« Femmes migrantes : ces voix qui comptent » — Table ro… — Transcript

Table ronde sur les femmes migrantes vivant avec le VIH, leurs défis, vulnérabilités et enjeux de prévention en France.

Key Takeaways

  • Les femmes migrantes vivant avec le VIH sont une population clé souvent marginalisée et vulnérable.
  • La contamination post-arrivée en France est un enjeu majeur lié à la précarité sociale et administrative.
  • Les inégalités de genre, raciales et sociales sont des facteurs déterminants de vulnérabilité au VIH.
  • Les données épidémiologiques sont essentielles mais doivent être complétées par des approches qualitatives.
  • La prévention et l'accompagnement doivent prendre en compte les réalités spécifiques des femmes migrantes.

Summary

  • Les femmes migrantes vivant avec le VIH sont invisibilisées en raison de leur genre, origine et statut sérologique.
  • 44 % des nouvelles infections VIH concernent les femmes et filles, 62 % en Afrique subsaharienne.
  • En France, 75 % des femmes vivant avec le VIH et nées à l'étranger sont originaires d'Afrique subsaharienne.
  • Le taux de contamination chez ces femmes n'a pas diminué depuis 10 ans contrairement à d'autres groupes.
  • 41 % des femmes migrantes sont contaminées après leur arrivée en France, témoignant de leur précarité.
  • Les femmes trans ont un risque 60 fois plus élevé d'être contaminées que la population générale.
  • Les difficultés d'accès aux soins sont aggravées par un diagnostic souvent tardif et des conditions sociales précaires.
  • Les facteurs de vulnérabilité incluent l'absence de logement stable, la fuite pour menace, et le statut administratif irrégulier.
  • Les politiques de santé se basent sur des données épidémiologiques qui ne reflètent pas toujours la diversité des vécus.
  • La table ronde vise à donner la parole aux femmes concernées sans parler à leur place, pour mieux comprendre leurs réalités.

