Tout va bien (Episode 12) – Dao (Alain Gomis) & Juste u… — Transcript

Analyse approfondie des films Dao d'Alain Gomis et Juste une illusion de Toledano & Nakache dans l'émission Tout va bien, épisode 12.

Key Takeaways

  • Dao est une œuvre ambitieuse malgré un budget limité, offrant une expérience cinématographique unique.
  • Alain Gomis explore des thèmes récurrents liés à l'Afrique, la mort et l'identité à travers ses films.
  • Juste une illusion se distingue par son budget et ses ambitions esthétiques plus élevées.
  • La durée et la structure narrative de Dao (plus de 3h, deux cérémonies) renforcent son originalité.
  • La connaissance du cinéma de Gomis peut enrichir la compréhension de ses films récents.

Summary

  • Présentation de l'émission Tout va bien, épisode 12, co-créée par François et l'intervenant.
  • Discussion centrée sur deux films récents : Dao d'Alain Gomis (sorti le 29 avril) et Juste une illusion de Toledano & Nakache (sorti le 15 avril).
  • Comparaison des budgets et ambitions esthétiques entre Dao (budget modeste) et Juste une illusion (budget ambitieux).
  • Critique de la répétition thématique chez Alain Gomis, notamment son focus sur l'Afrique et la mort.
  • Rappel de la filmographie d'Alain Gomis, avec des films clés comme La France (2001), Félicité (2017), et T (2013).
  • François avoue une connaissance limitée du cinéma de Gomis, mais exprime son enthousiasme pour Dao.
  • Description de Dao comme une expérience cinématographique rare, avec une durée de plus de 3 heures.
  • Le film Dao est structuré autour de deux cérémonies : un mariage en région parisienne et un rituel funéraire en Guinée-Bissau.
  • Thèmes majeurs abordés dans Dao : transmission, héritage, identité, et la dualité entre deux continents.
  • Mention de la volonté de Gomis d'échapper aux formats cinématographiques habituels pour proposer une œuvre plus libre et organique.

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Speaker A
Microsoiné, bonjour ou bonsoir, ça va dépendre de l'heure à laquelle vous allez découvrir ce nouvel épisode, ce 12e épisode si je ne me trompe pas de TVB.
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Speaker A
Tout va bien. L'émission qu'on a cocréée, François et moi, il y a quelques mois de cela. Et déjà, d'une part, je suis très content de renouer le dialogue avec François. D'autant plus qu'on va parler de deux films.
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Speaker A
Cette fois-ci, l'un des deux a été une très, très grosse surprise et on préfère en parler, bien évidemment, à l'issue de cette émission, mais vous avez, je pense, déjà eu un aperçu si vous avez vu les dernières minutes de la
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Speaker A
précédente émission qui était consacrée aux rayons et aux ombres, le film de Xavier Januli. Nous allons parler aujourd'hui non pas du film de Januli qui était prévu. Il y a eu un revirement et François en est l'auteur.
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Speaker A
Est-ce que grâce à lui ou à cause de lui, on verra ça d'ici quelques minutes. Mais en tout cas, ce film-là, c'est Dao, qui est le 7e film, le 6e film ou 7e film d'Alain Gomis, qui est sorti
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Speaker A
le 29 avril, alors que le film Juste une illusion de Toledano et Nakache, les TN, est sorti le 15 avril. Donc nous allons parler de Dao et ensuite de Juste une illusion. Mais avant cela, bien évidemment, François, comment vas-tu ?
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Speaker A
Ça va très bien. Ça va très bien. Toujours content de parler de Toledano et Nakache, même si on va quand même consacrer l'essentiel de l'émission à Dao.
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Speaker A
Non, pas Étienne, mais le film d'Alain Gomis. Oui, oui, Dao qui est pauvre d'un point de vue, au niveau du budget bien évidemment, pas assez ambitieux, Dao au niveau du budget, contrairement à nos amis Toledano et Nakache qui est très, très
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Speaker A
ambitieux au niveau du budget, mais ça peut-être qu'on, qu'on, je crois qu'Alain Gomis n'a toujours pas compris que pour faire un bon, un grand film, il faut avoir un grand budget, quoi. C'est concernant une aussi petite intelligence des moyens de production, alors que Toledano et Nakache, ils savent se donner les moyens de leurs ambitions, je dirais esthétiques.
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Speaker A
Exactement. Exactement. Et puis surtout, la, la, le, la, et puis on va tout de suite parler de Dao, mais surtout le fait que Gomis, sans tête, sans tête vraiment, sans tête en sept films, de toujours parler de la même chose, voire même d'avoir l'outrecuidance de poser sa caméra, de son dans ce continent qui s'appelle l'Afrique. On sait que ça, avant, pas, on sait que c'est pas très réfléchi, ce, ce, effectivement, ce sabotage économico-esthétique, ça laisse un tout petit peu songeur quand même. Enfin, on va rentrer dans le détail, bien sûr.
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Speaker A
Alors juste rappeler quand même quelque chose de très important. Moi, j'aime bien donner les titres de ses précédents films à monsieur Gomis, Alain Gomis. Il est là quand même depuis un certain temps. Faut pas, faut
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Speaker A
pas le, parce que je pense que beaucoup, beaucoup de personnes ont découvert Gomis avec ce film-là. Quoique avec un autre, les deux autres peut-être avant, il y avait Rewind on Play en 2021 ou 22, je crois, qui était un documentaire
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Speaker A
assez incroyable. Et puis il y avait surtout Félicité en 2017. Mais moi, j'ai découvert Gomis pour la petite histoire avec son premier film La France en 2001.
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Speaker A
Ensuite, il y avait L'Andalou en 2008. Il y avait déjà Samir Guesmi qui était déjà là. Pourquoi je dis ça ?
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Speaker A
Parce que dans le film d'Alain, peut-être, je pense, des acteurs, des actrices, qu'ils soient professionnels ou non professionnels, mais je crois qu'à un moment, on parlera même plus de ça, de dire non professionnel, professionnel, tellement que c'est assez, assez, assez
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Speaker A
impressionnant. Et ensuite, en 2013, il y avait T, qui a été pour moi très longtemps mon préféré de Gomis, et d'ailleurs j'avais organisé un festival Microsin au Club de l'Étoile et j'avais reçu Alain Gomis qui était venu
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Speaker A
et il était en repérage d'un film dont je ne connaissais pas le nom, mais je crois que c'était Dao avec le recul. Et donc il nous avait parlé de T, qui est un film qui part d'une idée
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Speaker A
incroyable. C'est un mec qui se réveille un matin et il sait qu'il va mourir dans 24 heures. Tout le monde le sait dans le village, dans la ville. Et donc il vit ses 24 dernières heures et
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Speaker A
donc il voit des amis, sa femme, sa maîtresse, le rapport avec la mort, hein, toujours là chez Gomis. Et je ne sais pas si tu l'as vu, en tout cas c'était un film assez impressionnant.
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Speaker A
Donc soit c'est toi qui m'as dit, écoute, on va mettre G Venton de côté pour plein de raisons, on va parler de Gomis, et je t'avais pas, je t'ai pas posé, si je t'ai posé la question, mais ça m'a
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Speaker A
intéressé de savoir davantage ce cinéma, depuis quand tu connais ce cinéma et pourquoi tu voulais en parler, de ce film ?
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Speaker A
Non, je connais très, très peu le cinéma de Gomis. C'est beaucoup moins bien que toi d'après ce que tu viens de dire, de faire ton petit historique avec lui.
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Speaker A
Moi non, moi mon historique est très pauvre avec Gomis parce qu'il n'y a aucune autre explication à ça que ma négligence et mon inattention, ce qui est un péché critique majeur. Je crois que j'avais vu La France à sa
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Speaker A
sortie, qui ne m'avait pas ébloui d'ailleurs, que j'ai revu et qui de fait est très en deçà de ce qu'il a pu faire par la suite. Mais c'est normal, hein, je veux dire, on commence, on tâtonne, on esquisse.
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Speaker A
D'ailleurs, il était, je pense, très désargenté à l'époque, ce film, plus encore que ne pourrait l'être d'A. Voilà. Là, j'ai un peu rattrapé quand même les choses. D'abord, j'ai vu Dao avec quand même une grande euphorie.
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Speaker A
D'où ma suggestion qu'on change la programmation parce que on peut dire que Obamo, le film de G Venton, ne m'a pas procuré une grande euphorie, m'a plutôt convaincu dans l'idée que bon, bah, Gomis ne présente plus grand intérêt et donc
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Speaker A
je ne vois pas ce qu'on aurait pu dire si ce n'est des commentaires un peu embarrassés quand même eu égard au reste de respect qu'on maintient à Gomis pour avoir fait deux ou trois chefs-d'œuvre à un moment de sa vie, à un moment très bref, et voilà, entre, bah, je veux dire, entre un film comme Dao et un film comme, je ne sais même plus comment s'appelle le G Venton, la corde au cou, je ne sais plus en anglais.
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Speaker A
Bon, bah, on a l'impression d'un cinéma vivant d'un côté et puis d'un cinéma, bon, qui survit à sa propre mort de l'autre côté. Je suis un peu cruel, mais c'est vraiment l'effet que ça pourrait faire puisque il se trouve que
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Speaker A
les circonstances temporelles ont fait que j'ai comparé les deux et du coup j'ai vu un film que j'avais aussi négligé de voir qui est Félicité, dont je t'ai dit très vite de le voir ou de le revoir parce que je trouve que
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Speaker A
c'est un film assez éblouissant par moment. Voilà, et Dao est aussi un film assez éblouissant par moment. Donc je suis très content qu'on en parle ce soir.
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Speaker A
J'ai, je trouve que Dao, de manière très factuelle, il veut le dire de manière très factuelle, c'est une expérience de cinéma qui est assez, me concernant, qui est assez rare aujourd'hui en tout cas depuis un certain temps, me concernant. Donc c'est
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Speaker A
un film déjà qui dure 3h. C'est quand même intéressant de le dire ça. 3h12 même, un peu plus. Et c'est un film qui échappe volontairement aux formats habituels qui proposerait peut-être quelque chose de plus libre.
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Speaker A
Si je devais le contextualiser dans la filmographie même de Gomis, bien évidemment, je trouve qu'il va encore beaucoup, beaucoup plus loin dans ce format-là. C'est parfois très organique, même à un moment.
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Speaker A
Le film se construit autour de deux cérémonies pour le coup. Il y en a une qui est un mariage en région parisienne et puis il y a un rituel funéraire en Guinée-Bissau, qui a deux moments de vie, deux espaces, il y a deux continents et entre les deux une même famille qui est traversée par des questions de transmission, d'héritage, d'identité.
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Speaker A
Mais là où c'est intéressant, c'est que c'est un film, j'ai l'impression, qui pose toujours cette question assez, assez, assez intéressante chez Gomis à...
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Speaker A
Si je devrais si je devais le contextualiser dans la filmographie même de Gomise bien évidemment. Je trouve que il va encore beaucoup beaucoup plus loin dans cette dans dans ce format là. C'est parfois très organique même à un moment.
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Speaker A
Le film se construit autour de deux cérémonies pour le coup. Il y en a une qui est une qui est un mariage en région parisienne et puis euh et puis il y a il y a un rituel funéraire en en Guiné
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Speaker A
Bisso qui a deux moments de vie qui deux espaces, il y a deux continents et entre les deux une même famille qui est traversée par des par des questions de de de transmission, d'héritage, d'identité.
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Speaker A
Mais euh là où c'est intéressant, c'est que euh c'est un film, j'ai l'impression qui pose toujours cette question assez assez assez intéressante chez Gomis à savoir comment comment on peut raconter des vies sans les réduire ou euh ou
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Speaker A
faire exister des des histoires sans les enfermer. Moi, j'avais l'impression que Gomiz pendant dès le début du film, il nous met dans une position de quelqu'un quelqu'une qui va assister à la construction d'un film. On assiste à la
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Speaker A
construction d'un film. comment le film se construit. Alors déjà, il y a bien évidemment des repérages, il y a les repérages actrices, acteurs. Donc on voit déjà quelques comédiennes ou qui enfin quelques quelques quelques visages qui sont qui ont été qui ont été choisis
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Speaker A
et puis on commence à voir progressivement qui va être choisi, qui va interpréter tel personnage, tel rôle.
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Speaker A
On commence à voir c'est très y a c'est très très beau parce que elle marie sa fille. Donc on voit un moment l'actrice enfin je vais la comédienne qui joue sa fille et le comédien qui joue le mari de
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Speaker A
de sa fille, ils sont en train de répéter et on assiste comme ça un et à aucun moment je trouve que dans le film il y a il y a il y a réellement une une trame narrative dans le sens où il y a
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Speaker A
des des al il y a des moments des petites cases comme ça qu'il faut colorier dans dans le mariage et un moment il y a une bagarre mais peu importe j'ai l'impression que c'est un film qui est toujours en en construction
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Speaker A
et qui ne se termine pas même le dernier plan est un plan qui est complètement inachevé. C'est un plan qui c'est un film qui ne se termine pas. Ce film ne se terminera jamais. Et ça c'était la première fois que je le vois parce que
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Speaker A
je l'ai vu deux fois. Je me disais mais c'est très abstrait. Mais moi la première chose première chose en sortant de la salle, je me suis dit ce gars a une a un un comment dire euh il a une
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Speaker A
foi en nous spectateurs, spectatrices. Ouais. il nous fait il il nous il il déjà il nous considère comme des gens très intelligents, extrêmement patients.
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Speaker A
Euh il a une foi incroyable au niveau du du cinéma et de la relation avec le spectateur. Et puis je trouve surtout qu'il y a un j'ai l'impression que alors je me suis un peu renseigné enfin Gomiz a beaucoup a tendance à travailler
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Speaker A
énormément le collectif. Ça peut être au niveau du jeu. Déjà les les acteurs et actrices jouent, c'est-à-dire qu'ils construisent eux-mêmes leur personnages.
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Speaker A
On construit ensemble le film, on tourne ensemble le film, on monte ensemble le film aussi. Je sais que pour Dao, il y a eu il était pas le seul monteur. Il a besoin des autres, du regard des autres.
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Speaker A
Et c'est constamment comme ça parce que je j'ai rarement vu un film aussi euh aussi beau, pénétrant et et libre que celui-ci. Je et la deuxième vision à confirmer ça, je je trouve que c'est l'un des plus beaux films que j'ai vu
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Speaker A
ces dernières années. C'est c'est magnifique. Quand j'ai pris connaissance du film et donc assez vite de ce qui était ce qu'on pourrait appeler quand même son dispositif. Je sais que le mot peut parfois faire peur mais moi il me fait
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Speaker A
pas peur. C'est même un mot que j'aime plutôt beaucoup parce que j'aime bien que le cinéma dispose des choses, pose des choses devant nous.
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Speaker A
Alors là, il nous pose deux choses en même temps et c'est ça qui fait un peu dispositif. Ça pourrait même faire un peu installation comme on dit parfois euh dans les musées ou chez les vidéastes ou les plasticiens.
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Speaker A
D'un côté, une cérémonie en Île-de-France, en tout cas dans Oui, en tout cas dans le pouretour parisien, plutôt d'ailleurs dans le pourtetour rural de l'Île-de-France, une cérémonie de mariage, la fille de Gloria qui s'appelle Nour et de l'autre
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Speaker A
côté effectivement une cérémonie mortaire. Alors déjà c'est intéressant la vie, la mort. Bon bah oui, c'est intéressant déjà. Mais surtout bien sûr euh d'un côté ben on est en Guinée Bissau puis de l'autre côté on est en France et il y a des personnages communs
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Speaker A
qui sont Gloria, qui sont sa fille, qui sont des frères et sœurs de Gloria dont on comprend au fil du film puisque rien ne nous est expliqué puisque c'est un film qui se donne totalement au présent et à la
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Speaker A
captation presque, j'allais presque dire sur le vif, mais on va préciser bien sûr euh de la vie. Bon bah donc on chope des trucs et on finit par comprendre comprend assez vite que là nous avons affaire à des gens qui sont un peu entre
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Speaker A
les deux pays qui sont d'origine alors sénégalaise ou de Guinébissau mais effectivement ce sont deux pays qui se touchent et qu' ont beaucoup à voir l'un avec l'autre. Je pense qu'il y a une double généalogie d'ailleurs chez Gloria
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Speaker A
si j'ai bien compris euh mais qui habite en France. Voilà donc en fait j'ai été jaloux quand j'ai compris le dispositif.
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Speaker A
J'ai été jaloux de ça parce que je suis toujours très jaloux des grandes idées simples euh que j'aimerais tant avoir.
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Speaker A
Je me dis bah oui bah pourquoi personne y a pensé avant ? Ça c'est toujours très bon signe si tu veux quand devant un film quand on commence à comprendre la configuration générale d'un film on se dit mais pourquoi personne a jamais
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Speaker A
penser à faire ce truc simple et grand à savoir deux cérémonies qu'on mettra en parallèle et tout le film est une espèce de montage alterné comme ça de montage parallèle entre les deux cérémonies et donc entre les deux pays et donc entre
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Speaker A
les deux pôles entre lesquels circulent les personnages principaux ceux auquels on se réfère le plus à savoir Gloria et ses frères et sœurs. Je résume. Bah oui, c'est intéressant. Tu poses ça devant le spectateur sur un mode assez godardien, posons deux
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Speaker A
images l'une à côté de l'autre et voyons ce que ça donne et voyons ce qu'on voit.
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Speaker A
Voilà qui devrait être le geste de cinéma le plus simple du monde des auquels peu de films se se tiennent. Ce qui est dommage parce que ça suffit à faire un film, la preuve d'A euh parce que il y a plus qu'à voir quoi. Il y a
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Speaker A
plus qu'à voir bah qu'est-ce que ça donne, comment ça circule entre les deux. Euh comment c'estes corps ici, qu'est-ce que donne ce ce même corps là et ce même corps là ? Est-ce que c'est le même corps ? Quelle est la continuité
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Speaker A
entre les deux et cetera ? Voilà, toute chose, il nous donne matière à penser, ce qui est pour moi le programme de l'art en général. matière, c'est de la matière hein, vraiment pas plus que de la matière, ni plus ni moins que de la
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Speaker A
matière mais à penser et à penser à tout un tas de choses quoi. Et par exemple à penser, bah oui, comment dire à quelque chose. J'ai presque peur de lâcher les mots tellement les mots me paraissent bidon par rapport à la complexité du
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Speaker A
film ou plutôt à la profusion vitale du film. Et ce sont des gens Gloria et quelqu'un qu'on pourrait dire saisi dans une double culture, une double appartenance, hein. C'est des trucs qu'on dit ça. Ouais. La double culture. Euh alors sur la double
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Speaker A
culture, on entend souvent beaucoup de choses. On entend souvent beaucoup de discours, y compris d'ailleurs dans des films, dans des films bavards, dans des films qui discourent beaucoup. Et Dao n'est pas un film qui discours, c'est un film qui fait qui fait ce qu'il a à
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Speaker A
faire et il fait d'ailleurs le premier truc que devrait faire tous les cinéastes, filmer, c'est-à-dire regarder ce qu'on filme. Bon, tout ça est très simple. Moi, je suis chez moi tout de suite avec ça. Euh des gestes presque
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Speaker A
primitifs du cinéma. Bon oui et donc on peut entendre parler ici ou là la télévision dans des reportages, dans des débats, dans des machins, dans des témoignages de cette affaire de double culture. On est pris comme ça entre deux
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Speaker A
trucs. On entend assez souvent, j'ai entendu très souvent dans ma propre vie ou à la télévision ou au cinéma que il était parfois difficile d'assumer ces doubles cultures entre par exemple le continent européen et le continent africain de la part des gens qui
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Speaker A
seraient issus d'une histoire migratoire dans la mesure où bah par exemple quelqu'un d'origine sénégalaise te racontera que quand il va au Sénégal on le prend pour un français et quand il est en France on le prend pour un
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Speaker A
sénégalais ce qui est presque devenu un cliché mais un cliché dont je Je vois bien qu'il est juste et ce sujet peut m'intéresser et d'ailleurs je suis toutoui quand j'entends ce genre de témoignage. Ce qui est bien ici c'est
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Speaker A
que ces mots-là ne viendront pas. Le film n'est pas un film qui traite un sujet. Voilà, il a pas du tout pris cette affaire là de double culture ou de double appartenance que connaissent tant de gens en France
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Speaker A
comme ailleurs. C'est presque comment dire c'est la majorité de l'humanité qui se retrouve un peu dans ce cas-là finalement à selon le le nombre de générations. Mais finalement bon c'est un peu tout le monde. Alors il y en a
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Speaker A
pour qui ça se pose de façon plus aigue. Non il le traite jamais comme un sujet il le traite par les moyens du cinéma.
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Speaker A
On va il va totalement confier son sujet ou le diluer ou le dissoudre ou le disséminer dans la présence la présence de ses corps, la présence de ses gens dans le mariage en France, dans la cérémonie funéraire en Guinée Bisso et puis nous
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Speaker A
bah nous nous allons voir et nous allons construire le film. Tu disais chose que j'ignorais que Gomis construit aussi son montage collectivement.
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Speaker A
Euh moi ce que je ch c'est que il m'a convié totalement. Le film est très accueillant dans la mesure où c'est nous qui faisons le montage aussi. Alors le montage évidemment sera prérogative. Il me m'a m'a produit un montage. C'est lui
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Speaker A
qui gère l'alternance entre telle ou telle cérémonie. Euh mais c'est moi qui fait aussi euh c'est c'est dans mon corps que va se jouer. Bah tiens, qu'est-ce qui qu'est-ce qui se joue entre les deux ? Quels sont les
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Speaker A
parallèles ? Quels sont les rapprochements ? Quelles sont les continuités ? Quelles sont les discontinuités ? C'est moi qui fait le film. Bon, tout ça nous met dans une perspective quand même très largement documentaire. Euh le film est, on peut
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Speaker A
dire euh non pas un documentaire puisque beaucoup de choses ont été jouées pour l'occasion.
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Speaker A
Euh à un moment une femme demande d'ailleurs une des femmes qui est interviewée demande à Gomis, je crois parce que c'est Gomis qui doit être derrière la caméra et faire les interviews à ce moment-là. Euh est-ce que la cérémonie sera réelle ou simulée
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Speaker A
? Demande-t-elle. Et Gomis, on l'entend lui dire simulé. C'estàd qu'on va la refaire. On va faire la cérémonie donc en Afrique exprès pour le film, ce qui serait la définition de la fiction un peu hein. C'est quand on prend pas du
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Speaker A
réel qui aurait lieu indépendamment du du film, c'est quand le film occasionne lui-même le réel. C'est des c'est des définitions très discutables mais je l'ai je l'ai fournis là à titre de repère. Bon ben là c'est ce qui est
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Speaker A
passé. On a refait une cérémonie. Bah oui, sauf que au bout du compte, le mode de filmage, le mode de captation, le mode de prise sur le vif et surtout la grande ouverture de ce montage, bah fait qu'on a souvent affaire à un geste
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Speaker A
documentaire. Un geste documentaire et comme tu l'as dit toi-même euh dont le souci premier est de regarder et non pas de raconter. Al ça aussi ça pourrait être une dichotomie grossière qu'on pourrait faire entre fiction et documentaire. Même si bien sûr des films
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Speaker A
comme Dao, comme souvent les grands film font totalement exploser cette frontière. Mais si on veut simplement la faire théoriquement euh la fiction a pour objectif premier de raconter et le documentaire aurait pour objectif premier de regarder. Évidemment, je
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Speaker A
caricature, je schématise. Et là très clairement, nous sommes dans le regard. Il y a pas d'élément véritablement narratif dans le film. Tu as dit, tu l'as très bien dit, le film ne se conclut pas. Il y a pas de conclusion,
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Speaker A
ni narrative, ni thématique, ni philosophique. Il se termine. Bah voilà, les cérémonies sont terminées, donc on arrête quoi. C'est tout. Il est très loyal à son à son matériau de départ. Je filme des cérémonies, les cérémonies se terminent.
