Speaker B
Il est facile de venir, par exemple, traiter trois, quatre, cinq points, voilà, pour accompagner vos enfants, il faut faire ceci, il faut faire ceci, il faut faire cela. Mais si on vient, euh, si vous voulez, je donne juste un petit exemple et je reviens en cours. Par exemple, pendant le mois de Ramadan, pendant le mois de Ramadan, notre, disons, notre fréquence de lecture du Coran, euh, notre fréquence de lecture du Coran, elle augmente. Notre fréquence de d'unité de prière, elle augmente. Notre fréquence de l'abstention, elle augmente. Juste après le Ramadan, même pas 24 heures, on nous dit, demain, inshallah ta'ala, c'est l'Aïd, même shaf' al-witr, les gens ne le font plus. Je ne parle pas de tarawih, je parle shaf' al-witr, les trois unités. Et même ceux qui prennent l'avis de l'école coranique, qui dit que le witr, il peut être, disons, accompli en une raka'a, en une unité, même cela, ils ne le font plus. Pourquoi ? Pour la simple et unique raison que les assises, si vous voulez, sur lesquelles devait se greffer ce type d'adoration, ce type de comportement, les assises n'étaient pas prêtes. On est venu, on a essayé de faire une greffe d'organe, on n'a même pas vérifié si le corps acceptant, disons, le corps qui reçoit, on n'a même pas vérifié la compatibilité. Donc il faudrait d'abord préparer le cœur à ces actes, et quand le cœur est prêt, chaque acte que nous faisons, aussi minime qu'il soit, et il peut durer, celui-là, il est bénéfique pour le cœur. Donc en guise d'analogie, on peut venir dire aux gens, voilà le système éducatif, vous faites ceci, vous faites ceci, vous faites cela. Mais si nous, mentalement, on est on on ne sait même pas où réside la défaillance. Ce qu'on va prendre, ce sont des informations, et les informations, c'est c'est excusez-moi, mais c'est c'est un peu bête, c'est-à-dire de de venir attendre dans une conférence comme celle-ci, fournir de l'effort, de l'argent et tout, pour que quelqu'un vienne nous dire des choses que nous pouvons facilement trouver sur internet. Ne ne croyez pas qu'on va réinventer la roue ou la poudre, c'est c'est ce que je vais dire, c'est c'est pas de la magie, c'est pas de la révélation qui va descendre tout de suite. Mais mais ce sont des choses que nous connaissons tous. C'est juste que nous essayons de profiter de cette petite assemblée, de cette petite réunion pour que l'on puisse discuter réellement de points de défaillance afin que nous puissions prendre un bon départ. Ou si vous voulez, qu'on puisse prendre un bon redépart avec nos enfants. Les parmi les problèmes de de la société actuelle, c'est que on croit que quand nos enfants viennent nous demander des choses matérielles, les enfants cherchent vraiment à à à obtenir ces choses-là. Et vous avez tous, la plupart d'entre vous ici présents, alhamdulillah, vous avez des enfants, et vous les avez vus depuis leur jeune âge. Vous pouvez, par exemple, lui acheter, je ne sais pas, vous pouvez lui acheter, par exemple, un un jouet, par exemple, comme ça, et vous pouvez et vous la portez dans un emballage, par exemple. Je je donne n'importe quoi, j'ai j'ai 100 millions de gadgets juste à côté, heureusement qu'il n'y a personne pour voir un petit peu tout le pour voir le plan général, sinon personne ne serait resté. Mais ce n'est pas grave. Donc l'enfant, vous lui sortez le joujou, bah, il est content, il est super content et tout, il joue avec pendant deux à trois minutes. Par la suite, il le jette. Qu'est-ce qu'il fait ? Ben, il prend l'emballage. Et il joue avec l'emballage. Ce n'est qu'après qu'il reprend le joujou. Ça veut dire que l'enfant, ce que nous nous croyons que l'enfant aimera, ce n'est pas forcément ce que l'enfant va aimer. Ça, il faudrait bien nous le mettre dans la tête. Des fois, vous pouvez acheter à votre