euh de montrer euh par son
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Speaker A
engagement euh qu'on peut servir son pays, euh qu'on peut euh développer de nouvelles idées, euh mettre en place ou penser de nouvelles politiques. C'est vraiment essayer euh de se projeter en en en pleine citoyenneté dans le monde qui vient. Comment on se prépare ?
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Speaker A
Est-ce que on apprend des choses ? Si toutefois vous annoncez candidat, comment on se prépare ? C'est c'est une gymnastique de tous les instants.
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Speaker A
Apprendre apprendre de la personne qui vient vous voir pour vous dire voilà il y a tel problème, vous n'y vous n'y prêtez pas assez attention. C'est lire les courriers que vous recevez pour essayer de là aussi de de s'imprégner de
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Speaker A
de destin personnel, de trajectoire personnelle. C'est euh essayer en permanence d'être à l'écoute des problèmes du monde euh et euh euh à la recherche, et ça c'est un travail euh collectif, à la recherche des bonnes pratiques, des bonnes idées, euh des
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Speaker A
bonnes politiques qui permettraient euh euh d'apporter des réponses euh aux difficultés que qu'éprouvent les Français. Est-ce que les Français qui vous aiment et qui vous suivent, ce qui peuvent espérer que vous arriviez peut-être en 2027 dans candidat ?
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Speaker A
le le le travail que je fais, c'est un travail pour essayer d'apporter ma contribution à un débat national. Et je ne rassemble pas avec l'idée d'en tirer un parti ou d'en tirer un profit. Je rassemble avec l'idée que c'est la clé
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Speaker A
d'une réponse pour la France, que la République a besoin que chacun d'entre nous à un moment donné euh s'engage. Et c'est pour cela que je m'adresse à tous les Français une fois de plus, quel que soit leur couleur politique, queles que
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Speaker A
soient leurs idées, quel que soi leur engagement, il y a un chemin qui peut nous rassembler. Et l'unité, nous le voyons plus que jamais dans le monde d'aujourd'hui. C'est la clé pour avancer et marquer des points dans le monde.
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Speaker A
C'est c'est vrai en football, c'est vrai dans la vie. Merci pour votre réponse. Le pouvoir de dire non, voilà, chez Flamarion, si vous voulez aller chercher le le livre de Dominique de Villepin, je vous mets le lien en cliquable dans la
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Speaker A
description, voilà, sur YouTube si vous nous regardez sur YouTube et si vous nous écoutez en podcast audio, Spetfighter, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci beaucoup. Je vous disais tout à l'heure, on est encore premier podcast de France aujourd'hui tournage.
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Speaker A
Merci 1000 fois pour ça. Dans la description de ce podcast, je vous mettrai donc le lien pareil pour commander le livre. Merci beaucoup Dominique DP d'être venu jusqu'à nous pour passer on a pris le temps de pouvoir aborder plein de suitant
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Speaker A
souhaitant que vous réchiez longtemps numéro 1. Merci beaucoup. On va croiser les doigts. Merci beaucoup à toute l'équipe aussi d'avoir préparé l'émission. On se retrouve tous les mercredis, vendredi et dimanche sur les jambes. Je vous embrasse. On se retrouve
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Speaker A
très vite pour une prochaine vidéo. Ciao tout le monde. [Musique] He. [Musique] Yeah.
Topics:Dominique de VillepinJacques Chiracpolitique françaiseréseaux sociauxPremier ministreministre de l'Intérieurclassement politiqueexpérience politiqueLes Gendespolitique et médias

Frequently Asked Questions

Quelle est la relation entre Dominique de Villepin et Jacques Chirac évoquée dans la vidéo ?

Dominique de Villepin raconte une anecdote où Jacques Chirac lui a dit qu'ils travailleraient ensemble un jour, soulignant leur proximité politique et personnelle.

Comment Dominique de Villepin perçoit-il l'impact des réseaux sociaux sur la politique ?

Il considère que les réseaux sociaux ont accéléré la vitesse des jugements, les rendant plus cruels et violents, tout en provoquant une amnésie politique rapide.

Pourquoi Dominique de Villepin est-il surpris d'être en tête du classement des politiques préférés des Français ?

Il explique que c'est une surprise car il revient de loin, et il pense que son silence prolongé et son expérience lui donnent une certaine liberté et une écoute plus bienveillante.

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