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Speaker A
Le le film est fini les amis, c'est tout. Point, c'est le réel qui commande.
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Speaker A
Et après chacun en tirera ce qu'il veut. Je je note aussi pour bien voir à quel point on casse ici la narration que on a à faire. Alors je veux dire ça, je me réfère à la définition de Dao qui est
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Speaker A
donné, tu sais, en exerg libleré exact de la définition. Je me souviens qu'il y a des questions alors si je comprends bien le dao serait dans le taoïme parce que c'est un concept taoïste. Euh ce qui est intéressant en
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Speaker A
soi, on y reviendra peut-être. Euh il y a deux choses pour moi. Le Dao c'est la force de vie. C'est comme ça que je l'ai compris mais peut-être qu'on pourrait préciser. Et puis deux choses, il est question d'une circularité. Voilà. Alors
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Speaker A
oui, bien ben oui, bien sûr que le film est là-dedans. C'estàd que si tu veux faire du narratif, tu es quand même obligé à un moment de faire un peu du linéaire. C'est-à-dire que le narratif, c'est toujours bah on est à un point A
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Speaker A
puis quand même bon normalement on ira à un point B en passant par un point A prime. Euh là, on est dans une logique beaucoup plus circulaire quoi. C'estàd que ça ça tourne en rond, ça se reproduit, on est dans la répétition.
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Speaker A
Bah d'abord parce que les rituels c'est par définition ce qui se répète. Donc, on voit des gens répéter des choses qu'ils ont déjà fait beaucoup beaucoup de fois, surtout en Afrique. Euh au mariage français, peut-être un peu moins, mais quand même un peu, on
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Speaker A
reproduit toujours des choses. Donc, on est on av' pas en fait, on est dans une circularité comme ça. Et surtout, je pense que ce qui a été assez peloté, je trouve, c'est qu'il y a quand même une désynchronicité entre les deux les deux
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Speaker A
séquences, en tout cas, les deux segments de vie sur lequel s'appuie le film. D'abord, ils n'ont pas lu en même temps. Euh un moment, Gloria parle à son grand-père à travers la tombe, à son père, pardon, parce qu'elle enterre son
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Speaker A
père enfin elle vient célébrer, honorer son père qui est mort quelques semaines plus tôt et elle lui parle et elle lui dit "Tu sais, ta petite fille va se marier bientôt." Donc, elle annonce en fait ce qui est le mariage que l'on suit
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Speaker A
parallèlement. Euh donc, c'est pas au même moment par définition. Ils peuvent pas être à deux endroits à la fois hein, les personnages qui sont en commun entre les deux cérémonies. Mais surtout euh les deux cérémonies ne durent pas
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Speaker A
objectivement le même temps. Il y a une cérémonie, enfin en tout cas, il y a une festivité qui est celle du mariage parce qu'on filme surtout les festivités du mariage, beaucoup plus que la cérémonie en tant que telle. Euh et ben ça dure
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Speaker A
une journée comme ça se fait en France. Et la cérémonie mortaire ou funéraire, elle elle s'ételle s'étire sur tr ou 4 jours je crois. Ce qui est déjà un force un peu si tu veux. Ça brouille le temps
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Speaker A
en fait. tu as tu as un montage parallèle entre deux temporalités disjointes. Donc on est tout sauf dans un temps linéaire qui porterait du récit. On est vraiment dans la disposition de deux segments de vie qu'on va mettre en parallèle et qu'on va
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Speaker A
faire jouer ensemble dans une bulle temporelle qui n'est pas celle de l'ordre narratif, qui n'est pas celle du récit. Comme quoi, je pense que vraiment on peut dire que le oui, le film pour moi, sans être strict auens un
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Speaker A
documentaire, mais qu'est-ce qu'on s'en fout de cette étiquette au bout du compte ? Il est profondément un documentaire parce qu'il en il en adopte les gestes cardinaux.
21:30
Speaker A
Oui. Je je pensais que tu avais pas terminé. Pardon ? Non, parce que j'ai non pas j'étais j'étais en train de noter quelque chose. J'étais en train de noter que je je rebondissais. Je je notais que quand tu parles de ces euh de
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Speaker A
ces euh deux cérémonies qui n'ont pas forcément le même temps, l'un dure 3 4 jours et l'autre va durer 24 heures. Et je me et je me posais la question mais alors que viennent faire ? Voilà ce que
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Speaker A
je disais, que viennent faire les toutes ces ces quelques séquences de de répétition, ces séquences de casting qui sont très souvent là ?
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Speaker A
Ouais. Non mais évidemment faut passer par là parce que c'est le de la deuxième chose dont je me suis dit découvrant le film que alors là pour le coup de façon moins narcissique c'était pas merde pourquoi j'y ai pas pensé
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Speaker A
ça ça serait pour le dispositif général mais je me suis dit comme souvent d'ailleurs quand je vois des films qui m'enthousiasment il m'arrive toujours de me dire toujours des des expressions pas du tout raffinées he pas du tout sophistiqué
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Speaker A
mais mais [ __ ] pourquoi tout le monde fait pas comme ça voilà alors quand je l'ai vu par exemple effectivement il garde en fait des éléments tu disais repérage tout à l'heure ce serait disons de préparation hein
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Speaker A
quand on fait un film on le prépare et on le prépare parfois par des interviews. On filme nos comédiens ce qu'on compte faire jouer. Ça s'appelle un peu des essais. Parfois même on leur fait jouer des scènes. On commence à
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Speaker A
faire des petits essais. On teste un peu quelques dialogues ou peut-être on leur fait faire des impros pour voir si c'est la bonne personne et cetera. des travaux préparatoires qui souvent d'ailleurs sont filmés parce que ça permet à la
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Speaker A
réalisatrice, au réalisateur bah de les revoir chez lui ou chez elle à froid et de dire "Oui bah tiens, oui euh" et non pas dans le vif même du casting. Bon tout le monde fait ça mais en général
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Speaker A
personne ne les garde dans le montage final bien sûr puisqu'il y a un moment on décrète que attention maintenant le vrai tournage commence et que tout ça tout ce qu'on avait fait c'était préparatoire et ça n'a pas sa place dans
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Speaker A
le montage final. Ça ne ça ne ce n'est pas partie prenante du tournage à proprement parler. Gomis choisit de les d'en garder quand même un certain nombre dès le début. Et effectivement deuxème coup de force, enfin deuxème chose
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Speaker A
relativement singulière, il va aussi en injecter quelques bribes alors que le vrai film, ses guillemets sont complètement inopportunes. Enfin, cette expression de vrai film est inopportune, mais je dis ça pour qu'on se repère un peu. a commencé c'est qu'on a on est
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Speaker A
dans les cérémonies en Guinébissau. Les Français sont arrivés, on les a salué et puis voilà, on est on est parti pour 4 jours de de festivité et puis le mariage de l'autre côté, ça y est, c'est enclenché et cetera. Or, on aura
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Speaker A
régulièrement de nouveau des bouts d'interview, des bouts d'essai, des bouts de scènes tentées et cetera. Ça c'est quand même très fort. Il faut noter d'ailleurs que à aucun moment ça nous sort du film.
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Speaker A
C'est intéressant parce que je pense qu'une des réticences des cinéastes un peu moins originaux que Gomis à faire comme lui, ça veut dire "Ouais mais du coup ça va sortir les gens du film." Mais le problème c'est que Gomis pour lui, on sort pas du film
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Speaker A
quand on revient à des interviews, quand on revient à des essais préparatoires parce que pour lui c'est le film. Et c'est ça la chose très intéressante et qui va je trouve avec un certain naturalisme avec le grand naturalisme,
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Speaker A
le grand naturalisme. Le naturalisme quand il est grand, c'est-à-dire le naturalisme, c'estàd cette idée que la préparation du film fait autant partie du film que le film. que tout ça c'est de la vie parce que c'est la vie ici qui
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Speaker A
préside à tout hein. C'est la la vie et le maître. C'est pour ça que DAO pour moi c'est la force de vie telle que je comprends la citation qui nous est donnée. Bah oui, bien sûr et même à la
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Speaker A
rigueur un certainalisme a tendance à considérer, je crois que j'en avais un peu parlé à propos d'Avers, a tendance à considérer que souvent les moments de préparation ou les premiers moments d'un casting ou la première rencontre avec un comédien ou une
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Speaker A
comédienne qu'il soit professionnelle ou amateur ou amatrice euh est beaucoup plus vivant par son frémissement, par son tremblement, par son inconfort, par son balbuciment que ce qui va être produit le jour même du tournage quand on fera action moteur
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Speaker A
action qu'il faudra installer toute l'équipe et qu'il y aura cette espèce de crispation ou de raideur qu'il y a dans souvent dans les tournages hélas alors que cette raider elle n'existe pas dans les castings. Donc beaucoup un certain
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Speaker A
nombre de de naturalistes ou d'autres cinéas, je vais arrêter avec ce mot naturaliste, c'est pour pour faire fuir personne puisque le mot naturalisme est un mot méchant un peu comme Gebels ou malaria. Euh donc j'arrête avec ce mot.
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Speaker A
Euh restons accueillant et aussi accueillant que Gomis. Mais en tout cas, un certain nombre de signées que je peux bien aimer euh essaie de tenir dans le moment même de ce qu'on appelle classiquement le tournage, le tournage à
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Speaker A
proprement parler, l'énergie, la vibration et le frémissement, la fragilité, le petit tremblé de vie qui caractérise les éléments préparatoires.
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Speaker A
Et donc c'est pour ça que Gomis, ben il garde ça, il garde ça et ça ne déroge pas ou ça ne jure pas dans l'ensemble du film parce que c'est le film, parce que c'est tout autant le film que n'importe
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Speaker A
quoi d'autre. par exemple, il s'est même servi à un moment d'une scène qu'il a qui est une scène d'essai entre Gloria et celui qui joue son gendre.
26:47
Speaker A
Oui, il y a un moment, alors là, on est tard dans le film hein, c'est au moins au bout d'une film, peut-être 2h. Donc voilà, on a bien avancé et alors qu'on était vraiment en pleine cérémonie, ça danse tout ça, ça ginche des deux côtés,
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Speaker A
booum, une scène de dialogue préparatoire entre Gloria et celui qui joue le gendre. Et Gloria disant d'ailleurs à ce gendre, "Je vais te donner ma fille, mais toi, qu'est-ce que tu as à donner à ma fille ? Euh je te le
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Speaker A
demande comme ça parce qu'elle est un peu inquiète Gloria quand même de confier sa fille et euh je sais plus ce qu'elle dit. Oui, je ne te parle pas d'argent. Enfin bon, c'est une vraie scène quoi. C'est une scène c'est une
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Speaker A
scène psychologique. C'est une scène où les personnages sont complètement eux-mêmes. Simplement bah il a jugé que la scène telle que essayé pendant la prépa était tout aussi qu'une autre de figurer dans le film. Je trouve que c'est vraiment très très important comme
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Speaker A
geste quoi. Je moi j'aime le film et j'ai beaucoup aimé être avec ce film.
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Speaker A
J'ai surtout envie ce soir de dire il y a là comme une sorte de modèle. Alors s'agit pas de faire comme Gonis, il s'agit de dire c'est possible de faire comme ça. Permettez-vous de faire ça, autorisez-vous à le faire comme Godard
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Speaker A
parce que je trouve qu'il y a quelque chose d'assez Godardien dans ce film. Ça fait deux fois que j'en parle, tu vois spontanément. comme God ne s'est toujours autorisé par exemple à glisser les interviews dans ses films. Godar a
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Speaker A
très très vite compris d'ailleurs que le le dispositif de l'interview est un dispositif très passionnant et c'est pour ça qu'on en trouvera dans par exemple masculin féminin par exemple dans quel d'autres choses que je sais d'elle et puis plein d'autres que que
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Speaker A
j'oublie à l'instant té et pourquoi se priver de tout ça ? Et surtout surtout surtout surtout il y a plusieurs façons de faire du cinéma, il y a plusieurs modalités du cinéma. La fiction, le documentaire, ça serait les deux macrocatégories. Mais
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Speaker A
après, il y a plein d'autres choses. Il y a l'improvisation, la nonimprovisation, l'écriture, il y a le le casting, il y a tout ça. C'est c'est plein de façons de faire du cinéma. Et en général l'industrie et aussi les réalisateurs par où ils
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Speaker A
intériorisent les dictades de l'industrie ou plutôt les normes en vigueur, il les intériorise et ne les questionnent plus et bien se sentent sommet de choisir entre ces modalités.
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Speaker A
C'est-à-dire que si je me lance dans une fiction, il va s'en dire qu'il n'y aura pas de documentaire, il n'y aura pas par exemple un moment d'interview, il n'y aura pas par exemple un moment de l'essai casting, il n'y aura pas ceci
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Speaker A
cela. Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on s'interdrait ça ? Inversement, beaucoup de gens qui se mettent dans une disposition de documentariste s'interdisent d'injecter de la fiction dans leur documentaire. Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas ? si c'est bien, si
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Speaker A
c'est intéressant, si ça apporte un tribut à ce qui devrait être la le seul souci d'un cinéaste à savoir la justesse, la vie, l'intensité, la beauté, enfin plein de choses. Si un moment, tu vois, il y a un moment par
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Speaker A
exemple où il où il c'est pas un moment que j'aime beaucoup dans le film parce que c'est le seul moment où j'ai l'impression qu'il traite un peu un sujet et queil le traite tel qu'on doit traiter un sujet.
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Speaker A
Tu sais, c'est le moment où la fille de de Gloria Nour, donc en Guinée Bisso, elle part à un moment on la voit partir du village avec un jeune homme, c'est un cousin ou je sais plus et en
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Speaker A
fait ils vont vers la côte puisqu'ils vont rejoindre, on n'est pas très loin de la côte donc ils peuvent y aller à pied. Donc se retrouver à un moment, il y a des scènes de bord de mer mais bon à
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Speaker A
un moment on tombe par leur entremise. Ouais. Euh sur le musée un mémorial disons de la traite négrière et je dirais peut-être de l'esclavage en général mais notamment de la traite négrière. C'est ça qui est écrit je crois que sur la sur
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Speaker A
la façade en portugais. Là Gomis fait ce qu'il fait jamais dans le film. C'est vraiment un plan sur le musée. Cut raccord sur Nour qui regarde le musée. Bon donc là il y a marqué un peu ah là là se souvient-elle a-t-elle
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Speaker A
conscience de d'où elle vient et de cette mémoire là. Elle qui est jeune et qui a 20 ans. Là là c'est vraiment ce que Gomis fait jamais. Bon mais ce que j'ai bien aimé plutôt dans cette séquence c'est qu'après il donne la
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Speaker A
parole. Il il y a trois bribes d'interviews qui sont pas des interviews pour le coup préparatoires au film à proprement parler. mais des interviews qu'il a faites avec des gens qui ont été, je pense, des acteurs de la lutte
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Speaker A
d'indépendance euh de la Guinée. Euh donc, il y a trois ou quatre témoignages qui nous donnent comme ça un mini aperçu de à quoi a pu ressembler cette lutte d'indépendance. Euh et ça, j'aime bien, j'ai j'ai bien aimé queils se disent
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Speaker A
"Mais tiens, comment je pourrais euh faire droit à ça ?" Ben, je vais faire une interview plutôt que de le l'injecter laborieusement et artificiellement dans une dans dans le dialogue fictionnel, tu vois, où un moment un personnage aurait dit "Tu sais
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Speaker A
petit, c'était dur l'indépendance he moi j'y étais." Non, vas-y, fais une interview, c'est tellement plus efficace. Et voilà. Moi je je trouve que le film, comment dire ? Le film est pas simplement une apologie de la vie en
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Speaker A
acte, c'est un film très vivant et très organique et qui et comment dire qui s'autorise tout, qui ne se prive de rien. C'est c'est un film de seigneur pour moi. Je gomis vraiment il s'empare du cinéma, il dit c'est à moi tous ces
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Speaker A
trucs là je peux les faire une interview casting je peux faire la danse pendant 1 heure je peux faire il y a il y a une grande Alors je pense que c'est un film qu'il aurait sans doute pas pu faire il
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Speaker A
y a 20 ans parce que ça demande un certain appelom j'ai envie de dire mais c'est c'est l'applom des des grands cinéastes hein je dirais et donc moi j'ai bien aimé il y a une deuxième incidence de de de ce dispositif en tout
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Speaker A
cas de ce recours à ces à ces bribes de casting ou autrees ou de préparation dans le film qui me paraît alors pour le coup avoir à faire avec le non pas la thématique du film parce que précisément
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Speaker A
c'est un film qui ne traite pas les choses sous forme de thématique mais disons avec ce par quoi il est infusé à savoir ce que je disais double culture parcours migratoire et cetera euh tiraillement peut-être entre deux espaces deux espaces qui sont quand même
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Speaker A
très hétérogènes fondamentalement je crois que ça avoir euh comment dire effectivement cette femme demande un moment ça sera simulé la cérémonie où ça sera la vraie cérémonie et Gomis lui répond ça sera simulé. Mais comment dire ? Pourquoi à l'écran
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Speaker A
cette distinction est indifférente ? Pourquoi en fait le film serait à peu près le même je pense à peu près le même et ferait le même effet s'il avait filmé une vraie cérémonie, c'est-à-dire prise sur le vif et non pas octroyé ou
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Speaker A
occasionné par le tournage. Pourquoi c'est la même chose ? Pourquoi pourquoi ça ça aurait fait exactement le même effet ? Mais parce qu'une cérémonie c'est toujours simulé.
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Speaker A
La question de la femme, elle est très très légitime hein, mais elle est d'une certaine manière un peu candide d'un certain point de vue parce que une cérémonie c'est toujours du jeu, c'est toujours du théâtre. Il y a un rôle à
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Speaker A
tenir dans une cérémonie, que ce soit au mariage, le maire a un rôle à tenir, le prêtre, si c'est un prêtre, a un rôle à tenir euh ou d'autres autorités religieuses. Euh le sorcier, si sorcier, il doit y avoir un rôle à
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Speaker A
tenir. Celui qui à un moment en Afrique interroge le cercueil parce qu'on interroge le mort à un moment, il est porté par quatre jeunes hommes comme ça, le cercueil, il y a le mort dedans. Très bien. Et celui qui est peut-être le chef
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Speaker A
du village ou quelque chose de cet ordre là, une autorité du village, interroge le mort sur les circonstan mort. Comment es-tu mort ? Est-ce que tu mors par accident, par ceci, par cela ?
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Speaker A
Et le cercueil répond. Cercueil répond en s'avançant en se reculant. Euh à ce moment-là, le chef de village joue son rôle. Il joue un rôle. Il y a un théâtre à assurer et théâtre veut pas dire faux hein, c'est pas ça. Ça veut dire qu'il y
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Speaker A
a un rôle à jouer comme souvent d'ailleurs dans la vie sociale, on joue des rôles mais à force dans des cérémonies et bah ça vaut pour les deux cérémonies. Donc en fait on a affaire à des gens qui en on voit des gens adopter
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Speaker A
un rôle, se mettre en position cérémonie, ce qu'on fait tous d'ailleurs y compris ben, je veux dire quand on va un mariage en France, bah on s'habille en conséquence. On sent dimanche, on s'habille, on a des habits de mariage et
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Speaker A
puis un moment où on sait qu'il y a un certain nombre de rituels à respecter que nous allons respectuer en y croyant, en croyant pas. C'est une question qui est suspendue par Gomis et c'est une question que suspend le cinéma
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Speaker A
mais qui est là évidemment. C'est par exemple ce chef de village, est-ce qu'il croit vraiment qu'il est en train de parler de parler au mort ou est-ce qu'il est en train d'adopter un rituel qui fut un temps peut-être était innervé de
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Speaker A
croyance et de spiritualité et qui maintenant ne serait qu'une habitude ? Moi parfois j'ai eu cette impression là en Guinée Bissu, c'est que les gens sacrifient à ce rituel qui vient de très très loin. Je pense que ça se fait comme
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Speaker A
ça depuis des décennies voire des siècles. Parfois, je sentais qu'il le faisait un peu sans véritablement s'y investir. Il le faisait un peu par routine, par habitude. Mais comme souvent, on peut sacrifier des rituels.
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Speaker A
Donc j'aime bien aussi que cette question de la croyance, elle soit totalement confiée au spectateurs et à la spectatrice. C'est c'est à nous de voir si on y croit, si on n'y croit pas et dans quelle mesure. Voilà. Mais ce
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Speaker A
qui est intéressant, c'est ça, c'est le fait d'adopter euh de voir des gens qui adoptent des rôles. Il y a il y a un moment un extrait de il y a une bribe de ou une injection de de dialogue
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Speaker A
préparatoire justement ou alors c'est des scènes que Gomis a tourné à titre de préparation entre les deux mariés français, les les deux mariés alors d'origine sénégalaise ou de Guinébissau mais français et donc ceux qui vont se marier en France.
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Speaker A
le le les deux tourteraux quoi. On voit que ce sont des essais. C'est-à-dire il on entend, on entend pas mais on comprend que Gomis leur dit de faire des trucs tiens embrassez-vous.
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Speaker A
Tiens, prends-la par la main. Tiens, mets-lui le le bras autour du coup. C'est-à-dire qu'en fait il est en train de faire ce que fait souvent un CAS quand il fait des essais, il essaie le couple. Il essaie le couple. Est-ce que
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Speaker A
ils vont bien ensemble ? Est-ce que ça va être crédible ces deuxlà à l'écran en tant que marié ? C'est vraiment des questions qu'on se pose tout le temps quand on prépare un film y compris de fiction, enfin surtout de fiction
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Speaker A
d'ailleurs, quand des gens vont avoir à jouer un rôle et donc on fait des essais pour voir s'ils sont conformes au rôle, s'ils sont crédibles dans le rôle ou si des fois qu'il y aurait un contre-emploi, ce contre-emploi pourrait
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Speaker A
être fécond. Enfin voilà, c'est tout un tas de choses qu'on interroge. Et je me disais, tu vois, bah je me disais mais c'est exactement ce qu'on se demande dans la vie quand il y a deux personnes qui vont se marier. C'estàd que si tu
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Speaker A
rencontres demain dans un dîner où il y a des gens, tu vois, ou un pique-nique si on veut, tu vois, où il y a des gens que tu connais pas plus ou moins puis il y en a deux qui disent "Ouais, on va se
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Speaker A
marier dans 6 mois." Quelle est ta première la première question que tu vas te poser inconsciemment ou consciemment mais en tout cas dans ton fort intérieur ? C'est "Est-ce qu'ils vont bien ensemble ? Est-ce qu'ils vont bien ensemble ? Est-ce qu'ils sont accordés ?