enfant une, c'est-à-dire, lui remplir, lui combler la chambre de jouets, et vous allez vous rendre compte que lui, ce avec quoi il va jouer, il va prendre des les les petits bâtonnets qui restent des glaces que vous avez consommées. Vous vous les jetez, lui, il va jusqu'à la poubelle, il va les reprendre, il va les laver et il va faire des petits jouets avec. Donc ce que l'enfant cherche, ce n'est pas forcément ce que nous nous lui donnons. Quand mon enfant me dit, je veux ceci, je veux ceci, je veux ceci, je veux ceci, moi, qu'est-ce que je fais ? Ben, je commence à me plaindre à à mes amis, je leur dis, ouais, ces demandes n'arrêtent pas, ou ils sont trop exigeants, et je commence à piquer des crises de nerfs, euh, j'en peux plus, mes enfants m'étouffent, les enfants prennent tout, il n'y a plus de temps pour moi. Tu vois, les enfants, des fois, ne cherchent pas vraiment tout ce qu'ils ont demandé. Des fois, les enfants, au fond, ce qu'ils cherchent, c'est juste un minimum de communication entre eux. Un minimum de communication avec eux. Quand on, par exemple, quand il dit à sa maman, l'enfant, il a déjà deux paires de baskets, et il en demande une troisième à sa maman. Ça se trouve, l'enfant ne veut même pas la troisième paire de baskets. Il veut juste prendre un minimum de temps avec toi pour sortir chercher les baskets. Même si vous ne les lui achetez pas. L'essentiel pour lui, c'est cette petite sortie main dans la main, c'est cette petite négociation, qu'est-ce que tu penses de cela ? Il irait mieux avec ceci, il irait mieux avec cela. Oui, celle-là, elle est intéressante, mais tu sais, le prix, il est un peu trop élevé, nous, ton père et moi, on n'a pas la possibilité de de procurer ça. Est-ce que ça dit d'attendre ? Mais avec trois baskets, tu penses que tu vas quoi ? Tu vas mettre les trois baskets en même temps ? Ce n'est pas possible. Donc qu'est-ce que que penses-tu du fait si je t'achète cette cette paire de baskets ? Ben, tu fais au moins de la première, parce qu'il y a des personnes qui n'ont même pas de quoi se mettre dans les pieds. Il a besoin de cette communication, c'est tout ce dont il a besoin. Si vous voyez, donc quand l'enfant, chaque fois qu'il nous demande quelque chose, nous, nous croyons lui faire plaisir en lui achetant tout ce qu'il demande. Nous, nous avons l'impression, nous, nous croyons que ce que l'enfant prend, il prend quelque chose qui lui plaît. Mais dans la réalité, au niveau de la réceptivité de l'enfant, au niveau de la réception de l'enfant, lui, qu'est-ce qu'il reçoit ? Il reçoit un autre message qui est totalement à l'opposé de ce que nous croyons lui avoir donné. Le message qu'il reçoit, tiens, fous-moi la paix. Tiens, tais-toi, tu me déranges. Ouais, qu'est-ce que tu veux ? Tu veux une tablette ? Vas-y, prends ta tablette, dégage. Euh, tu veux quoi ? Tu veux une paire de baskets ? Tiens, prends ta paire de baskets, dégage. C'est comme ça que lui, il il il interprète le message. Des fois, les enfants n'ont et on verra par la suite, est-ce que si on a les moyens, si on a largement les moyens, est-ce que cela veut dire automatiquement que tout ce que demande mon enfant, je le lui donne ? Ça, c'est une super grande question, euh, à mettre de côté, on l'a on l'a on la discutera, inshallah ta'ala, juste juste après ce point. Donc, nous avons, euh, je vous raconte pour cela juste une petite histoire, elle n'a peut-être aucun aucun fondement dans la réalité, mais c'est une petite histoire qu'on raconte, histoire de de donner un peu de donner un peu l'exemple. C'est un enfant qui qui cherche toujours à avoir un minimum de temps avec son père. Et son père, il est trop occupé, trop occupé au boulot, c'est quelqu'un qui fait énormément de travail, il est payé, il est payé à l'heure, et il est payé, donc