Speaker A
Bonjour à tous, merci d'être là. Je peux déjà vous faire participer un petit peu au niveau du chat. Bonjour à tous, aujourd'hui nous allons vers une séance qui s'intitule le soin aux observateurs, que vous trouverez également dans la littérature sous le terme soi, comme contexte, soi profond ou encore la perspective, la prise de perspectives sur soi. Donc c'est un terme, c'est un concept qui a plusieurs termes, il n'a qu'une seule définition en tout. L'enjeu de cette vidéo est de vous expliquer ce que c'est en théorie et d'essayer de nous faire toucher un peu du doigt ce que c'est en pratique. Alors le soin observateur ou soi profond va principalement aborder deux choses importantes : le langage et les expériences du passé, la manière dont nos expériences du passé influencent encore à l'heure actuelle, à l'âge adulte, le langage que l'on utilise pour parler de soi, pour se conceptualiser. Par malheur, je vous ai dit tout à l'heure que ça s'appelait le soi contexte, mais je me suis trompé. En fait, non, pas dans le soi contexte où il parle. Si je commence à m'emmêler les pinceaux, c'est de la manière dont ce qu'on sait, que tu as, le soi, c'est-à-dire notre soi concept, notre soi conceptualisé. L'idée de la thérapie, l'enjeu de la thérapie, c'est de passer du soi concept au soi contexte. Donc c'est un petit peu barbare comme démarche, et même moi je le perds, mais on va essayer de travailler ça de manière pratique, pratique, et ça peut éventuellement nous permettre de répondre à une question existentielle : qui je suis ? Puisque si je ne suis pas une mère, une épouse, la fille de l'employé de, ou le patron de, si je ne suis pas tout ça, c'est quelque chose d'autre finalement. Comment est-ce que je peux me définir ? Personnellement, non, merci pour vos participations. Du coup, je ne vous demande pas si vous voyez bien, si vous vous entendez bien, parce que j'ai ma vie que c'est le cas, sinon vous ne répondriez pas. Donc pour vous donner un exemple simple, si on a toute son enfance élevée avec l'idée qu'on est un bon à rien, il est très probable qu'à l'âge adulte, enfin pour certaines personnes en tout cas, à l'âge adulte, la réponse ait finalement été : qui je suis ? Eh bien, je suis un bon à rien. Donc voyez comment le langage qui pouvait être utilisé dans l'enfance peut être réutilisé en se l'appropriant soi-même, comme si on devait se définir. Et c'est dans ce sens-là que le soi devient un concept : je suis le bon à rien. Alors que nous, on va essayer de prendre un peu de distance avec ces conceptualisations de ce que je suis, ce que je pense être et comment être. En fait, cette prise de distance de manière automatique, sachez que l'on tombe tous dans le piège du langage, et on va y revenir ensemble tout à l'heure à comment est-ce qu'on est vraiment tombé dans ce piège du langage. Qu'elle soit différente manière de tomber dedans, on essaiera de faire une vidéo plus pratico-pratique où je vous ferai participer, je me ferai vos réponses et d'accord, pourra y participer. L'intention de la vidéo aujourd'hui, c'est de prendre conscience de ces pièges à travers la théorie et la pratique, ou et surtout la pratique, et comment est-ce qu'on apprend sur la mesure de la thérapie, notamment les thérapies d'acceptation et d'engagement, parce que c'est principalement dans ces types de thérapie que l'on peut le plus travailler le soi concept et le soi contexte, ou le soin penseur et le choix observateur. Ce qu'il y a, différentes tables qu'on peut utiliser. Vous avez compris comment est-ce qu'on pratique cet entraînement, la prise de distance entre ce qui est conceptualisé et ce qui va être observé avec un peu plus de distance et d'objectivité. Donc je vous demande de vous munir d'une feuille et d'un stylo, parce que pour certains exercices, il va falloir prendre des notes au fur et à mesure que je vous explique la théorie, et autant vous prenez des notes. L'idée, c'est d'arriver à vous approprier par rapport à nos expériences personnelles qui ont pu survenir dans l'enfance, ou