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Speaker A
Comment je le sens ce mariage ? Je je sens que ça va pas le faire. Tu vois, en fait, les questions de cinéma qu'on se pose, vont-il bien ensemble et et s'accorderont-ils à l'écran sont des questions qu'on se pose dans la vie.
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Speaker A
Parce que dans la vie, nous jouons en permanence des rôles. Et c'est pour ça qu'en fait quand quand tu filmes de la cérémonie, tu es toujours dans du vrai faux, dans du faux vrai, dans avec toujours cette question encore une fois
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Speaker A
du degré de comment dire de crédibilité des gens dans le rôle qui tiennent. Chose qui va se poser par exemple éminemment pour Gloria, tu vois. Et c'est là que tu vois le dispositif du film s'enroule très bien dans ce qui
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Speaker A
l'interroge quand même profondément à savoir ce qui est pour moi une immense question et que et que ce film a permis de me poser comme ça insitue, c'est c'est le rapport de l'individu et la communauté. Et donc là quand même le film est très très
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Speaker A
insiste beaucoup quand même sur le rapport de Gloria à ce qui est en train de se jouer.
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Speaker A
Le rapport de Gloria au mariage français tout autant que le rapport de Gloria au rituel qui a lieu en l'honneur de son père, en hommage à son père au village.
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Speaker A
Comme quoi, c'est plus une question là de de rapport au pays d'origine ou pas d'origine. C'est c'est plutôt vraiment la question de l'individu la communauté parce qu'en fait il y a souvent des plans isolés sur Gloria. Elle est en
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Speaker A
train de regarder ce qui se fait, de regarder des gens dansés, de regarder un rituel en train de se faire et on l'isole un peu et elle est souvent impassible. Elle a elle ne montre pas une grande adhésion. Elle ne montre pas
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Speaker A
non plus de réprobation. Ce qui fait que le fil tout le film bute un peu sur son impassibilité, sur le fait qu'elle n'exprime pas grand-chose. Donc il y a une espèce de suspense sur jusqu'à quel point adhère-elle à ce qui se joue,
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Speaker A
jusqu'à quel point adhète-elle au mariage ? Parce que il y a une ambivalence. Il y a une ambivalence chez Gloria qu'on comprend bien, enfin qu'on comprend parce qu'on passe beaucoup de temps avec elle et par la somme des
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Speaker A
moments qu'on passe avec elle, on finit par la connaître un peu alors qu'on nous livre jamais d'information. Mais évidemment, elle est très heureuse de marier sa fille comme l'une maman souvent. Et en même temps, on a pu comprendre que Gloria avait un petit
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Speaker A
passif avec les hommes. Ça s'est pas toujours très très bien passé. Bah ne serait-ce qu'avec le père de Nour qui est absent et qui est remarquablement absent du film hein avec des hommes blancs.
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Speaker A
Oui, ça sera dit à un moment que Sabir G fera remarqué qu'elle est toujours avec des blancs.
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Speaker A
Je me permet de de d'ouvrir cette que Samir Gesmi lui fasse remarquer ça nous confirme dans l'idée qu'il y aurait peut-être un mini yatus ou un yatus ou une discorde ou un malaise entre Gloria et ses origines pour le coup. peut-être
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Speaker A
avec sa culture d'origine et donc pourquoi pas mais elle a elle a aussi un problème donc je reviens sur le mariage français avec le fait de confier sa fille à un homme parce que elle-même les hommes elles se méfient un peu. Donc en
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Speaker A
fait elle est ambivalente par rapport elle est très heureuse mais pas heureuse. Devant les rites du village crois qu'elle est dans cette espèce de suspend qui est de se demander mais est-ce que j'ai quelque chose à voir avec ça ? Est-ce qu'il y a encore
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Speaker A
quelque chose de moi qui est partie prenante de ça ? ce qui est la grande et belle question de l'individu et du collectif, de l'individu et de la communauté. Et ce qui est ce qui est très beau dans le film, ce qui est très
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Speaker A
fort plutôt que beau d'ailleurs, c'est que le film arrive à faire presque l'apologie en acte de la communauté, de la beauté de la communauté, la beauté de la cérémonie, la beauté de la communion collective, de la de la lièe collective,
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Speaker A
mais est absolument implacable aussi sur le fait que les individus ne sont pas tenus de se considérer comme partie prenante de cette communauté et que tout ça se rejoue en permanence à travers les rites. Il y a un moment par exemple où
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Speaker A
où le rit funéraire implique que Gloria implique Gloria quoi. Elle est vraiment embarquée dedans. Il semblerait que ça lui revienne peut-être en tant que fille aîné. J'ai cru comprendre, je sais pas trop. Euh on lui demande donc de
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Speaker A
d'apporter du whisky aux morts. Oui. Et elle et et elle s'exécute mais elle s'exécute sans y mettre énormément d'entrain. Mais elle s'exécute quand même hein. D'ailleurs, elle respecte totalement ce qu'elle a à faire. Elle le fait d'ailleurs, mais
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Speaker A
elle le fait sans le faire vraiment. Elle est un peu à distance tout ça.
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Speaker A
C'est moi ça ça m'a passionné de voir ça pendant tout le film. Ça m'a passionné parce que c'est vraiment des questions extrêmement intéressantes quand on les quand on se les pose calmement, hein, sans tout de suite s'énerver et sans
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Speaker A
tout de suite le surpolitiser ou le euh politimaniaquiser. parce que c'estement c'est des sujets hautement politiques d'un certain point de vue, mais si on le reprend à zéro, c'est-à-dire sur le plan zéro du cinéma quoi, c'est ce qui veut pas dire du
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Speaker A
cinéma zéro, mais si si on le reprend à nouveau frais, c'est-à-dire à frais cinématographique, à savoir qu'est-ce qui se joue physiquement et peut-être mentalement entre un corps et un collectif, voilà, entre un corps individuel et un corps collectif qui
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Speaker A
s'appelle la communauté. Le cinéma va questionner ça mais avec ses moyens propres, pas par des discours, pas par pas par un truc à thèse. Il va montrer des individus pris dans un certain nombre de célébrations collectives et ben à chacun de voir s'il y a
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Speaker A
une consubstantialité possible entre les individus et communautés. Moi, je pense qu'en général d'ailleurs le le le film prend beaucoup le parti prix des individus tout en faisant droit à la beauté de la communauté, à ce qu'elle peut avoir de tout à fait euphorisant
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Speaker A
parce que quand même il y a quand même beaucoup de plans isolés. C'est qu'il est il est très très il cadre souvent les individus, les visages notamment, il individualise beaucoup et il filme finalement assez peu le collectif. Tu as
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Speaker A
très très peu de plans larges sur la collectivité. Donc et d'ailleurs le bilan du film c'est aussi de reconnaître à quel point c'est fou le nombre de gueules qu'on voit et c'est fou le nombre d'individus auquels on s'attache
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Speaker A
alors que ils ne font que passer alors qu'on les voit parfois on les entreaperçoit ils ont parfois deux dialogues à peine et pourtant il il y a énormément de gueules qui s'imposent quoi. Et ça là, j'ai reconnu aussi le
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Speaker A
goût de la gueule, le goût de la singularité de l'idéosakrazi qui peut y avoir au travail chez des Aerszi, chez les kchiches parce que quand même il y a un moment, il faut atteindre le point K à propos de Dao. Moi, je trouve le film
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Speaker A
éminemment quechichen avec tout un tas de différences. Euh voilà, gomis et gomis etich et kéchich. Enfin, ils ont quand même tous les deux le même goût, bah ne serait-ce que pour euh un élément qui est quand même central
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Speaker A
dans le film qui est la danse. La danse comme vecteur. Alors vraiment ce par quoi la cérémonie, enfin comment dire la communauté se célèbre elle-même. Et moi je dirais, j'irai plus loin que ça. Je dirais la seule chose par quoi à coup sû
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Speaker A
quelque chose comme du collectif a lieu parce que pour tout le tout le reste c'est un peu sujet à caution. On peut toujours se demander mais quel est le degré d'adhésion des gens qui sont là ?
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Speaker A
D'ailleurs, c'est toujours intéressant les mariages pour ça. C'est un moment où la famille se retrouve, les vieux cousins se retrouvent, donc on célèbre ce qui nous unit. Mais c'est aussi parfois le moment où justement on se rend compte à quel point on se voit
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Speaker A
plus. Toi tu vois réapparaître quelqu'un dans un mariage, tu es content de le voir c'est mon cousin Seb. Et en même temps, explose à ta gueule le fait qu'en fait on bah tu le fréquentes plus. Donc il y a une espèce d'ambivalence en fait
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Speaker A
de des mariages notamment tels qu'on peut les vivre en France, tel que moi j'ai pu les vivre. C'est pour ça je parle plus personnellement, mais je pense que beaucoup de gens ont eu cette expérience là. Mais la danse alors là à
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Speaker A
coup sûr, elle a la même fonction chez Kchich que chez Gomis. Elle est bah d'abord évidemment le la vie au travail, la vie à l'état pur, l'énergie vitale à l'état pur parce que la danse c'est ça, c'est une espèce d'énergie qui se
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Speaker A
célèbre elle-même quoi. Une énergie infaticable, inépuisable, en boucle en boucle. Ça peut danser des heures et ça s'épuise jamais parce que la musique est infinie, parce qu'on est dans la circularité, parce qu'il y a pas de dénouement. La seule le seul dénouement
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Speaker A
qu'il peut y avoir à la danche chez Kéchich ou chez Gomis, c'est la fatigue.
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Speaker A
À un moment, on voit les corps un peu épuisés. Euh voilà. Donc vraiment, ils ont ils ont quand même aussi ça en commun, quoi, de dire "Oui, il y a la danse, mais je trouve qu'ils ont aussi tous les deux l'art d'articuler
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Speaker A
la beauté de la communion." Donc par exemple par la danse et en même temps les conflictualités sous-jacentes, c'est le fait que quand même un moment il y a des individus et que ces individus peuvent danser ensemble, peuvent créer
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Speaker A
comme ça des grands moments solaires et écuméniques. Ce qui n'empêche que finalement pris comme individu et bien il y a des discordes, il y a des frictions, il y a des choses qui s'emboitent pas si bien que ça. Il y a
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Speaker A
quelques petites tensions d'ailleurs entre les Français et le pan guinéen de la famille, notamment autour de la cagnotte. Il y a un moment, il y a un personnage qui dit à Gloria, c'est une vieille femme du village qui
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Speaker A
lui dit "Il faut qu'on soit un hein, il faut qu'on soit un, c'est par l'union qu'on sera fort." Elle parle évidemment de la de la grande famille dont ce village est le est la matrice. Et quand on entend cette femme dire ça, on
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Speaker A
comprend le contraire. On comprend qu'en fait elle reproche à Gloria de pas être très très unitaire, de pas être très très fidèle à sa communauté de base ou en tout cas son village lointainement d'origine. Euh il y a un autre
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Speaker A
personnage d'ailleurs qui dit ça aussi à des Français qui lui dit euh "Oui, vous passez nous voir puis après vous repartez puis vous nous oubliez." Donc oui, moi je trouve que le film est parfait là-dessus. Voilà, parfait. il
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Speaker A
est parfait politiquement et existentiellement sur Oui, la communauté c'est beau mais la communauté ça n'existe pas. La communauté c'est toujours un peu une fiction quand même. C'est toujours un moment comme ça qui produit le spectacle de la communauté. Mais les vies
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Speaker A
individuelles résistent toujours à ça. C'estàd les vies individuelles excèdent toujours la communauté. Et quand elles sont totalement absorbées par la communauté, ça n'est pas une très bonne nouvelle. Ça n'est pas une très bonne nouvelle. Ça veut dire que la communauté
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Speaker A
a fait sa loi. Ce qu'on entrevoit à un moment dans un dialogue entre les frères et les sœurs qui un dialogue qui a été alors plus ou moins improvisé pendant la préparation et qui est injecté dans le film. Donc entre les
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Speaker A
oui les frères et les sœurs de cette famille al les Français donc hein, ceux qui habitent en France. Et c'est un dialogue assez furtif d'ailleurs, mais où les où les où les sœurs ont beaucoup à redire à à leurs frères et notamment
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Speaker A
au fait que les frères étaient un peu dominateurs et euh et tout fait un peu.
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Speaker A
Voilà. Alors là, à ce moment-là, les filles en tant qu'individu font valoir que bon, la chappe communautaire, c'est bien sympa mais enfin c'est pas toujours à notre avantage, quoi. Bon, je trouve le film assez parfait là-dessus et ce
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Speaker A
qui ce qui est beau, c'est qu'il ne se dépare jamais de sa joie malgré ça.
47:49
Speaker A
C'est pas genre "Ah là là ou les apparences de la communauté en fait tout le monde s'engueule. Non non, c'est les deux en même temps. C'est les deux imbriqués. Ça dépend des plans. Ça dépend d'une scène sur l'autre. On
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Speaker A
change un petit peu de géométrie. Bah parce que c'est ça, c'est ce que nous connaissons tous, c'est notre rapport.
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Speaker A
Je pense à tous, je crois pouvoir le dire avec évidemment des degrés de gravité ou de légèreté.
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Speaker A
C'est notre rapport à notre famille. On se sent d'une famille. En même temps, on n'aime pas être réductible à notre famille. Et oui, Samir Gesmi le dit à un moment.
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Speaker A
Il dit à Gloria euh tu sors qu'avec des blancs je sais pas quoi. Puis après, il lui dit "Ça serait peut-être pas mal que des fois on arrête d'essentialiser qui est un peu un terme assez politique hein. Évidemment
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Speaker A
l'antiessentialisation c'est vraiment ça fait partie du paradigme de gauche on va dire ou du paradigme antiraciste. Les racistes essentialistent, les antiracistes sont contre l'essentialisme. Donc et à ce moment-là, Gloria a une une réplique qui est pas mal. Elle dit "Tu as raison,
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Speaker A
tu as raison. Là, je fais des généralités sur les blancs tout ça, mais c'est pas ça en fait. C'est pas c'est pas de ça que j'étais en train de parler. Je me planquais derrière la généralité pour parler de toi. Euh en
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Speaker A
fait c'est toi qui est un connard, tu vois ? Parce qu'elle était en train de dire les hommes. En fait, elle parlait plutôt des hommes à ce moment-là. Ah les hommes, on peut pas compter sur eux.
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Speaker A
Enfin, elle dit un truc un peu comme ça. Et et c'est là que Gesm lui dit "Bon, faut peut-être arrêter de sourciliser les hommes. Peut-être un peu. Bon et elle lui répond : "Tu as raison. Oui, j'arrête avec les généralités. Je
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Speaker A
parlais de toi et je pense qu'en fait le film arrive à à faire droit à l'individualité réfractaire physiquement à disons l'absorption communautaire tout en célébrant quand même la beauté de la communauté. Ça c'est quand même quelque chose si tu veux. Faut quand même faut
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Speaker A
quand même réussir cette acrobraie là. Mais de la même façon, Kchich arrive toujours par exemple dans les de mectoub je dire et et peut-être à forcerie dans le de d'ailleurs à être implacable sur les conflictualités au travail dans la
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Speaker A
société française implacable et parfois d'une grande violence au diapason de la violence objective des choses tout en ménageant des grands moments solaires et des grands moments de possible réconciliation euh intercommunautaire ou ou intersexe, je sais pas. Je moi j'ai retrouvé
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Speaker A
peut-être que la comparaison te paraît un petit peu forcée mais je je n'ai pas pu ne pas penser à les chiches quoi.
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Speaker A
C'était intéressant parce que moi je pensais à ZaH, je pensais à Blade number one surtout de Zache qui est un film dans dans lequel euh il y a comme ça un un un personnage un peu enfin le fait d'être que le fait être que dans
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Speaker A
le dans le film d'Alin Gomise euh quand on reste jusqu'au générique de fin, on s'aperçoit que il y a beaucoup de de de personnes issues de sa famille et ça m'a fait beaucoup penser à à Zim parce que
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Speaker A
c'est quelqu'un qui effectivement euh met en scène aussi sa propre famille et et là là où je veux en venir, c'est euh que les deux enfin en tout cas que ce film là et celui et celui de Zim Blade
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Speaker A
Number One est vraiment dans la même dans la même logique de de de regard, dans la même logique aussi de de de fracturer cette frontière entre la fiction et et le documentaire que le personnage dans le film de Zaimèch qui
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Speaker A
est joué par Abel Jafri, ce personnage de frère violent d'ailleurs à Belgefri qu'on retrouve aussi dans le film d'Alin Gomise euh et j'ai l'impression que le Abel Jafri dans le film de Zaimèche bah c'est Gloria dans dans le film de Gomise
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Speaker A
c'est que c'est deux personnes qui se retrouvent dans une géographie qu'ils connaissent plus ou moins mais qui sont surtout un peu un peu alors l'un est comédien professionnel l'autre ne l'est pas mais peu importe mais je retrouve le
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Speaker A
même cette même ce même sentiment de perdition quand quand quand Gloria arrive dans ce village euh et qu'elle commence à faire la bise, elle fait la bise au casting et c'est très beau parce que elle est elle est comme moi en fait,
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Speaker A
on sait pas qui est qui et et j'en sens dans le regard de Gloria, elle se dit "Mais la c'est qui ? C'est qui ?" Et en fait la plupart des personnes qui sont là, je crois, je supe mais ayant vu le
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Speaker A
générique de fin, je pense que on est on est on est un peu dans le réel à savoir qu'il y a beaucoup de personnes qui sont issues de la famille d'Alin Gomis, donc on est en ils sont en territoire
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Speaker A
familier. Elle non, même si c'est l'actrice, même si elle a le personnage, elle n'est pas en territoire familier.
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Speaker A
Elle découvre quelque chose, voire même elle découvre peut-être aussi un pays ou une certaine géographie qui n'est pas la sienne, qui n'est et c'est ça et tu as et tu as entièrement raison parce que ça me rappelle bah ça me
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Speaker A
rappelle ce qu'on appelle la diaspora. toutes ces personnes qui sont et je trouve que c'est très euh c'est très intelligent de ta part de dire les Français quand tu parles de Gloria et de ses frères et sœurs et et ceux qui sont
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Speaker A
Oui. Non mais c'est pas aussi commun, c'est pas aussi évident. Certes, je peux quand même le dire, c'est pas aussi évident. Et et et c'est vrai que c'est vraiment ça en fait, c'est que et je retrouve ça aussi dans le regard à
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Speaker A
Belgique complètement perdu dans ce village. On sent qu'il est pas de ce village là, ce village algérien. On sent qu'il est entouré de beaucoup de Zaimèch de Zaimèch. Et c'est peut-être ça aussi que Zaimèche voudrait filmer. Et c'est
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Speaker A
aussi ça dans le film de Zaimèch où il y a des moments comme ça de fracture où tu vois Rodolphe Burger qui joue de la musique et je me suis dit tiens, il y a un truc avec il y a un truc, il y a
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Speaker A
quelque chose, il y a il y a un peut-être un un sentiment de dialogue comme ça en entre les deux. Et là et là où je veux en venir, c'est que euh c'est que tu l'as tu l'as tu tuas tu as
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Speaker A
commencé à en parler, mais je pense que c'est c'est et je pense que c'est une belle transition pour pour peut-être pour prolonger. Bah c'est c'est ces petites notes de musique euh de de très très jazzi. Enfin, c'est quand même
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Speaker A
enfin on est on est on est on est on est pendant 3h12 avec un cinéas qui a fait un film sur Tell Monk et Tony New Monk c'est très bien parce que en fait quand il fait ce film c'est d'abord à la base
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Speaker A
il fait un film sur Tenus Monk. Et d'un seul coup, il tombe sur un truc incroyable. Tu dois connaître l'histoire, ces fameuses des rush comme ça d'une émission où il voit Monk en train de il a il a tout, il
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Speaker A
a les rushes, il s'aperçoit de quelque chose et qui dit "Putain, il y a un truc qui se fait dans cette manière qu'à l'animateur de faire rejouer plusieurs fois." Le titre du film d'ailleurs s'appellera Ren and Play, de faire
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Speaker A
rejouer plusieurs fois, plusieurs fois. Et et c'est très beau parce que quand tu parles au fait que les choses se répètent, les choses se répètent, on est dedans quoi. Donc donc là où je veux en venir, c'est par rapport à la musique.
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Speaker A
Et là pour le coup, j'avais noté la question parce que j'avais peur de de j'avais peur de l'oublier. Ouais. Je disais oui voilà, c'est sa manière de filmer très ouvert, très poreuse, presque improvisée. Donc je disais qu' évoque souvent le jazz. Et je voulais
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Speaker A
savoir est-ce que est-ce qu'on peut dire que ce film d'Ao est un film musical, totalement musical euh mais au sens profond du terme et je voulais juste dire un truc quand même qu'on a pas forcément l'habitude ou de
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Speaker A
de d'entendre dans des dans des émissions de critiques de cinéma mais [ __ ] ça fait du bien de voir un film comme ça. Voilà, ça fait quand même du bien de voir un film comme ça.
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Speaker A
De toute façon, tous les films qui arrivent à nous faire éprouver dans le même temps et parfois dans un même pli affectif que la vie est immense et que la vie est dégueulasse sont des grands films.