Full Transcript — Download SRT & Markdown

00:12
Speaker A
Et donc ce qu'on va essayer de faire pendant l'heure c'est vraiment de leur donner voilà corps, vie, apparence sachant qu'elles sont invisibilisées doublement, triplement en tant que femme, en tant que migrante et et vivant avec le VIH. Alors je je tiens à mettre les choses tout de suite au point, il s'agit pas de de parler à leur place mais d'être au plus près de de leurs propos et de leurs vécus.
00:57
Speaker A
Et de pas non plus faire d'elles des êtres vulnérables alors que par essence, alors que je pense que c'est important de le rappeler, alors que c'est la société, leur environnement, les inégalités de genre, de raciale ou sociale qui les rendent vulnérables. Et je vous donne juste trois petits chiffres et deux ou trois points pour que ça ça pose bien le le la la situation.
02:01
Speaker A
Donc l'ONUSIDA racontait en 2023 que les femmes et les filles tout âge confondu représentent 44 % des nouvelles infections au VIH et en Afrique subsaharienne, le chiffre monte à 62 %. Et en France, alors là je passe le contrôle des des quatre intervenantes.
02:29
Speaker A
75 % des femmes nées à l'étranger et vivant avec le VIH sont subsahariennes, c'est ça ? Voilà. Et donc les principales difficultés, c'est le fait que il n'y ait pas de baisse de contamination chez ces femmes depuis 10 ans.
03:04
Speaker A
C'est ce que vous m'avez rappelé, alors que ailleurs, vous savez, ça baisse pour les autres groupes. Point 1. Deux, quand elles sont diagnostiquées, souvent c'est un stade avancé de la maladie, ce qui rend donc plus complexe et délicate leur prise en charge médicale. Et enfin, autre caractéristique majeure qui va un peu à contre les idées reçues, c'est que près de la moitié, enfin 41 %, mais là c'est un vieux chiffre, ça aussi c'est un problème, c'est qu'il y a pas énormément de chiffres, sont contaminées après leur arrivée en France, ce qui témoigne de leur grande précarité ici.
03:37
Speaker A
Euh, on parlera aussi euh des femmes trans qui euh ont euh 60 fois euh plus euh de risque de d'être contaminé que le reste de la population. On n'est pas très nombreux, mais c'est très bien.
04:20
Speaker A
Euh, vous faites on va faire trois quarts d'heure de de de discussion, mais peut-être n'hésitez pas, en principe c'est la parole est à vous à à la fin, mais peut-être on peut essayer euh de faire quelque chose de plus démocratique et plus tournant et n'hésitez pas à un moment donné, vous levez la main et puis je vous passe la parole, sachant intervenez sur le sujet qui est euh voilà, sur lequel on est en train de parler, pas quelque chose de totalement différent pour peut-être pas trop brouiller la la conversation, je pense qu'on peut essayer de faire quelque chose comme ça si ça vous convient. Alors, euh, Victoria Manda, vous, vous êtes donc infectiologue et à l'hôpital Saint-Louis, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales.
05:11
Speaker A
Euh, Nadine Manyonga, vous êtes volontaire, pardon, vous êtes là, excusez-moi, je crois que je faisais comme ça. Vous êtes volontaire aide, présidente aide à Hautmont.
05:21
Speaker B
Non, c'était l'ancienne présidente. Ancienne présidente, mais bon, voilà, mais vous êtes volontaire depuis très longtemps.
05:28
Speaker A
Lydienne Lydienne Ntogoue, vous, vous êtes à Marseille, vous êtes volontaire depuis un an, à peu près, c'est ça ? Et Karen Champenois, vous êtes épidémiologiste, ingénieur de recherche à l'INSERM et vous travaillez principalement sur l'accès au dépistage et la prévention du VIH.
05:49
Speaker A
Peut-être on va commencer avec vous.
05:52
Speaker A
Et nous dire un peu qui sont ces femmes euh et voilà, qu'est-ce que ce que vous ce que vous savez.
06:02
Speaker C
Moins de deux ans.
06:03
Speaker A
Moins de deux ans.
06:04
Speaker A
D'accord.
06:05
Speaker A
D'accord.
06:06
Speaker A
Et peut-être aussi de dire la difficulté aussi d'avoir des chiffres.
06:10
Speaker C
Oui.
06:11
Speaker A
Voilà.
06:12
Speaker A
Comment vous travaillez ?
06:13
Speaker D
C'est difficile parce que qui sont ces femmes avec de l'épidémiologie, je vais vous dire, elles sont autant à 80 % machin, voilà.
06:24
Speaker D
Et c'est quand même ça gomme quand même beaucoup de de bah de ce qu'elles sont, la diversité, les hétérogénéités, voilà, mais euh c'est aussi des chiffres qui sont importants aussi parce que c'est là-dessus se base finalement les politiques de santé.
06:46
Speaker D
Donc les femmes qui vivent avec le VIH, euh on a des données à partir des cohortes de personnes qui sont suivies pour le VIH, comme le FHDH ou la Kivi, et euh on sait que dans ces cohortes, il y a à peu près 30 % de femmes.
07:10
Speaker D
