L’implication des parents ! conférence Sheir Yasin elam… — Transcript

Conférence sur l'importance de l'implication parentale dans l'apprentissage des enfants selon une perspective islamique.

Key Takeaways

  • Les enfants sont un don d'Allah et une responsabilité sacrée pour les parents.
  • Les parents doivent s'engager activement et continuellement dans l'éducation de leurs enfants.
  • Allah demandera compte aux parents de leur engagement éducatif, pas du destin final des enfants.
  • L'éducation nécessite des outils, stratégies et une implication constante.
  • L'implication parentale est essentielle pour le succès spirituel et moral des enfants.

Summary

  • Introduction et accueil chaleureux avec invocation et louanges à Allah.
  • Sujet central : l'engagement des parents dans le cursus d'apprentissage des enfants.
  • Le Coran présente les enfants comme un don d'Allah, avec une responsabilité parentale associée.
  • Les parents seront interrogés sur leur responsabilité éducative, non sur le devenir des enfants.
  • Importance de suivre les bonnes méthodes, outils et stratégies dans l'éducation des enfants.
  • Reconnaissance des parents présents comme des exceptions engagées tout au long du parcours éducatif.
  • L'éducation est un devoir continu et jamais achevé tant qu'il y a des enfants et des parents.
  • La conférence souligne la gravité et la noblesse de la responsabilité parentale dans l'islam.
  • Appel à la réflexion sur les défaillances possibles dans l'accompagnement parental.
  • Clôture sur un espoir que les enfants porteront la 'couronne du Coran' au paradis.

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00:00
Speaker A
Salam aleykoum. Est-ce que vous nous entendez bien?
00:07
Speaker B
Oui oui, moi, alhamdulillah. Alaykum salam wa rahmatullahi. Moi, je vous entends très bien. Est-ce que vous, vous m'entendez?
00:13
Speaker A
Mashallah, on entend un petit peu de loin. Je vais essayer d'augmenter le son de notre côté, ça peut-être vient de nous.
00:21
Speaker B
Ça donne quoi maintenant? C'est bon. C'est bon. Alhamdulillah. C'est bon. Alhamdulillah.
00:29
Speaker A
Je vais demander à la salle de bien écouter, de laisser place au silence, aux enfants au fond de la salle, de laisser place au silence pour que pour qu'on puisse commencer la web conférence.
00:46
Speaker A
Et je vais commencer cher Yassine par vous souhaiter la bienvenue, c'est un plaisir de vous retrouver pour cette web conférence.
00:55
Speaker A
Je rappelle le sujet de la web conférence. On va être ensemble justement pendant 45 minutes et le sujet c'est l'engagement des parents dans le cursus d'apprentissage des enfants.
01:48
Speaker A
Et avant de de débuter la web conférence, si vous le voulez bien, je vais juste lire un poème, la traduction d'un poème en français. Oustadha Sana qui a sauté justement cette lecture. Je vais commencer la lecture après on pourra on pourra débuter. Ça vous convient?
02:03
Speaker B
Mashallah. C'est bon, mashallah.
02:07
Speaker B
Ah, pour une fois qu'on a la possibilité de corriger le prof.
02:13
Speaker A
Louange à Allah qui a révélé le livre sacré, Al-Quran Al-Karim. Lumière du cœur du croyant, guérison pour tous les maux et bouclier contre les peines et lourdeurs morales. Il est la bonne nouvelle, la bonne nouvelle pour tous ceux qui croient et restent sur le droit chemin. Et avertit tous les injustes qui désobéissent. Ce sont des versets tous les bienfaits sur ceux qui l'ont appris et l'enseignent. Louange à Allah, louange à Allah, celui avec qui les projets se concrétisent et avec sa grande miséricorde s'effacent les péchés les plus lourds. Louange à Allah, louange à Allah, le créateur du Ummah, une Ummah d'excellence. Son cheminement divin prône d'être suiveur du bien et condamneur du blâmable. Louange à Allah, louange à Allah qui a parfaitement finalisé la Ni'mah. Celui qui a envoyé le meilleur des prophètes, Alayhi Salat wa Salam.
03:54
Speaker A
On peut désormais débuter la web conférence et je renouvelle le sentiment de de joie de vous retrouver cher Yassine. Mashallah.
04:10
Speaker A
Depuis le Maroc et nous en France, c'est un plaisir de vous retrouver.
04:13
Speaker B
Alhamdulillah. Alhamdulillah. Alhamdulillah. Alhamdulillah. Alhamdulillah.
04:19
Speaker B
Bismillah, alhamdulillah, wa salat wa salam ala rasulillah wa ala alihi wa sahbihi wa man wala wa man istanna bi sunnatihi wa qatafa atharahu wa ihtada bi hudah. Barakallahu fik, Vincent. Barakallahu fi toutes les personnes ici présentes.
05:10
Speaker B
Et qu'Allah subhanahu wa ta'ala gratifie toute personne ayant participé de près ou de loin à cette fête, à ce festival, d'après ce ce que je vois. Mashallah, c'est c'est carrément c'est carrément un festival. Barakallahu fikoum.
05:28
Speaker B
As'alullah subhanahu wa ta'ala an yataqabbal minna wa minkum. Qu'Allah subhanahu wa ta'ala accepte l'effort fourni et qu'il accepte les œuvres les œuvres accomplies. Concernant la la l'intervention inshallah ta'ala d'aujourd'hui.
05:44
Speaker B
Disons que c'est du nouveau et en même temps c'est de l'ancien. C'est un sujet aussi vieux que qu'il y a eu des parents sur cette terre, qu'il y a eu des enfants. Et c'est un sujet qui ne se verrait qui ne se verra pas accompli aujourd'hui ni achevé aujourd'hui, c'est quelque chose qui va attendre, c'est quelque chose qui continuera tant qu'il y aura encore des parents et tant qu'il y aura encore des enfants.