55:06
Speaker A
Alors après plus modérément que la vie est solaire et que la vie est conflictuelle, que la vie est apre. Bah voilà, je j'ai et pour moi c'est toujours un peu gagné quand tu as réussi à faire éprouver ça sur la sur la
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Speaker A
musicalité du film. Je pense qu'à partir du moment où Gomis ne s'est pas donné un programme narratif, ne s'est pas donné un programme dramaturgique, il y a pas de fil dramatique. On on en a vu des films qui tournaient autour d'un mariage
55:31
Speaker A
et peu à peu le mariage se détériore et des et des fictions, des sous-fictions ou des sous-stories finissent par arriver à un nœud lequel nœud se résout pas. Bon, il ne s'est il s'est refusé à ça. C'est pas ça l'intéresse pas. Il y a
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Speaker A
quelques petites bribes comme ça, quelques petites saill d'une dramatisation possible qui arrive notamment avec l'arrivée d'un des frères au mariage français euh qui visiblement est personat. On comprendra jamais exactement pourquoi. Ça crée de l'attention un peu de baston. En tout
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Speaker A
cas, ce que j'ai pu voir, c'est que ce qui aurait pu vraiment nourrir une grosse tension finalement est presque résolue, j'allais presque dire, par une baston qui qui paraît une baston de mariage. Un mariage sans baston, c'est même pas un mariage. Donc en fait, c'est
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Speaker A
aussi partie prenante de la cérémonie, enfin en tout cas de des festivités de mariage qu'un moment il y a une baston quoi. C'est ça va pas du tout être un élément perturbateur mais un élément finalement qui va être absorbé par
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Speaker A
l'unanimisme ou la festivité ambiante. le film et aussi je crois arrive très bien parce que c'est souvent par les mots et par les dialogues que pourrait arriver la dramatisation et la fiction et en fait c'est toujours les corps qui
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Speaker A
vont reprendre leurs droits sur une équation assez pardon d'y insister mais je trouve un peuchichienne aussi c'estàd que dès que ça commence à parler c'est conflictuel en tout cas il y a de la tension il y a des petits yatus et
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Speaker A
petites discordes même si ça déconne mais pas vraiment à un moment comme on parle quand même de la façon dont on traite les enfants dans la culture dite africaine. cette généricité étant évidemment problématique, mais c'est comme ça que les parties prenantes le
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Speaker A
disent de même et finalement ça va être absorbé par une espèce de bonne humeur générale. Donc dès qu'on aborde quelque chose qui pourrait être ouvrir un fil dramatique ou un fil thématique, il y a toujours un peu la
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Speaker A
vie ambiante ou l'énergie vitale qui arrive à le à le diluer et à faire en sorte que la la la l'humeur générale reprenne ses droits. Et donc à partir du moment où tu n'es pas tenu par un fil
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Speaker A
dramatique, ben ton montage va être indexé à d'autres critères. Et ben, par exemple, le critère rythmique. Ben oui, en fait, tu as des tu as des dizaines, j'ai pas j'ai pas lu j'ai pratiquement rien lu, hein, sur la
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Speaker A
fabrication du film, mais je tout ce que je dis là, je le devine en ayant regardé le film. Euh en tout cas ce que je sais et ce que je peux vraiment deviner en regardant le film, c'est qu'évidemment
57:48
Speaker A
il avait des tonnes de rush quoi. Parce qu'à mon avis, il a dû filmer filmer filmer refilmer. Je crois qu'il y avait deux caméras en général, peut-être que par moment il y en avait un peu plus mais ça finit par faire beaucoup de
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Speaker A
rush. Surtout si film pratiquement il y a des prises d'une heure. Ça pour le coup, j'ai pu le dire quelque part. Bon donc tu as beaucoup de rush. Faut que tu montres ça. Or bon, tu as évidemment tu
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Speaker A
as quand même vaguement l'ordre. Oui quand même il a suivi un peu les choses dans l'ordre temporel. C'est-à-dire que le mariage ne commence pas par la nuit et ne finit pas par le jour. Bon, OK, il y a quand même un petit ordre et je
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Speaker A
pense qu'il a respecté relativement les protocoles funéraires dans leur ordre. Bon, mais une fois que tu as cet ordre là, comment tu vas monter par exemple les 6 heures de danse que tu as filmé un soir avec tout un tas d'angles
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Speaker A
différents puisqu'il y a deux caméras et peut-être même un peu plus, je sais pas à à confirmer. Bon ben voilà, ben dans ce cas-là et ben tu as peut-être un critère qui pourrait être rythmique.
58:38
Speaker A
Voilà, qui pourrait être musical. Et on sait qu'effectivement Gomis a un goût très prononcé pour la musique et son film sur mon que j'ai pas vu mais que j'aimerais bien voir imminemment euh montre bien qu'il a une un appétit pour
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Speaker A
la musique quoi qui voilà qu'il est profondément imprégné de musique et et donc oui, je pense qu'il y a un montage fondamentalement musical. Après sur le recours à cette musique jazz qui est en fait le point commun parce qu'évidemment
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Speaker A
il y a des sections musicales différentes d'une cérémonie à l'autre. On va du cas d'un pays à l'autre, on écoute pas exactement la même musique ou on produit pas exactement la même musique en France que en dans la
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Speaker A
cérémonie en Guinée. Euh mais il y a une musique qui les englobe tous les deux et qui effectivement est du jazz. En tout cas, d'abord d'abord une dominante piano puis du cuivre arrivera un peu plus tard. Bon et d'ailleurs un piano très
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Speaker A
très piano très plutôt voilà plutôt calme et donc un tout petit peu dissonnant ou désaccordé par rapport à des moments comme tu l'as un petit peu notément à des moments de trans en tout cas où la musique s'emballe ou la danse s'emballe
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Speaker A
comme il peut arriver dans en France comme en Afrique. Et donc il il remet comme ça il remet une espèce d'apaisement général mais surtout pour moi il enrobe un peu les deux. Qu'est-ce qui pourrait faire point commun entre les deux pôles ? Et ben
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Speaker A
c'est cette musique là. Mais cette musique ce qui est intéressant c'est qu'elle est un peu dans un dans un tiers espace par rapport à la France et à l'Afrique parce que c'est le jazz et le jazz c'est une musique afhro-américaine
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Speaker A
et donc qui n'est pas sans rapport avec l'Afrique. Certes, on pourrait dire que lointainement le jazz vire l'Afrique.
60:10
Speaker A
Enfin quand même, c'est une musique américaine et il est pour moi ben finalement le point de jonction identitaire possible entre les Français et les Guinéens.
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Speaker A
bien qu'appartenant à la même famille pour certains, bah ça serait forcément un tiers espace qui pourrait être le jazz. de la même façon qu'un moment enfin quand même la citation qui orchestre un petit peu tout le film enfin qui est qui est en exerg et donc
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Speaker A
au front du film, c'est une une citation taoïste quoi. Alors là pour le coup, je pense pas que le taoïsme, il y a probablement des taoïstes en Afrique puisque comment dire, on trouve de tout partout, mais c'est quand même plutôt euh comment
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Speaker A
dire articulé ou rapporté au continent asiatique, il me semble quand même le taoiste. C'est intéressant, tu vois, d'avoir et et et je trouve le film sur la question de l'identité qui est évidemment là tout le temps. Et cette
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Speaker A
question flotte dans l'air du film en permanence sans jamais être traité comme une question, j'y insiste. Mais évidemment qu'elle est là. Évidment, c'est cette question, cette saloperie de question identitaire, j'ai presque envie de dire cette espèce de sparadra qui
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Speaker A
nous colle un peu et qui va qui qui qui nous fait parfois des misères quand même. Bon et je pense que le cinéma a une presque une tâche politique profonde de d'appréhender ces choses-là et de l'appréhender avec ses moyens propres et
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Speaker A
de toujours montrer en acte en acte, sans discours. Une identité, c'est toujours un bricolage, c'est toujours une comédie, c'est toujours un théâtre aussi, c'est toujours quelque chose qui se construit et qui donc peut se déconstruire. En tout cas, il n'est pas vraiment
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Speaker A
substantiel contrairement à ce que pourrait laisser croire certains idéologues un peu réactionnaires. C'est pas substantiel. Il ont des on bricole des trucs et les individus bah ils bricolent des trucs et il pensent que Gomis qui est franco-sénégalais hein qui
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Speaker A
a la double culture il s'est bricolé des trucs et ben c'est un fan de Theolinus Mank. Bah tiens euh qui est qui est ni guinéen, ni sénégalais, ni français, il est autre chose. Et puis tiens, il semblerait que
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Speaker A
Gomis soit un peu porté sur le taoïsme. Sinon je crois pas qu'il aurait appelé son firme Dao. Je crois hein, il doit avoir un début d'affinité euh pour cette sagesse, cette pensée, cette philosophie, cette spiritualité, je sais pas comment l'appeler. Euh bah moi ça
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Speaker A
m'intéresse toujours un peu comme ça les bricolages quoi. Et on voit des gens qui dans pendant les 3 heures de Dao, on voit des gens qui bricolent aussi. Mais de la même façon par exemple que moi il y a des moments du mariage français qui
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Speaker A
m'ont passionné. De toute façon, je pense que bon alors confidence pour confidence, toi tu dis euh ça fait du bien de voir ce film, moi je vais te faire une confidence. J'adore les mariages. Bon euh le spectacle des mariages, alors
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Speaker A
peut-être pas la cérémonie en tant que telle, la célébration, même si je peux bien aimer ça, à l'église, à la mairie pour pour ce qui concerne ce que j'ai pu connaître.
62:57
Speaker A
Mais alors les les fêtes de mariage, j'aime bien ça. Bon euh j'ai bien aimé m'y trouver mais j'ai surtout toujours bien aimé observer ça par exemple dans des documentaires ou ailleurs et et j'ai bien aimé ce mariage français.
63:09
Speaker A
J'ai j'ai je m'y sentais très très bien avec ces gens. H et j'ai adoré un moment qui est le moment où il chante Killing Me of Clee, tu vois le le morceau de Steve Wonder que les F avaient repris.
63:23
Speaker A
Euh cit pas Roberta Flac qui avait chanté ça à la base. Je crois que c'est Roberta Stev. C'est peut-être pas Stevie Wonder crois que c'est Roberta FL qui avait ché qui avait chanté ça. Ouais exactement.
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Speaker A
Mais c'est important non mais alors là pourant je me piquais de m'y connaître un peu en Stevie Wonder mais voilà ben je très très bon en Steve Wonder mais là où je vais en venir c'est que je crois que
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Speaker A
c'est intéressant que ça soit que ça soit les Fujies parce que voilà ça dit aussi des choses les fujis refis tout ça enfin c'est le le rapport à l'esclavage tout ça et mais pourquoi pourquoi j'aime ce moment d'abord parce que j'aime toujours voir
63:54
Speaker A
des gens chanter ensemble et en plus c'est un moment Capella euh c'est vraiment un truc il y a pas de musique à ce moment-là et à ce moment-là c'est des Français les Français qui pour pour certains sont visiblement d'origine africaine, que ce
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Speaker A
soit magribine, sub-saharienne. Voilà, il y a beaucoup de noirs et d'arabes dans le film. Il y a quelques blancs aussi qui traînent un peu de tout quoi.
64:14
Speaker A
Ils sont tous africains, il y a quand même une une dem Voilà. Et à ce moment-là donc on a ou on a des gens comme ça qui communent en tout cas qui un moment improvisent un champ qui a
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Speaker A
un champ américain. Bon mais c'est intéressant comme moment, c'est inter sur la construction identitaire. Bon, on pourrait d'ailleurs y voir le the dark side of the of this moment serait que bon bah voilà en fait quand on n pas de
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Speaker A
culture quand quand il y a une faculté identitaire bah qu'est-ce qui qu'est-ce qui remporte le morceau à la fin c'est quand même les Américains quoi. Bon donc on pourrait dire ça aussi à ce moment-là bien sûr qu'est-ce qui fait lien et
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Speaker A
qu'est-ce qui fait ciment finalement identitaire entre des Français d'origine très diverse euh qui soi blanc noir ou arabe ou asiatique euh bah c'est souvent la culture américaine. Voilà et là on aurait ça. Mais moi, c'est pas ça que je
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Speaker A
pense à ce moment-là. Je pense oui, je pense à la à la richesse des constructions identitaires et surtout au fait que eux chantant Kilimle, je sais pas s'il l'improvise, oui, je pense qu'il l'improvise.
65:09
Speaker A
Quelqu'un a dû lancer ça et puis les autres ont ont réagi. Comment dire ?
65:13
Speaker A
Pour moi, ça a le même ça a la même intensité cérémoniale ou la même intensité rituelle que les rituels africains multiséculaires qu'on voit parallèlement.
65:24
Speaker A
C'est c'est pareil pour moi en fait. C'est peut-être aussi une alors évidemment c'est moins traditionnel. Je pense qu'on chantait pas King Mef Clee il y a 8 siècles dans les mariages français mais c'est peut-être une tradition qui est en train de s'inventer. Ce que nous
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Speaker A
rappelle un peu ce parallèle et c'est pour ça que ce dispositif il est génial parce qu'il est vraiment il il donne en permanence à penser. Ce que nous rappelle c'est que toutes les traditions ont commencé par être des
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Speaker A
improvisations. Les traditions c'est toujours un truc qui s'est inventé. s'est inventé à un moment des gens ont commencé à faire des gestes pour célébrer je sais pas quoi et et c'est devenu une tradition mais une tradition c'est toujours d'abord une construction
66:00
Speaker A
c'est d'abord un théâtre qu'on adopte et qui avec le temps va se figer. Euh voilà peut-être qu'avec Kim Soft on invente un truc d'ailleurs. Il y a quelques autres rituels laïqu j'allais presque dire prosaïque qui sont proposés dans le
66:16
Speaker A
mariage français. Il y a un moment, il y a il y a un jeu entre eux. Euh chacun chacun des copains et des copines, des mariés doit alors qu'ils tapent tous dans leurs mains donc c'est un peu en
66:27
Speaker A
musique puis il y a une espèce de master of cérémonie qui est là pour animer un peu tout ça qui s'improvise et chacun vient donner la qualité principale du marié la qualité principale de la mariée pour moi je veux dire ça ça a la même
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Speaker A
intensité cérémoniale qu'un rituel africain et c'est ça qui est beau simplement l'un est peut-être davantage imprégné de spiritualité et de toute évidence de tradition et l'autre peut-être un peu moin mais tout Tout ça c'est les rituels et c'est ça qui est
66:52
Speaker A
intéressant, c'est comment Mais oui, une culture ça se construit quoi. Ça se construit et parfois ça part de trucs très prosaïques comme une chanson qu'on avait cru de Stevie Wonder parce qu'on est un culte et qui en fait n'est pas de
67:05
Speaker A
Stevie Wonder. Mais attends, restons sur cette séquence là, c'est pas grave François, tu peux parfois avoir Non, je m'en veux terriblement. Je m'en veux terriblement.
67:13
Speaker A
C'est pas c'est pas très grave. C'est pas très grave. Mais fais attention quand même la prochaine fois. Là où je vais en venir, c'est que euh Non, mais dans j'ai lu récemment, pas plus tard que ce matin d'ailleurs ou cet
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Speaker A
après-midi, je ne sais plus, ça va te faire rire mais bon, c'est pas grave. un poste de Charles Tesson qui euh disait en gros que euh je crois qu' bon, il avait beaucoup aimé le film et il disait
67:37
Speaker A
que c'est très il trouvait ça très étrange de ressentir donc c'est lui il dit je ressens quelque chose de lors de la fiction pure avec les séquences de mariage. Donc parce que j'y vois des visages que je connais. Euh
67:54
Speaker A
Sliman Daim d'ailleurs dans le dernier route euh je voilà je le dernier film de Zaimèche Sliman Daz il y est en tout cas le dernier film qu'on a pas encore vu mais qui est que j'ai eu la chance de voir il
68:09
Speaker A
y a Samir Samir Gesmi. Ça c'est normal parce que c'est un acteur qui est très qui est très gomisien. Il est là depuis le début. Il y a Belgefri mais il y a aussi Thomas Gigol qui est extraordinaire dans ce film.
68:19
Speaker A
Extraordinaire dans ce film. Pour moi le dans la séquence du mariage quand il c'est lui qui quand il dit il a bienveillant je trouve que c'est enfin je trouve qu'il est et je trouve que c'est aussi un signal intéressant.
68:28
Speaker A
J'avais vu son dernier film enfin alors bon il y a des choses à dire sur lui. Il y a Nicolas Bouchot al Nicolas Bouchot bon ah bah voilà 1h14 Serge Dané. Allez bien qu'on parle de Serge d'anné un
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Speaker A
moment ou un autre Nicolas Bouchot. Oui c'est vrai il avait fait ce truc. Oui.
68:42
Speaker A
Et ben voilà donc tu tu c'est voilà mais là où je dire donc il trouvait ça très intéressant. il disait et donc le côté et tout et toute la partie qui se trouve Guinée Bisto, il l'a trouvé effectivement il y avait il y avait une
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Speaker A
part de fiction parce que Gomis dit dès le début du film, dès le début du film, il dit "On va aller vers la fiction." Donc tout tu l'as très bien dit mais il il disait c'est intéressant parce que
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Speaker A
comme je je reconnais ces quelques visages qui sont éparpillé dans ce maestrome, je te parle de la cérémonie du mariage, je me dis tiens la fiction est est un est elle me rappelle souvent enfin le film me rappelle souvent à ce
69:19
Speaker A
moment-là que c'est une fiction portée par ses visages qui qui sont à part à partijol qui qui a des moments etmi qui ont des moments à eux mais les autres Tu les vois d'Asie, je crois qu'il parle même pas dans le film. Si tu connais pas
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Speaker A
d'Asie, tu sais pas que c'est d'Asie mais tu le vois de loin et tout. Il disait et c'est très étrange parce que peut-être que certaines personnes qui ne connaissent ni Das ni Gesmi ni ces gens-là, même Thomas Gigol trouveront
69:45
Speaker A
que peut-être la la cérémonie funéraire, elle est beaucoup plus fictionnalisée que le maria. Enfin et je trouvais ça intéressant ce qu'il disait. Pourquoi selon toi ? Et on pourrait dire pourquoi pas comme réponse mais bon pourquoi selon toi il a besoin a besoin un moment
70:06
Speaker A
dans le mariage bah de mettre des visages qui sont connus voire très connus et je pense par à Thomas Thomas J qui est très connu.
70:15
Speaker A
Alors autant autant que je puisse répondre à cette question parce que je ne suis pas gomiste mais je vais te dire ce que moi je me suis raconté hein. Ma fois, c'est un peu le travail du spectateur un peu attentif que ce pic d'être un
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Speaker A
critique. Euh, en tout cas, moi je peux dire ce que ça m'a fait. Voilà, je peux pas parler à la place de Gomis, mais je peux dire que ça m'a fait. Ce que ça m'a fait c'est que décidément
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Speaker A
ce cinéma ne voulait pas choisir, ne voulait pas se restreindre. Tout à l'heure, je disais qu'il veut pas choisir un sillon qui serait le docu et qui donc interdirait certaines choses.
70:48
Speaker A
Euh et inversement et ben oui, il est entendu que bah des fois il y a des films, c'est des docum bah donc du coup c'est pas des acteurs professionnels et puis il y a des films c'est des fictions
70:57
Speaker A
puis du coup c'est des acteurs professionnels. Bon heureusement pas mal de gens ont fait un peu sauter ce bordel et sont allés chercher des acteurs amateurs pour faire des fictions. On en connaît plein et on on peut parfois
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Speaker A
beaucoup les aimer. C'est beaucoup plus rare effectivement que dans un même bain, on est mélangé sans signaler rien, presque comme ça, comme si de rien n'était de façon presque naturelle des gens très connus. En Jingol est quand même très connu, des gens connus, Samir
71:25
Speaker A
Gesmi, bouchot pour un pont de la sociologie culturelle un peu différent et puis les quelques autres que tu as cité, j'ai reconnu quelques visages effectivement au passage que parfois je ne savais pas nommer, que parfois je savais nommer. Et puis à côté de ça, des
71:38
Speaker A
gens dont on sait que c'est leur première apparition au cinéma, c'est pas du tout leur boulot d'être cinéas.
71:42
Speaker A
D'ailleurs, celle qui joue Gloria et je crois qu'elle est infirmière dans la vie. C'est une cousine de la gomise.
71:47
Speaker A
Tout ça est intéressant quand même. Et c'est moi c'est le mélange qui m'intéresse. C'est le mélange indifférencié et qui pour moi participe toujours du même geste. C'estd que tout ça c'est de la vie. Il y a pas des
71:57
Speaker A
degrés de vie, il y a pas des degrés d'artifice, il y a pas des degrés. Enj Jol est pas quelqu'un de moins vivant que la cousine infirmière d'Alin Gomis.
72:07
Speaker A
Tout ça c'est les vivants et quand vous les mettez dans une énergie cinématographique euh collective où tout le monde est logé à la même enseigne où tout le monde est filmé un peu un peu traité de la même
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Speaker A
façon parce qu'il y a pas de focus sur qui que ce soit. les caméras, je crois, se baladait beaucoup allant chercher les uns les autres, prenant ceci, prenant cela, puis il y avait des choses évidemment beaucoup plus préparées. Bah
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Speaker A
voilà, tu les mets dans le même bain et tout ça, c'est des vivants. C'est des vivants et tout apporte leur contribution à la fabrication de la vie générale, quoi. Euh, NG Jol apporte son talent propre et Dieu sait s'il en a, sa
72:44
Speaker A
drôlerie, sa chat, sa présence, son sens du spectacle. Gloria elle apporte pas beaucoup ça.
72:50
Speaker A
Gloria n'est pas très chetcheuse. Gloria n'est pas très truculante mais elle a un visage, elle a son truc, elle a cette espèce de raider qui finit par être très charismatique.
73:02
Speaker A
Chacun apporte ses trucs. C'est c'est comme dans la vie. Chacun apporte son truc. C'est comme dans une bande d'amis.
73:07
Speaker A
On apporte pas tous la même chose mais chacun apporte son truc. On n pas les mêmes qualités. Mais tous participons de cette chose qu'on appelle la vie dont nous sommes tous une bribe apportant notre singularité. Moi, c'est ça que
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Speaker A
c'est vraiment ça que je me suis dit. Euh par ailleurs, il faut quand même noter au passage que tous les acteurs sont bons. Mais tous les acteurs sont bons parce que je crois que le l'ambiance qui a réussi à créer Gomis ou
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Speaker A
plutôt le mode de cinéma auquel il les a conviés rend les gens bons et les en tout cas les rangs à leur naturel ou pour le dire peut-être de façon moins problématique les rangs à leur personnalité c'estàd qu'ils peuvent
73:44
Speaker A
faire valoir leur individualité. C'est ça que j'appelle quelqu'un de bien à l'écran. Moi, c'est pas forcément une question de technicité. C'est qu'on a l'impression que il est vivant. Il est vivant. Il est consistant. Il existe.
73:55
Speaker A
Voilà. Moi, j'aime bien sentir que à l'écran les choses existent. Que ce soit un arbre, un kangourou, un être humain ou une table. Et là, ça existe parce que précisément le film n'a qu'un dieu.
74:06
Speaker A
C'est celui-là. C'est le film n'a pas un dieu qui serait la Guinée Biso. Le film n'a pas un dieu qui serait la France.
74:12
Speaker A
n'a pas un dieu qui serait le taoïme ou je ne sais quelle autre religion et même pas le jazz. Le film n'a qu'un dieu, c'est la vie. Euh il y a une scène que je trouve, tu vois, tout à l'heure, je
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Speaker A
parlais de la scène avec le fils qui revient là ou le frère ou le cousin, j'ai pas bien compris et que vraiment visiblement il a fait des conneries parce que personne est content de le voir là avec ce détail que je trouve
74:32
Speaker A
génial. En fait, moi j'adore toute cette scène. J'ai pris comme une scène, j'allais presque dire, de pur cinéma ou de cinéma classique. Je je la trouve vraiment très forte parce que je trouve les acteurs excellents. Je trouve le
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Speaker A
dialogue improvisé ou pas, je ne sais pas, superbe. et je trouve la scène alors pardon, j'y insiste encore mais c'est enfin désolé c'est nul mais je trouve que c'est ça fait part ça pourra être de quéchich à son meilleur notamment
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Speaker A
cette idée que je trouve prodigieuse c'est que le type se ramène au mariage alors que franchement visiblement il a rompu tout le monde puis il a fait des coups pendables apparemment et donc lui il profite du mariage il se dit
75:13
Speaker A
justement dans cette ambiance un petit peu de réconciliation générale qui est toujours à mariage, ça va être la bonne occase pour aller repointer mon nez là-dedans parce qu'au moins ils me feront pas trop chier, ils pourront pas faire de
75:26
Speaker A
scandale, ils vont pas me taper dessus et cetera. Donc en fait il lui pour résoudre sa propre conflitualité et le yatus visiblement définitif qu'il a avec sa famille, il se sert précisément de l'unanimisme d'un mariage. Déjà, je trouve que c'est un un
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Speaker A
nœud intéressant et en plus il a trouvé un truc imparable. il arrive avec sa nouvelle compagne et sa compagne est enceinte comme on dit parfois trivialement jusqu'au coup. C'estàd ce que je veux dire c'est que ça se voit.