il est très prisé et ses services sont sont assez performants. Donc les sociétés, plus ou moins, font tout le temps appel à lui. Et euh, il est trop occupé, il est trop occupé pour s'occuper de de de ses propres, trop occupé pour par son boulot, pour s'occuper de de pour trouver du temps pour ses gosses. Chaque fois que son fils, il lui dit, papa, s'il te plaît, on aimerait bien passer du temps ensemble, faire ceci, faire cela. Oui, d'accord, la prochaine fois, là, je suis occupé, j'ai une mission là, j'ai une mission par-si, j'ai une mission par-là. Une fois, son enfant, il lui a dit, papa, excuse-moi, les la discrétion, mais tu es payé à combien l'heure ? Il lui a dit, bon, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Par rapport au boulot qu'il faisait, il lui a dit, je suis payé, je suis payé à 500 dollars l'heure. Ouais, mashallah, ça fait ça fait une somme, et ça fait c'est assez passé. Après pratiquement deux, deux mois et demi, trois mois, l'enfant, il a il a fait appel à son père, il a dit, papa, j'ai quelque chose à te demander, s'il te plaît. Il lui a sorti une petite, il a dit, une sorte de, c'est pas une bouteille, c'est c'est une sorte de de vase, il a fait des économies. L'enfant, il a fait des petits bricoles à droite à gauche, il a fait des économies. Il lui a dit à son père, il lui a dit, voilà, j'ai fait des économies, j'ai rassemblé ici 500 dollars. Et il a donné au père, il lui a dit, est-ce que je peux acheter une heure à passer avec moi ? Ça, c'était une remise à zéro du compteur de la conception que le père avait de la relation avec ses enfants. Et il a admis que à partir de ce temps-là, il a commencé à prendre plus de temps à pour passer pour le passer pour le passer avec ses enfants. C'était une leçon que l'enfant a a donné au père qui n'a qui ne savait pas comment assumer ses responsabilités de parent. Bah, je passe à la troisième, si vous voulez, à la troisième défaillance. La troisième défaillance, c'est la fameuse grande question que j'ai dit tout à l'heure. Est-ce qu'un enfant, fils de parents qui ont assez de moyens, pour ne pas dire énormément de moyens, un enfant ici de cette famille-là, doit-il voir toutes ses demandes exaucées ? Réponse directe, claire, nette, sans hésitation, non et absolument non. Il faudrait que l'on dise de temps en temps à nos gosses, même si on a les moyens, qu'on leur dise non. Quel est l'intérêt de dire non de temps en temps ? D'abord, on apprend à l'enfant que dans la vie, à plusieurs reprises, on aura envie de quelque chose et on n'en aura pas la possibilité. Parce que ça, c'est la réalité, ça, c'est la réalité. Dans la vraie vie, la vraie vie, ce n'est pas un distributeur. Vous mettez deux, trois petites pièces, et par la suite, vous avez l'objet que vous que vous désirez. Dans la vie, il y a des oui, il y a des non, dans la vie, il y a des réussites, il y a des échecs, dans la vie, il y a des fois où l'on prend et des fois où l'on donne. La vraie vie, c'est cela. Ce qui arrive, c'est que nous avons, quand on habitue notre enfant à toujours à exaucer tout ce qu'il demande, même au niveau, on a fait attention, les musulmans, même au niveau de la conception que l'enfant il a du Dieu, ça devient une fausse conception. Parce que lui, il va se, parce que pour nous, la la première conception que nous avons du Dieu, c'est la conception que nos parents nous inculquent. Si nos parents nous ont inculqué que chaque fois que je demande quelque chose, elle est automatiquement exaucée. Alors qu'Allah azzawajal, quand on lui demande des choses dans l'invocation, dans le dua, Allah subhanahu wa ta'ala, il exauce tout ce que nous lui demandons, mais pas à notre guise. Il exauce ce que nous lui demandons, mais en fonction de sa volonté à lui, pas en fonction de notre volonté à nous. Il