06:48
Speaker B
Allah azzawajal quand il nous a créé, il nous a doté de plusieurs outils, il nous a donné accès à plusieurs droits, mais en même temps, il nous a, disons, il nous a imposé un certain nombre de responsabilités. Et quand on parle de responsabilité, on on parle de questions qui nous seront posées. Allah azzawajal, il a imposé la responsabilité aux prophètes et aux messagers de transmettre le message. Et ce sont les êtres qui lui sont les plus chéris, qui lui sont les plus proches, ce sont les êtres qu'il aime le plus, ce sont les prophètes et les messagers.
07:39
Speaker B
Et pourtant, Allah azzawajal a dit dans le Coran, comme quoi le jour du jugement dernier, il demandera à ses prophètes et à ses messagers de rendre compte. Allah azzawajal, il leur demandera, avez-vous transmis le message?
08:19
Speaker B
Donc nous, Allah subhanahu wa ta'ala, il nous a donné, disons, cette ce don, parce que quand Allah subhanahu wa ta'ala, il parle des enfants dans le Coran, il parle toujours en terme de don. Al-hiba. Que ce soit au niveau du passé, au niveau du futur, au niveau de du présent, et même au niveau de du remerciement de quelques prophètes, ils remercient Allah azzawajal de leur avoir fait don d'enfants. Al-hamdulillah alladhi wahaba li, al-hiba, al-hamdulillah alladhi wahaba li ala al-kibar Ismail wa Ishaq.
08:48
Speaker B
Allah azzawajal quand il parle de fait de donner des enfants, il en parle comme étant un don. Yaha, il fait don. Yaha li man yasha'u inathan wa yaha li man yasha'u dhukur. Fin du verset. Et Allah subhanahu wa ta'ala quand il en a parlé dans le Coran en terme de d'invocation et de demande de la part des des prophètes. Zakaria, par exemple, alayhi salam, il a dit, fa hab li, fais-moi don, fa hab li min ladunka waliya. Fais-moi don d'un enfant qui pourrait être l'héritier de de la prophétie et de la responsabilité du message. Donc Allah subhanahu wa ta'ala, il nous a fait don de ses enfants. Et automatiquement, du moment qu'il nous a fait don de ses enfants, il nous a automatiquement imposé la leur responsabilité. La responsabilité de ses enfants à laquelle nous devrons de laquelle nous devrons rendre compte le jour du jugement dernier.
10:25
Speaker B
Et nous allons devoir répondre à Allah azzawajal, est-ce que la question que beaucoup de gens se posent, c'est est-ce qu'Allah azzawajal va nous poser la question, il va nous demander de rendre compte de ce que ces enfants sont devenus ? Non, Allah subhanahu wa ta'ala ne nous demandera pas ce que les enfants sont devenus, parce que ce qu'ils vont devenir, ça, c'est à lui que ça revient, ça ne revient pas à nous. C'est à lui la guidance, c'est lui, c'est pas nous. Mais Allah azzawajal, il nous demandera à nous, est-ce que nous avons suivi le droit chemin en matière de responsabilité face à ses enfants ? Est-ce que nous avons pris en considération les les outils, les moyens, les techniques, les stratégies, si je peux m'exprimer ainsi, qu'il en matière d'éducation, est-ce que nous avons suivi le bon chemin dans ce sens-là ?
11:55
Speaker B
Pour parler un petit peu de de l'accompagnement des parents aux enfants dans le cursus d'apprentissage, il faudrait voir d'abord le le côté défaillance. Où est-ce que ça ne fonctionne pas ? Ou disons, où est-ce que ça ne fonctionne plus ? Je ne je ne veux pas parler des des quelques exceptions que que je considère comme des exceptions, alhamdulillah, qui qui sont là, présentes avec vous. Ah, donc les exceptions qui sont présentes avec vous, j'aime à penser que ce sont des personnes qui ne sont pas avec leurs enfants seulement le jour du disons, le jour de le jour de la fête et le jour de du couronnement des travaux, le jour du couronnement et de l'intronisation, si vous voulez. Parce que chacun de de ces petits de ces petits anges, c'est c'est c'est un roi maintenant assis sur sur son trône parce qu'il porte les il porte aujourd'hui la couronne du titre, mais inshallah ta'ala, nous espérons qu'il portera la couronne du Coran, la couronne de lumière au paradis, inshallah ta'ala. J'espère j'ai comme je l'ai dit, j'aime à penser que les parents ici présents ne sont pas seulement présents le jour le jour de la fête. Et j'aime à penser qu'ils étaient présents pendant tout le parcours de l'apprentissage. Là où il y a défaillance, malheureusement, c'est disons que Allah al-musta'an.
13:59
Speaker B
J'essaie de comment dirais-je, j'essaie de diluer un petit peu la concentration des messages que j'ai à transmettre. Donc je j'essaie de chercher les mots. Moi mon habitude à moi, c'est de rentrer dedans. Et d'après l'image qui m'est reflétée ici, la majorité c'est des femmes, donc de rentrer dedans avec des femmes, ça ne fonctionne pas. Parce que moi je suis loin, moi je ne verrai rien du tout. Moi je fais du rentre dedans et c'est sur Vincent, Tressy et Sana que le rentre dedans va se refléter, donc j'ai pas envie de voir les les peaux cassées dans mes amis. Mais mais des fois, mais mais je suis mais je suis désolé, des fois, il il va falloir de temps en temps faire des des secouer un petit peu les gens pour qu'ils pour qu'ils se réveillent. Euh dans les disons dans si vous voulez dans la progression dans le vers le des sentiers où l'on va vers Allah azzawajal.
15:29
Speaker B
As-suluk ila Allah subhanahu wa ta'ala, la traversée du chemin vers Allah subhanahu wa ta'ala. Ibn al-Qayyim rahimahullah, dans le dans le dans le fameux dans le fameux livre Madarij as-Salikin, les escaliers des des personnes, je ne sais je ne connais pas vraiment la traduction littérale. Il a mis la la première marche c'est l'éveil, al-yaqadha.