Et que dans ces 30 % de femmes, et là je vais regarder mon papier, mais euh il y a à peu près 60 % euh qui sont nées en Afrique subsaharienne et euh et un petit peu 10 12 % qui sont nées dans un autre pays et euh 12 % des femmes 6 qui sont infectées par le VIH sont nées en France.
07:38
Speaker D
D'accord.
07:40
Speaker D
Voilà.
07:42
Speaker D
Donc ça pose déjà un premier constat que finalement euh il y a une certaine disproportion.
07:47
Speaker D
Après, on a beaucoup d'informations aussi avec les nouveaux diagnostics de VIH, donc ça c'est Santé publique France qui nous donne ces informations chaque année.
08:03
Speaker D
Et donc là on a les informations pour 2023 et comme vous disiez, on a les nombres de enfin les nouveaux diagnostics, donc on sait combien de nouvelles infections on détecte et en effet euh les femmes migrantes, enfin nées à l'étranger euh représentent un nombre assez important des nouveaux diagnostics.
08:27
Speaker D
En effet, c'est la seule population pour laquelle ça ne baisse pas, sauf au moment Covid puisque bien sûr il y avait les les mesures de à la fois de distanciation sociale et d'accès aux soins en France et de fermeture des frontières qui ont fait chuter finalement ce nombre et il est remonté au niveau qu'il avait avant Covid.
08:50
Speaker D
Et et voilà, et donc en fait euh et après, pour les personnes qui sont nées à l'étranger, ce que vous disiez également, c'est qu'ils ont pu avoir des estimations qui ont été faites justement sur les personnes qui ont nouvellement diagnostiqué en 2023 et il est estimé que à peu près la moitié des personnes qui sont nées à l'étranger et qui vivent avec le VIH en France se font euh contaminer une fois arrivées en France.
09:20
Speaker D
C'est un peu moins.
09:22
Speaker D
Pour les personnes qui viennent d'Afrique subsaharienne, c'est plutôt autour de 40 %.
09:24
Speaker D
D'accord.
09:25
Speaker D
Voilà.
09:30
Speaker D
Donc ça c'est les c'est les grands chiffres et puis après, bah il y a plein de il y a plein de de d'autres éléments.
09:43
Speaker D
Donc l'étude parcours par exemple qui avait été faite euh enfin promu par l'ANRS et faite en 2012-2013 chez des personnes qui étaient nées en Afrique subsaharienne et qui résidaient en Île-de-France et qui vivaient avec le VIH.
10:05
Speaker D
Avait montré à peu près ces mêmes proportions de personnes qui avaient acquis le VIH en France et les facteurs qui étaient associés avec le fait d'acquérir le VIH en France, c'était de ne pas avoir de logement stable personnel.
10:29
Speaker D
Euh le fait de d'avoir fui son pays pour une menace, donc une grande situation de vulnérabilité parce que euh l'arrivée n'est pas préparée, on connaît pas forcément quelqu'un, le chemin de migration à certains moments est plus compliqué.
10:59
Speaker D
Et euh et voilà, et de pas avoir de statut administratif régulier.
11:10
Speaker D
Donc c'est vraiment euh et parfois on dit que les femmes sont plus exposées, mais finalement, c'est les situations dans lesquelles elles vivent.
11:25
Speaker D
Qui les enfin leurs conditions de vie qui les expose et voilà, et en effet, comme vous disiez, elle nous la vulnérabilité de genre euh de de couleur de peau, de sociale et cetera et cetera.
11:40
Speaker D
Et c'est aussi, parce que là du coup, moi je suis plutôt sur un versant prévention, mais sur ce sont les mêmes facteurs qui vont euh enfin comme facteur intermédiaire euh de tout ça.
12:00
Speaker D
Voilà.
12:01
Speaker A
Nadine Manyonga, c'est ce que vous constatez vous, alors vous, vous faites de la prévention auprès de ces femmes.
12:10
Speaker A
Et au téléphone, quand on vous s'est eu, vous me disiez aussi que enfin, là, les dernières années, ce qui compliquait beaucoup leur situation, c'était notamment cette question de titre de séjour.
12:20
Speaker A
Est-ce que vous pouvez nous dire en quoi voilà.
12:22
Speaker A
Cette précarité, comment elle elle repose ?
12:26
Speaker E
Tout à fait, nous à Aides, précisément, nous accompagnons que ça soit des femmes séronégatives par rapport à la prévention.
12:37
Speaker E
Donc voilà, et la femme aussi qui est déjà séropositive.
12:40
Speaker E
Donc ce qui se passe actuellement, déjà par rapport à la femme qui euh vient d'arriver, en primo arrivant, il faut que cette personne attende 3 mois pour avoir au moins l'accès au droit.
13:00
Speaker E
Et euh même si cette personne a de l'accès au droit et euh c'est par rapport aussi à à ses démarches administratives, à sa demande d'asile.
13:10
Speaker E
Dès que cette personne est déboutée d'asile, il faut encore faire des procédures pour que cette personne ait au moins la ME qui est aujourd'hui remise en cause.
13:20
Speaker E
Et actuellement, cette femme qu'on a accompagné durant plusieurs années pour qu'elle soit stable.
13:30
Speaker E
Au moins par rapport à l'observance de son traitement.
13:32
Speaker E