exauce nos vœux avec la forme que lui il choisit, pas la forme que nous nous voulons. Et il exauce nos vœux au moment où lui il choisit, pas au moment où nous nous choisissons. Quand nous habituons l'enfant que à chaque qu'il qu'il nous habituons nos enfants à ce qu'ils obtiennent tout ce qu'ils veulent, au moment où ils le veulent, avec la forme qu'ils le veulent, on leur fausse la conception qu'ils ont du Dieu. Par la suite, quand il commence à grandir, il lève la main, il demande des choses, Allah azzawajal, dans toute sa sagesse et sa son son son omniscience, subhanahu wa ta'ala, ben, il il n'exauce pas tout de suite, il exauce autrement, dans un autre temps, dans d'autres circonstances. C'est ce qui pousse bon nombre de nos enfants direct vers l'athéisme. Direct vers l'athéisme. Parce que j'ai demandé, ça n'a pas exaucé, donc le Dieu n'existe pas. Parce qu'avec mes parents, je demande, j'appuie sur le bouton et ça exauce tout de suite. Si avec mes parents, ça exauce tout de suite, avec le Dieu que vous avez proposé, ça n'exauce pas, donc le Dieu n'existe pas. Des fois, finalement, c'est nous qui faisons dévier nos enfants du droit chemin. Même si on leur apprend le Coran, même si on leur apprend deux, trois petites choses, cela n'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est revoir un petit peu notre conception de la famille, notre conception de la relation avec nos enfants, notre conception de du chemin que nous parcourons ensemble. Allah subhanahu wa ta'ala, quand il a dit dans euh dans le dans le chapitre du voyage nocturne, sourate al-Isra, il a dit, wa qada rabbuka alla ta'budu illa iyyah, Allah azzawajal, il a imposé à ce que nous on adore que lui, wa bil walidayni ihsana, avoir un bon comportement avec les parents. Imma yablughanna indaka al-kibara ahaduhuma aw kilahuma fala taqul lahuma uffin wa la tanharhuma. Wa qul lahuma qawlan karima, wa khfid lahuma janaha al-dhulli min al-rahma, wa qul rabbi irhamhuma. Et il a dit, wa qul, c'est-à-dire, dis, oh Allah, aie pitié d'eux, fais preuve de miséricorde avec eux et cetera. Wa qul rabbi irhamhuma kama rabbayani saghira. Comme ils m'ont éduqué et élevé quand j'étais petit. C'est-à-dire que pour obtenir un musulman qui va se comporter de cette manière avec ses parents, la ta'budu illa iyyah wa bil walidayni ihsana, imma yablughanna indaka al-kibara ahaduhuma aw kilahuma fala taqul lahuma uffin wa la tanharhuma, wa qul lahuma qawlan karima, wa khfid lahuma janaha al-dhulli min al-rahma, wa qul rabbi irhamhuma. Tous ces bons comportements, c'est des comportements, disons, on va dire idéaux pratiquement. Mais ces comportements, on ne les a obtenus avec cet enfant à l'âge adulte que lorsque nous, nous avons semé les graines de la bonne éducation quand l'enfant, il était petit. Le prophète, paix et salut sur lui, a dit, toute personne qui décède, qui meurt, ben, elle voit ses œuvres achevées, arrêtées, cessées, coupées, sauf une aumône qui perdure, sadaqa jariya, ou ilm yunfa'u bih, une science qui est profitable à l'humanité, aw waladin salihin yad'u lah, ou un enfant pieux qui fait des invocations pour lui. Donc pour que cet enfant, la condition pour qu'Allah azzawajal accepte ses invocations, il faudrait que l'enfant soit pieux. Pour que l'enfant soit pieux, ben, il ne va pas se transformer en pieux, ce n'est pas Dragon Ball Z, 4e transformation, c'est c'est c'est du travail, c'est un chantier, c'est c'est c'est un chantier permanent, c'est un projet qui n'arrête pas. Et je pense, nous en sommes à la à la 4e défaillance. La 4e, peut-être la 4e défaillance. Bon, vous faites le compte, hein, vous faites le compte. La 3e, la 3e, on avait fait la 3e. On on va à la 4e. Et là, où est la, voilà, on va à la 4e. Merci. Petite petite précision, excusez-moi, je suis obligé de vous couper