15:59
Speaker A
C'est c'est le c'est le son de la salle. Je pense que c'est le son, ouais, c'est le retour de la salle.
16:39
Speaker B
À la suite d'un réveil brutal. Donc c'est cela, de temps en temps, il va falloir secouer les gens. Là où ça défaillit.
16:56
Speaker A
Je pense que c'est le son, ouais, c'est le retour de la salle.
17:02
Speaker B
Je sais pas, j'ai j'ai l'impression qu'il qu'il y a un retour de son.
17:09
Speaker A
C'est c'est le c'est le son de la salle. Je pense que c'est le son, ouais, c'est le retour de la salle.
17:17
Speaker B
C'est pas grave. Est-ce que est-ce que le le retour de ce son-là, est-ce qu'il est dérangeant?
17:22
Speaker B
Un peu oui, parce que j'ai l'impression que ce que je dis, je commence mon esprit commence à l'attendre. Voilà, tu as dit ça, tu vas entendre ça.
17:33
Speaker A
Ouais, ce qui est sûr, c'est qu'il y a un décalage entre vous, ce que vous dites, l'image, ce que nous on reçoit. On on comprend, mais euh je vais essayer de couper le micro de mon côté.
18:22
Speaker B
Voilà, juste une proposition, coupez le micro, Vincent, s'il vous plaît, de votre côté. Et si jamais vous avez une intervention, vous voulez dire quelque chose en cours de route ou la haja, vous le réactivez, il n'y a pas de problème. Barakallahu fik. Et si jamais il y a une défaillance de mon côté, vous me vous me le faites savoir.
18:37
Speaker B
Donc je disais, la défaillance, elle est à quel niveau? Euh avant, c'est-à-dire quand on lit un petit peu les le le type de relation que les parents entretenaient avec leurs enfants au niveau de des de nos prédécesseurs, et même au niveau de générations qui nous ont plus ou moins précédés, il y a une 50 ans, 60 ans, par exemple, quand les parents ou les grands-parents nous rappellent, disons qu'au niveau des au niveau de l'occupation des parents, les parents n'étaient pas les parents n'étaient pas les parents n'étaient pas aussi occupés que ça.
19:10
Speaker B
Donc la l'occupation première des parents, c'était c'était l'éducation des enfants. C'est-à-dire ce que les gens faisaient, ben il allait au boulot, il travaillait un peu, il rentrait chez eux, les musulmans généralement, ils quelle que soit un petit peu leur provenance, généralement, ils ont des repas entre guillemets, des repas sacrés d'un point de vue familial et social, c'est-à-dire un repas où tout le monde est regroupé. Euh pour des pays, il se peut que ce soit le déjeuner, pour d'autres pays, c'est le dîner, pour d'autres pays, c'est le couscous du vendredi, par exemple. Mais en tout cas, nous avons au moins, au moins, au moins une station minimum, au moins une station hebdomadaire où les parents sont regroupés. Le repas, par exemple, du de rupture du jeûne du Ramadan, c'est un repas quotidien où toute la famille est regroupée. On on a plus ou moins, on reçoit des informations de nos enfants, nos enfants reçoivent des de nos informations et de nos nouvelles. Donc quelque part, le micro-cosme familial, il se retrouvait un tout petit peu soudé autour de ces autour de ces repas, autour de ces moments de retrouvailles.
20:55
Speaker B
Euh tout le monde étudiait, bon, peut-être en France les les les choses sont relativement sont relativement euh différentes, mais le système école, disons, c'est un système école essentiellement, c'est un système école public. Par la suite, les médias sont entrés en cours. Pour la France, c'était peut-être à partir des années 70, fin des années 60, début des années 70. Euh parce qu'on a fait du copier-coller des des États-Unis, et puis par la suite, c'est venu en France, en Europe, et par la suite, nous on a récupéré on a récupéré les restes à partir de la fin des années 80, début des années 90. Les médias sont entrés en force pour pousser les gens à rentrer plus ou moins dans ces ce cycle de société de consommation. Donc pour que la société consomme davantage, enfin pour que les gens consomment davantage, il faudrait qu'ils s'insèrent dans dans dans cette perspective. Consommer davantage, donc il faut avoir plus de revenus. Avoir plus de revenus, il faut fournir plus d'efforts et plus de travail pour avoir un standard particulier en matière de vie, disons, en matière de niveau socio-économique.
22:30
Speaker B
Pour cela, fournir plus d'efforts, bah, il va falloir le payer par la devise la plus chère, c'est la devise irrécupérable, c'est le temps. Donc les gens se sont retrouvés absorbés par ce typhon, si vous voulez, de de système de consommation. Et de l'autre côté, on se retrouve déchiré entre ce que nous sommes en train de chercher à fournir à nos enfants en matière de biens matériels, c'est-à-dire les vêtements, les la nourriture, le le type de scolarité, et cetera. Et entre le fait de se sentir présent avec nos enfants, parce que ce sont quand même nos enfants. Les Arabes, ils disent ça, c'est c'est une partie du du du foie. Les Français, peut-être qu'ils ne fonctionnent pas avec le foie, ils fonctionnent avec le cœur, mais en tout cas, tous les viscères, si vous voulez, tous les boyaux, chercher le chercher l'organe que vous voulez, mais en tout cas, c'est une partie de vous. Cette partie de vous, vous la voyez plus ou moins, disons, vous la voyez négligée par vous-même. Et personne n'a envie de sentir et d'avoir ce sentiment comme quoi je néglige mes enfants.