Par rapport à son titre de séjour et tout.
13:34
Speaker E
Et on s'est on est en train de vivre un problème par rapport à la politique publique répressive où le le renouvellement des titres de séjour pour soi, c'est un problème.
13:35
Speaker E
Un problème plus particulièrement par rapport à cette femme qui est déjà marginalisée, qui est déjà précaire et qui s'est retrouvée dans la société avec un travail, un CDI, avec un logement, tout en observant son traitement et du coup en renouvelant ses papiers, refus.
13:36
Speaker E
Et refus, ces derniers temps, le refus, ça se suit toujours avec un ordre de quitter le territoire.
13:37
Speaker E
Et nous le savons tous actuellement avec la nouvelle loi.
13:40
Speaker E
L'ordre de quitter le territoire, ça fait c'est 3 ans.
13:42
Speaker E
Et cette femme est replongée encore dans la précarité et replongée encore dans des difficultés.
13:43
Speaker E
On pourrait dire interminable.
13:44
Speaker E
Elle perd son travail, elle perd les tout.
13:45
Speaker E
Et si cette femme est séropositive, qu'est-ce qu'on attend par rapport à l'observance ?
13:47
Speaker A
Vous, c'est ce que vous voyez aussi donc quand vous recevez ces femmes à l'hôpital, j'imagine.
13:50
Speaker A
Et et quelle voilà, quel constat faites-vous ?
13:53
Speaker A
C'est ça devient vraiment de plus en plus difficile.
13:55
Speaker A
Là, je dirais depuis les deux dernières années, les sociétés savantes ont alerté.
14:00
Speaker A
Que ce soit l'association française de lutte contre le SIDA, la société de pathologie d'infectiologie.
14:03
Speaker A
Nous dans notre travail quotidien, c'est vraiment des des très gros problèmes puisqu'on a de plus en plus de de de patientes que nous suivons, qui sont parfaitement observantes.
14:10
Speaker A
Qui comme vous dites, sont bien intégrées, alors peuvent pas toujours avoir un travail déclaré parce que bien sûr, elles se heurtent aussi à ça, à des patrons qui ne veulent pas toujours les déclarer.
14:19
Speaker A
Alors que elles travaillent 35 heures, on leur dit bah non, en fait, le titre de séjour pour soins, il va vous être refusé.
14:26
Speaker A
Faites-le plutôt un titre de séjour pour le travail, sauf que ben personne ne veut les déclarer et les aider à faire ces démarches là.
14:35
Speaker A
Et effectivement, on en vient avec nos assistantes sociales à faire des demandes pour des titres de séjour pour soins qui sont sans cesse refusés avec des obligations de quitter le territoire.
14:47
Speaker A
Et en fait, ce qui est du coup les réponses que nous avons, c'est que ben les traitements sont disponibles en Afrique.
14:54
Speaker A
Et que un soin en France n'est pas nécessaire, ce qui en réalité est faux.
15:00
Speaker A
Peut-être que certains traitements sont disponibles en Afrique, mais le suivi qui est proposé n'est pas le même.
15:07
Speaker A
Donc nous, on est obligé de faire des certificats en plus pour ben justifier le suivi adéquat, que ce soit le suivi gynécologique adapté.
15:15
Speaker A
Euh tous les autres suivis, voilà, qui sont recommandés par l'OMS pour un bon suivi de et vivre correctement avec le VIH.
15:23
Speaker A
Mais c'est sans cesse des des des certificats qui nous sont refusés.
15:25
Speaker A
C'est et c'est très difficile.
15:26
Speaker A
C'est vraiment de de plus en plus difficile et je pense que ça c'est une parole qui est partagée par l'ensemble l'ensemble des infectiologues en France.
15:32
Speaker A
Et Lydienne Ntogoue.
15:33
Speaker A
C'est ce que vous disiez vous.
15:35
Speaker A
Vous êtes arrivés il y a un an.
15:37
Speaker A
Un an, deux ans, vous disiez.
15:38
Speaker F
Oui, en effet.
15:39
Speaker F
En fait.
15:40
Speaker F
Moi quand je suis arrivée, bah je suis partie parce que justement j'avais un problème de euh mon traitement n'était plus adapté et tout.
15:43
Speaker F
Donc j'ai aligné plusieurs échecs thérapeutiques.
15:48
Speaker F
Donc quand moi j'arrive, euh déjà euh au niveau euh comme comme elle le disait Nadine, hein, quand quand tu arrives et que tu n'as pas, il faut 3 mois déjà pour avoir euh euh euh vraiment la ME ou l'accès aux soins.
16:05
Speaker F
Et bon, quand tu es en situation de crise ou bien tu arrives dans un état très très avancé de euh dans ta santé, un état critique et que tu arrives à l'hôpital parce que tu entends ces noms.
16:17
Speaker F
Ces noms, on ne peut pas vous recevoir, euh non, euh non, on ne ben qui vous a envoyé ici, euh non, c'est pas possible et tout.
16:29
Speaker F
Et bah ce nom-là, euh du coup, on se dit mais finalement, on est parti pour se trouver une solution pour pour pour la survie, en fait.
16:40
Speaker F
On recherche la survie.
16:41
Speaker F
Et qu'au final, on se on te on vous sert un nom, c'est bah c'est comme si euh bah en fait, finalement, vous êtes rejeté à gauche, vous êtes rejeté à droite, en fait.