juste jusqu'à 55 pour euh pour terminer, parce qu'on a, en fait, des gens qui viennent de loin. Et euh, on va juste essayer de respecter le le timing. Très bien, très bien. Donc, j'en ai pour 5, 5 petites minutes. Là, pour 5 petites minutes et 5 petites minutes et et j'arrête. Le le 4e point que je voulais dire, l'enfant pieux, oui, c'est la précipitation. Avec nos enfants, euh, peut-être les enseignants sont plus, comment dirais-je ? Les enseignants sont plus sensibles à ce point-là. Parce que les enseignants, ils ils savent pertinemment que le un cursus d'apprentissage, c'est quelque chose qui se construit, aussi bien en matière d'information, qu'en matière de temps. Donc, un cursus d'apprentissage, c'est quelque chose qui va demander du temps. Par exemple, un prof, par exemple, un prof de Coran dans sur la plateforme Les Élites, il sait que s'il commence, par exemple, avec un enfant maintenant, il sait qu'il ne pourra achever l'apprentissage, par exemple, de la méthode Nouraniya, je prends juste l'exemple de notre plateforme, il sait qu'il ne peut achever l'apprentissage de la méthode Nouraniya qu'après un certain temps. Les parents, généralement, les parents ne sont pas conscients de cette idée de cursus d'apprentissage. Donc, quand ils se comportent avec leurs enfants, pour eux, ils croient qu'il suffit de dire à l'enfant, ne ne mets plus ceci là, une fois, ah, c'est c'est enregistré, c'est cacheté, l'enfant ne le mettra plus. Non, votre enfant, il a, il va la remettre à l'au mauvais endroit, et il va la re-remettre au mauvais endroit, et il va la re-re-remettre au mauvais endroit. Vous pouvez passer toute l'enfance de votre gosse, c'est-à-dire qui va durer 10 ans, 12 ans, voire 15 ans, et à chaque repas, vous allez devoir lui dire, retrousse tes manches avant de manger. C'est pas possible, qu'est-ce qu'il m'a foutu des enfants pareils ? Il a quoi en tête ? Il a une gomme qui suit ce que je dis, c'est pas possible. Mais des enfants, c'est ça. Les enfants n'oublient pas ce qu'on leur dit. Sauf que quand est-ce que ça commence à donner ses fruits ? Ce n'est pas pendant l'enfance. C'est à l'âge adulte, et je défie toute personne adulte ici présente qui n'est pas qui ne se rappelle pas un commandement que le papa ou la maman avait donné quand ils étaient enfants, et ce n'est qu'à l'âge adulte qu'ils s'en sont qu'ils s'en sont rendu compte que c'était un commandement qui était qui était valable, qui était juste. Euh, le fait de parler de l'accompagnement des des parents, euh, le fait que les parents accompagnent leurs enfants dans le cursus d'apprentissage, c'est pas on c'est quelques minutes qu'on qu'on va le cerner. Mais pour moi, le plus important, c'était de voir un petit peu, disons, les les les les défaillances de de notre rapport avec les enfants. Et puis par la suite, ce qu'il faut faire, croyez-moi, ça vient tout seul. Une dernière recommandation. Qu'Allah vous bénisse, les parents. Une dernière recommandation. Quand on prépare nos enfants, la tendance actuelle, c'est on aimerait bien voir nos enfants réussir leur carrière. Tout le monde a envie de voir ses enfants réussir leur carrière. Mais par pitié, quand vous dites à votre gosse, réussis ta vie, réussis ta carrière, vous entendez quoi par vie et carrière ? La majorité, je vais vous dire ce qu'elle entend par vie et carrière. Elle entend par là la carrière professionnelle. De bonnes études, de bonnes moyennes en terminale, accéder à de bonnes écoles supérieures ou universités, obtenir un bon boulot, avoir une bonne, un bon salaire, une bonne rentabilité matérielle. Et ça se termine là. Vous voulez faire carrière médecin, il va falloir pour être généraliste, 7 ans après le bac. Spécialiste, 12 ans après le bac. Vous voulez devenir ingénieur, 5 ans après le bac. Vous voulez