25:06
Speaker B
Donc qu'est-ce qu'on essaie de faire ? On a trouvé plus ou moins des subterfuges, des disons des palliatifs, si vous voulez, bah, on va chercher à leur donner de l'argent, comme ça ils sortent tout seuls. Euh, on va chercher à leur donner un tout petit peu plus de liberté, comme ça ils arrivent à acheter leurs propres articles de de divertissement tout seuls. Euh, au meilleur des cas, ben, on va faire des petites sorties ensemble, des petites sorties où tout le monde est occupé dans son petit monde, hein, tout le monde est tout le monde est là-dedans. Et on a l'impression qu'on qu'on sort ensemble. Et cette sortie ensemble, finalement, ce n'est pas vraiment une sortie. C'est juste une présence physique et géographique, localisée ensemble, mais réellement, nous ne sortons pas avec eux. Ne le prenez pas mal, mais ce type de comportement, c'est tout sauf de l'éducation. Qu'est-ce qu'on nous faisons ? Nous sommes nous sommes en train de de corrompre nos enfants pour qu'ils ne nous sortent pas un jour la fameuse expression, ouais, si tu veux que je sois bon avec toi, il fallait que tu ne me négliges pas avant. Il aurait fallu que tu sois présent avant. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On s'est dit, tiens, tiens, tiens, tiens, tiens, tiens, il y a un autre palliatif. Et celui-là, il est sympa. Et personne ne pourra dire qu'on a négligé nos gosses. Qu'est-ce qu'on fait ? Ben, on va payer l'école, ou on va payer les cours supplémentaires, et au-dessus, c'est l'argent, frais de scolarité et compagnie, au-dessous, c'est la démission de l'éducation. Je dépose ma démission en même temps avec l'argent de de scolarité, c'est l'école qui s'en occupe, et si jamais il y a une défaillance de comportement, c'est l'école la responsable. Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. Donc qu'est-ce que je fais ? Euh, ben, je vais, on va chercher comme le les fonds quelques caricaturistes maintenant. Ben, avant, c'était le parent avec le prof qui demandait à l'enfant, est-ce que tu peux nous expliquer ces notes ? Et puis il y a une deuxième image de l'état actuel, c'est le parent et l'enfant qui demandent au prof, est-ce que vous pouvez nous expliquer ces notes ? Donc finalement, c'est à l'école qu'on a incombe toute la responsabilité, on a fait porter le chapeau à l'école. Et euh, des fois, même au fond de nous, surtout les musulmans, on se dit, mais il n'y a pas que ça, il n'y a pas que ça, il y a l'au-delà, il faudrait les préparer, on est musulmans, il faudrait en faire de bons musulmans. Qu'est-ce qu'on fait ? On dépose une deuxième démission, mais l'éducation de l'Islam, c'est là où on va chercher les écoles coraniques.
27:04
Speaker B
C'est pour cela qu'au début, j'ai dit, j'aime à penser que les parents ici présents dans cette fête ont été présents pendant tout le cursus d'apprentissage. Et non seulement le jour où l'on va venir pour faire une fête et je vais prendre un petit selfie avec mon fils ou avec ma fille, mettant la la la petite bannière comme quoi, on a fait du bon boulot, et je vais l'envoyer la partager sur WhatsApp, la famille, comme quoi, voilà, je m'occupe de ma fille, je lui ai fait apprendre le Coran et cetera. Ah non, non, non, ma sœur, ah non, non, mon frère, ce que tu as fait, tu as démissionné et tu as fait de la sous-traitance. Tu as demandé à une école coranique de s'occuper de ton gosse. Si l'école coranique a fait du boulot, c'est l'école coranique. Toi, ce que tu as fait, toi, tu étais là en train de regarder, et c'est tout. Donc quelque part, si l'enfant en grandissant va voir un minimum de respect, ce sera du côté de l'école, que ce soit l'école coranique, l'école usuelle, que ce soit du côté de ses copains ou de la des ses maîtres ou de des personnes qu'il va rencontrer en cours de route. Mais la relation avec les parents, la relation n'y est plus. Donc en matière, il fallait que je mette un petit peu de points, il y a des fois des personnes qui me reprochent, ils me disent, tu disons que que tu allonges trop un petit peu tes introductions. Des fois, c'est c'est c'est peut-être une défaillance que qu'Allah qu'Allah me pardonne, et vous, veuillez m'en excuser, mais j'ai besoin au début, au niveau de l'introduction, j'ai toujours besoin de mettre les points sur les i et sur les j même, si vous voulez, même les traits mal sur les e, chercher ce que vous voulez, mettez les points là où il faut. Mais en tout cas, j'aimerais bien, j'aime bien mettre les choses au point pour que l'on comprenne d'abord où est la défaillance.