75:50
Speaker A
Elle en est plutôt elle est proche du terme. Donc c'est c'est ça se voit. Donc évidemment que c'est un bouclier et blanche et par elle est blanche ce qui est intéressant aussi tout ça évidemment n'étant pas vraiment nommé hein c'est
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Speaker A
encore une fois les choses qui parlent par elle-même mais moi j'ai vraiment beaucoup sentir tu sens espèce de passif psychologique très très en fait il y a là en 5 10 minutes le matériau pour une super fiction pour pour un super récit
76:15
Speaker A
simplement gomiste te fait ça en 10 minutes parce que c'est bien joué parce que c'est fort parce que c'est fluide ce qui me fait regretter une chose quand même et ça serait la seule réserve que j'aurais enfin Une réserve que j'aurais
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Speaker A
sur le film, c'est que là, il prend le temps quand même de jouer ce trucl à fond, hein. Il y a quand même au moins le frère va parler avec au moins six ou sep interlocuteurs qui tous un par un vont
76:36
Speaker A
faire la gueule genre "Mais qu'est-ce que tu fais là ?" "Ah ouais, tu es là ?" "Oh ouais, d'accord. OK." Dans la mer, la mer il refuse carrément de lui parler. Enfin bon, il y a quand même un
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Speaker A
gros dos quoi. Euh et ça m'a fait regretter le fait que quand même je trouve que le film qui dure 3h et ça serait une grande différence avec Zimesh là, tu vois pour pour le coup assez peu de séquences qui durent.
77:03
Speaker A
Je trouve que c'est quand même très cut tout ça. Cut d'une scène à l'autre, d'un moment à l'autre. Je trouve qu'on s'arrête pas assez assez longtemps sur tel ou tel truc. à chaque fois qu'il le fait, je trouve ça super. Moi, la scène
77:15
Speaker A
où les mecs sont en train de raconter comment ils se faisaient taper par leur père avec une espèce de bonomie mais qui en même temps ou napé de d'inquiétude parce que quand même il est question d'enfant combat.
77:25
Speaker A
Enfin bon, j'aime beaucoup ce moment. Imaginez cette séquence. Imaginez un peu cette séquence. Ouais. Et les les acteurs sont sont très bons. Enfin voilà. Et moi j'aurais bien aimé que ça dure en fait. J'aurais bien aimé qu'il y ait plus de séquences qui
77:36
Speaker A
durent euh et que au sein même d'une séquence, il cutte un peu moins là. Voilà. Je trouve que le film est trop cut parce que tout à l'heure je disais que sa grande force était de nous inviter à regarder. J'aurais bien aimé
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Speaker A
de temps en temps pouvoir passer un peu plus de temps à regarder un seul truc à la fois parce que alors j'en diraiis notamment c'est un petit peu la la petite lassitude qui m'est venue à un moment par rapport à la danse. J'ai dit
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Speaker A
à quel point je trouve que la danse l'importance de la danse dans le film est à la fois pertinente, réjouissante, tout ce qu'on veut. Il y a rien de plus beau que de voir des gens danser sur terre de toute façon. Donc moi un film
78:14
Speaker A
qui me propose de regarder ça, je lui dis merci. Mais donc tu as tu as tu as tu es en train de nous dire pardonne-moi à 1h24 19 que tu as vu le film Michael et que tu as
78:23
Speaker A
trouvé que c'était un chef-dœuvre. Voilà. Je l'ai pas encore vu mais je sens que ça sent bon. Ça sent bon ce Ouais ouais ouais. Non mais moi tu sais j'ai de la bouteille en critique hein. Donc les cheœuvres moi je les vois venir de très
78:34
Speaker A
loin et ça voilà tu verras tu seras pas déçu. Ah bah tu l'as vu peut-être déjà.
78:40
Speaker A
Ah oui on verra le top 10 à la fin. On verra le top 10 de la fin de l'année.
78:43
Speaker A
Mais mais je crois qu'il est même pas question de top 10 question de top 3 je pense. Mais bon voilà après on a de la bouteille où on a pas quoi.
78:50
Speaker A
Revenons au cinéma. Euh oui donc je il y a un moment quand même où le film danse beaucoup. Pourquoi ? parce qu'il se trouve qu'il y a une espèce de coïncidence entre le moment dansé du mariage et le moment très dansé
79:03
Speaker A
côté Guinée. Et donc là, il y a pratiquement une demi-heure, tr quart d'heure, 1 heure où c'est pratiquement plus que de la danse. Pourquoi pas ?
79:11
Speaker A
Pourquoi pas ? Simplement, je trouve que c'est trop cut et qu'on Gomis ne nous invite pas à pouvoir bien regarder les danseurs. Moi, j'aurais bien aimé passer 5 minutes avec tel danseur, 3 minutes avec tel autre ou danseuse
79:26
Speaker A
côté Afrique comme côté France. Euh je trouve que là, alors peut-être qu'il a visé par son montage, on parlait d'un montage musical tout à l'heure, mais là ça serait un montage musical à la rigueur dans le mauvais sens du terme.
79:36
Speaker A
Tu sais quand le montage prétend pratiquement être mimétique par rapport au rythme même de la musique. Ça, je pense que ça foire tout le temps. Je n'aime pas ça. C'est comme ça qu'on filme les concerts en général, j'en ai
79:45
Speaker A
ral bol. Moi, les concerts jeis qu'il soit filmés en plan fixe, allez avec deux caméras au au max, mais sinon ça m'intéresse pas. Et là, j'ai retrouvé ça. Je trouve que oui, ben il regarde pas assez ce qui ce
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Speaker A
que je croyait qu'il nous invitait à faire dans dans l'ensemble du film où ça sera un petit peu et je pense qu'il y a aussi comment dire la danse au cinéma, c'est un peu facile. Voilà, tu vois, je
80:18
Speaker A
je dialectise un peu mon rapport à la danse au cinéma. à la fois la plus belle chose du monde et en même temps c'est tellement la plus belle chose du monde, ça marche tellement à tous les coups qu'en fait je trouve ça un peu facile et
80:29
Speaker A
que peut-être à un moment je me suis dit que j'aurais bien aimé voir autre chose que de la danse et que de la danse pendant 1 heure 1h30. Euh, il y avait tellement d'autres choses à filmer, notamment dans le village évidemment
80:40
Speaker A
parce que c'est la réalité qui met la moins familière par définition. Oui. Oui. Ou et j'aurais bien à un moment, tu vois, par exemple, on voit une femme balayer le la cour euh le lendemain de la fête pour enlever les canettes, les trucs
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Speaker A
comme ça. Et vers la fin, j'étais content de voir ça moi. À un moment, tu vois les mecs, ils sont en train de retaper une toiture de tôle, enfin, ils sont en train de clouter une tôle sur en guise de toit sur une maison
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Speaker A
qui est encore une charpente, enfin qui est encore à l'état de charpente. Moi ça m'a j'ai bien aimé ce plan. Je croyais que par exemple en fait la vie du village, disons les choses de façon un peu presque comment dire folklorique
81:14
Speaker A
Jean Rouchienne un peu Jean Rouchienne peut-être. Oui, bah après Roua aime beaucoup filmer les rituels aussi et j'adore ça mais oui, j'aurais bien aimé quand même qu'on sorte un tout petit peu disons de la de la petite routine de la
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Speaker A
danse qui s'installe à un moment dans le film quoi. Donc voilà, un peu moins cut, un peu plus de stase d'observation comme on peut en trouver chez Rabah et Mh n'aurait pas lu au film et et aurait fait que le film aurait
81:40
Speaker A
m'aurait totalement satisfait. Alors, il y aurait encore 50 milliards de choses à dire sur ce film. Je crois que vous avez compris qu'il faut absolument le voir. Mais j'ai j'ai pas fini. Moi, j'ai envie de te je pour Tu nous parles
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Speaker A
de de de comment tu dis ? Tu avais un truc à dire sur le frère là ?
81:56
Speaker A
Oui oui oui, je je je vais le balancer, t'inquiète pas. Mais euh il il y aurait je pourrais rebondir sur ce que tu disais par rapport effectivement euh que moi j'ai pas trouvé que c'était trop ceté côté mariage. J'ai pas trouvé mais
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Speaker A
peu importe, c'est pas c'est pas très grave plus. Mais mais mais ne trouves-tu pas que toute la partie euh euh côté Guinée Bisso euh les le regard de de Gomise est beaucoup plus euh ah je vais utiliser un mot un peu un peu
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Speaker A
un peu vulgaire peut-être plus attentif que dans que la séquence du mariage parce que peut-être la séquence du mariage il sait que c'est une séquence où il joue avec certains codes que nous spectateurs spectatrices connaissons des mariages. Ça se termine quand même sur
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Speaker A
une bagarre. Je veux dire, bon bah les mariages où ça se termine sur une bagarre, c'est quelque chose qui est qui une fois sur deux, c'est c'est normal une fois sur deux. Euh mais en même temps, je vais je vais revenir sur la
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Speaker A
bagarre. Euh mais mais et et je trouvais que il y a quand même de deux trois moments dans tout ce qui est guin guinébiso deux trois moments où là je me dis le gars mais il nous il nous il nous
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Speaker A
et c'est là où c'est pour ça j'ai noté ça. Je oui je l'ai noté. Quand tu parles de God, en fait, Godard, on l'a oublié mais toi tu le sais, c'est que euh ce qui est il y a un côté vivre sa vie dans
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Speaker A
ce film. Je vais je vais aller très loin. Ouais. Oui. Je vais t'expliquer pourquoi. À un moment d'en vivre sa vie, c'est génial parce que tu as tu as God qui nous explique un petit peu ce que c'est que
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Speaker A
le le le l'emploi du temps d'une prostituée, comment ça se passe ? Et voilà, il nous explique, il fait une il nous fait un cours, c'est pédagogique.
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Speaker A
Ça c'est un truc chez Godard, c'est très récurrent dans les années 60 et 70, un peu moins dans les années, un peu moins après. Mais ça c'est quelque chose, on se pose et on explique comment c'est. Et le cinéma sert aussi à comprendre un peu
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Speaker A
la vie. C'est ce que disait Godard dans ses articles quand il était au cahier, voire même Truffo. Et euh et je trouvais qu'il y a des moments la partie Guinée Bissau, c'est côté là le côté godardien, je le vois à savoir on se pose et non
83:55
Speaker A
pas je vais expliquer quelqu'un va parler, va dire il faut faire ça puis il faut faire ça. Non, je c'est la caméra qui va nous raconter comment il faut faire les choses.
84:06
Speaker A
Et c'est les moments où je et j'avais très peur, je t'avouerais quand je commence à m'aventurer dans cette partie de cette enfin dans cette région africaine, je me suis dit j'ai peur, j'ai très très peur. J'ai très peur où
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Speaker A
il va où il va nous parce que je suis pas un grand amateur de Jean Rouge. J'ai j'ai un peu peur et en fait c'est magnifique parce que je trouve pas que ça soit je je trouve que à ce moment-là
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Speaker A
cette caméra là c'est le point de vue de Gloria. C'est Gloria. Mais c'est pas le point de vue de Gloria, c'est le point de vue de l'actrice qui, je suis persuadé connaît pas trop finalement cet endroit-là, cette poétique, cette
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Speaker A
culture. Enfin, elle le dit au début, elle dit "Je suis française d'origine." C'est très important. Les mots sont très importants et tu l'as très et tu l'as compris. Et je trouve c'est là pour le coup c'est très godardien et comme c'est
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Speaker A
très godardien dans la manière de pédagogique de m pas de d'expliquer les rituels les les le le euh l'emploi enfin le le mode d'emploi mais c'est la caméra qui nous explique le et donc c'estàd de prendre le temps de laisser les choses
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Speaker A
se se s'étaler parfois de de montrer des moments où où tu dis mais il devrait quter à ce moment-là et donc je me pose la question ne trouves-tu pas que euh cette partie-là cette tout ce qui concerne Guinée Bisso est moins que
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Speaker A
table. Et si tu trouves que c'est moins quaable, alors pourquoi il s'obstine selon toi à côter un peu plus quand il est peut-être en territoire familier conquis qui est la le mariage qui se passe en France dans un endroit français
85:38
Speaker A
avec des Français. Le problème c'est que je peux pas te répondre à la question parce que moi j'ai pas ressenti ça. Moi j'ai trouvé que le était les les deux les deux pans du dispositif était à peu près
85:51
Speaker A
saisis dans les mêmes attendus formels quoi. C'est-à-dire quand même des plans très courts. Il y a quand même très très peu de plans qui durent. Il varient souvent.
86:02
Speaker A
Euh beaucoup de gros plans, c'est cadré très serré. Voilà ce qui m'a manqué un petit peu si tu veux dans notamment en Afrique parce qu'encore une fois, j'étais peut-être davantage curieux de voir quelque chose que je n'ai jamais vu
86:13
Speaker A
que peut-être je l'étais côté français où j'avais l'impression d'un matériau finalement relativement familier même si je suis toujours content de m'y trouver.
86:22
Speaker A
Ce qui m'a manqué c'est les plans larges sur un moment. Tu vois, tu vois, je parlais tout à l'heure du moment où le le le chef de vidage, je l'ai appelé comme ça, c'est sans doute pas adéquate mais voilà, j'espère qu'on me
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Speaker A
pardonnera. euh interroge le cercueil et que le cercueil répond. Bon, très très grand moment de cinéma. Moi, j'aime bien quoi de me dire "Mais attends, en fait, ça répond, ça répond pas, les mecs agitent le cercueil." Bon, j'aime bien.
86:46
Speaker A
C'est la question de la croyance qui est une question qui indécotablement cinéhidique. Moi, j'aurais bien aimé avoir un un plan large à ce moment-là. Or, le parti prix de Gomis pendant tout le film est pratiquement non seulement un parti prix
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Speaker A
de prise sur le vif, mais aussi de coller au personnage et de coller à l'action comme si on n'est pas très loin de l'immersif par moment. C'est vraiment être avec les personnages et pratiquement vouloir être dans une sorte
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Speaker A
de cossensation avec les personnages h non pas tant les regarder les filmer que de sentir avec eux de sentir comme eux autant que possible bien sûr. Et là tu vois il est vraiment très très près du chef. On est très très près de ces
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Speaker A
quatre jeunes hommes qui moi j' moi j'aurais vraiment signé enfin j'aurais j'aurais donné quelques billets pour avoir un plan large juste quoi et qu'on me on me laisse regarder cette cérémonie. Inversement, j'ai apprécié que Gomis ne filme pas les cérémonies
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Speaker A
telles que pas mal de cinéastes sont souvent tenté de le faire, c'est-à-dire en reproduire presque strictement la scénographie parce que notamment quand la cérémonie est faste, ça te donne immédiatement des plans. Un homme comme Cube Bric adore les cérémonies. Je veux
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Speaker A
dire sa vraie motivation, on dira jamais assez pour les sentiers de la gloire, c'est pas tant de dénoncer euh les exécutions qui ont suivi les les mutineries en 141, même si je veux bien lui concéder que probablement il voulait
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Speaker A
aussi dénoncer ça, mais que la façon dont il filme à la fin le la cérémonie, enfin en tout cas tout le protocole qui va mener à l'exécution lui offre des plans extraordinairement géométriques, des grands plans larges où l'ordonnosement militaire permet un
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Speaker A
ordonnancement de la mise en scène. Gomis n'est pas tombé dans ce tru-là. Lui, il est vraiment dans le parti prix inverse. C'estàdire que là où une une configuration théâtrale cérémoniale est est est posée par la vie même, lui, il
88:42
Speaker A
va chercher plutôt le détail. il va chercher le visage qui est comme ça, un visage au sein même de la scène. Mais j'aurais bien aimé que de temps en temps, il me restitue la scène dans son entier parce que à ce moment-là, je
88:55
Speaker A
pense que c'était le la meilleure scénographie ou plutôt la meilleure syntaxe pour me permettre de continuer à réfléchir ou à ressentir réfléchir ressentir réfléchir sur le degré de consistance de ces rituels.
89:12
Speaker A
de quoi sont-ils faits exactement quoi de jusqu'à quel point sont-ils encore habités par ceux qui les animent ?
89:18
Speaker A
Voilà. Donc si tu veux, moi je Oui, ta question, elle me elle me laisse Je pense que tu as ressenti un truc que je n'ai pas ressenti donc sur lequel je ne vais pas pouvoir t'éclairer, mais c'est mais c'est pas grave. Euh le
89:31
Speaker A
film est sorti le 29 avril, c'est-à-dire récemment. Donc n'hésitez pas à aller le voir ou le revoir comme ce fou que je suis qui qui voilà s'est permis de le revoir et ça passe crème. Je le dis peut-être que est-ce que tu aurais une
89:44
Speaker A
dernière chose à dire sur le film ou ou non ? J'ai vraiment je redis que je vais mon mon prochain objectif dans la vie c'est de voir le film sur monque de de de de Gomis. très très envie de voir
89:57
Speaker A
ce qu'il a foutu avec ça. J'en avais entendu parler à sa sortie et puis une négligence de plus dans dans ma vie qui n'est qu'une une amphilade de négligence et bien je n'ai pas vu.
90:07
Speaker A
Il faudrait que tu vois aussi le film aujourd'hui qui est pas un film totalement aimé. Je me souviens à l'époque beaucoup de voilà beaucoup de disputes avec des confrères et des consœurs. C'est un film qui est mal aimé
90:17
Speaker A
ce mais que je le trouve un film avec Sol Williams. Je sais pas si tu vois c'est qui Ouais enfin voilà quoi. Toujours ce rapport ce rapport à la musique. Donc Dao le dernier film dans la gomie son 7e film
90:31
Speaker A
qui est sorti le 29 avril. Voilà n'hésitez pas à aller le voir et le revoir.
90:37
Speaker A
Second film donc de la soirée, vous le savez juste une illusion. C'est leur 9e film 9e film à à ce binô Toledano Nakache. Le film est sorti le 15 avril.
90:48
Speaker A
Je vais quand même rappeler pour celles et de ceux qui auraient l'utre de ne pas savoir de quoi parle.
90:53
Speaker A
Le film commence en 1985, donc c'est les années 80 et c'est pas un téléfilm he c'est un film de cinéma. Et le jeune Vincent Daan et non pas Diane parce que c'est comme ça qu'il est un moment nommé, c'est Daan. vit en
91:07
Speaker A
Île-de-Fance dans cette famille de la classe moyenne installée dans un ensemble d'immeubles de la banque ouest de Paris. Je lis le le synopsis du dossier de presse. Il est coincé entre des parents, toujours en conflit et un grand frère provocateur qui s'appelle
91:21
Speaker A
Arnaud. Ses parents, juifs d'Afrique du Nord, très important, marqués par leur histoire, essaent non sans mal de s'adapter à la crise économique en an 85. De plus, le gardien de leur immeuble Étienne Berger se rapproche de la mère
91:35
Speaker A
de famille Sandrine. Je rappelle quand même que Sandrine est jouée par Camille Cotin, Étienne Berger par Pierre Lutin et le mari et le père donc le père de Vincent et le mari de Sandrine est joué par Louis Garel. Donc Vincent qui va
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Speaker A
bientôt avoir 13 ans se prépare pour sa barmitzva et il n'est plus petit mais pas encore assez grand. Il se pose des questions auxquelles le rabin essaie de répondre, c'est-à-dire l'identité. Tiens, ça tombe bien. L'amitié, la famille, la religion,
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Speaker A
le désir et les premiers élans amoureux. Et euh dans euh dans le film euh alors c'est c'est très con, mais euh mais j'avais dit la dernière fois que je pense je vais m'aventurer. Allez, je pense que ces deux cinéastes ont vu notre émission
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Speaker A
sur je crois. Alors, il y a à un moment, c'est vrai, il y a une séquence où Lugarel dit par trois fois tout va bien et je suis tiens h bon et d'une et de deux euh le rapport à la nostalgie, c'est-à-dire
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Speaker A
le le côté centriste de la chose, je trouve qu'ils l'ont bien bien mis de côté. Non, les choses sont beaucoup plus complexes à l'image de la doudoune Chevignon que porte comment il s'appelle déjà cette le Vincent Vincent, je vais théoriser plus tard. Et puis euh
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Speaker A
je trouve que c'est un film euh qui se sert du passé pour vraiment essayer de comprendre la complexité de notre monde aujourd'hui.
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Speaker A
Le passé c'est l'Algérie française parce que ça parle de l'Algérie française à un moment, faut pas faut pas non plus déconner. Euh le passé, bah c'est déjà le film le film commence sur des logos du passé. Les il y avait Canal Plus, on
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Speaker A
voit le logo, c'est décrypté. Euh ça m'a rappelé cette période des années 80 que je trouve extraordinaire et que je regrette que je regrette François, je t'assure, je le années 80 c'était magnifique et euh et voilà, il y a de la
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Speaker A
bonne musique et ça me fait plaisir parce que c'est toujours la c'est toujours la même musique qui est qui est qui est qui est voilà et c'est bien de toujours avoir la même les mêmes musiques de The Cure, les mêmes
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Speaker A
musiques, enfin c'est je trouve ça passionnant et et puis surtout c'est un film qui respire. Il y a une il y a il y a un travail sur la direction artistique à travers l'appartement parce que l'appartement comme disent les grands
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Speaker A
critiques de cinéma c'est aussi un personnage de cinéma l'appartement et tu es d'accord avec moi que l'appartement est aussi un personnage La famille est composée de quatre personnes mais en fait il y en a cinq enfin six parce que
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Speaker A
le 5e c'est le concierge qui est un peu fachaud un peu gentil et le 6e c'est l'appartement. Ouais.
94:11
Speaker A
Et ça on en a et ça je crois qu'il y a très peu de critiques de cinéma sur voilà, je peux les nommer hein si tu veux qui ont parlé de l'appartement et donc moi quand je vois ce film là et ben
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Speaker A
moi je suis né en 76 en dire à tous ces jeunes qui ont vu le film parce qu'il y a plus d'un million vous êtes dans la merde.
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Speaker A
Ouais vous êtes dans la Oui. Voilà après tu tu avais quand même parlé la dernière fois de chef-dœuvre he pardon. Oui oui, c'est un chef parce que alors c'est un chef, tu vois le fait que l'appartement soit soit un 6e personnage ne fait pas du
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Speaker A
film à shade quand même, tu vois. Bah si parce qu'ils pensent en parce qu'ils utilisent un autre geste artistique qui est l'architecture et le fait de faire coïncider ou cohabiter à l'intérieur du même film le cinéma, l'architecture, la littérature,
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Speaker A
la politique, les médias, je trouve que ça donne une ouverture d'esprit de ces deux signals qu'on ne pouvait pas trouver dans les précédents films.
95:09
Speaker A
Non, c'est vrai. Non, non. Moi, j'ai Moi, c'est pareil. Je On peut dire, on peut appeler ça et de monter en puissance.