devenir, je ne sais pas moi, informaticien, technicien spécialisé, 2 ans après le bac. Vous voulez obtenir un diplôme de licence dans une spécialité particulière, c'est 3 ans ou 4 ans, c'est en fonction du pays de la spécialité universitaire. Vous voulez devenir un bon mari, il y a combien d'années de formation ? Il n'y a pas de formation pour ça. Je sais qu'il y a des bricoleurs qui vont se payer la tête des gens et leur vendre comment devenir un bon mari en 3 jours et sans enseignant. Laisse tomber, c'est c'est c'est de l'arnaque. C'est de l'arnaque, comme l'a dit la un type, il a dit, c'est de l'arnaque avec L majuscule. Comment obtenir la concentration et le khushu' dans la salat, un un un séminaire de de deux jours et demi. Ah, c'est bien, j'aimerais bien m'inscrire. Très bien, marhaba, c'est 500 €. Pour obtenir le khushu' dans la salat avec 500 €, je vais avoir l'esprit de Bouddha dans ma tête. 500 €. Si je te donne 500 €, d'abord, la première chose à laquelle je vais penser, je vais penser aux 500 € que tu m'as prises. Où est le khushu' dans la salat ? Il est parti avec les 500 €. Donc, euh, voilà, laisse tomber ces séminaires d'arnaque et cetera. Ce qu'il faut, c'est c'est c'est le mujahada. C'est un travail de persévérance, c'est un travail quotidien, c'est c'est c'est le jihad, c'est le jihad au fond. Il faut c'est c'est vraiment le jihad. Au moins le jihad avec euh le jihad dans les dans les batailles armées, les gens le faisaient une fois. Là, le jihad que tu fais, c'est un jihad au quotidien. C'est pour cela, c'est dans ce sens-là qu'on comprend la parole du prophète, paix et salut sur lui, quand ils sont rentrés d'une bataille, ils sont rentrés, c'est-à-dire vers leur foyer, il leur a dit, là, on rentre du petit jihad vers le grand jihad. 'Udna min al-jihadi al-asghar ila al-jihadi al-akbar. Donc, euh, voilà, en gros, c'était plus ou moins les idées que que je voulais faire passer. Donc, préparez vos enfants à devenir de bons, de bons responsables de foyer. Préparez vos enfants à devenir de bons maris, de bonnes épouses. Préparez-les à devenir de bons parents. Quand vous faites tout pour vos gosses, vous ne les laissez même pas aller chercher leur certificat d'acte de naissance dans les communes, ou là, les arrondissements, les je ne sais pas, les bureaux d'état civil. Ils ont 15 ans, 16 ans, 17 ans, 18 ans, et c'est vous qui vous occupez encore de leurs papiers, vous ne les préparez pas à être responsables de foyer. Quand vous faites tout pour vos enfants, quand vous faites tout pour vos gosses, quand vous ne faites pas rentrer, c'est pas, c'est ni du sexisme, ni rien du du misogyne, ni rien du tout. Mais une fille devrait accompagner sa mère dans la cuisine. Ça n'a rien à voir avec ma barbe, c'est c'est une question d'éducation. Une fille devrait accompagner sa mère dans la cuisine. Ah, tu vas me dire, non, maintenant les jeunes, c'est nouvelle tendance et tout, nouvelle tendance et tout. Un mari, il va supporter combien de temps à bouffer du tacos, des pizzas et des sandwichs ? Combien de temps ? Tu peux supporter combien de temps, Vincent ? Ça se trouve, toi, tu fais preuve de persévérance et tout. Mais mais mais dans ce cas-là, fais un mauvais exemple. J'aime beaucoup les pizzas, donc ça peut être ça peut être long. Surtout, surtout. OK, alors, j'aimerais j'aimerais j'aurais vraiment aimé rester continuer avec vous, mais c'est que j'ai deux ou trois petits clous à à faire après, comme on dit en bon marocain. Et moi, à contre-cœur, je je serai obligé de de vous laisser. Barakallahu fikoum jami'an, et à très bientôt, inshallah. Barakallahu fikoum jami'an, et à très bientôt, inshallah. Wa fika baraka, à très bientôt, inshallah, au plaisir de vous revoir. Barakallahu fikoum. Assalamu alaykum. Wa alaykum assalam wa rahmatullahi.