28:41
Speaker B
Il est facile de venir, par exemple, traiter trois, quatre, cinq points, voilà, pour accompagner vos enfants, il faut faire ceci, il faut faire ceci, il faut faire cela. Mais si on vient, euh, si vous voulez, je donne juste un petit exemple et je reviens en cours. Par exemple, pendant le mois de Ramadan, pendant le mois de Ramadan, notre, disons, notre fréquence de lecture du Coran, euh, notre fréquence de lecture du Coran, elle augmente. Notre fréquence de d'unité de prière, elle augmente. Notre fréquence de l'abstention, elle augmente. Juste après le Ramadan, même pas 24 heures, on nous dit, demain, inshallah ta'ala, c'est l'Aïd, même shaf' al-witr, les gens ne le font plus. Je ne parle pas de tarawih, je parle shaf' al-witr, les trois unités. Et même ceux qui prennent l'avis de l'école coranique, qui dit que le witr, il peut être, disons, accompli en une raka'a, en une unité, même cela, ils ne le font plus. Pourquoi ? Pour la simple et unique raison que les assises, si vous voulez, sur lesquelles devait se greffer ce type d'adoration, ce type de comportement, les assises n'étaient pas prêtes. On est venu, on a essayé de faire une greffe d'organe, on n'a même pas vérifié si le corps acceptant, disons, le corps qui reçoit, on n'a même pas vérifié la compatibilité. Donc il faudrait d'abord préparer le cœur à ces actes, et quand le cœur est prêt, chaque acte que nous faisons, aussi minime qu'il soit, et il peut durer, celui-là, il est bénéfique pour le cœur. Donc en guise d'analogie, on peut venir dire aux gens, voilà le système éducatif, vous faites ceci, vous faites ceci, vous faites cela. Mais si nous, mentalement, on est on on ne sait même pas où réside la défaillance. Ce qu'on va prendre, ce sont des informations, et les informations, c'est c'est excusez-moi, mais c'est c'est un peu bête, c'est-à-dire de de venir attendre dans une conférence comme celle-ci, fournir de l'effort, de l'argent et tout, pour que quelqu'un vienne nous dire des choses que nous pouvons facilement trouver sur internet. Ne ne croyez pas qu'on va réinventer la roue ou la poudre, c'est c'est ce que je vais dire, c'est c'est pas de la magie, c'est pas de la révélation qui va descendre tout de suite. Mais mais ce sont des choses que nous connaissons tous. C'est juste que nous essayons de profiter de cette petite assemblée, de cette petite réunion pour que l'on puisse discuter réellement de points de défaillance afin que nous puissions prendre un bon départ. Ou si vous voulez, qu'on puisse prendre un bon redépart avec nos enfants. Les parmi les problèmes de de la société actuelle, c'est que on croit que quand nos enfants viennent nous demander des choses matérielles, les enfants cherchent vraiment à à à obtenir ces choses-là. Et vous avez tous, la plupart d'entre vous ici présents, alhamdulillah, vous avez des enfants, et vous les avez vus depuis leur jeune âge. Vous pouvez, par exemple, lui acheter, je ne sais pas, vous pouvez lui acheter, par exemple, un un jouet, par exemple, comme ça, et vous pouvez et vous la portez dans un emballage, par exemple. Je je donne n'importe quoi, j'ai j'ai 100 millions de gadgets juste à côté, heureusement qu'il n'y a personne pour voir un petit peu tout le pour voir le plan général, sinon personne ne serait resté. Mais ce n'est pas grave. Donc l'enfant, vous lui sortez le joujou, bah, il est content, il est super content et tout, il joue avec pendant deux à trois minutes. Par la suite, il le jette. Qu'est-ce qu'il fait ? Ben, il prend l'emballage. Et il joue avec l'emballage. Ce n'est qu'après qu'il reprend le joujou. Ça veut dire que l'enfant, ce que nous nous croyons que l'enfant aimera, ce n'est pas forcément ce que l'enfant va aimer. Ça, il faudrait bien nous le mettre dans la tête. Des fois, vous pouvez acheter à votre enfant une, c'est-à-dire, lui remplir, lui combler la chambre de jouets, et vous allez vous rendre compte que lui, ce avec quoi il va jouer, il va prendre des les les petits bâtonnets qui restent des glaces que vous avez consommées. Vous vous les jetez, lui, il va jusqu'à la poubelle, il va les reprendre, il va les laver et il va faire des petits jouets avec. Donc ce que l'enfant cherche, ce n'est pas forcément ce que nous nous lui donnons. Quand mon enfant me dit, je veux ceci, je veux ceci, je veux ceci, je veux ceci, moi, qu'est-ce que je fais ? Ben, je commence à me plaindre à à mes amis, je leur dis, ouais, ces demandes n'arrêtent pas, ou ils sont trop exigeants, et je commence à piquer des crises de nerfs, euh, j'en peux plus, mes enfants m'étouffent, les enfants prennent tout, il n'y a plus de temps pour moi. Tu vois, les enfants, des fois, ne cherchent pas vraiment tout ce qu'ils ont demandé. Des fois, les enfants, au fond, ce qu'ils cherchent, c'est juste un minimum de communication entre eux. Un minimum de communication avec eux. Quand on, par exemple, quand il dit à sa maman, l'enfant, il a déjà deux paires de baskets, et il en demande une troisième à sa maman. Ça se trouve, l'enfant ne veut même pas la troisième paire de baskets. Il veut juste prendre un minimum de temps avec toi pour sortir chercher les baskets. Même si vous ne les lui achetez pas. L'essentiel pour lui, c'est cette petite sortie main dans la main, c'est cette petite négociation, qu'est-ce que tu penses de cela ? Il irait mieux avec ceci, il irait mieux avec cela. Oui, celle-là, elle est intéressante, mais tu sais, le prix, il est un peu trop élevé, nous, ton père et moi, on n'a pas la possibilité de de procurer ça. Est-ce que ça dit d'attendre ? Mais avec trois baskets, tu penses que tu vas quoi ? Tu vas mettre les trois baskets en même temps ? Ce n'est pas possible. Donc qu'est-ce que que penses-tu du fait si je t'achète cette cette paire de baskets ? Ben, tu fais au moins de la première, parce qu'il y a des personnes qui n'ont même pas de quoi se mettre dans les pieds. Il a besoin de cette communication, c'est tout ce