16:50
Speaker F
Vous n'avez nulle part où aller parce que vous êtes personne vivant avec le VIH, si vous êtes chez vous, vous n'avez pas accès aux soins.
16:58
Speaker F
Ici, on vous dit non parce que vous n'avez pas les papiers qu'il faut pour avoir le soin.
17:04
Speaker F
Donc en fait, on est un peu laissé pour soi.
17:06
Speaker F
Mais heureusement pour moi, c'est je j'ai eu la chance de rencontrer un infectiologue qui passait par là.
17:12
Speaker F
A entendu des noms qui étaient quand même assez euh volumineux, un non, non, non, non, non qui se.
17:20
Speaker F
Donc elle passait.
17:21
Speaker F
Je sais pas où elle allait et elle a entendu ça, elle m'a regardé, elle m'a elle m'a prise avec elle pour son bureau.
17:27
Speaker F
Elle dit vous allez gérer les papiers administratifs après, moi je m'occupe de la patiente.
17:32
Speaker F
Donc du coup, ça c'est une chance que tout le monde n'a pas, en fait.
17:36
Speaker F
Donc euh on te sert un nom, tu rentres au tu rentres dans la rue, en fait, tu rentres dans ta situation et puis tu réfléchis encore un peu comment est-ce que je vais m'en sortir.
17:49
Speaker F
Donc euh et quand moi je reçois ça, c'est c'est vraiment des choses qui euh qui m'ont qui m'ont marqué quand je suis arrivée.
17:56
Speaker F
Le fait que en fait, le l'accès à la au traitement, l'accès aux soins est est pour des personnes migrantes.
18:03
Speaker F
Est lié à leur à leur situation administrative, en fait.
18:06
Speaker F
Donc pas de situation administrative, pas de soins.
18:07
Speaker F
Donc c'est lié.
18:10
Speaker F
Du coup, euh moi je fais face à ça et mon infectiologue après, la deuxième chose qui qui m'a également surprise, c'est c'est l'information que j'ai reçu.
18:20
Speaker F
Parce que effectivement, lorsque euh elle me prend, elle me prend dans son bureau.
18:27
Speaker F
Elle m'explique ce que c'est que le VIH, elle m'explique comment ça fonctionne aujourd'hui, quelles sont les avancées qu'il y a dans le dans les traitements.
18:35
Speaker F
Quand on est indétectable, on ne peut plus transmettre la maladie.
18:40
Speaker F
Alors là, moi c'est un coup de massue, en fait.
18:42
Speaker F
Je reçois ça vraiment comme un coup de massue dans la gueule.
18:46
Speaker F
Je dis et elle me voit à hurler, elle me voit les gros yeux ouverts là.
18:51
Speaker F
Elle me dit mais si Lydienne, je te dis que quand tu es intrans quand tu es indétectable, tu ne transmets plus le virus.
19:00
Speaker F
Et ben, je lui dis est-ce que je peux passer un coup de fil ?
19:02
Speaker F
Elle me dit oui, allez-y.
19:03
Speaker F
Et moi j'appelle mon infectiologue au Cameroun pour lui dire que mes docteurs, vous saviez qu'aujourd'hui.
19:10
Speaker F
Euh quand on a le VIH, si on est observant et qu'on est non, non, non, non, non, non, il faut pas, ça c'est pas des choses qu'il faut dire et tout.
19:19
Speaker F
Euh effectivement, c'est compréhensible aussi de son point de vue parce que pour le type de traitement qui est donné, la génération des traitements qui sont donnés en Afrique.
19:25
Speaker F
Certainement ne te permet pas d'être indétectable.
19:28
Speaker F
Donc c'est normal qu'effectivement cette information ne soit pas transmise de cette façon.
19:31
Speaker F
Mais moi je lui disais oui oui oui, c'est ce qui se dit aujourd'hui ici.
19:35
Speaker F
Et je me suis rendu compte qu'à 6h de 6h à vol d'oiseau, on a c'est c'est vraiment.
19:41
Speaker F
C'est deux réalités différentes par rapport au VIH.
19:43
Speaker F
De l'autre côté, on on se prépare à la mort encore aujourd'hui parce que de l'autre côté, le VIH, c'est qu'on se prépare à.
19:50
Speaker F
On ne sait pas, c'est un sursis.
19:52
Speaker F
Aujourd'hui, je me suis réveillée, c'est un sursis.
19:54
Speaker F
Mais ici de ce côté, c'est qu'on fait des projections, on peut vivre, on se projette.
20:00
Speaker F
C'est deux environnements, deux réalités vraiment différentes.
20:04
Speaker F
Mais c'est le même combat.
20:05
Speaker F
C'est le même, c'est la même problématique, la même maladie.
20:06
Speaker F
Donc du coup, moi ça m'a c'est ça qui a motivé en fait même mon engagement en réalité.
20:13
Speaker F
Me rendre compte que il y a un silence à 6h de 6h à vol d'oiseau d'ici qui qui est qui est inacceptable, en fait.
20:20
Speaker F
Et ça, c'est dû effectivement au fait qu'il y ait pas de traitement.
20:22
Speaker F
C'est dû au fait qu'on ne peut pas communiquer sur les informations.
20:25
Speaker F
Alors qu'on n'a pas, on ne peut pas apporter la solution aux personnes.
20:27
Speaker F
Parce que si on vous dit en Afrique, au Cameroun, par exemple, moi j'avais un venant quatre médicaments différents tous les mois.
20:34
Speaker F
C'est-à-dire ce mois-ci, j'ai un traitement, je les ai montré à mon infectieux ici.