95:17
Speaker A
Ça serait un peu ça le C'est comme s'il y avait le le leur cinéma avait pris du volume. Moi ça m'a fait vraiment cet effet là.
95:23
Speaker A
C'est vrai. Euh moi je dirais de deux manières le d'abord un volume social. Bon il y avait quelques notations sociales incidemment dans leur film précédent. Enfin on peut pas dire que c'était extrêmement substantiel. C'était pas très consistant.
95:39
Speaker A
Ça ne méritait pas vraiment qu'on s'y arrête et c'était même parfois un peu douteux. On l'avait suffisamment dit ici. Là, je trouve que d'avoir mis au centre, en tout cas pas exactement au centre, mais du film la question du
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Speaker A
chômage, puisque le père est chômeur, euh bon, ça ça montre chez eux un un début de souci social qu'on qu'on ne leur connaissait pas. Euh c'est assez bien vu d'ailleurs parce que les années 80, c'est de fait le début du chômage de
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Speaker A
masse. Donc peut-être 85. Ouais. 85. parce que il se trouve que le chômage de masse commence en Occident avec les fameuses crises pétrolières, mais c'est vraiment dans les années 80 et ça pour les avoir vécu, je m'en souviens, qu'il devient vraiment un
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Speaker A
sujet. Il est au cœur de des débats le chômage, les 3 millions de chômeurs, il y avait vraiment ce chiffre qui revenait en boucle d'ailleurs comme une espèce de perspective puis un stade qui a été atteint. Et donc c'est très très bien vu
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Speaker A
de leur part, eux qui ont voulu faire un film qui se reportait dans les années 80 euh d'avoir mis au cœur la question du chômage qui de fait était central aux années 80. Donc, j'ai trouvé cette acuité sociale tout à fait inattendue
96:42
Speaker A
venant d'eux et il y a cette belle idée quand même que le père cache son chômage à ses deux fils qui d'ailleurs sont tout à fait au courant qu'il est au chômage.
96:50
Speaker A
Mais donc vraiment, il y a cette idée que perdre un travail, c'est perdre sa dignité et que donc il il on a jamais vu ça. Moi, j'ai jamais vu ça dans le cinéma français hein.
96:58
Speaker A
On avait jamais vu ça dans le cinéma français. On l'avait pas vu par exemple dans l'emploi du temps de Laurent Quent et qui est lui-même inspiré d'ailleurs de Ouais mais tu parles du regretter Laurent Quenté parce que voilà parce que
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Speaker A
tu as joué dans entre les murs tout ça mais il y a un moment il faut mettre un peu de côté ce qu'on a fait enfin soit un peu plus objectif je trouve oui oui c'est vrai peut-être que je suis
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Speaker A
trop trop partial et je m'emballe un peu. Enfin bon, premier premier première première surprise devant euh juste une illusion au point même que j'ai cru que c'était une illusion mais non, c'était bien un film de Toledano Nakach et la deuxième
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Speaker A
chose c'est la montée en puissance sur le rire. sur moi euh je l'avais noté hein, bien qu' ayant beaucoup de réserves sur leur cinéma, j'avais noté qu'ici et là il arrivait que je me sois marré devant Intouchable par exemple que
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Speaker A
je tiens pour leur film le plus drôle devant même hors norme de que je n'aime vraiment pas devant même le sens de la fête que je n'aime encore que j'aime encore moins. Donc ils ont une sens de la drôllerie mais là ils l'ont quand
97:49
Speaker A
même poussé à l'excellence. Je prendrai alors je vais prendre des exemples quand même parce que sinon ça serait ça sera pris pour d'un verdict arbitraire bien sûr et on se demandera vraiment ce que je suis en train de de raconter.
98:00
Speaker A
Il y a un moment par exemple où euh le petit Vincent qui a donc 12 13 ans se retrouve dans la famille de la fille qu'il convoite à l'école qui se trouvait très bourgeoise et habitait enfin et faire partie d'une famille très
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Speaker A
bourgeoise qui est un peu la famille repoussoire dans le film. En tout cas le le le la négativité du film est concrètement et totalement incarnée par cette famille-là. Très très réacte, très très tradit. très homophobe, très antiavortement, enfin ce genre-là. Et il
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Speaker A
y a la petite fille, la jeune fille qui dont est amoureux Vincent et à un moment ils ont un exposé à faire ensemble et qui se retrouve chez elle. Elle elle à un moment, elle quitte la chambre donc
98:43
Speaker A
il se retrouve seul dans la chambre. Il est quand même un peu intimidé de se retrouver un dans la chambre de la fille qui convoit deux dans une chambre un peu bourgeoise et alors qu'il est en train d'écrire l'exposé
98:53
Speaker A
au déconvenu au malheur aux catastrophe il écrit avec un stylo plume et tu sais tu te souviens des stylo plumes à l'époque hop et du coup il tache sa sa feuille.
99:02
Speaker A
Exactement. Tu as déjà parce que attention le gars il est en plusieurs temps. Donc déjà là j'étais un peu plié de rire quand même je dois bien l'avouer parce que quand même voilà quoi. C'est bien trouvé. En fait en fait en plus ça t'a rappelé
99:12
Speaker A
Kitton parce que toi je sais que tu t'aimes beaucoup Buster Kitton et je crois que tu m'avais dit hors caméra enfin au téléphone ça m'a rappelé Buster Kitton.
99:19
Speaker A
Il y a du Kiton à ce moment-là notamment le dans le jeu du petit. Donc évidemment moi je suis très client. Euh Kiton d'ailleurs dont on projette le film Steamboat Bill Junior dans 2 jours au théâtre. Venez nombreux comme d'habitude je la
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Speaker A
et alors je sais pas si je ferai des parallèles avec toilet d'anonaka faut pas déconner. Donc on a pas non plus affaire à des grands quitoniens devant l'éternel. Mais oui, à ce moment-là si vous fait attention, c'est pas fini
99:45
Speaker A
parce que comme du coup il attaché sa feuille, il cherche un truc pour essuyer donc il fouille un peu dans le bureau qui est pas son bureau et là hop incidemment ça c'est très bien écrit, il tombe sur un tube de rouge à lèvres
99:54
Speaker A
évidemment qui appartient et donc lui comme il est amoureux évidemment ne rêve que d'fleurer lui-même les lèvres un jour de donc évidemment il va fétichiser ce petit tube. D'ailleurs, on a tous fait ça. Je veux dire moi je fouillis un
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Speaker A
peu dans les affaires de ma maman, hein. Et je prenais son rouge à lèvres.
100:09
Speaker A
Étais-je amoureux de ma maman ? Probablement, mais indépendamment de ça quand même, ça me fascinait cet objet.
100:13
Speaker A
Ça sentait bon. C'est très buuélien. Comment c'est très buuélien quand même là. Là, moi à ce moment-là, j'ai je voyais Louise Bunuel, hein.
100:20
Speaker A
Ben, c'est pas le seul élément de Benuel qu'il y a dans le film, mais j'aimerais bien qu'on y revienne un peu plus tard.
100:24
Speaker A
Et là, juste, excusez-moi. Donc, il se commence à se passer du rouge à lèvres lui-même qui ne l'a pas fait, qui ne l'a pas fait. Moi, ça m'a vraiment rappelé mon enfance. Donc là, il y a quand même une vraie acuité
100:34
Speaker A
mémorielle pratiquement sur ce que c'est que le la quintessence même de l'enfance. Et à ce moment-là, idée assez géniale de comédie, le père rentre dans la pièce. Le père qui est très méchant, très homophobe, très sévère, très bourgeois, très coincé.
100:48
Speaker A
Et alors du coup dans le dans dans la surprise effrayée, comment ? Pardon, très français ? Non non non, il est très français.
100:58
Speaker A
Il est très français et euh trop français peut-être. Et et là dans la surprise évidemment Vincent voilà fait une maladresse de nouveau assez kitthonienne aussi et se retrouve du coup avec une phrase de rouge à lèvres sur la joue. Là là il y avait plus
101:12
Speaker A
personne dans la salle, j'étais je c'était à pissé et du coup lui se'en rend pas compte mais le père lui s'en rend compte et puis oh vous vous essuirez un petit peu et là oh malheur il s'en rend compte et cetera. Donc ça
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Speaker A
premier gag où là je me suis dit les types ils ont pris quand même de l'intensité. Et la deuxième truc que j'aime bien, c'est tout ce qui a été la séquence avec le la cassette porno parce que du coup, ils sont une bande de
101:34
Speaker A
garçons, tu sais, ils sont quatre, ils ont 12 13 ans et ils vont au vidéoclub parce que c'était le début des vidéos club les années 80. Donc ça, tu as remarqué il y avait marqué film d'auteur sur la vitrine ?
101:44
Speaker A
Ouais, tout à fait. J'ai j'ai rarement vu ça dans un dans un vidéo club. Ça ça je pense que c'est assez subtile de la part de Toilet d'aloach, c'est de dire que justement de dénoncer à quel point il y avait pas la catégorie
101:57
Speaker A
film d'auteur à l'époque. Tu vois le truc ou pas ? Et c'est là qu' nous ont vu.
102:00
Speaker A
Ouais. Et euh je pense hein. Et et donc ils vont vidé un porno qui s'appelle la ruée vers l'or l'or le prénom féminin.
102:11
Speaker A
Jeu de mots. Moi j'aime bien les jeux de mot. je comme ça donc et elle se rend pas compte et évidemment eux du coup vont vouloir regarder le porno et là attention comme d'habitude Gag étages du coup il commence à le regarder chez l'un
102:21
Speaker A
des l'un d'eux je sais plus lequel l'italien je crois qui est un peu rond et qui est d'origine italienne parce que ses parents sont pas là il y en a un qui surveille quand même qu'elle que la la mer n'arrive pas hop mais en
102:31
Speaker A
fait la mer n'est pas arrivée en car comme elle le fait tous les jours ou en métro je sais plus elle est arrivée à pied donc du coup elle est rentrée par une autre endroit d'immeuble donc hop elle débarque alors que ils ne l'ont pas
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Speaker A
vu venir Donc du coup, qu'est-ce qu'ils font ? Très très vite, tu sais, il cachent la vidéo et il rentre il remplace un métoscope par un homme et une femme de Louche.
102:52
Speaker A
Et elle, elle est hyper contente. Elle dit "Oh les gamins, vous regardez un homme et une femme." La femme, elle a été un peu trompée alors qu'en fait il regardait un porno. Je sais pas si tu me suis. Donc là, si tu veux, à ce
103:02
Speaker A
moment-là, je me suis dit définitivement que ce n'était pas un film pour moi. Parce que c'est un film parce qu'il se trouve que j'ai un gros défaut.
103:11
Speaker A
J'ai plus de 9 ans. Voilà. Et j'aimerais bien avoir 8 ans, hein. J'adorerais ça.
103:16
Speaker A
Et c'est un film. Donc pour à mon avis, je pense que les profs peuvent emmener leurs leurs élèves, faut y aller. Mais mais les profs du primaire.
103:24
Speaker A
Oui, moi j'ai 9 ans, je suis pas comme toi. Je t'ai souvent dit hein, tu tu as un gros problème avec le réel. Mais là où je veux en venir, c'est que euh moi je t'en veux.
103:36
Speaker A
Je t'en veux. Je t'en veux parce que tu as fait une émission il y a longtemps de cela.
103:40
Speaker A
C'était la gêne occasionnée, grande émission, tout le monde tout le monde le sait. J'espère qu'il va bien l'homme qui n'a pas de prénom en tout cas. Voilà, ça c'est une petite dédicace pour lui. Et euh où tu as parlé de la de cette série
103:52
Speaker A
de ce remake en thérapie et je m'étais permis un jour, bon peu importe. Et il y a un extrait sur YouTube où tu parles du personnage joué par Edeb, donc qui est un français d'origine algérienne, si je me trompe
104:07
Speaker A
pas en tout cas dans la série, si je me trompe pas. et tu dis euh que euh bah tu remarques que parmi les nombreux personnages de cette série, celui qui disparaît, celui qui ne qui n'est plus dans le cadre, qui finit par ne plus
104:20
Speaker A
être dans le cadre, par mourir, c'est l'arabe. H je renvoie à ce que tu dis dans sur la qui pour moi est très intéressant mais je t'en veux un peu parce que je crois qu'ils ont vu qu'ils ont ils ont écouté
104:37
Speaker A
parce que il faut savoir qu'à deux reprises dans le film c'est un Odin, c'est pas très grave. Je veux pas chercher des complications non plus. Je suis pas je suis moi tu me connais je suis pas politique hein. Je suis pas
104:46
Speaker A
politisé contrairement à toi parce que là ça fait 20 minutes que tu me parles de politique al moins que je te parle d'émotion parce que moi je suis un spectateur lambda. Moi je suis un vrai spectateur. Je suis un mec du genre à
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Speaker A
regarder tu sais M6 les émissions sur le bricolage, sur le jardinage, tout tout tout ce que d'ailleurs tous les Donakach racontent dans dans ces dans ces films. Tu sais, on voit pas des films pour se prendre la tête hein. Il
105:06
Speaker A
faut vraiment regarder des films pour se décontracter un peu parce que la vie n la vie est tellement difficile et puis arrête de trouver des des trucs antisémites ou racistes. Non, cool cool.
105:19
Speaker A
bientôt mois de juin barbecue, ça va être bien, tranquille, tout va être bien et la coupe du monde, ça va être plutôt sympa. Donc non, moi je suis à moi je te le dis hein, vraiment à fond là-dedans.
105:30
Speaker A
Quel est le personnage qui crée la mise en scène dans le film, qui crée le rythme du film qui a tendance un moment à se à tu sais à dorlotter à euh c'est le noir parce qu'ils ont un copain noir. Ils ont un
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Speaker A
copain noir français mais noir. On sait pas de de quelle origine du on s'en fout un peu mais il est noir. Et c'est lui qui part à deux reprises. Il va voler la cassette la ruée Verlor dans le vidé. Il
105:54
Speaker A
va voler cette même cassette chez le rabin. Je ne spoilerai pas parce que moi je suis une chaîne YouTube respectable.
106:00
Speaker A
On ne spoille pas pour parler de critique de cinéma et je trouve que le fait qu'ils ont choisi le noir pour voler ces deux, je me suis dit qu'en fait c'est pas comme Redakateb. le noir et ben crée le rythme, crée la
106:14
Speaker A
dynamique. Et donc quand tu disais que les Toledanak étaient un peu centriste, un peu racin, je pense que tu vraiment tu es à côté de la plaque.
106:24
Speaker A
Ouais. Ouais. Parce qu' le noir crée le rythme. Mais les noirs les noirs ont souvent le le rythme en eux, je crois, il me semble.
106:30
Speaker A
Voilà. Après, fais attention parce qu'on va dépasser la limite et moi je vais être striké sur YouTube.
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Speaker A
Euh, soyons sérieux 2 secondes peut-être. Justement, tu tu parles de la de la cassette. Je je n'ai pas terminé avec la cassette parce qu'encore une fois, c'est un garages. Il y a voilà, on a pris la cassette, on a fait croire que nana la
106:49
Speaker A
mer des barre, hop, on remplace par un homme et une femme et du coup, ils sont obligés de se faller le film de Louche qui est pas exactement un film pour enfants. La mère est ravie, pas eux et
106:56
Speaker A
cetera. Et donc autre rebondissement, un moment oh là là, on ne trouve plus la cassette la ruée vers l'or. Pourquoi ?
107:02
Speaker A
parce qu'en fait il l'avait caché dans son jeu d'échec le le petit Vincent lequel jeu d'échec a été prêté au rabin donc Vlati que quoi Vlati que la cassette porno, elle est entre les mains de la sommité spirituelle, l'autorité
107:16
Speaker A
religieuse du quartier à savoir le rabin. Alors que faire ? La récupérer chez le rabin ? Oui, mais on se rend compte quand même une fois qu'on ouvre le jeu d'échec que elle n'y est plus. Est-ce qu'on doit croire que monsieur le Rabin
107:27
Speaker A
aurait un peu fricoté avec la la cassette porno ? Bon à la place à la place c'est le véritable la ruor. C'est ça qui est génial.
107:36
Speaker A
C'est ça. Voilà, ils ont changé super une espèce de clin d'œil. Je pense à à un cinéaste important. Je sais pas si tu connais Charlie Chaplin qui a fait des films un peu bon un peu chiants parce qu'il y a pas trop de paroles mais on a
107:47
Speaker A
quand même affaire à des sacrés cinéphiles en la personne de Éric et Olivier. Euh oui, je en gros qu'est-ce qui s'est passé avec ce film ? c'est que les Toledanch sortent d'un de ce qui est selon leur propre critères un échec qui
108:04
Speaker A
était ce film une indéicité qui était de fait vraiment dans le système même du toléanisme plutôt très faible et surtout qui se qui sortait un petit peu de son consensualisme affiché.
108:22
Speaker A
Il était assez voilà, on l'avait un peu détaillé ici, peu importe. Donc coup de moins bien économique et Tolenado Nakach maintenant ne peuvent pas envisager de ne pas rester les maîtres de la comédie en France les meilleurs vendeurs de comédie en
108:37
Speaker A
France en tout cas voilà à la conjonction de la réception critique et de la réception du public. Il faut qu'ils gardent leur poste de n numéro 1 qu'ils étaient en train de perdre un peu. Donc ils veulent ils ont voulu se
108:48
Speaker A
refaire comme on dit dans le commerce parce que je pense que le commerce des intentions commerciales ne leur sont pas complètement étrangères. D'ailleurs, tu as dit que le film commençait par un logo par des logos.
108:59
Speaker A
N'y voit pas ironie anticapitaliste, hein. Je veux dire le logo est salué comme tel. Le logo, c'est quand même la marque, c'est la publicité par excellence. C'est ce par une marque se se rend reconnaissable et donc attractive et donc achetable. Et il n'y
109:12
Speaker A
a jamais d'ironie sur l'esprit commercial dans les films de Toledano et Nakache. Là, on le voit d'ailleurs à un moment, le gamin veut absolument un blouson. Tu nous expliqueras un petit peu ce que tu penses de ce blouson. À
109:22
Speaker A
aucun moment, on ironise sur le fait qu'effectivement les années 80, ça a été le début des marques. Moi, je les ai connu. C'est à ce moment-là qu'il a fallu adopter des marques. Sinon, tu étais un petit peu tu avais l'air d'un
109:33
Speaker A
con dans la cour de récré. Bon, donc ils ont voulu se refaire et pour se refaire, il faut taper dans le consensus. Et donc, ils se sont dit, on va faire un film familial. film familial toujours un bon plan économique. On sait pourquoi.
109:43
Speaker A
Parce que un film familial ça permet d'y aller à 5 plutôt qu'à 1 et donc ça multiplie par 5 l'étiquet. Mais pour ça, il faut attirer tout le monde. Et en général, les films familiaux sont en fait des films enfantins parce que il
109:55
Speaker A
faut que les enfants puissent suivre. Donc tout le monde doit s'aligner un peu sur le sur l'esprit enfantin en quelque sorte que je pourrais appeler plutôt l'esprit puuri. Donc le film est très puil. Le film a non seulement choisi de
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Speaker A
mettre un enfant au centre parce que c'est quand même l'enfant qui est le personnage principal, les autres sont un petit peu en orbite. Donc on est souvent avec ce Vincent, mais tu peux faire un film avec un enfant au centre qui ne
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Speaker A
soit pas forcément un film péril ou qui s'aligne totalement sur ce que serait l'humour école primaire. Or, le film est vraiment un film pour enfants. Vraiment, c'est ça que j'ai ressenti. Euh et donc à l'inverse de ce que j'aurais pu dire
110:30
Speaker A
il y a ne serait-ce que 22 minutes, euh moi j'ai senti une énorme régression, y compris dans leur talent comique. C'est vraiment de loin leur film le moins drôle. Alors que vraiment c'est quelque chose que je pouvais leur concéder,
110:41
Speaker A
c'est que de temps en temps ils sont assez drôles. Ils ont fait cette connerie énorme de mettre au centre un enfant alors qu'on entrevoit que évidemment Louis Garel qui a une certaine vis comica, on l'a déjà vu dans d'autres
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Speaker A
films, aurait pu être drôle. Il l' par Camille Cotin aussi peut être assez doué en humour mais ils sont un peu à la périphérie du film. On a choisi de mettre au centre du film vraiment le corps le moins intéressant du film et le
111:05
Speaker A
moins drôle surtout parce que cet enfant est typiquement un enfant de cinéma, moi je dirais même de pub. Il a une très très bonne il a un joli petit minoir hein. C'est un petit peu c'est c'est vraiment l'enfance de pub quoi. Tu vois,
111:16
Speaker A
il est il est mignon comme tout. Il a son petit visage comme ça mais il a un charisme zéro. Il a aucune drôllerie en soi. Il n'est vraiment pas loué comme comédien. Donc je pense que Toledono et Naka ce sont pas des naturalistes. C'est
111:29
Speaker A
pas des gens qui savent diriger les enfants. C'est pas quelqu'un qui vont chercher dans un personnage d'enfant l'enfance. C'est-à-dire un principe incontrôlable, un principe de désordre, un principe de vie, chose qu'on a vu dans tant de films au cinéma pour des
111:42
Speaker A
gens qui s'intéressent véritablement à l'enfance. Mais là, en fait, on n pas un enfant au centre du film. On a vraiment un ectoplasme. Je suis désolé de le dire pour ce jeune garçon qui s'appelle Simon Boublid et qui joue le rôle, qui ne le
111:54
Speaker A
prennent pas mal. Euh bon, en même temps, je me fais pas trop de souci pour lui. Je pense qu'il aura d'autres rôles.
111:59
Speaker A
D'ailleurs, il sort pas de nulle part, hein. Il est un enfant de la balle, il est un fils d' Bon, c'est toujours bien de le de le noter, hein. C'est pas un crime, mais c'est toujours intéressant de le noter. Ça dénote des gens qui sont
112:10
Speaker A
pas quand même allés chercher. Ils ont pris les enfants qu'ils avaient un petit peu dans leur milieu à eux quoi, dans le milieu des acteurs et des gens de cinéma. Ils sont pas allés chercher la perle rare comme on veut quand quand il
112:21
Speaker A
y a un peu de la vie. Donc il y a pas de vie. Cette bande de garçons, elle est vraiment mais totalement falote. Je c'est très très ennuyeux de les suivre.
112:28
Speaker A
Alors que la potacherie des garçons, ça pourrait être intéressant. Donc le film, moi ça m'a fait penser, j'ai beaucoup pensé à à Spielberg. Je crois que c'est leur film Spielbergien. Euh alors on sait, les gens qui me connaissent savent que
112:40
Speaker A
c'est pas exactement un compliment dans ma bouche. Je m'empresse de préciser que je trouve que Spielberg est quand même un synase plus intéressant que Toledano et Nakache. Mais là, disons, il y aurait le pire du Spielbergisme, c'est-à-dire vraiment cette idée, c'est
112:51
Speaker A
l'infantilisme. c'est faire du film qui irait solliciter le soi-disant enfant en nous qui n'est jamais que le ni en nous avec donc du coup des gagues très avec des gag ni qui tournent un petit peu autour de tu sais autour de la godriole
113:06
Speaker A
un peu c'est quand on parle de cul mais comme on en parle quand on est en 6e tu sais quand le cul est encore un truc un peu qui nous fascine un peu, qui nous excitouille mais en même temps qui nous
113:14
Speaker A
gêne. Le film est comme ça quoi. moment, il y a il y a un gag qui est pas bon comme tous les gags parce que il y a le le le concierge qui drague un peu la mère de famille jouée par Camille Cottin
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Speaker A
et un moment il lui explique l'informatique parce qu'elle vient de recevoir un nouvel ordinateur et cetera.