dont il a besoin. Si vous voyez, donc quand l'enfant, chaque fois qu'il nous demande quelque chose, nous, nous croyons lui faire plaisir en lui achetant tout ce qu'il demande. Nous, nous avons l'impression, nous, nous croyons que ce que l'enfant prend, il prend quelque chose qui lui plaît. Mais dans la réalité, au niveau de la réceptivité de l'enfant, au niveau de la réception de l'enfant, lui, qu'est-ce qu'il reçoit ? Il reçoit un autre message qui est totalement à l'opposé de ce que nous croyons lui avoir donné. Le message qu'il reçoit, tiens, fous-moi la paix. Tiens, tais-toi, tu me déranges. Ouais, qu'est-ce que tu veux ? Tu veux une tablette ? Vas-y, prends ta tablette, dégage. Euh, tu veux quoi ? Tu veux une paire de baskets ? Tiens, prends ta paire de baskets, dégage. C'est comme ça que lui, il il il interprète le message. Des fois, les enfants n'ont et on verra par la suite, est-ce que si on a les moyens, si on a largement les moyens, est-ce que cela veut dire automatiquement que tout ce que demande mon enfant, je le lui donne ? Ça, c'est une super grande question, euh, à mettre de côté, on l'a on l'a on la discutera, inshallah ta'ala, juste juste après ce point. Donc, nous avons, euh, je vous raconte pour cela juste une petite histoire, elle n'a peut-être aucun aucun fondement dans la réalité, mais c'est une petite histoire qu'on raconte, histoire de de donner un peu de donner un peu l'exemple. C'est un enfant qui qui cherche toujours à avoir un minimum de temps avec son père. Et son père, il est trop occupé, trop occupé au boulot, c'est quelqu'un qui fait énormément de travail, il est payé, il est payé à l'heure, et il est payé, donc il est très prisé et ses services sont sont assez performants. Donc les sociétés, plus ou moins, font tout le temps appel à lui. Et euh, il est trop occupé, il est trop occupé pour s'occuper de de de ses propres, trop occupé pour par son boulot, pour s'occuper de de pour trouver du temps pour ses gosses. Chaque fois que son fils, il lui dit, papa, s'il te plaît, on aimerait bien passer du temps ensemble, faire ceci, faire cela. Oui, d'accord, la prochaine fois, là, je suis occupé, j'ai une mission là, j'ai une mission par-si, j'ai une mission par-là. Une fois, son enfant, il lui a dit, papa, excuse-moi, les la discrétion, mais tu es payé à combien l'heure ? Il lui a dit, bon, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Par rapport au boulot qu'il faisait, il lui a dit, je suis payé, je suis payé à 500 dollars l'heure. Ouais, mashallah, ça fait ça fait une somme, et ça fait c'est assez passé. Après pratiquement deux, deux mois et demi, trois mois, l'enfant, il a il a fait appel à son père, il a dit, papa, j'ai quelque chose à te demander, s'il te plaît. Il lui a sorti une petite, il a dit, une sorte de, c'est pas une bouteille, c'est c'est une sorte de de vase, il a fait des économies. L'enfant, il a fait des petits bricoles à droite à gauche, il a fait des économies. Il lui a dit à son père, il lui a dit, voilà, j'ai fait des économies, j'ai rassemblé ici 500 dollars. Et il a donné au père, il lui a dit, est-ce que je peux acheter une heure à passer avec moi ? Ça, c'était une remise à zéro du compteur de la conception que le père avait de la relation avec ses enfants. Et il a admis que à partir de ce temps-là, il a commencé à prendre plus de temps à pour passer pour le passer pour le passer avec ses enfants. C'était une leçon que l'enfant a a donné au père qui n'a qui ne savait pas comment assumer ses responsabilités de parent. Bah, je passe à la troisième, si vous voulez, à la troisième défaillance. La troisième défaillance, c'est la fameuse grande question que j'ai dit tout à l'heure. Est-ce qu'un enfant, fils de parents qui ont assez de moyens, pour ne pas dire énormément de moyens, un enfant ici de cette famille-là, doit-il voir toutes ses demandes exaucées ? Réponse directe, claire, nette, sans hésitation, non et absolument non. Il faudrait que l'on dise de temps en temps à nos gosses, même si on a les moyens, qu'on leur dise non. Quel est l'intérêt de dire non de temps en temps ? D'abord, on apprend à l'enfant que dans la vie, à plusieurs reprises, on aura envie de quelque chose et on n'en aura pas la possibilité. Parce que ça, c'est la réalité, ça, c'est la réalité. Dans la vraie vie, la vraie vie, ce n'est pas un distributeur. Vous mettez deux, trois petites pièces, et par la suite, vous avez l'objet que vous que vous désirez. Dans la vie, il y a des oui, il y a des non, dans la vie, il y a des réussites, il y a des échecs, dans la vie, il y a des fois où l'on prend et des fois où l'on donne. La vraie vie, c'est cela. Ce qui arrive, c'est que nous avons, quand on habitue notre enfant à toujours à exaucer tout ce qu'il demande, même au niveau, on a fait attention, les musulmans, même au niveau de la conception que l'enfant il a du Dieu, ça devient une fausse conception. Parce que lui, il va se, parce que pour nous, la la première conception que nous avons du Dieu, c'est la conception que nos parents nous inculquent. Si nos parents nous ont inculqué que chaque fois que je demande quelque chose, elle est automatiquement exaucée. Alors qu'Allah azzawajal, quand on lui demande des choses dans l'invocation, dans le dua, Allah subhanahu wa ta'ala, il exauce tout ce que nous lui demandons, mais pas à notre guise. Il exauce ce que nous lui demandons, mais en fonction de sa volonté à lui, pas en fonction de notre volonté à nous. Il exauce nos vœux avec la forme que lui il choisit, pas la forme que nous nous voulons. Et il exauce nos vœux au moment où lui il choisit, pas au moment où nous nous choisissons. Quand nous habituons l'enfant que à chaque qu'il qu'il nous habituons nos enfants à ce qu'ils obtiennent tout ce qu'ils veulent, au moment où ils le veulent, avec la forme qu'ils le veulent, on leur fausse la conception qu'ils ont du Dieu. Par la suite, quand il commence à grandir, il lève la main, il