20:40
Speaker F
Ce mois-ci, j'ai ce traitement, le mois prochain, j'en ai un autre, le mois d'après, j'en ai un autre, le 4e mois et puis le 5e mois, je reviens sur le premier.
20:48
Speaker F
Donc j'ai apporté mes traitements.
20:50
Speaker F
Elle les a vu mais c'est hallucinant, il y a une molécule qui change à chaque fois.
20:53
Speaker F
C'est-à-dire que il y a trois molécules, il y en a une qui est différente de celle du mois prochain, ainsi de suite.
21:00
Speaker F
Donc forcément, l'effet est différent et tout.
21:02
Speaker F
On ne peut pas communiquer sur le reste.
21:04
Speaker F
Donc effectivement, en tant que femme migrante, quand on arrive ici, on est on est confronté en même temps à de l'espoir et en même temps, on est on est buté par par notre situation administrative.
21:12
Speaker F
Par notre vécu social qui vraiment ça nous met dans un dans une situation inconfortable, quand même.
21:14
Speaker A
Je voulais vous demander le fait de d'être.
21:16
Speaker A
Donc confronté à cette situation administrative qui empêche le soin.
21:20
Speaker A
J'imagine que pour les hommes, c'est la même chose.
21:22
Speaker A
Ou est-ce que ou alors où est-ce que les femmes sont quand même plus en butte à cette équation.
21:27
Speaker A
Qui les mettent dans des situations compliquées ?
21:30
Speaker D
Bah, je pense que c'est un peu c'est un peu la même chose.
21:32
Speaker D
Il n'y a pas de raison que ce soit plus l'un ou l'autre.
21:34
Speaker D
Euh les chiffres c'est alors, parce que moi je suis madame chiffres.
21:40
Speaker D
Les chiffres sont un peu différents.
21:43
Speaker D
Dans le sens où euh quand on compare, enfin l'étude parcours avait comparé les hommes et les femmes.
21:50
Speaker D
Oui.
21:52
Speaker D
Et les hommes avaient tendance à acquérir un peu plus souvent le VIH en France parce que finalement les femmes, notamment d'Afrique subsaharienne, sont infectées plus jeunes et donc plus souvent dans le pays.
22:00
Speaker D
C'est ce qui fait la différence.
22:01
Speaker D
Et quand on regarde, bah il y a une étude qui est alors, n'est plus femme migrante, mais il y a une étude qui a été faite chez les les HSH.
22:10
Speaker D
Donc les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes nés à l'étranger.
22:14
Speaker D
Et on retrouve des proportions beaucoup plus hautes.
22:18
Speaker D
Voilà.
22:20
Speaker D
Donc euh c'est pas en fait vraiment la question que vous m'avez posé.
22:22
Speaker A
Oui, c'est ça, c'est la question de la prévention.
22:24
Speaker A
Est-ce que les femmes ont plus de difficultés d'accès aux soins que les hommes ?
22:27
Speaker A
Migrants.
22:28
Speaker D
Je sais pas.
22:29
Speaker A
Je sais pas.
22:30
Speaker D
Après, j'ai l'impression qu'on voit moins les hommes dans le soin.
22:32
Speaker D
J'ai une façon générale.
22:33
Speaker A
Oui, on est confronté à un tel problème d'obligation de quitter le territoire.
22:37
Speaker A
J'ai pas le sentiment que chez les hommes.
22:40
Speaker A
Chez les femmes, c'est c'est c'est reste quand même.
22:42
Speaker A
C'est compliqué, je pense.
22:44
Speaker A
C'est cet accueil là qui qui n'est pas du tout satisfaisant.
22:46
Speaker A
Non.
22:47
Speaker A
C'est compliqué.
22:48
Speaker A
Est-ce qu'il y a encore une on va bientôt arrêter ?
22:50
Speaker A
Il est l'heure.
22:51
Speaker A
Est-ce qu'il y a une dernière petite question ?
22:53
Speaker G
Oui, monsieur.
22:54
Speaker G
Alors, j'ai pas de question, j'ai des réflexions.
22:57
Speaker G
Par rapport à ce que vous avez dit tout à l'heure.
23:00
Speaker G
Et je voulais dire que 18 ans en arrière, dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
23:07
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
23:12
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
23:20
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit.
23:29
Speaker G
Et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
23:36
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
23:40
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
23:46
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
23:50
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
23:56
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part, mais comment renverser cette urgence sociale.
24:00
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
24:05
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
24:10
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
24:12
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
24:14
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
24:16
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
24:20
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
24:23
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
24:26