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Speaker A
lui il s'y connaît. Donc en fait il lui explique la souris, ça marche comme ça.
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Speaker A
Les ordinateurs, c'était un truc un peu nouveau dans les années 80 et donc il lui pose la main sur sa main et sur la souris au prétexte de la souris et il agite un peu la souris comme ça en lui
113:42
Speaker A
disant euh il faut voilà, il faut l'agiter pour que ça marche quoi. Et elle dit "Ah voilà, faut faut que ça commence à branler", dit-il. Il utilise le mot branler hein. Et la fille dit "Oui, oh oui, oui, ça commence à
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Speaker A
branler." Là, j'ai pensé à un autre truc des années 80. En fait, on est de ce niveau-là. J'ai pensé à Cocoboy ou Cocori Cocoboy ou Colaro Show parce qu'il y a eu trois déclinaisons des films de Colaro dans les années 80 qui
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Speaker A
était un qui était une espèce de comique un peu crado comme ça vraiment pas marrant où il y avait des plémètes et des filles qui étaient un petit peu dénudées donc ça attirait un peu les gens. Je pense qu'on est plutôt de ce
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Speaker A
niveau-là. C'est-à-dire qu'on est dans années 80 bas de gamme quand même. Année 80. Moi je pense qu'il a fait un film qui est un peu ils ont fait un film qui est un peu du niveau, tu sais, du Petit
114:26
Speaker A
Nicolas qu'on a vu au cinéma il y a quelques années. Là, c'est vraiment le film que les grands-mères emmenaient emmenit voir leur leurs petits enfants de espèce de petite nostalgie aussi d'une époque encore plus révolue que des années 80 et avec cette idée qu'on va
114:40
Speaker A
pas faire un film sur l'enfance, on va faire un film infantile quoi. Moi c'est vraiment ça que j'ai vu. Donc un film très très normé, très consensuel, très vraiment très dans les clous quoi bergin aussi. Dans ce sens-là, par exemple, la
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Speaker A
façon dont il appréhende le fait que ce soit un film d'apprentissage, tu vois, c'est un film d'apprentissage. Bon, il y a un garçon puis à la fin, il va un peu grandir, quoi. Bon bah, c'est tout ce qui tout ce
115:06
Speaker A
qu'ils ont trouvé à nous inventer, c'est que ce qui allait être un peu le nœud narratif du film, c'est qu'il est amoureux d'une fille qui est hyper belle et qu'il le regarde pas et qu'à la fin, il le regarde. C'est ça que vous avez
115:14
Speaker A
inventé Toledano et Nakache. En fait, je prends ce que Toledano et Nakach sur ce film là se sont dit "On va rien inventer, on va vraiment taper dans le patrimoine, on va taper dans l'existant, on va faire comme il faut faire des
115:26
Speaker A
succès. On va vraiment convoquer les recettes. Bon, d'abord comme on fait un film familial, faudra que ça tourne autour de la famille. Voilà, ça c'est bien. Donc on va se poser dans cette famille là. Papa, maman, en fait, c'est
115:36
Speaker A
un peu B et Bill quoi, dont j'ai déjà parlé dans cette émission qui est une référence majeure pour moi. Pour moi, c'est de la petite béné pour enfants en fait ce film. quand ça va pas beaucoup plus loin, tu as quand même des scènes
115:46
Speaker A
où pendant que Vincent a enfin pu inviter son amoureuse, son amoureuse supposée chez lui, donc ils sont tous les deux dans la chambre et les parents sont quand même en train d'écouter à la porte ce qu'ils se disent pour épier.
116:00
Speaker A
C'est ça qu'on nous fait. C'est c'est ça le film. C'est ça le film qui attire un million de personnes. Donc il est euh il est Spielbergin tendance niet quoi. Je veux dire ce serait la le la niaiserie qui peut y avoir chez Spielberg. Il y a
116:14
Speaker A
il y a un autre élément Spielbergien. D'ailleurs, tout à l'heure, j'ai parlé du fait que le film faisait droit au chômage.
116:20
Speaker A
Le film est inquiet de deux choses. Euh il y a un truc qui revient tout le temps dans le film, c'est la logique des places. Ça commence par le père Yve à qui le concierge demande de changer de
116:33
Speaker A
place de parking mais il veut garder sa place. Évidemment ce père vient de perdre sa place. Il est chômeur et aspire à retrouver sa place qui serait à la fois sa place de cadre. D'ailleurs, il y a un running gag là-dessus hein. Il
116:46
Speaker A
dit "Je suis cadre, je suis cadre." N'oubliez pas que je suis cadre. Qui serait aussi retrouvé sa place de père de famille nourricier parce qu'il n'est plus. D'où le mensonge à ses enfants que de fait pour de vrai, je trouve plutôt
116:57
Speaker A
une bonne idée, bien qu'on l'it déjà vu au cinéma mais je trouve qu'elle est plutôt bien amenée. Le fait que le voisin italien lui aussi cache ça à sa famille, je trouve ça pas mal. Bon, il y a quand même des petits effets
117:05
Speaker A
d'écriture pas dégueulasse. Mais donc en fait oui, retrouver sa place à un moment. D'ailleurs, le rabin dira au petit enfant qui prépare sa barmidva.
117:12
Speaker A
Bon voilà, pourquoi pas ? très original, mais allons-y. Et il lui a dit "Ben, c'est le moment où tu vas devenir un homme et tu vas trouver ta place dans le monde." Et ça, c'est typiquement le fait, tu vois, l'obsession
117:25
Speaker A
de d'avoir une place dans la société ou de garder sa place ou de retrouver sa place est tout à fait une passion qu'on pourrait appeler strictement conservatrice. Voilà, c'est un cinéma conservateur dans sa forme. Il il rejoue des vieilles formes, il colle à des
117:40
Speaker A
vieilles recettes, mais il est conservateur évidemment dans son idéologie aussi. L'ordre social existant est postulé comme juste, en tout cas comme verteux. Et nous, les individus chargés à nous de nous y faire une place, pas du tout de remettre en
117:52
Speaker A
question l'ordre social existant. Évidemment, faut pas en demander trop à Toledano et Nakache. Il y a un truc qui est assez Spielberger de ce point de vue-là, euh c'est de constituer la perte d'un boulot et le divorce comme les deux pires
118:06
Speaker A
drames qui puissent arriver à un individu. Parce que le film est travaillé par ça. Les deux les deux parents sont au bord du divorce en faqu ils s'entendent pas, ils s'engueulent finalement. Évidemment, ils se réconsidéreront évidemment, mais le fait
118:17
Speaker A
que il est installé au cœur, ils a installé au cœur de leur film l'espèce de de perspective qui serait traumatisante du divorce prouve bien que pour eux la norme familiale est une norme désirable.
118:28
Speaker A
Si tu trouves que le divorce est vraiment repoussoir, c'est parce que tu trouves que ce à quoi met fin le divorce est désirable. Donc c'est un film non seulement familial mais familialiste et qui se terminera d'ailleurs par une
118:40
Speaker A
grande déclaration d'amour du fils à son papa et à sa maman. Euh le roman d'apprentissage n'aura pas consisté à faire en sorte qu'un enfant puisse s'émanciper de ses parents mais au contraire qu'il puisse leur prêter euh allégence tout ça. Et tu vois le le fait
118:55
Speaker A
vraiment cette affaire de chômage par exemple, elle a été là je fais une petite incise politico-historique.
119:01
Speaker A
Je disais tout à l'heure qu'effectivement le chômage d'homas est apparu dans les années 80 et je pense qu'à partir du moment où le chômage devenait le thème central, c'était aussi un élément de ce grand reflux.
119:13
Speaker A
idéologique qu' allait être les années 80 et qu'allait inaugurer les années 80 parce qu'à partir du moment où ton problème est le chômage, bah euh ça veut dire que tu trouves la distribution des emplois désirable en elle-même. Alors que dans la décennie
119:30
Speaker A
précédente où le chômage n'était pas au cœur des débats, ce qu'on interrogeait, c'était le monde du travail lui-même, considéré comme pas forcément désirable.
119:39
Speaker A
On mettait en avant le fait qu'on travaillait comme des chiens, qu'on travaillait beaucoup trop, que nous étions aliénés. Je dis nous, j'en étais pas mais voilà, je je me sens partie prenante de ce camp. À partir du moment
119:50
Speaker A
où tu parles du chômage, alors tu postules que serait désirable de rejoindre le marché de l'emploi. Euh et donc tu ne criticues plus le marché de l'emploi. Donc ce film là qui met au centre le désir de retrouver un emploi
120:05
Speaker A
est typique effectivement des années 80 dans ce qu'elles ont eu de particulièrement régressif idéologiquement. D'ailleurs, on sait bien que les années 80, ça a été le début de la grande redroitisation de l'Occident euh qui est en train d'arriver maintenant à son
120:19
Speaker A
paraachèvement dans nos années 2026. Donc ouais, film très consensuel, très normés euh comme eux quoi.
120:28
Speaker A
Parce que c'est exactement ce que tu dis, c'est queon va essayer de choper tout ce qui tout ce qui est préexiste déjà et et ne donner non pas l'orig essayer d'aller à l'original mais en fait de donner que des airsats. Et le
120:39
Speaker A
film ne fait que ça. Le film est composé de plusieurs cases et il faut les colorier ces cases. Il ne fait que ça.
120:47
Speaker A
Il y a un moment il y a un moment il faut colorier la case politique parce qu'on est en 85 et puis il y a le rapport à l'identité aussi. C'est quelque chose très intéressant chez eux. C'est c'est je je
120:59
Speaker A
crois que à part hors norme et encore mais c'est la première fois où j'entends un personnage toléanien dire "Je suis je suis juif et arabe." Je crois que c'est la première fois que j'entends ça chez eux. Je crois.
121:17
Speaker A
à confirmer, mais c'est la maman qui dit à son fils, nous sommes des juifs et arabes.
121:25
Speaker A
Et ensuite, elle raconte une une un moment parce qu'on apprend qu'en fait le père Louigarel, lui il est né au Maroc donc sa famille ils sont juifs séfarade né au Maroc et donc c'est un protectorat c'est ce qu'elle dit la maman, c'est
121:43
Speaker A
important, c'est un protectorat et elle est juiveara d'Algérie. Et donc elle raconte en fait les derniers moments en tant que juif, en tant que française parce que avec la loi crémieux, c'est ce qu'elle dit. La loi crémieux fait que les juifs peuvent
122:02
Speaker A
avoir la nationalité française alors que les autres, les autochtones, les arabes, ils ne l'avaient pas cette nationalité-là. Le film ne le dit pas, c'est pas très grave. On s'en fout. Je le rappelle quand même. Je le rappelle quand même. Ce ce moment est horrible.
122:16
Speaker A
Ce moment est horrible et horrible. Et euh c'est un moment qui horri parce que c'est un moment qui balait qui balait des années, des décennies de choses qui ont été construites qu'on a pris le temps quand même de construire
122:30
Speaker A
et de dire voilà comment ça s'est passé d'essayer il y a eu des travaux de sociologues d'écrivains d'historiens.
122:37
Speaker A
Il y a ce petit moment où elle raconte que le pas été facile pour eux parce qu'il a fallu partir de l'Algérie et elle se souvient de ce café assez chaud, assez croissant et du bateau qu'il a fallu prendre et tout.
122:50
Speaker A
il en 5 en en une en 30 40 secondes, Toledanonakach a simplifié un un une période très complexe et a fait du mal autant autant écoute bien autant aux juifs aux Algériens de confessions juif qu'aux Algériens de confessions musulmanes. Tu vois,
123:12
Speaker A
j'essaie de mettre les deux dans le même voilà parce que ils ont complètement fait réellement de l'histoire.
123:19
Speaker A
Réellement de l'histoire. Alors après, comme ils sont pas cons, ils sont un peu malins, il donne à lui Garel la possibilité de calmer tout ça. Le père dit un moment à Camicotin, donc la mère lui dit "Mais tu
123:31
Speaker A
rigoles ? J'espère que tu as pas dit ça à d'autres fils. Tu es tu es rentré, vous êtes rentré en avion.
123:37
Speaker A
Alors déjà d'une part vous, non, vous n'êtes pas rentré. Ils étaient algériens, ils peuvent pas rentrer. Tu vois, en fait tout est c'est beaucoup plus complexe que ça. Et toi les cage, comme tu l'avais très bien dit lors de
123:47
Speaker A
notre émission de 3h30, on une tendance juste euh comment dire une tendance généreuse de simplifier tout et tout.
123:57
Speaker A
Les gens qui nous écoutent vont dire bah là ouais Samir, [ __ ] il est il est en colère, il est vraiment il est pas bien là. Il est Ouais. et et probablement que le grand modéré qui est son
124:08
Speaker A
interlocuteur de ce soir va un petit peu apaiser les choses. C'est sa marque de fabrique. Mais moi, je vais être beaucoup plus brutal que toi.
124:17
Speaker A
Ah merde, mon petit Samir. Ah merde, mon petit Samire. Je vais je vais Non mais je vais faire faut faire les choses méthodiquement toujours.
124:24
Speaker A
Ah moi je vais repartir des années 80 parce que c'est quand même le produit d'appel principal de ce film. Tu vas voir, je vais venir à notre point doucement mais sûrement.
124:35
Speaker A
Bon, je disais que les tedanca voulais se refaire. Quand on se refait, on on fait des vieilles recettes qui marchent toujours, qui marchent à tous les coups. Il se trouve que les années 80 sont particulièrement attractives. Actuellement en France
124:49
Speaker A
depuis dizaine d'années, une quinzaine d'années, une vingtaine d'années. Elles ont vraiment une fonction anthropologique extrêmement importante les années 80 dans la France d'aujourd'hui. Et je pense que c'est une tâche intéressante que de se demander laquelle, de quoi les années 80
125:08
Speaker A
sont-elles le nom ou plutôt de quoi la nostalgie des années 80 serait-elle ? Au point que il semblerait que des millions de Français communient autour des signes des années 80. Parce que évidemment le film qui n'est que publicitaire,
125:25
Speaker A
qui ne fait que jamais que l'article de lui-même, qui ne fait jamais la chose même, qui fait toujours le signe de la chose, j'ai l'impression de vous raconter un enfant. En fait, ça a l'air d'être un enfant mais çaen est pas un.
125:37
Speaker A
Bon, par exemple, tout est faux d'ailleurs dans le film. Le film est très très falsifié. Bon, donc je vous envoie des signes des années 80.
125:43
Speaker A
D'ailleurs, ça commence par les logos, les logos des années 80. Et puis les signes, bah évidemment, ça va être la musique. C'est le signe le plus efficace, le plus consensuel, le plus rassembleur et le plus immédiatement attractif, c'est évidemment la musique
125:56
Speaker A
des années 80 avec les quelques tues. Bon là, on a un peu tout. D'ailleurs, c'est une espèce de peau pourri de choses qui quand on vivait les années 80, c'est-à-dire que quand les années 80 étaient une réalité et non pas un
126:08
Speaker A
produit publicutaire rétrospectif, ce qui ici est rassemblé faisait l'objet d'énormes antagonismes à l'époque. C'était pas les mêmes gens qui écoutaient Cabrel et les cur. C'était pas les mêmes gens qui écoutaient même Joy Division puisqu'il en est question à
126:23
Speaker A
un moment et je sais plus par exemple. Donc il y a pas les années 80, ça n'existe pas. Il y avait des conflictualités, il y avait des guerres musicales. Je sais de quoi je parle. Euh je veux dire, moi j'étais euh pas très
126:36
Speaker A
très fan de ce qu'on appelait la musique des années 80 qui était déjà une usurpation du terme. Bon je passe là-dessus mais ce que je veux dire c'est que je sais pas c'est pas pour chipoter le détail. Euh c'est pour dire que les
126:46
Speaker A
années 80 ici ne sont pas une réalité parce que ça pourrait être intéressant d'essayer de véritablement se replonger dans ce que fut une décennie. Moi ça m'intéresserait. Mais là, c'est pas ça.
126:56
Speaker A
C'est les années 80 sont un signe de ralliment, un signe de rassemblement. Donc des spectateurs qui vont venir dans la salle pour payer leurs billets, comme ça Toledano pourront un petit peu euh continuer à être dans le lead, à tenir
127:10
Speaker A
lead. Euh c'est un signe de ralliment, mais c'est un signe de raliment de de qui qui fonctionne aussi autrement, plus profondément, plus idéologiquement peut-être. Alors, de quoi serait-elle le nom ? De quoi serait-elle le signe de ralliment ? Euh je sais pas, tu vois
127:26
Speaker A
quand tu vois le bombeur par exemple est un signe de ralliment pour les skins. Je vais vite. C'est pas le meilleur exemple que j'aurais pu trouver mais on voit bien ce que je vais dire. Donc on est toujours on rallie autour de quoi ? Et
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Speaker A
bien ce qu'on pourrait dire et ce à quoi le le film euh nous invite à à réfléchir, c'est quelles seraient les années précisément du consensus, la dernière décennie où les Français ont été unis. Et ceci va évidemment se s par
127:55
Speaker A
une référence image d'archive à l'appui euh à SOS racisme, à la fameuse soirée SOS racisme qui a eu lieu alors je sais plus c'était à la Bastie ou à la Concorde, je sais plus. Basti he la concorde mais je suis pas sûr enfin moi
128:10
Speaker A
j'étais jeune grande place comme ça plein de gens c télévisé Harlem désir il y a le a le speechement la bastille certainement la bastille à mon avis probablement la bastille parce que c'est c'est effectivement la concorde à d'autres connotations mais à vérifier
128:22
Speaker A
et donc bon ben voilà la petite main d'ailleurs la la fille de la de des bourges est à SOS racisme elle-même d'ailleurs on les verra eux-mêmes aller à la manif enfin en tout cas à la à la fête parce que ce soir là c'était une
128:33
Speaker A
fête il y avait un concert on a un extrait de téléphone téléphone groupe très aimé et qui faisait l'unanimité à ce moment-là en tout cas euh chantant un autre monde chanson qu'on entend beaucoup dans les karaokés, dans les mariages partout. OK,
128:48
Speaker A
on a bien compris. Donc les années 80 seraient les dernières années où on a été uni et aussi bah du coup des années aussi bon enfant, c'est-à-dire où l'antiracisme faisait la fête. peut-être par opposition à aux allées 2020 où le racisme a repris
129:04
Speaker A
un peu ses droits, où il y a des chaînes comme ces news ou là là on entend beaucoup les racistes et puis il y a le rassemblement national qui nous pas au nez. C'est ça. Donc Toledano Naka resterait finalement les cinéas de
129:16
Speaker A
centre gauche qu'ils étaient au tout début et dont j'avais essayé de dire qu'il n'était plus dans la notre dernière échange sur eux dans un précédent euh voilà dans un micro ciné.
129:29
Speaker A
Euh problème par rapport à cette première analyse de courte vue parce que ça c'est ce que j'ai lu partout hein.
129:36
Speaker A
Les gens disent "Ah oui, on retrouve l'étoilé d'Ananacoche consensuel euh qui essaie de rassembler, de communier." Euh moi j'entends un truc parce que moi je regarde, faut toujours regarder puisqu'on a affaire à un fait social. Ce film est un fait social. Il est rien
129:49
Speaker A
d'autre que ça. Il est il est à peine un fait cinématographique. C'est un fait social. Il y a un fan du film, un très grand fan du film qui s'est beaucoup exprimé sur le film, qui a répété tris 4 5 6 fois à quel point il
130:04
Speaker A
adorait le film et que vraiment voilà, il s'appelle Pascal Pro, mon meilleur ami et oui, qui est un peu ma mon baromètre de la fascisation de la société. C'est tous les matins, je regarde la météo à travers non pas la grenouille mais
130:20
Speaker A
Pascal pro. Et donc il adore le film de toilet Don. Ah alors attends là parce que parce qu'elle pro précisément n'est pas exactement un antiraciste. On peut au moins dire ça hein sans aller dans des choses qu'il jugerait sans
130:33
Speaker A
doute diffamatoires. Donc il y a un truc qui va pas là bah il y a un truc qui est très facile à comprendre si on regarde le film parce qu'il y a quelques éléments dans le film. Tu en as cité un
130:42
Speaker A
qui est marquant. Nous avons affaire à des juifs qui viennent d'Afrique du Nord. Nous avons peut-être le seul moment émotion un peu du film avec un recadrage lent sur Camicotin qui dit son monologue avec son fils sur les genoux
130:55
Speaker A
et qui lui raconte à quel point ça a été une douleur infinie que de devoir s'arracher à l'Algérie en 62. On avait à peine fini le café, on n pas pu finir notre café. on est rentré en bateau et
131:04
Speaker A
effectivement il y aura plus tard le contre-point un peu comique de Gar lui disant "Eh tu es pas rentré en bateau, tu es rentré en avion mais quand même ce moment aura eu lieu." Et effectivement ce moment parle du décret crimieux qui a
131:15
Speaker A
qui faisait de nous les juifs, des Français et cetera. Très bien. Donc là, il y a déjà un petit indicateur de quelque chose. Il y a un autre indicateur dans le film, c'est que par exemple on sacralise SOS racisme, on le
131:28
Speaker A
célèbre. Ce qui m'étonne quand même euh ça ça m'étonnerait que ce soit cet aspect-là que Pascal pro est beaucoup aimé quand même hein. C'est quand même pas un grand ami des S racisme. Bon euh moi non plus cela dit mais pour d'autres
131:38
Speaker A
raisons. Non, de de convoquer so raciste mais de ne pas convoquer du tout et c'est ça aussi le la falsification historique est au travail l'origine que tu connais très bien des s racistes qui au départ était donc ce qu'on a
131:54
Speaker A
appelé la marche des beurs et qui était en fait la marge pour l'égalité et qui suivait un certain nombre de crimes racistes de crimes racistes contre des Arabes qui avaient eu lieu une série de crimes contre des Arabes qui avaient eu
132:05
Speaker A
lieu en fait pendant toutes les années 70 mais avec une espèce d'accélération dans les années années 80, d'où la marge des beurs qui s'appelait d'abord marge de l'égalité. C'est quand même dommage de pas avoir rappelé ça parce que là, on
132:16
Speaker A
aurait vu que les années 80 c'était pas consensuel, c'était pas uni, il y avait des crimes racistes, il y avait des gens qui tuaient les Arabes et puis du coup, il y avait des Arabes qui disaient "Eux, il y en a un peu marre" et qui donc
132:26
Speaker A
créaient par exemple des associations, créait des trucs, essayaient de se manifester et par exemple faisait cette marche de l'égalité. Donc l'idée que les années 80 pour Tolé et de Nano etenaka serait l'idée de la grande communion est une idée fausse. Ce qui les intéresse
132:40
Speaker A
dans les années 80, c'est que c'était un moment à mon avis beaucoup plus sûrement où les Arabes étaient pas pénibles parce qu'ils le sont devenus entre-temps. Ils se sont un peu manifestés, ils sont parfois manifestés violemment d'ailleurs, mais ils se sont
132:54
Speaker A
manifestés politiquement et cetera. Et c'est ça en fait que regretterait Pascal pro les années 80 pour Pascal pro. Mais en fait pour tout dire, les années 70 aussi et d'ailleurs le film, tu l'auras remarqué a parfois des bandes sons qui
133:07
Speaker A
viennent des années 70 fait une référence à Lelouche. À un moment, il y a même une à mon avis une référence à sautet, tu sais, on est dans la bagnole, voilà, il y a vraiment une espèce de musique avec quelque chose qui ressemble
133:17
Speaker A
à une bande son à la sauté. Donc en fait, c'est pas les années 80 qui intéressé Dano et Nakache. C'est tout ce qu'il y a avant. C'est c'est la France d'avant. Et c'était la France, non pas vraiment d'avant les Arabes, je dirais
133:28
Speaker A
d'avant les Arabes qui se constituent et qui se manifestent politiquement et qui peuvent manifester leur hostilité, leur mauvaise humeur ou leur conflictualité politique. C'est ça en fait que regrettent de concert Pascal pro et Toledano Enaka. Je terminerai en disant
133:41
Speaker A
une chose très simple. Euh j'avais cru indiquer à mes compatriotes un mode d'emploi pour lire les films de Toledano etenche mais on parle toujours dans le vide. C'est bien dommage. Je je persiste donc dans l'idée que d'abord devant un
133:58
Speaker A
film de Toledano et Nakage, demande-toi toujours ce film qui passe pour unanimiste, United Colors of Beneton, réconciliation de tout, demande-toi toujours où est l'arabe.