demande des choses, Allah azzawajal, dans toute sa sagesse et sa son son son omniscience, subhanahu wa ta'ala, ben, il il n'exauce pas tout de suite, il exauce autrement, dans un autre temps, dans d'autres circonstances. C'est ce qui pousse bon nombre de nos enfants direct vers l'athéisme. Direct vers l'athéisme. Parce que j'ai demandé, ça n'a pas exaucé, donc le Dieu n'existe pas. Parce qu'avec mes parents, je demande, j'appuie sur le bouton et ça exauce tout de suite. Si avec mes parents, ça exauce tout de suite, avec le Dieu que vous avez proposé, ça n'exauce pas, donc le Dieu n'existe pas. Des fois, finalement, c'est nous qui faisons dévier nos enfants du droit chemin. Même si on leur apprend le Coran, même si on leur apprend deux, trois petites choses, cela n'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est revoir un petit peu notre conception de la famille, notre conception de la relation avec nos enfants, notre conception de du chemin que nous parcourons ensemble. Allah subhanahu wa ta'ala, quand il a dit dans euh dans le dans le chapitre du voyage nocturne, sourate al-Isra, il a dit, wa qada rabbuka alla ta'budu illa iyyah, Allah azzawajal, il a imposé à ce que nous on adore que lui, wa bil walidayni ihsana, avoir un bon comportement avec les parents. Imma yablughanna indaka al-kibara ahaduhuma aw kilahuma fala taqul lahuma uffin wa la tanharhuma. Wa qul lahuma qawlan karima, wa khfid lahuma janaha al-dhulli min al-rahma, wa qul rabbi irhamhuma. Et il a dit, wa qul, c'est-à-dire, dis, oh Allah, aie pitié d'eux, fais preuve de miséricorde avec eux et cetera. Wa qul rabbi irhamhuma kama rabbayani saghira. Comme ils m'ont éduqué et élevé quand j'étais petit. C'est-à-dire que pour obtenir un musulman qui va se comporter de cette manière avec ses parents, la ta'budu illa iyyah wa bil walidayni ihsana, imma yablughanna indaka al-kibara ahaduhuma aw kilahuma fala taqul lahuma uffin wa la tanharhuma, wa qul lahuma qawlan karima, wa khfid lahuma janaha al-dhulli min al-rahma, wa qul rabbi irhamhuma. Tous ces bons comportements, c'est des comportements, disons, on va dire idéaux pratiquement. Mais ces comportements, on ne les a obtenus avec cet enfant à l'âge adulte que lorsque nous, nous avons semé les graines de la bonne éducation quand l'enfant, il était petit. Le prophète, paix et salut sur lui, a dit, toute personne qui décède, qui meurt, ben, elle voit ses œuvres achevées, arrêtées, cessées, coupées, sauf une aumône qui perdure, sadaqa jariya, ou ilm yunfa'u bih, une science qui est profitable à l'humanité, aw waladin salihin yad'u lah, ou un enfant pieux qui fait des invocations pour lui. Donc pour que cet enfant, la condition pour qu'Allah azzawajal accepte ses invocations, il faudrait que l'enfant soit pieux. Pour que l'enfant soit pieux, ben, il ne va pas se transformer en pieux, ce n'est pas Dragon Ball Z, 4e transformation, c'est c'est c'est du travail, c'est un chantier, c'est c'est c'est un chantier permanent, c'est un projet qui n'arrête pas. Et je pense, nous en sommes à la à la 4e défaillance. La 4e, peut-être la 4e défaillance. Bon, vous faites le compte, hein, vous faites le compte. La 3e, la 3e, on avait fait la 3e. On on va à la 4e. Et là, où est la, voilà, on va à la 4e. Merci. Petite petite précision, excusez-moi, je suis obligé de vous couper juste jusqu'à 55 pour euh pour terminer, parce qu'on a, en fait, des gens qui viennent de loin. Et euh, on va juste essayer de respecter le le timing. Très bien, très bien. Donc, j'en ai pour 5, 5 petites minutes. Là, pour 5 petites minutes et 5 petites minutes et et j'arrête. Le le 4e point que je voulais dire, l'enfant pieux, oui, c'est la précipitation. Avec nos enfants, euh, peut-être les enseignants sont plus, comment dirais-je ? Les enseignants sont plus sensibles à ce point-là. Parce que les enseignants, ils ils savent pertinemment que le un cursus d'apprentissage, c'est quelque chose qui se construit, aussi bien en matière d'information, qu'en matière de temps. Donc, un cursus d'apprentissage, c'est quelque chose qui va demander du temps. Par exemple, un prof, par exemple, un prof de Coran dans sur la plateforme Les Élites, il sait que s'il commence, par exemple, avec un enfant maintenant, il sait qu'il ne pourra achever l'apprentissage, par exemple, de la méthode Nouraniya, je prends juste l'exemple de notre plateforme, il sait qu'il ne peut achever l'apprentissage de la méthode Nouraniya qu'après un certain temps. Les parents, généralement, les parents ne sont pas conscients de cette idée de cursus d'apprentissage. Donc, quand ils se comportent avec leurs enfants, pour eux, ils croient qu'il suffit de dire à l'enfant, ne ne mets plus ceci là, une fois, ah, c'est c'est enregistré, c'est cacheté, l'enfant ne le mettra plus. Non, votre enfant, il a, il va la remettre à l'au mauvais endroit, et il va la re-remettre au mauvais endroit, et il va la re-re-remettre au mauvais endroit. Vous pouvez passer toute l'enfance de votre gosse, c'est-à-dire qui va durer 10 ans, 12 ans, voire 15 ans, et à chaque repas, vous allez devoir lui dire, retrousse tes manches avant de manger. C'est pas possible, qu'est-ce qu'il m'a foutu des enfants pareils ? Il a quoi en tête ? Il a une gomme qui suit ce que je dis, c'est pas possible. Mais des enfants, c'est ça. Les enfants n'oublient pas ce qu'on leur dit. Sauf que quand est-ce que ça commence à donner ses fruits ? Ce n'est pas pendant l'enfance. C'est à l'âge adulte, et je défie toute personne adulte ici présente qui n'est pas qui ne se rappelle pas un commandement que le papa ou la maman avait donné quand ils étaient enfants, et ce n'est qu'à l'âge adulte qu'ils s'en sont qu'ils s'en sont rendu compte que c'était un commandement qui était qui était valable, qui était juste. Euh, le fait de parler de l'accompagnement des des parents, euh, le fait que les parents accompagnent leurs enfants dans le cursus d'apprentissage, c'est pas on c'est