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
24:35
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information sur le risque qu'on court.
24:40
Speaker G
À répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
24:44
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
24:46
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
24:50
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
24:53
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
24:56
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
25:00
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
25:05
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
25:07
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
25:09
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
25:11
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
25:14
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
25:17
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
25:20
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
25:29
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
25:33
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
25:39
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
25:41
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
25:47
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
25:50
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
25:53
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
25:57
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
26:02
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
26:04
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
26:06
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
26:08
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
26:11
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
26:14
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
26:17
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
26:26
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
26:30
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
26:36
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
26:38
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
26:44
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
26:47
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
26:50
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
26:54
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
26:59
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
27:01
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
27:03
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
27:05
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
27:08
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
27:11
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
27:14
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
27:23
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
27:27
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
27:33
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
27:35
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
27:41
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
27:44
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
27:47
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
27:51
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
27:56
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
27:58
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
28:00
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
28:02
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
28:05
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
28:08
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
28:11
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
28:20
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
28:24
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
28:30
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
28:32
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
28:38
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
28:41
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
28:44
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
28:48
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
28:53
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
28:55
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
28:57
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
28:59
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
29:02
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
29:05
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
29:08
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
29:17
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
29:21
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
29:27
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
29:29
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
29:35
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
29:38
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
29:41
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
29:45
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
29:50
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
29:52
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
29:54
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
29:56
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
29:59
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
30:02
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
30:05
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
30:14
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
30:18
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
30:24
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
30:26
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
30:32
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
30:35
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
30:38
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
30:42
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
30:47
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
30:49
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
30:51
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
30:53
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
30:56
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
30:59
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
31:02
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
31:11
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
31:15
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
31:21
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
31:23
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
31:29
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
31:32
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
31:35
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
31:39
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
31:44
Speaker G
Ça c'est un peu une parenthèse.
31:46
Speaker G
Une réflexion par rapport à ce que vous avez dit.
31:48
Speaker G
Mais je voulais dire que il y a 18 ans en arrière.
31:50
Speaker G
Dans les femmes africaines séropositives ont ont élaboré un rapport photographique.
31:53
Speaker G
Pour dénoncer l'urgence sociale et l'urgence médicale.
31:56
Speaker G
Et on considérait que il y avait il y a toujours eu un grand mouvement en faveur de prévention.
31:59
Speaker G
Et quand Lydienne disait que au jour d'aujourd'hui, le 115 ne répond plus à des demandes d'urgence pour une nuit et en même temps, ces femmes-là, on sait, elles sont exposées.
32:08
Speaker G
Et moi, je pense que ces hommes-là, ils avaient besoin de savoir l'information.
32:12
Speaker G
Sur le risque qu'on court à répondre à n'importe quelle proposition bienveillante d'un homme qui va tendre quelque chose.
32:18
Speaker G
Et que c'est possible l'information.
32:20
Speaker G
Et oui, je suis en difficulté, mais je suis aussi exposé.
32:26
Speaker G
Comment c'est une utopie, hein, de quelque part.
32:29
Speaker G
Mais comment renverser cette urgence sociale.
32:32
Speaker G
Par rapport à l'urgence médicale, de l'information sur le danger qu'on vit.
32:36
Speaker G
Parce que ce qu'on vit au jour d'aujourd'hui avec les chiffres, on ne cesse pas de de baisser par rapport aux femmes nées en Afrique subsaharienne.
Topics:femmes migrantesVIHprécaritéprévention VIHAfrique subsahariennediagnostic tardifinégalités de genretable rondeAIDESsanté publique

Frequently Asked Questions

Quelle est la proportion de femmes migrantes parmi les nouvelles infections au VIH en France ?

En France, 75 % des femmes vivant avec le VIH et nées à l'étranger sont originaires d'Afrique subsaharienne, et cette population ne voit pas de baisse significative des nouvelles infections depuis 10 ans.

Quels sont les principaux facteurs de vulnérabilité des femmes migrantes vivant avec le VIH ?

Les facteurs incluent l'absence de logement stable, la fuite pour menace, le statut administratif irrégulier, ainsi que les inégalités de genre, raciales et sociales qui augmentent leur précarité et exposition au VIH.

Pourquoi est-il important de ne pas parler à la place des femmes migrantes vivant avec le VIH ?

Il est essentiel de respecter leurs vécus et propos pour éviter de les rendre vulnérables par essence, car c'est la société et les inégalités qui créent cette vulnérabilité, pas leur situation intrinsèque.

Get More with the Söz AI App

Transcribe recordings, audio files, and YouTube videos — with AI summaries, speaker detection, and unlimited transcriptions.

Or transcribe another YouTube video here →