134:10
Speaker A
C'est très intéressant de se le demander. Il y a très peu d'arabes dans leur cinématographie.
134:17
Speaker A
Euh, il y a Red Catebément était convoqué dans Hors norme pour engueuler des Arabes. Subtil.
134:23
Speaker A
On en avait parlé. On avait parlé de ça. Stratégie bien connue des racistes. Et là par exemple, si tu veux pour un film qui aurait voulu faire l'un de enfin comment dire ressaisir ce qui était la belle harmonie de la société française
134:35
Speaker A
des années 80, quand tu fais une bande de quatre garçons, oh quand même n'importe qui hein, même des gens qui sont pas à gauche, même des gens qui on rien à péter, ils te font le minimum syndical, ils t'aurait mis un arabe
134:47
Speaker A
dedans. Mais franchement, je te jure, n'importe qui, même des endroits feraient ça. Donc là quand même qu'il est mis quatre garçons et donc il y a un petit juif normal, il y a un petit noir normal mais que et il y a un petit
134:58
Speaker A
italien why not mais que le 4e c'est un blanc. Bon ok et qui est pas un arabe moi je vois que ça mais si mais tu te trompes François il y a un arabe c'est c'est c'est le juif arabe
135:11
Speaker A
Kabicotin le dit. Oui, d'accord. Si tu Oui. Ah oui. Non mais Ah mais moi je alors attention parce qu'on va croire peut-être que je suis en train de dire des choses un peu Non non, je reprends ce que le film dit
135:20
Speaker A
et le film le dit deux trois fois et ça m'a ça m'a semblé un peu bizarre qu'il que Camille Cotin insiste beaucoup sur cette Il y a un truc qui va pas. Il y a un truc qui va
135:30
Speaker A
que d'ailleurs pas strictement non mais il y a quand cette idée d'ailleurs qui est un peu bah de toute façon je je vois bien que je pense que monte entre Nakache un un somme une amertime une colère une rage qui est montée peu à peu
135:41
Speaker A
notamment dans la communauté cfharade française depuis quelques années et qui a quelques traductions politiques et quelques tout à fait tangibles que chacun reconnaîtra à savoir oui une espèce d'aigreur post- Algérie. a été euh bouté hors de ce qui était notre
135:58
Speaker A
terre euh par en l'occurrence des Arabes alors que nous-mêmes nous étions aussi quelque part des Arabes dans la mesure où c'était un peu notre terre. Donc effectivement le film fait droit à ça.
136:08
Speaker A
C'est son seul point de sérieux. Donc dans ce film, pas moins que dans d'autres films a priori moins enfantin et volontairement candide.
136:22
Speaker A
Les Toledano et Naka chavèrent de plus en plus des cinéastes racistes qu'ils sont. Toi, je t'avais dit que j'allais être plus brutal que soi, mais franchement là, c'est vraiment ce qui arrive. Moi, je suis pas un obsédé de la
136:32
Speaker A
morale en général dans les films. Je ne traque pas des signes de méchanceté des réalisateurs quand je regarde des films.
136:40
Speaker A
Mais eux, franchement, ça devient très récurrent dans leur cinéma. ça devient une espèce de fil conducteur. Ce qui fait qu'effectivement, on a ce monologue qui sort un peu de nulle part sur on a été viré d'Algérie et le décret créme
136:51
Speaker A
mieux, c'était tellement bien parce qu'on était des Français comme les autres à l'exclusion des Arabes. Euh voilà, donc ça commence à se voir les amis, ça fait longtemps que ça se voit mais là ça commence vraiment à se voir.
137:02
Speaker A
Et donc on comprend beaucoup mieux maintenant euh de quoi il retourne avec les années 80. Méfie-toi toujours de quelqu'un qui a la nostalgie des années 80. Bon, non seulement c'est fait preuve d'une faute de goût absolue d'un point
137:12
Speaker A
de vue musical et cinématographique en fait pour tout dire aussi. Euh mais c'est toujours cacahuète là la cacahuète ça porte toujours quelque chose de plus douteux je dirais idéologiquement. Donc disons les choses au moins ce film nous aura permis de le
137:28
Speaker A
de le mettre au jour. Autrefois Truffo et les comparses avaient comme le cinéma de papa Claude Torara. Nous aujourd'hui on a Toledano Nakache. Voilà.
137:39
Speaker A
Oui oui. Non mais moi je suis d'accord avec toi. Enfin ils font du mal à la grande histoire parce qu'on fait toujours du mal. Alors moi j'aime pas la notion de grande histoire d'ailleurs mais disons à l'histoire et je dirais
137:47
Speaker A
ben plus modestement encore du mal au fait du mal au fait du mal à la vie de la vie telle qu'elle a eu lieu. Bon voilà mais il faut aussi dire dans quel sens ils le font. Je veux dire
137:57
Speaker A
ce sont des falsificateurs. Il falsifient Obama par omission. Il faut voir dans quel sens il falsifie, hein.
138:04
Speaker A
C'est faut il y a toujours deux deux étapes dans la la mise au jour des opérations de de falsification. C'est comment ça falsifie, au nom de quoi ça falsifie. Et je crois qu'à nous deux, on a fait le tour. D'ailleurs, le film est
138:17
Speaker A
en permanence dans la falsification. C'est qu'on avant des années 80 qui n'ont pas eu lieu. J'ai aussi cru entendre dans certains commentaires, je trouve un peu trop complaisant, que fait la critique euh que ils racontaient leur enfance.
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Speaker A
Toledano Nakach raconte leur enfance. En fait, c'est leur truc autobiographique à eux quoi. Mais après, moi je vais lire leur Wikipédia que je connaissais déjà parce que j'aime bien me renseigner sur les gens. C'est mon côté over ou mon
138:45
Speaker A
côté stasie. Euh toujours se renseigner sur des gens faire des fiches. Non, ben je vois que l'un a grandi à Versailles et dans une famille très bourgeoise avec un certain niveau de vie et l'autre à Sen qui est une banlieu pour ceux qui
139:00
Speaker A
connaissent pas le pouretour parun. Ah bah je connais très bien Surè, je suis né à Saint-Cloup. Non, je connais très bien.
139:06
Speaker A
C'est pas le Bronx comme on dit. Voilà. Alors là, ben qu'est-ce qu'on a à l'écran là ? Alors, je C'est sûrement pas l'enfance Versailles de l'un mais c'est même pas l'enfance assurenne de l'autre. Là, on est dans dans un
139:16
Speaker A
quartier populaire avec des bars, tu vois, il y a un concierge, ils ont pas de place dans l'appartement et c'est même la première scène qui est d'ailleurs elle-même complètement fausse. Je ne crois pas du tout à cette baston entre les deux enfants. Je ne
139:27
Speaker A
crois pas du tout qu'ils puissent appeler leur mère qui est en pleine réunion euh qui est en train de servver de café parce qu'elle est secrétaire.
139:33
Speaker A
Enfin, ce film commence mal sur la la vérité. C'est des gens qui ne cherchent pas la vérité. Ils cherchent à envoyer des signes de confort à un certain public. À mon avis, un public de plus en plus d'ailleurs marqué.
139:45
Speaker A
sociop-politiquement, hein. Je pense que maintenant les films de Toledanakage vont servir un peu de poindre aliment à quelque chose que j'ai suffisamment déjà détaillé, mais bon, ils sont pas les seuls dans le cinéma français à faire ça. Donc ouais, qu'est-ce que c'est que
140:00
Speaker A
cette enfance qui nous raconte là ? C'est pas la lure, pas du tout. Sociologiquement, ils sont très très approximatifs quand même ces gens.
140:07
Speaker A
D'ailleurs, puisqu'ils ont voulu absolument constituer un fachot tellement pas sympa euh qu'il ressemble même plus à un fachot euh c'est-à-dire le père he le père qui espèce d'intégrist catholique, espèce de fachot un peu vintage, un peu un peu 7,
140:25
Speaker A
le père de la copine de du garçon du voilà le père de la copine. Donc là, on nous a constitué une espèce de bourgeoisie comme la comédie centriste, tendance de droite aime la constituer.
140:34
Speaker A
C'est une espèce de bourgeoisie tellement poussiéreuse qu'elle rend presque désirable une bourgeoisie réelleur et qui se marre devant Tirer le Luron.
140:43
Speaker A
Tout à fait. Ça, j'ai un peu ma thèse dessus. Oui, parce que je me dis qu'il est homophobe et donc il se marre devant Thierry Lourau. Il se rend même pas compte qu'il est en train de rire devant
140:51
Speaker A
un monosexuel. Je me suis dit bon euh on s'amuse comme on peut. Euh non mais euh par exemple Stricus, je vais je vais un peu chicaner mais euh si vraiment euh le petit Vincent vit dans une famille quand même tellement
141:07
Speaker A
précaire puisque vivant quand même dans un appartement très étroit, il ne peut pas être à la même école que cette jeune fille qui de toute évidence dirait dans une école privée. Donc en fait, ils peuvent pas être dans le même collège.
141:17
Speaker A
Donc on voit bien quand même que les Toledanch sont vraiment sur sur le champ social. Ils sont vraiment très très très approximatifs. Donc si tu veux leur falsification de de du réel algérien des des juifs d'Afrique du Nord euh je veux
141:32
Speaker A
dire est une parmi d'autres et évidemment la plus redoutable et la plus toxique politiquement de de l'ensemble de cette recomposition du réel qu'il nous propose à longueur de film.
141:45
Speaker A
Ils ont toujours utilisé le cinéma pour filmer leur fantasme. Le pire, c'est que lorsque il filmait des choses qu'il connaissait pour les avoir vécu réellement, c'est-à-dire les le scoutisme, les les les centres les centres de de loisirs pendant les
142:07
Speaker A
vacances estivales, ça fonctionnait plus ou moins encore que mais quand il commence à s'atteler à la politique, c'est à la vie, l'arrêt, toujours se basant sur le fantasme, ça devient particulièrement Ouais, faut on commence à être un peu chafou parce qu'on a envie
142:21
Speaker A
de le écouter. Il faudrait peut-être que vous vous posiez 2 secondes et on va vous faire des cours. On va essayer de vous expliquer un petit peu tout ça et et c'est compliqué ce film. Tu sais que chaque fois
142:32
Speaker A
chaque fois je je vais je vais paraître un peu scolaire mais non je le dis à titre de mais je le dis écoute mieux préciser les choses chaf est un mot utilisé par 99,9 % des gens qui l'utilisent comme un synonyme
142:44
Speaker A
de mauvaise humeur et en fait Chafoin ne s'applique donc pas à Samir ce soir qui est de fête de mauvaise humeur contre Toledéano mais s'appliquerait à Toledano lui-même et Nakache parce que Chafoin veut dire perfide trompeur c'est ça que ça veut dire Chafo
143:00
Speaker A
Et al si on a fait le lien entre la mauvaise humeur, c'est qu'en fait du coup tu es trompeur, tu es perfit, tu es un peu ombrageux, tu vois. Et tu es tellement ombrageux que tu finis par passer pour de mauvaises humeurs. D'où
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Speaker A
le lien, d'où le glissement de sens ? Mais je pense que Toledano et Nakach sont des sinages chafoin.
143:16
Speaker A
Enfin, ils sont chafoins pour des gens qui ne veulent pas voir décidément ce que ces gens trament et qui est beaucoup moins consensuel et beaucoup moins harmonieux. Je m'étais échiné à le dire pendant 3 heur, il faut que je le
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Speaker A
redise. Ce soir, il ce sont des guerriers. Leur films sont en train de devenir, mais maintenant depuis trois ou quatre ou cin épisodes, des machines de guerre idéologique. Donc après, je veux bien que le commentaire critique général consiste à dire "Oh, on les retrouve tel
143:44
Speaker A
qu'en eux-mêmes, oh, ça casse pas des briques, mais c'est quand même sympatoche. Ils sont Oh, ils sont un peu consensuels quand même. Non, non, non, ils sont pas du tout consensuels. Ce sont des guerriers. Ils sont venus apporter le glève de la division. Voilà
143:57
Speaker A
ce que je dis. et et on sait bien entre quoi et quoi. Oui. Et ce qui me fait chier, c'est que enfin moi ça me fait chier parce que on en avait on en avait parlé, rappelle-toi donc quand on avait parlé du sens de la
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Speaker A
fête et de Bakerie et ouais c'est ce qui est chiant c'est que dans c'est qu'ils arrivent à solliciter à convaincre à stimuler des visages, des regards comme ça de personnes et et je me dis mais ils sont est-ce qu'ils arrivent quand même à
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Speaker A
enfin ils sont pas suiv je suis persuadé d'en avoir parlé lors de lors de cette émission mais est-ce qu'il est-ce que tous ces acteurs toutes ces actrices voient quand même qu'il y a des enf qui a quand même il y a quelques il y a des
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Speaker A
problèmes dans leur film. Il y a quand même de gros problèmes. Moi tu sais quoi ? Et ben aujourd'hui ce matin, je suis allé voir le le film de de Toledano Naka ce matin.
144:46
Speaker A
Ah et juste après, j'ai revu Dao. Ouais, voilà. Bah ouais, mais c'est pas c'est pas sympa de faire ça pour euh pour les deux chit l'autre. Oui, en tant que c'est Non, mais c'est intéressant. Tu vois, tu peux tu demandais est-ce que tu est-ce
145:05
Speaker A
que les acteurs se rendent compte dans quoi ils sont embarqués et cetera ? Moi, je sais pas. Et puis les acteurs, c'est compliqué, faut bien qu'il bouffe.
145:10
Speaker A
Alors, c'est compliqué hein de trouver des espaces purs. OK, pour une fois, soyons indulgents avec les acteurs. Je serais moins indulgent avec Kabille Cotin parce que au moment où si tu veux, elle fait ce monologue et queil y a tout un comment
145:21
Speaker A
dire un appareillage qui consiste à recadrer sur elle et à créer un moment émotion. Puisque évidemment dans ce cinéma très conformiste, formellement quand on veut signifier une émission, une émotion, on recadre, on resserre. Bon, tout ça est très inventif. Donc on resser doit y
145:38
Speaker A
avoir une petite musique peut-être en fond, je sais plus, ça m'étonnerait pas. Et donc Monologue avec elle évidemment regardant le vide, elle est nulle à ce moment-là. Elle fait une prestation d'actrice qui est vraiment pas bien pard làà le le texte lui-même. Est-ce qu'elle
145:49
Speaker A
se rend compte de ce qu'elle fait ? Bah je pense que oui et je pense qu'elle est quand même solidaire de ce qu'elle fait.
145:54
Speaker A
ou alors soit elle est très très bête, ce que je ne peux pas envisager, soit elle est complice. Je me suis aussi demandé d'ailleurs incidemment et de façon moins consistente quel plaisir Louis Garel trouvait à se retrouver dans ce bordel.
146:07
Speaker A
Merci parce que parce que Louis Garel encore une fois est un mec qui est très drôle. Il a vraiment une drôlerie en lui qui se voit même dans les films qui sont pas censés être des comédies. Je me
146:15
Speaker A
rappelle dans Montroi par exemple de Berco vraiment il était drôle tout le temps à chaque fois qu'il apparaissait.
146:22
Speaker A
Il se retrouve à faire un truc qui est pas chouette par exemple en roi c'est Mywen c'est pas Berco c'est Mywen ah oui pardon mywen avec Berco Renoir avec Berco avec Berco je qui est mon film préféré non voilà il gagne à la valise RTL bon
146:37
Speaker A
passons sur ce truc tout ça s'en fout le côté vintage valise RTL mais et donc il est tellement content que il hurle de joie il sort de sa bagnole en plein embouteillage il hurle de joie et vraiment au moment où j'ai vu la garelle
146:47
Speaker A
faire ça qui est typiquement un jeu d'acteur de film pour enfants quoi tu vois ? Oh, il est content. Oh, oh, il crie, il crie à tout le monde. Bon, ouais, OK. Bon, CM2. Mais je me disais euh mais Louis, tu as un plaisir à jouer
146:59
Speaker A
cette scène ? Ça t'éclate de faire ça ? Ça t'éclate de faire un truc pas bien comme ça, ridicule ? Donc c'est toujours compliqué de savoir pourquoi les acteurs se retrouvent dans des bordels pareil quoi. Alors après, il y a toujours une
147:10
Speaker A
solution un peu évidente, c'est le chèque. Mais bon, qui serait peut-être pas la d'ailleurs l'hypothèse la la plus péjorative ou la plus contemptrice par rapport à eux parce que ma fois la rigueur prendre un chèque pourquoi pas.
147:26
Speaker A
Moi j'ai peur que en fait Louis Garel il prenne du plaisir ce qui me paraît bien pire.
147:31
Speaker A
Ce serait paradoxal parce que là quand on connaît un peu l'histoire de son père Philippe et voire même de son grand-père Maurice Garel, surtout son grand-père qui a été quelqu'un qui a été un militant FLN pro Algérie. Voilà, c'est
147:45
Speaker A
très très bizarre tout ça. Et si je me permets de dire ça, c'est parce que il y a eu un un vidéo club combini avec l'un avec je crois que c'était je sais plus si c'est Toledano ou Naka, je sais plus
147:55
Speaker A
et Louis Garel pour la promotion donc du film que nous questionnons ce soir. Et un moment Louis Garel parle beaucoup de son grand-père donc Maurice Garel qui était un un dramaturge et acteur passionnant et qui a été aussi politisé
148:09
Speaker A
extrêmement dans les années 60 en étant voilà pour je qui était qui était proalgérien.
148:15
Speaker A
Enfin, tout est tout est étrange. Voilà. Tout tout tout est Bah oui, mais tu sais, il y a un truc qui s'appelle l'histoire et pour qu'il y ait pour qu'il y ait de l'histoire, il faut bien que les choses ne se transpète
148:24
Speaker A
pas à l'identique de génération en génération. Et je pourrais te citer bien les exemples de gens qui dans certaines communautés avaient des grands-parents communistes ou anarchistes et qui sont maintenant des droitsards achevés. Ah oui. Oui.
148:37
Speaker A
L'époque est en ce qu'elle est. Le 9e film donc de de de Toledan Nakach, je crois que leur 10e est un film où ils sont en train de travailler sur la Palestine. Je sais pas pourquoi j'ai cru comprendre qu'ils allaient parler donc
148:51
Speaker A
de Non, c'est une c'est une blague. Tu as Non mais en fait en fait je Non, c'est une blague, c'est une blague.
149:02
Speaker A
C'est une blague. Sur que je me demandais là récemment en pensant à toedanage parce que j'y pense 3 heures par jour, je me disais est-ce qu'ils oseront un jour y venir puisque ça les travaille d'ailleurs ils ont été
149:13
Speaker A
enuillés avec le 7 octobre, ils l'ont dit. Je pense qu'ils avaient des familiers qui sont tombés dans ce jour sombre euh et je me disais ça les travaille, ça les cuisine. Donc est-ce qu'un jour le fait qu'il soit à ce point-là travaillé
149:31
Speaker A
par cette question, par cette réalité et probablement pas sur un mode farouchement proalestinien, je me disais est-ce qu'un jour ça s'invitera dans leur cinéma et je sais pas si je le désire ou si je le crains.
149:45
Speaker A
Moi je le crains vraiment, je te le dis entre nous. Je le je le Oh non non, j'espère qu'ils ne le feront jamais ça parce ça va être compliqué.
149:54
Speaker A
Dao à la gomise 7e film sorti le 29 avril juste une illusion le 9e film du binô tous lesoncach sorti le 15 avril des cinéastes qui sont là pour diviser et non pas pour réunir. Mais en tout cas
150:08
Speaker A
je crois que vous avez compris un peu ce qu'on pensait de ces de ces deux films.
150:11
Speaker A
En tout cas n'hésitez pas à à nous faire part de vos commentaires. Je sais que vous le faites. C'est toujours un plaisir de vous lire. En tout cas, je ne sais absolument pas de quoi nous allons parler pour dans la prochaine émission,
150:23
Speaker A
mais je pense que certainement il y aura un lien avec le festival de Cann, je pense en tout cas. Mais au mois de juin, sortira le dernier film de Steven Spielberg et je vais essayer de convaincre mon acolyte, mon collègue de
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Speaker A
parler du dernier Spielberg et il fait la gueule. C'est génial. Non non non, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? C'est toujours un plaisir de retrouver Steven.
150:44
Speaker A
En fait, il y a il y a deux Steven, il y en a un qui a raté, l'autre qui a réussi.
150:48
Speaker A
Chacun reconnaîtra. Merci François Begodo, c'était un plaisir. Merci à vous euh Samir with companion.
151:11
Speaker A
M.
Topics:Alain GomisDaoJuste une illusionToledano et Nakachecinéma africainfilm françaiscritique cinématransmissionhéritageexpérience cinématographique

Frequently Asked Questions

Quels sont les deux films analysés dans cet épisode de Tout va bien ?

Les deux films analysés sont Dao d'Alain Gomis, sorti le 29 avril, et Juste une illusion de Toledano & Nakache, sorti le 15 avril.

Quels thèmes principaux sont abordés dans le film Dao ?

Dao aborde les thèmes de la transmission, de l'héritage, de l'identité, ainsi que la dualité entre deux continents à travers deux cérémonies : un mariage en région parisienne et un rituel funéraire en Guinée-Bissau.

Comment est perçu le budget du film Dao par rapport à celui de Juste une illusion ?

Dao est perçu comme un film à budget modeste, contrairement à Juste une illusion qui bénéficie d'un budget très ambitieux, ce qui influence leurs approches esthétiques respectives.

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