l'adolescence, ou au début de l'âge adulte, ou même encore des situations qui peuvent survenir maintenant, et qui lient la façon dont vous allez vous percevoir, la façon dont vous percevez. Moi, je me présente, moi, je m'appelle My Martinelli, je suis psychologue et neuropsychologue. Je travaille dans le service de, dans le service de psychiatrie adulte du projet Salanson à l'hôpital de la Conception à Marseille. Cette vidéo sur le soin observateur, elle est déjà présente sur YouTube, mais comme elle n'était pas du tout suffisamment complète, j'ai décidé de la refaire, de la compléter. Donc elle sera supprimée dans les jours qui viendront, puisque celle-ci sera beaucoup plus complète. Qu'est-ce que je vais vous dire au moins de décembre ? Je vous le dis en introduction, j'ai peur que sinon, j'ai peur d'oublier à la fin. Au mois de décembre, il n'y aura pas de live avec moi le lundi, parce que je serai en vacances. Par contre, le 7 décembre, donc le lundi 7, il y aura un live de Nathalie Parent, où là je donne déjà le thème, comme ça vous pouvez le noter si jamais ça vous intéresse, ou faire passer le message. Nathalie Parent, de la RRQ et Cyclope dans notre service, spécialiste des addictions, et le thème de l'info du lundi 7 décembre, ce sera les principales conduites addictives chez les adolescents, à savoir le cannabis, les jeux vidéo, le tabac et l'alcool. Elle parlera également des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes filles. Normalement, les autres lundis du mois de décembre, il n'y aura pas de live. Il y aura des vidéos en direct du mardi au vendredi, par contre. Oui, effectivement, il n'y a pas de remplacement pour le créneau du lundi en décembre, sauf pour le set. Alors, je me suis longtemps questionné par rapport à cette vidéo, le plan que j'avais plus propre, et dans cette vidéo, est-ce que je parlais d'abord de l'or, et puis ensuite de l'expérience, je fais expérimenter, et ensuite en théorie. Ensemble, c'est très compliqué, parce que normalement, si j'étais en thérapie avec un patient, je lui ferais expérimenter, et ensuite développer un apprentissage expérientiel, un apprentissage sur ce qu'il a expérimenté, et à partir de là, en découlerait la théorie pour les vidéos. Et puis même si je devais avoir un email, c'est un peu plus compliqué, parce qu'il y a quand même besoin d'un petit apport théorique avant de pouvoir expérimenter. Donc je vais essayer de faire une petite théorie, mais pas trop, sans rentrer trop dans les détails, parce que l'idée, c'est que vous gardiez aussi votre apprentissage, en notre sens, être biaisé par la théorie, mais en même temps quand même donner quelques éléments de définition préalable. Donc je vais vous parler du plan de la vidéo, ensuite on passera à la définition, aux éléments de définition et aux modèles théoriques. On commencera par sa redéfinition, des modèles théoriques. Ensuite, on parlera de la manière dont le sens de soi peut être biaisé à travers trois éléments, et là je vous demanderai de participer avec votre feuille et votre stylo. Je vous parlais de l'exemple, l'exemple qui est assez complexe, mais en fait il est très facile à comprendre, l'exemple de la thérapie d'acceptation et d'engagement, pour que vous puissiez comprendre de manière plus globale la thérapie à partir de ce petit concept-là de soi profond. On y revient, tout est là. Donc ça, c'est sur la partie modèles théoriques et définitions. Ensuite, on fera un exercice pratique qui durera près de 15 minutes, en direct, à travers différentes questions que je vais vous poser. Et là aussi, pour ces questions-là, vous pouvez prendre des notes, répondre directement via le chat. En tout cas, je vous demanderai si c'est possible pour vous de me répondre en écrivant sur la messagerie. Si vous visionnez cette vidéo en replay, il n'y a plus de chat possible, vous pouvez laisser des commentaires en dessous de la vidéo. En général, j'essaie de répondre à tout le monde. Des fois, j'ai un peu de retard, mais tout le monde. Et ensuite, un plus, ce sera la...