quelques minutes qu'on qu'on va le cerner. Mais pour moi, le plus important, c'était de voir un petit peu, disons, les les les les défaillances de de notre rapport avec les enfants. Et puis par la suite, ce qu'il faut faire, croyez-moi, ça vient tout seul. Une dernière recommandation. Qu'Allah vous bénisse, les parents. Une dernière recommandation. Quand on prépare nos enfants, la tendance actuelle, c'est on aimerait bien voir nos enfants réussir leur carrière. Tout le monde a envie de voir ses enfants réussir leur carrière. Mais par pitié, quand vous dites à votre gosse, réussis ta vie, réussis ta carrière, vous entendez quoi par vie et carrière ? La majorité, je vais vous dire ce qu'elle entend par vie et carrière. Elle entend par là la carrière professionnelle. De bonnes études, de bonnes moyennes en terminale, accéder à de bonnes écoles supérieures ou universités, obtenir un bon boulot, avoir une bonne, un bon salaire, une bonne rentabilité matérielle. Et ça se termine là. Vous voulez faire carrière médecin, il va falloir pour être généraliste, 7 ans après le bac. Spécialiste, 12 ans après le bac. Vous voulez devenir ingénieur, 5 ans après le bac. Vous voulez devenir, je ne sais pas moi, informaticien, technicien spécialisé, 2 ans après le bac. Vous voulez obtenir un diplôme de licence dans une spécialité particulière, c'est 3 ans ou 4 ans, c'est en fonction du pays de la spécialité universitaire. Vous voulez devenir un bon mari, il y a combien d'années de formation ? Il n'y a pas de formation pour ça. Je sais qu'il y a des bricoleurs qui vont se payer la tête des gens et leur vendre comment devenir un bon mari en 3 jours et sans enseignant. Laisse tomber, c'est c'est c'est de l'arnaque. C'est de l'arnaque, comme l'a dit la un type, il a dit, c'est de l'arnaque avec L majuscule. Comment obtenir la concentration et le khushu' dans la salat, un un un séminaire de de deux jours et demi. Ah, c'est bien, j'aimerais bien m'inscrire. Très bien, marhaba, c'est 500 €. Pour obtenir le khushu' dans la salat avec 500 €, je vais avoir l'esprit de Bouddha dans ma tête. 500 €. Si je te donne 500 €, d'abord, la première chose à laquelle je vais penser, je vais penser aux 500 € que tu m'as prises. Où est le khushu' dans la salat ? Il est parti avec les 500 €. Donc, euh, voilà, laisse tomber ces séminaires d'arnaque et cetera. Ce qu'il faut, c'est c'est c'est le mujahada. C'est un travail de persévérance, c'est un travail quotidien, c'est c'est c'est le jihad, c'est le jihad au fond. Il faut c'est c'est vraiment le jihad. Au moins le jihad avec euh le jihad dans les dans les batailles armées, les gens le faisaient une fois. Là, le jihad que tu fais, c'est un jihad au quotidien. C'est pour cela, c'est dans ce sens-là qu'on comprend la parole du prophète, paix et salut sur lui, quand ils sont rentrés d'une bataille, ils sont rentrés, c'est-à-dire vers leur foyer, il leur a dit, là, on rentre du petit jihad vers le grand jihad. 'Udna min al-jihadi al-asghar ila al-jihadi al-akbar. Donc, euh, voilà, en gros, c'était plus ou moins les idées que que je voulais faire passer. Donc, préparez vos enfants à devenir de bons, de bons responsables de foyer. Préparez vos enfants à devenir de bons maris, de bonnes épouses. Préparez-les à devenir de bons parents. Quand vous faites tout pour vos gosses, vous ne les laissez même pas aller chercher leur certificat d'acte de naissance dans les communes, ou là, les arrondissements, les je ne sais pas, les bureaux d'état civil. Ils ont 15 ans, 16 ans, 17 ans, 18 ans, et c'est vous qui vous occupez encore de leurs papiers, vous ne les préparez pas à être responsables de foyer. Quand vous faites tout pour vos enfants, quand vous faites tout pour vos gosses, quand vous ne faites pas rentrer, c'est pas, c'est ni du sexisme, ni rien du du misogyne, ni rien du tout. Mais une fille devrait accompagner sa mère dans la cuisine. Ça n'a rien à voir avec ma barbe, c'est c'est une question d'éducation. Une fille devrait accompagner sa mère dans la cuisine. Ah, tu vas me dire, non, maintenant les jeunes, c'est nouvelle tendance et tout, nouvelle tendance et tout. Un mari, il va supporter combien de temps à bouffer du tacos, des pizzas et des sandwichs ? Combien de temps ? Tu peux supporter combien de temps, Vincent ? Ça se trouve, toi, tu fais preuve de persévérance et tout. Mais mais mais dans ce cas-là, fais un mauvais exemple. J'aime beaucoup les pizzas, donc ça peut être ça peut être long. Surtout, surtout. OK, alors, j'aimerais j'aimerais j'aurais vraiment aimé rester continuer avec vous, mais c'est que j'ai deux ou trois petits clous à à faire après, comme on dit en bon marocain. Et moi, à contre-cœur, je je serai obligé de de vous laisser. Barakallahu fikoum jami'an, et à très bientôt, inshallah. Barakallahu fikoum jami'an, et à très bientôt, inshallah. Wa fika baraka, à très bientôt, inshallah, au plaisir de vous revoir. Barakallahu fikoum. Assalamu alaykum. Wa alaykum assalam wa rahmatullahi.
Topics:implication des parentséducation islamiqueresponsabilité parentaleapprentissage des enfantsCoranSheir Yasin elamriLes élites du Coranéducation spirituelleparentalitéconférence islamique

Frequently Asked Questions

Quel est le thème principal de cette conférence ?

La conférence traite de l'engagement des parents dans le cursus d'apprentissage de leurs enfants, en insistant sur la responsabilité éducative selon la perspective islamique.

Comment le Coran présente-t-il les enfants selon cette conférence ?

Le Coran présente les enfants comme un don d'Allah, un al-hiba, avec une responsabilité associée que les parents doivent assumer et dont ils devront rendre compte.

Les parents seront-ils jugés sur le devenir de leurs enfants ?

Non, Allah demandera aux parents s'ils ont suivi le droit chemin dans leur responsabilité éducative, mais le devenir spirituel des enfants appartient à Allah.

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